14 novembre 2009

Dramatique scène de fin de film d’horreur

Mon billet précédent m’a rappellé que j’avais des photos intéressantes qui poireautaient sur mon téléphone portable. Parmi elles se trouvent les photos suivantes, pour lesquelles j’aurais bien aimé avoir mon vrai appareil photo et avoir des images moins pourries.

Nuages (2)

Pendant quelques minutes, les nuages faisaient ces motifs bizarres au-dessus du centre ville, genre scène de fin de film d’horreur où l’antéchrist se trouve sur le toit de l’immeuble le plus haut de la ville et s’apprête à déchaîner son courroux infernal sur l’humanité, et seuls un prêtre défroqué et une blondasse en jeans moulants peuvent l’arrêter.

C’était sans doute pas ça, mais bon, on sait jamais. Le prêtre et la blondasse ont peut-être gagné et on ne sait pas ce qu’on vient d’éviter.

Nuages (1)

En tous cas c’était un autre phéonomène météorologique assez impressionnant.

19 octobre 2009

C’est balaud ce qui arrive au bateau…

Y’a quelques semaines, on a eu une journée particulièrement ventue… ou ventée… voire venteuse? …euh, enfin avec plein de vent, quoi. Tellement, en fait, que certains des petits bateaux de False Creek n’étaient pas en service.

Bref, le lendemain, y’a un pauvre gars qui a retrouvé son bateau comme ça sur Kits Beach

Bateau échoué sur Kits Beach

C’est balaud hein?

28 juillet 2009

Tout le monde parle du ciel orange

Bon alors samedi dernier y’a eu un orage sur Vancouver et tout le monde en parle depuis 3 jours. A croire qu’il se passe rien d’intéressant dans le coin (alors que si, y’a plein de trucs intéressants, genre, euh, mmh, attendez un peu… euh, y’a une nouvelle piste cyclable à l’essai sur le pont de Burrard?).

Bon, ceci dit, c’était assez “mignonnet” comme dirait un ami. Les nuages se sont amassés en fin de journée juste à temps pour le coucher de soleil qui a du coup diffusé sa lumière orangée uniformément à travers un ciel balayé d’éclairs.

Malheureusement, j’ai pas de photos incroyables à vous montrer vu que j’étais coincé chez moi ce soir là, mais j’ai quand même pu faire un ou deux trucs pas trop mal depuis la chambre:

Ciel orange sur Vancouver

Et oui, c’était vraiment comme ça (parce que sinon, comme dirait l’autre, c’est facile à retoucher). De toutes façons, vous trouverez facilement des milliards d’autres photos et videos postés sur internet par les Vancouvérois toujours plus Web 2.0 chaque jour. Vous pouvez même regarder le changement soudain à 0:47 sur cette vidéo pour comprendre pourquoi tout le monde en ville a du faire “ooooh aaaah” en même temps. Le ciel orange était bref mais assez intense. Un peu comme… euh, non rien, j’voulais dire quelque chose mais c’est une connerie.

Ah oui, au fait, ce soir là, l’Afrique du Sud donnait son spectacle pour la Celebration of Light. Je suis pas sûr que beaucoup de gens aient fait attention à leurs feux d’artifice après tout ça.

18 janvier 2009

Tout foutu en l’air

Pendant notre hiatus blogguesque des fêtes de fin d’année, il s’est passé un truc affreux à Vancouver. Si vous suivez nos confrères, vous n’avez pas pu rater l’évènement vu le nombre d’articles sur le sujet.

Donc ouais, il a neigé comme jamais depuis 1964, avec pratiquement 90cm de “marde blanche” tombée en ville pendant le mois de décembre. C’est les pauvres palmiers de English Bay qui ont du se demander ce qui leur arrivait…

Palmier sous la neige

Pourquoi est-ce affreux, me demandez-vous?

Certains vous diront que la neige ça fait chier, ça veut dire qu’il fait froid et qu’on va avoir les pieds mouillés. D’autres vous diront que la neige c’est de la merde, ça bloque les bus et ça vous empêche de sortir la voiture. Et enfin, y’a ceux qui sont énervés parce qu’ils doivent déneiger devant chez eux, et tout ce qu’ils ont c’est la pelle de plage en plastique de leur gamin. Sans compter les divers canadiens qui nous disent qu’ils ont quitté l’Ontario ou le Québec pour échapper à ce genre de truc.

