21 juin 2010

On est pas rendu

Le surf, ça se fait aussi debout avec une pagaie.

Surf debout (1)

Par contre, on est pas rendu.

Surf debout (2)

4 mai 2010

Parce que c’est choli

Je suis en train de trier mes photos pour voir sur quoi je vais poster pendant le printemps, et hop, je tombe sur des photos mignonettes de la vue depuis un télésiège de Cypress, prises y’a pas longtemps lors du dernier jour de la saison (d’où le peu de neige sur les sommets). J’avais déjà posté des photos similaires (et plus jolies) les années précédentes (et prises en milieu de saison avec plein de neige) mais bon, ça fait office de rappel pour les nouveaux lecteurs.

Vue depuis Cypress (2)

Vue depuis Cypress (1)

L’une des nouveautés cette année c’est qu’ils ont laissés les cercles olympiques en haut du half-pipe. On y trouve tout un tas de gens qui font la queue pour grimper dedans et se prendre en photo.

Cercles olympiques

27 avril 2010

Le hors piste, c’est par là

Ca y est, la saison de ski est plus ou moins terminée, et il faut dire que cette année c’était un peu la dèche. Entre la météo de merde pendant les premiers mois (pile poil pour se taper la honte pendant des J.O.), mon gamin qui me ramène toutes les saloperies de la crèche (histoire d’être sûr que je sois malade tous les week-ends), et un mois complet de vacances, j’ai pas eu beaucoup d’occasions pour aller tâter la poudreuse… mais bon, j’ai quand même pu me rattraper assez pour vous parler de quelques petits trucs.

Whistler (encore)

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, Whistler c’est la station de ski la plus connue de Colombie Britannique, située maintenant à, genre, 1h30 du centre ville de Vancouver, vu que pour les J.O. ils ont détruit la moitié des montagnes pour construire une autoroute.

Vue sur la vallee de Whistler

J’avais posté précédemment sur divers sujets relatifs au ski, comme par exemple les différences dans les files d’attente aux remontées mécaniques, mais j’ai oublié de mentionner les bases.

En France, les pistes sont décrites par 4 couleurs, vert, bleu, rouge et noir par ordre de difficulté. Ici, on utilise à la place des symboles colorés, pour faire plaisir aux 3 daltoniens du fond: le rond vert, le carré bleu, le diamant noir et le double diamant noir. Bref, c’est à peu près comme chez nous sauf qu’il n’y a pas de rouge. Ensuite, à part pour les pistes vertes, il utilisent assez peu de dammeuses – en tous cas, à vue de nez, moins que dans les stations équivalentes des Alpes. Y’a pas mal de poudreuse sur les rouges et les noires, donc, surtout si vous avez la chance d’arriver un lendemain de bonnes chutes de neige.

Whistler

Mais le truc qui est surtout sympathique, c’est les “bowls”. Tenez, voilà ci-dessous la photo de l’un d’entre eux:

Un bowl

Je sais pas trop si c’est le terme officiel, mais c’est comme ça qu’ils s’appellent, pour la plupart, à Whistler. Il s’agit plus ou moins de hors piste flêché comme une piste noire. La zone de glisse a été sécurisée contre les avalanches, et est délimitée naturellement par des forêts ou des crêtes… Par exemple, dans la photo ci-dessus, le télé-siège vous laisse tout en haut un peu sur la gauche, et vous descendez comme vous voulez (ou comme vous pouvez, c’est selon). La topologie du terrain vous ramène vers le domaine “normal”, à moins de vraiment pousser pour aller plus loin sur les côtés.

Voilà un morceau d’un autre “bowl”:

Un autre bowl

Si y’a pas eu trop de monde avant vous, vous pouvez avoir, sans trop d’effort ni de risques, cette sensation de faire sa propre trace dans la neige vierge, perdu dans la montagne. Bon, ok, c’est pas non plus tout à fait comme monter avec ses petites jambes pour aller chercher de la vraie poudreuse immaculée, mais pour les gros fénéants comme moi, c’est déjà pas mal du tout.