Raquettes dans la rue

Moi j’aime bien la neige. Ca craque sous les pieds, ça rend la ville toute blanche, ça permet de faire des batailles de boules de neige, et ça augmente sévèrement le plaisir de prendre un chocolat chaud quand on rentre chez soi. C’est juste super moche ensuite quand ça fond, mais c’est pas grave.

Alors pourquoi je trouve que c’est affreux?

Eh bien parce qu’après avoir passé 2 ans à essayer d’éduquer les français sur la météo de l’ouest canadien, si tout le monde se met à poster des photos où on voit 40cm de neige à Vancouver, on est bons pour tout recommencer.

Va chercher la pelle chérie

Alors voilà, super, merci tout le monde. Vous pouviez pas garder vos photos pour vous, ou faire croire que vous étiez à Toronto pour les fêtes? Hein? Eh beh non. Allez hop, c’est la fête du slip, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, tout le monde poste ses photos pleines de neige. Tenez, vous voyez, moi, j’ai même mis les miennes en noir & blanc comme ça c’est encore plus marquant. Tant qu’à faire, pendant qu’on y est.

Kiosques à journaux

Moi maintenant, c’est bien simple, je laisse tomber. Oui, il fait -40°C à Vancouver l’hiver. Oui, on a régulièrement 1m50 de neige. Oui on va au boulot en traîneau, mais pour l’hiver prochain on compte investir dans une moto-neige. Chérie, remets une bûche sur le feu, y’a les ours qui s’approchent de la bouffe.

Bon, bref, vous trouverez quelques autres photos dans l’album “Vancouver sous la neige”, sur Flickr. Je vous laisse aussi lire les articles des autres blogs que j’ai mentionés au début, et qui décrivent comment Vancouver est trop bien préparée pour gérer la neige, entre la politique municipale du “pas la peine de déblayer, attendons plutôt que ça fonde” et les comportements routiers genre “si j’accélère à fond, je peux sûrement monter cette pente”.

White False Creek

Bonne année à tout le monde, au fait!

5 novembre 2008

Une saison qui n’existe que dans le nord de l’amérique

Sacré Joe. Grâce à lui, tout le monde en France connaît l’été indien, sait que ça existe seulement dans le nord de l’amérique, et sait, que, euh, avec ta robe longue tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin.

Mais c’est quoi, en fait, l’été indien? Qui est Marie Laurencin? Et, la question que tout le monde se pose: comment est-ce qu’on peut encore s’aimer quand l’amour sera mort? Bref, des questions ma foi fort passionnantes, mais comme seule la première est vraiment pertinente pour ce blog, on va rapidement passer sur les 2 autres:

  • Marie Laurencin, c’est cette vieille madame. Et voilà une de ses aquarelles. J’en déduis donc que la copine de Joe Dassin était à moitié à poil et affligée d’une difformité mammaire caractérisée par l’absence de tétons.
  • On peut s’aimer après que l’amour soit mort à condition de s’être préalablement enfermés dans un véhicule qui, avant la mort de l’amour, est accéléré de manière à approcher la vitesse de la lumière, créant ainsi un système isolé dans lequel l’écoulement ralenti du temps permettra de finir sa vie en profitant des avantages procurés par le concept, encore bien vivant dans le système sus-défini, d’amour. J’en déduis donc que Joe Dassin était super riche, parce que ça coûte quand même la peau des fesses de se faire construire un truc pareil dans sa cave, surtout vu le prix du baril de pétrole et du mètre carré.

Voilà, maintenant que tout cela est réglé, on va pouvoir passer aux choses sérieuses, à savoir: kezako l’été indien?

L’été indien, c’est un bref sursaut dans les températures, accompagné d’une baisse des précipitations, et qui débarque généralement entre fin septembre et mi-octobre. Les semaines précédentes ayant souvent marqué la fin de l’été avec des jours de pluie froids, ces 2 ou 3 semaines de beau temps renouvelés sont toujours bienvenues.

C’est assez difficile de définir si oui ou non on peut parler d’été indien pour d’autres régions que le nord-est américain. Le terme trouve ses origines en Nouvelle Angleterre au 18ème siècle, et certains estiment que le phénomène est unique à cette région… enfin sauf si des gens de la région des grands lacs se mèlent à la conversation, auquel cas on aura tendance à élargir la zone pour englober le Québec, l’Ontario, le Michigan, l’état de New-York, etc. D’autres ajoutent qu’un véritable été indien survient après une première vague de gel.