J’avais vu ce genre de truc qu’une seule fois en France, mais des gens m’ont soufflé que certaines petites stations des Alpes utilisent un concept similaire pour se démarquer des gros domaines et attirer une clientèle différente… donc si vous avez des bonnes références, je suis preneur, ça peut toujours servir.

Surf a Whistler

26 février 2010

Trucs olympiques: du rouge partout

Je l’avais mentionné dans un précédent billet, ces temps-ci les canadiens affichent leurs couleurs nationales comme rarement avant.

Go Canada!

Difficile de dire quelle est la réelle raison d’un tel patriotisme soudain… est-ce un moyen de soutenir les athlètes canadiens? De montrer leur joie d’organiser les jeux-olympiques? De prouver aux autres pays, pendant qu’ils regardent par ici, que le Canada est fier de son identité? Ou est-ce tout simplement le moyen le plus évident pour faire la fête et concurrencer les supporters des autres pays? Ou même la conséquence d’une campagne médiatique, marketing, et politique bien rodée au cours des derniers mois?

USA, Canada, Canada

La frénésie de la première semaine semble être de toutes façons retombée après la défaite de l’équipe canadienne de hockey contre les Etats-Unis et la fin du beau temps miraculeux qui avait accueilli les touristes au début des jeux…

En tous cas, voilà quelques photos supplémentaires pour vous illustrer l’invasion du rouge et blanc dans les rues du centre ville.

Canada, Canada, borne incendie

Rouge, blanc, et bruit

Canada, au cas où vous l'auriez pas deviné

Vous trouverez quelques photos supplémentaires dans un album flickr dédié au phénomène.

Match de hockey dans la rue

21 février 2010

Trucs olympiques: c’est dingue ce qui se passe dans la rue

Comme le dit Véronique, en ce moment, il se passe des trucs incroyables qu’on ne reverra probablement jamais à Vancouver… et comme il ne me semble pas que les médias français y apportent une quelconque attention, voilà rien que pour vous un petit aperçu de l’atmosphère urbaine de ces derniers jours.

D’abord, c’est blindé de monde. Tenez, ça, c’est Granville Street un vendredi soir.

Granville Street during the olympics (2)

Sûr, il peut éventuellement y avoir une foule similaire à ce point précis pendant un autre évènement bien ponctuel, mais là, c’est comme ça presque tous les soirs. En plus, dans une moindre mesure, y’a aussi plein de monde le long de plusieurs autres grands axes du centre ville, dont la plupart sont fermés à la circulation… et moi, un centre ville à moitié piéton, ça me plait, ça me rappelle mon Lille natal.

Le truc bien, aussi, c’est que c’est pas blindé genre “t’avances à 1km/h et tu te fais écraser les pieds” – il y a toujours de la place pour naviguer. Par contre, il faut s’attendre à voir des canadiens bourrés vous taper dans la main en criant “Go Canada Go!” tous les 50 mètres. En fait, en moins de 30 minutes de promenade en centre ville, un soir où le Canada a récupéré une médaille d’or, j’ai eu droit, sans demander rien à personne, à:

  • 5 ou 6 “high five” et divers cris de ralliement patriotiques attendant de moi une réponse non moins engagée et exstatique.
  • 4 compliments sur ma coiffure, dont 2 venant de personnes qui ont absolument voulu toucher mes cheveux (je suis bon pour les laver en rentrant maintenant).
  • 1 mec qui me demande si je sais où on peut “trouver du fun”. Je lui demande ce qu’il veut dire (j’ai peur qu’il me propose une partouze homo), et, affichant un gros sourire, il me dit “ben, de la drogue, quoi”.
  • 3 groupes de personnes qui me demandent de les prendre en photo.
  • 1 fille qui, me voyant prendre des photos, s’empare de mon appareil en me disant qu’il faut absolument que j’aie une photo de moi au milieu de la foule. Pendant qu’elle me prend en photo, un groupe de gars passant par là s’incruste dans le plan et tout le monde fait des “thumbs up”. Ils repartent ensuite en criant divers trucs vaguement olympiques.
  • Quelques personnes qui engagent la conversation, au moins pour une minute, qu’ils soient touristes ou locaux. D’ailleurs, un gars me demande une fois d’où je viens… je réponds “je suis français, mais j’habite à Vancouver depuis 3 ans”. “Ah, ben t’es vancouvérois, alors”. Euuuh… ben ouais, je suppose (c’est beau les dilemmes identitaires des expatriés).