Par ces standards, on ne peut pas vraiment parler d’été indien pour la côte ouest, mais comme notre ami Joe il était à fond sur la Californie, on peut peut-être faire une petite entorse à la règle… si vous faites partie des élitistes de l’été indien, vous pourrez m’insulter dans les commentaires, c’est fait pour ça.

Grâce au site des statistiques météorologiques du Canada, voici quelques jolis diagrammes qui vous permettront de faire croire à votre boss que vous êtes en train de travailler…

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Vous pouvez y reconnaitre l’été indien facilement. Cette année, il a duré un peu moins de 2 semaines à partir des tous derniers jours de septembre. L’année dernière, des amis en visite avaient pu en profiter pour un voyage à Tofino à peu près à la même époque.

Pour comparer, voici les statistiques météorologiques de Montréal:

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L’été indien y est passé un peu plus tard que chez nous, mais avec des températures très similaires. La vague de froid précédent l’été indien y était un peu plus marquée, par contre. Notez au passage la différence de tendances entre la fin des étés montréalais et vancouverois.

Je vous aurais bien montré les statistiques pour Paris, mais les données téléchargeables sur le site de Météo France sont assez pourries, et pour avoir celles qui sont réellement utiles, il faut apparemment payer… merci Météo France.

En amérique du nord, l’été indien est très prisé principalement à cause de la combinaison entre le beau temps et les jolies couleurs d’automne. C’est d’autant plus notable sur la côte est, comme par exemple aux Laurentides, au Québec, où les érables rouges sont légion, ce qui donne de magnifiques paysages. Pour vos vacances d’octobre, vous pouvez de toutes façons aller dans n’importe quelle région du nord-est américain et vous y trouverez de jolis coins.

En Colombie Britannique, le problème c’est d’abord qu’on a très peu d’érables rouges. Les arbres locaux sont principalement jaunes. Ensuite, on a des grosses montagnes partout. C’est sympa l’hiver, mais mine de rien, au dessus d’une certaine altitude, les arbres, ils ont pas que ça à foutre d’avoir des couleurs chatoyantes pendant un mois de l’année.

Harrisson Lake

Comme vous pouvez le voir, tous les arbres jaunes sont entassés en bas.

Malheureusement, cette année, on a pas eu l’occasion de se balader beaucoup pendant l’été indien, d’où le manque crucial de photos. On va s’arrêter donc là sur le sujet de l’été indien. En attendant, Flickr viendra à la rescousse, permettant au passage de repérer les coins intéressants pour l’année prochaine…

Bref, cette année, on a travaillé la théorie… En 2009 on travaillera la pratique!

25 mai 2008

Aloha

En amérique du nord, et plus particulièrement sur la côte ouest, il y a 2 destinations de vacances apparemment incontournables: le trip « je pars avec juste un sac à dos et je fais le tour de l’Europe » (principalement quand on est jeune, et principalement pour aller à Amsterdam, si vous voyez ce que je veux dire), et les vacances à Hawaii. Comme on est vraiment super dévoués, on s’est sacrifiés, pour toi, public, et on est allés se faire une semaine de vacances à Maui.

Sur la route de Hana

D’abord, apparemment, on ne prononce pas « Hawouaille« , mais « Hawouailli« . Par contre, oui, on a bien des fleurs autour du cou quand on arrive à l’aéroport. J’ose à peine imaginer combien d’hectares de terrain ont été rasés pour faire place à une culture intensive de fleurs à mettre autour du cou des touristes. Mais bon, j’suis content, j’ai eu des fleurs autour du cou. Je suis un gros touriste. Youpi.

Si vous y allez en groupe, la grande classe c’est de louer une villa plutôt que d’aller à l’hotel.

Villa à Wailea (2)

Entre la piscine, la table de billard, les cassettes VHS de « Sauvés par le gong à Hawaii« , et (faut pas déconner non plus) le wifi, c’était assez grandiose. Quoi de mieux que de glander sur internet assis sur une terrasse avec vue sur la mer, profitant d’une légère brise rafraichissante?

Villa à Wailea (4)

Evidemment, Hawaii, c’est d’abord la plage. Là dessus, pas grand chose à dire. Je veux dire, c’est la plage, quoi…

Ouais, bon, okay, l’eau est chaude, super claire, et y’a des petits poissons dedans, et tout. Mais le sable est brûlant comme une baraque à frite, et le soleil tape comme un Mike Tyson bourré à la bière, donc bon…

Plage de Wailea

Non franchement, Berck Plage, c’est vachement mieux.