Granville Street during the olympics (1)

Le sol de la rue est collant, et la plupart des gens bourrés… et ceux qui ne le sont pas encore (ainsi qu’une partie de ceux qui le sont déjà) font la queue devant chaque revendeur de boissons alcoolisées du centre ville.

On voit d’ailleurs des files d’attente un peu partout. Parfois on sait pour quoi c’est (l’entrée du très populaire et bruyant pavillon irlandais, l’entrée d’un club chic où un célébrité quelconque va y faire une apparence ou un concert privé, etc.), mais parfois on ne sait pas trop… dans tous les cas, n’oubliez pas qu’ici, ils ont des vraies files d’attente, alors attention à vos instincts sauvages de français qui gruge.

Tatouage discret

On croise dans la rue des musiciens en tout genre, des rappeurs et des poètes, des magiciens et acrobates, des cracheurs de feu, des danseurs de claquettes, et j’en passe. On trouve des caméras de télévision, des micros de radio, et, probablement, des stylos de journalistes (mais ils sont moins visibles ceux là, à moins d’avoir un gros stylo). Les gens semblent heureux et arborent un nombre impressionnant de vêtements à l’effigie canadienne. C’est bien simple: au minimum, vous avez un t-shirt ou un pull qui dit “Canada”. Au mieux, toute votre famille porte les maillots de l’équipe de hockey canadienne, des bonnets Canada, des écharpes Canada, et des tatouages du drapeau canadien sur les joues. Le tout en rouge et blanc, bien sûr. La pauvre Véronique (oui, encore elle!) va nous faire une crise d’épilepsie, pendant que Miss 604 semble assez fière de ses compatriotes. Ben voui, c’est pas tous les jours qu’on voit les canadiens être plus patriotiques que leurs voisins du sud… enfin ces temps-ci, oui, c’est tous les jours qu’on le voit, mais bon vous voyez ce que je veux dire.

Explosions au dessus de GE Plaza

Ajoutez à tout cela les rayons lumineux de Vectorial Elevation qui balaient le ciel nocturne, des images gigantesques projetées sur des façades d’immeubles pour encourager ou féliciter les athlètes canadiens, diverses explosions et feux d’artifices, des gens qui vous passent en criant au-dessus de la tête le long de la tyrolienne de Robson Square

Tyrolienne de Robson Square

Attack Ice, Defend Turf

Tout cela crée une ambiance très surprenante, voire même très prenante tout court. En fait, tous les soirs, on a l’impression que les Vancouver Canucks viennent de se qualifier pour la finale de la coupe Stanley, un jour de fête nationale, pendant un festival de Jazz (parce que oui, ces temps-ci on a un autre truc rare: des concerts gratuits… mais ça, j’en reparlerai un peu plus en détail dans un autre billet).

Bref, en réumé: woohoo, go Canada go, yeah, tout ça tout ça, avec de la bière s’il vous plait. Je me demande si y’en a qui sont encore assez frais le lendemain pour aller voir les épreuves, dites donc… enfin bof, on regardera juste les résumés en fin de journée… on va pas regarder le curling en direct, non plus, si?

21 décembre 2009

Pas chère, ma patinoire

En face de la Gallerie d’Art, et en dessous de la rue Robson, se trouve le Robson Square, une place souterraine qui abrite principalement une extension de UBC (Université de Colombie Britannique), mais aussi quelques autres services.