Windsurfing in Waipio Bay

Allez, en grand prince, je vous l’accorde, c’est vaguement plus la classe de faire de la planche à voile ou du kite-surf à Waipio Bay qu’à Berck Plage… mais à peine.

Kite-surfing in Waipio Bay

Mais je rappelle que le Nord, c’est le meilleur département de France. Voilà. En plus, il parait qu’un récent film français a remis les ch’tis au goût du jour. Ou plus précisément, les a juste mis au goût du jour… je crois pas qu’on ait jamais été au goût du jour avant ça…

Mais bref, revenons au pays de Magnum.

Le Haleakala National Park est situé sur un des nombreux volcans de l’archipel. Quand on arrive en haut (3000m, quand même), on se croit sur Mars, avec la roche volcanique rouge et la quasi-absence de végétation. Ca fait pas très « Hawaii des cartes postales » mais c’est joli aussi, et on ne s’attendait pas à trouver un tel paysage.

En vacances sur Mars

On peut aussi avoir un aperçu du « cratère » qui n’en est pas un (mais plutôt une dépression causée par l’érosion).

Le

Pourtant, pas loin, sur la route de Hana, la végétation est luxuriante, et ressemble beaucoup plus à ce qu’on peut voir, par exemple, dans la série TV « Lost« .

Vue depuis la route de Hana

La route de Hana est d’ailleurs assez réputée, d’abord pour ses points de vue magnifiques, mais aussi pour ses 626 tournants. Parce que si la route est une autoroute (« Hana Highway« ), elle a 1 voie et demi, avec des petits tournants tous les 20 mètres. Autant dire qu’on met 3 heures à faire 2 kilomètres, sans compter les pauses pour vomir sur le bas côté. Ceux qui font l’aller-retour peuvent aller s’acheter un des divers t-shirts « J’ai survécu à la route de Hana!« . De toutes façons, c’est un cul-de-sac donc vous n’avez pas le choix, une fois là-bas, il faut se retaper les tournants dans l’autre sens. Nous, malheureusement, n’avons fait que la moitié du chemin, parce qu’on s’y était pris trop tard. Et malheureusement aussi, peu de photos sont disponibles à cause de l’impossibilité de s’arrêter pour en prendre.

A part ça, scandale, hérésie, blasphème: il fait gris et il pleut à Hawaii! Oui oui (des fois). Et après y’en a qui vont critiquer Berck Plage… pfff… Enfin du coup, on en a profité pour aller jouer au golf, parce que quitte à rester au soleil pendant plusieurs heures, autant qu’il y ait pas de soleil.

Les sous-doués au golf

Mais même sans le ciel bleu, jouer au golf à Hawaii, c’est la classe (même si le fun vient principalement des petites voitures, en tous cas quand on joue comme un gros naze).

Parmi les autres activités, y’a quelques visites à faire comme un musée du sucre (il y a beaucoup de champs de cannes à sucre), ou l’aquarium, qu’en habitués des aquariums, on ne pouvait pas laisser passer (et puis c’est climatisé à l’intérieur).

Rien de bien transcendant. Y’a des poissons.

Des poissons

Et des tortues.

Une tortue

Et d’autres poissons (attention il est moche, celui-là).

Un poisson moche

Rajoutez encore un peu de baignade, de la plongée sous-marine, et beaucoup de glande et vous avez votre semaine de vacances remplie.

Encore la plage

Voilà… Quelques autres photos sont disponibles sur Flickr, et j’invite plus particulièrement les amis et la famille à aller y faire un tour pour profiter de plein de photos bonus de nous en maillots de bain (on épargnera ça aux autres).

Maholo pour votre visite sur ce site!

Surf cool

26 février 2008

Crépuscule boréal

Ce week-end, on a été gratifiés d’un coucher de soleil assez remarquable… Comme quoi des fois, avoir un ciel nuageux, c’est bien.

La preuve par photos, du côté du pont de Granville

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Bonne nuit!

15 janvier 2008

Le dessous des cartes

Après vous avoir fait peur sur la magie de l’hiver local (qui a quand même ses bon côtés), il faut que je rétablisse la vérité sur la météo de Vancouver… parce que bon, c’est rigolo de faire des blagues sur la pluie et tout ça, mais on voudrait quand même avoir des gens qui nous rendent visite, des fois.

En regardant les statistiques sur les 30 dernières années, on peut voir qu’il tombe en effet énormément d’eau1: 1160mm par an en moyenne, soit presque 80% de plus qu’à Paris (650mm), 20% de plus qu’à Montréal (950mm), et juste un poil plus qu’à Brest (1120mm). La surprise, c’est Londres, qui ne reçoit finalement pas beaucoup de volume (752mm). Par contre, il faut se rappeller que ce n’est ici qu’un total de précipitations. Il y par exemple une grande différence entre un endroit où il bruine tout l’année, et un endroit où il y a un déluge pendant 2 mois et un grand soleil le reste du temps.

Pour s’en rendre compte, on peut regarder les statistiques d’ensoleillement direct. En faisant la moyenne sur les 30 dernières années, on constate qu’on a autant de soleil qu’à Montréal, 10% de plus qu’à Paris, plus de 40% de plus qu’à Londres, et juste 5% de moins qu’à Toulouse! Au passage, on peut se rassurer en se disant que la réputation de Londres vient du smog et de la pluie fine, phénomènes générant peu de volume d’eau mais déprimant les gens photosensibles tout de même.

On se rend également compte, en suivant à la fois l’évolution des précipitations et du taux d’ensoleillement au fil des mois de l’année, qu’il y a de grandes différences dans la répartition des jours de beau et de mauvais temps. Ainsi, à Paris, il pleut à peu près pareil tout l’année (entre 50 et 60mm par mois tous les mois). A Montréal, ils se tapent de la neige l’hiver (entre 60 et 90mm par mois2), et de la pluie l’été3 (entre 80 et 100mm)! Comparativement, Vancouver se prend peut-être gavasse de pluie et de neige en hiver (entre 100 et 180mm!), mais l’été y est le plus beau (entre 35 et 45mm, et plus de jours d’ensoleillement que tous les autres)!

Bon, moi j’dis ça, j’dis rien, hein, mais vous savez maintenant quel est le bon choix pour vos prochaines vacances d’été…4

1On prend ici les précipitations générales, soit la pluie, la neige, la rosée matinale, le brouillard, les gens qui pissent depuis leur balcon, et autres formes d’humidité ambiante.

2 Je rappelle que le taux de précipitation mesure l’humidité globale. Il ne s’agit donc pas de 60 à 90mm de neige (tout Montréalais sait bien qu’il en tombe bien plus!) mais 60 à 90mm d’équivalent en eau.

3 L’été Montréalais est relativement caniculaire, avec des périodes de gros soleil et hautes températures, et des périodes d’orage.

4 La bonne réponse était bien sûr « Hawaii« .

13 janvier 2008

Cypress by night

Les amoureux de ski se rappellent probablement que Vancouver jouit de 3 stations de sports d’hiver situées à moins de 30 minutes du centre ville. J’avais déjà été 2 fois à Cypress Mountain l’année dernière, mais cette année j’ai fait péter le passe saisonnier me donnant accès aux pistes tous les mercredi soirs (de 16h à 22h), plus 5 jours complets au choix (évidemment, il y a plusieurs autres formules disponibles).

Pour la première sortie neige de 2008, mercredi dernier après le boulot, j’ai été accompagné par Mathieu et Elodie (écoutez ses chroniques sur Radio Canada!).

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Le beau mec en surf au premier plan n’est malheureusement pas moi (faut bien que je prenne les photos, quand même). Il s’agit de Bertrand, un gars qui a probablement des mollets d’acier (et un coeur plein d’arcs en ciel et de petits oiseaux) puisqu’il est en train de terminer sa traversée du Canada à vélo pour le compte de l’association « Enfants Ô Canada« . Oui, 15000 kilomètres à vélo, avec je sais pas combien de kilos d’équipement. Et avec le vent de face. Moi qui me plaignais quand je devais monter le pont quand il pleuvait pour aller à l’école. Enfin bon. Vous pouvez aller voir ses photos et ses vidéos (et plus particulièrement sa dernière à ce jour).

Bref (comme disait Pépin), vous pouvez voir que les pistes sont éclairées (encore heureux, sinon bonjour le ravin), ce qui fait joli la nuit dans les nuages. Mais surtout, il y a de la magnifique poudreuse… 4m de magnifique poudreuse, pour être exact… et en milieu de piste, encore. Parce que mine de rien, on se tape peut-être plein de pluie à Vancouver, mais ça veut dire aussi plein de neige fraiche sur les montagnes, qu’il ont en plus le bon goût de ne pratiquement pas damer!