Robson Square et Gallerie d'Art

Depuis les années 80, et jusqu’en 2004, il y avait aussi une patinoire, mais divers problèmes structurels et un manque d’investisseurs avait forcé sa fermeture…

Cette année, avec l’approche des Jeux Olympiques et l’affluence de moultes sponsors aux poches pleines d’argent, le Robson Square a été rénové en profondeur et la patinoire dont les vancouvérois parlaient avec nostalgie ouvre à nouveau ses portes sous le nom de “GE Plaza Ice Rink” (“Patinoire de la Place General Electric”). Enfin elle a pas de portes puisqu’elle est techniquement en plein air…

GE Plaza Ice Rink

Et pour ceux qui s’inquiètent de voir un truc en plein air ouvrir en hiver à Vancouver, pas d’inquiétude, la patinoire est couverte, bien à l’abri de la pluie qui en tombe jamais ici.

Robson Square et patinoire

La patinoire elle-même est gratuite si vous avez vos propres patins, et coûte 3$ si vous devez louer des patins sur place, plus encore quelques dollars si vous voulez d’autres accessoires, par exemple pour les enfants. Elle est un tiers plus grande que l’ancienne, mais impossible de savoir quelle taille exacte elle fait maintenant, les dimensions ne semblent pas disponibles en ligne… certains disent qu’elle est 20 à 30% plus petite que la célèbre (et payante!) patinoire du Rockefeller Center à New-York.

Bref, voilà, merci à GE, ils sont trop gentils (oui, Guillaume, c’est pour toi si tu nous lis).

GE Place Ice Rink (2)

14 novembre 2009

Go Canada!

Attention, le Canada, c’est violent… voilà ce sur quoi on peut tomber en allant au boulot le matin:

Go Canada!

Alors okay, ça peut peut-être intéresser les filles (pour info, c’était à la station Burrard), et y’en avait d’ailleurs plein qui prenaient des photos, mais bon, pour un gars, le matin, c’est brutal.

Evidemment, ces courageux exhibitionnistes faisaient de la promotion pour un truc de compétition de hockey… après tout, le hockey, avec la bière, est l’un des rares trucs qui peuvent pousser les Canadiens à se foutre à moitié à poil et agiter des drapeaux de leur pays…

25 septembre 2009

Les caisses à savon du taureau rouge

Allez hop, moi, j’ai pas peur, je vous ressort des photos de l’année dernière. Eh ouais.

L’évènement du jour était la Red Bull Soap Box Race, ou course de caisses à savon sponsorisée par Red Bull, la marque de boissons énergisantes.

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Avec tout ce monde en plein cagnard d’été, je suppose que Red Bull il en ont vendu, des canettes… Y’avait même des gens sur les toits des maisons alentour.

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Enfin bref, comme vous pouvez vous en douter, on pouvait voir des bolides tour à tour insolites, rigolos ou stupides, voire les 3 à la fois.

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Les équipes (1 pilote et 2 ou 3 personnes qui poussent) étaient généralement déguisées de manière appropriée.

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Après une petite présentation, souvent amusante et inventive, les équipes lancent leur véhicules 2 par 2 du haut de la colline de Kitsilano:

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La plupart n’arrivent même pas en bas, ce qui assure la victoire de l’opposant équipé d’un véhicule un minimum maniable… mais comme une note est aussi attribuée au look de l’équipe et de la voiture, gagner la course ne garantit pas de gagner la compétition!

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Le tout est commenté en direct, avec des images relayées sur des écrans géants. On s’y croirait presque.

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On a même eu droit à la présence des 2 stars à 2 balles (chacune) de la série TV “Supernatural”, Jared Padalecki et Jensen Ackles.

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Tenez mesdames, voilà l’un de ces 2 beaux gosses avec des lunettes de kéké:

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Pas aussi sexy que Batman, par contre…

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12 août 2009

Vintage point

Vintage point

Vue du Mont Gardner sur Bowen Island.

11 avril 2009

C’est encore loin l’Amérique?

C'est encore loin l'Amérique?