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Et pour ne pas gâcher, il y a assez peu de monde le soir pour profiter du domaine maintenant 40% plus grand que les années précédentes.

Allez hop, vivement mercredi prochain!

Le million! Le million!

MAJ: Allez aussi lire la 2ème partie de cet article, parce que bon, on rigole, on rigole, mais quand même…

Bon, en fait, c’est pas vraiment le million qu’on vise, mais, plus modestement, 31.

« 31 quoi« , me demandez-vous? Eh bien attention gens du sud, amoureux des climats méditerranéens, lézardeurs au soleil, vous feriez mieux de vous asseoir. Et ceux qui dépriment après 2 jours de ciel gris (j’en connais), vous feriez mieux de vous sauver avant de lire la suite… parce que oui, 31 jours consécutifs de pluie, ça arrive, et c’est le record qu’on essaie de battre chaque année dans un grand esprit de camaraderie compétitive avec Seattle.

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Dans les 2 villes, il s’agit de mesurer le taux de pluvimétrie dans les aéroports respectifs, où se trouve les stations de collecte météorologique. S’il y a plus de 0.2mm de précipitation1 en une journée, ça compte comme un jour de pluie. Le record a été établi en 1953, quand Seattle a donc passé 31 jours avec des chaussettes mouillées, alors que Vancouver s’est arrêté après seulement 27 ou 28 jours selon les sources. Notez, ceci dit, que j’ai du mal à trouver des informations relatives à l’hiver dernier, pendant lequel on a eu droit à des tempêtes de bonne envergure. Certains disent qu’à cette occasion, le record vancouverois aurait été battu avec 29 jours, mais je n’ai pas pu vérifier ça de manière satisfaisante.

Décembre et Janvier sont les mois les plus humides de l’année et, en excluant les quelques jours qui ne sont pas techniquement des jours de pluie mais qui sont quand même des jours où il fait moche, on peut dire qu’on a un temps de merde pendant 2 mois, pratiquement non-stop. C’est dès lors assez facile de tracer l’origine de la réputation pluvieuse de Vancouver

Vent, couvert

Ce qui est rigolo, c’est la réaction des gens sur le sujet. Le fatalisme est sous-jacent chez tout le monde puisqu’après tout, à part déménager ailleurs, on peut pas y faire grand chose, mais c’est tinté par ici d’une touche d’esprit sportif (« ça fait 22 jours qu’il pleut, alors autant que ça continue encore une semaine et qu’on batte le record« ), par là d’un soupçon d’énervement (« je sais que c’est comme ça tous les hivers, ça fait 10 ans que j’habite ici, mais ça commence quand même à me les briser« ), parfois d’un peu d’avis comparatif (« c’est quand même moins pire que s’il neigeait, croyez-moi« ), voire d’une bonne dose de désespoir (« je suis arrivé y’a 2 mois… on m’avait pas prévenu… je peux plus le supporter… tu peux me tenir le tabouret pendant que je fais le noeud?« ).

Comme le disait mon ancien collègue, l’incontournable Charles, « Vancouver, rien que le nom, ça donne pas envie« .

Pour finir, voilà une blague locale:

Un gars vient pour la première fois à Vancouver pour s’installer. Il emménage sous la pluie. Le lendemain, il se lève et va à la fenêtre, et s’aperçoit qu’il pleut toujours. Le jour d’après, et le surlendemain, il pleut toujours. Depuis la fenêtre de son bureau, il voit qu’il pleut toute la semaine. Il va au cinéma, et il pleut. Il va au restaurant, et il pleut.

Finalement, il arrête un gamin dans la rue, et lui demande: « Dis-moi, est-ce qu’il s’arrête de pleuvoir, des fois, ici?« . Le gamin lui répond: « J’en sais rien, j’ai seulement 6 ans« .

Et vous, est-ce que la pluie ça vous dérange beaucoup?2

1 La mesure de précipitation est différente de la mesure de pluie elle-même. Perso, je trouve que c’est un peu de l’abus d’avoir un palier aussi bas. C’est juste pour gonfler les chiffres du nombre de jours de pluie et se la péter, encore une fois.

2 Oui, ceci est une tentative désespérée pour avoir des commentaires. Rappellez-vous, il pleut tout le temps en ce moment, on a besoin de lecture3.

3 Oui, je suis fourbe, j’essaie de vous faire pitié pour vous forcer à poster.