12 mars 2009

Les français, ces gros sales

Allez hop, je me suis dit que ça faisait longtemps, alors revoilà un article sur les toilettes… car oui, il existe une différence subtile mais néanmoins importante entre les toilettes Françaises et Nord-Américaines

Rappellons d’abord les bases: selon la plupart des nationalités, les Français sont censés être des gros sales. Qui n’a jamais eu, à son boulot, ce fameux schisme où la moitié du service note à quel point l’autre moitié du service ne se lave pas les mains en sortant des toilettes? Qui n’a jamais entamé une discussion sur le sujet pour se faire rétorquer que “Bof, c’est bon, moi je me pisse pas sur les mains!”?

En fait, il est normal en France de ne pas se laver les mains en sortant des toilettes. Après tout, chez les particuliers, les toilettes sont généralement une pièce totalement à part, sans rien d’autre que le trône et un paquet de vieux magazines. Se laver les mains nécessite d’aller dans une autre pièce, la salle de bain, à moins de rencontrer quelqu’un sur le chemin, auquel cas on s’empressera de lui serrer la main sans scrupules… d’où l’avantage de faire la bise, plutôt.

Dans les toilettes publiques ou du travail, les toilettes sont également des pièces complètement fermées où on profite de sa petite intimitée et de ses petites odeurs. Et des odeurs de la personne précédente. Voire des 10 personnes précédentes si tout le monde a choisi le chili à la caféteria.

Dans les maisons et appartements d’Amérique du Nord, par contre, vous n’aurez pas de toilettes séparées: elles font partie de la salle de bain. Pas d’excuses pour ne pas respecter les règles élémentaires d’hygiène, donc. Par contre ça crée une ressource critique qui empêche la parallélisation de la routine matinale des couples, et c’est pourquoi il sera plus courant de trouver des habitations avec 2 salles de bain.

Pour les toilettes publiques ou du travail, et vous le savez bien grâce à la télévision et au cinéma, chaque trône se trouve dans une petite cabine formée par des panneaux à peine assez hauts pour vous dissimuler des autres personnes présentes. Les panneaux, et plus spécialement la porte de la cabine, ne descendent même pas jusqu’au sol. C’est ainsi que, dans les films, vous voyez les personnages regarder sous la porte des cabines pour voir si les toilettes sont occupées. Et comme tout le monde est, au final, dans la même grande pièce contenant cabines, urinoirs et lavabos, il arrive d’assister à des conversations entre occupants de 2 cabines adjacentes.

Si vous voulez créer un double effet Kiss Cool et vous faire bannir à tout jamais de toute interaction sociale, vous pouvez combiner le non-lavage de main avec le double-dipping, je suis sûr que ça sera super efficace.

A bon entendeur…

6 janvier 2008

Bonne année, mais pas nécessairement pour tout le monde

Après mon article sur les grosses affaires vancouverites pas joyeuses du moment, je me suis dit que je pourrais bien parler des problèmes locaux plus courants. Déjà, ça vous changera de mes photos traffiquées pour vous faire croire que le ciel est toujours bleu à Vancouver. Ensuite, ça vous gâchera votre euphorie de la nouvelle année. Et puis ça vous changera de la routine habituelle des syndicats et des grèves, de l’Europe, des banlieues, du chomâge, du trou de la sécu, de la gauche, de la droite, du milieu, et autres rangaines socio-politiques françaises. Enfin, ça vous permettra de savoir, en contrepartie, quelles sont les rangaines d’ici.

Contrairement à ce que les mauvaises langues diront, la pluie n’est pas le problème numéro 1 à Vancouver (comme le prouvent mes photos avec des ciels bleus, donc), mais bien les sans-abris et la drogue. Oui, je sais, ça fait théoriquement deux problèmes, mais les deux sont souvent étroitement liés. D’ailleurs, ils sont tous les deux bien correctement rangés dans le Downtown Eastside, situé juste derrière Chinatown et Gastown. D’après certains, c’est carrément le quartier le plus pauvre de tout le Canada (Wouhouh! Allez Vancouver!). Et quand je dis "correctement rangé", c’est vraiment le cas: 2 pâtés de maison avant d’y rentrer, on est encore dans des endroits branchés remplis de gens riches et bien portants. On a vraiment l’impression de traverser un portail inter-dimensionnel, par endroits.

Sans abri

(remarquez au passage l’utilisation judicieuse de filtres de couleur pour faire passer ce qui est probablement un ingénieur d’IBM aux goûts vestimentaires douteux pour un pauvre SDF… c’est ça, la magie des images)

Historiquement, toutes les villes olympiques ont eu un problème avec les sans-abris, car il s’agit de faire bonne figure pour les touristes et les caméras. De Londres à Atlanta en passant par Sydney ou Pékin, seule la méthode change: certains offrent gracieusement un billet de bus pour envoyer les clochards en grande banlieue, d’autres les font fuir en utilisant la police pour faire pression. Les plus gentils ouvrent des foyers d’acceuil, mais prennent bien soin de les placer le plus loin possible. Vancouver ne devrait normalement pas échapper à la règle, mais le problème y est un peu plus complexe.

Piccadilly Pub

Au début des années 90, le Canada était dans une situation économique très difficile, et a été redressé par des coupes budgétaires, un remboursement systématique de la dette nationale1, et diverses autres initiatives issues de gouvernements libérals et social-démocrates. Si l’économie canadienne a très bien récupéré depuis, la théorie selon laquelle la croissance du pays bénéficierait à tout le monde a été infirmée par les inégalités dans les différents secteurs. Ces inégalités ne sont pas significativement pires que dans les autres pays occidentaux, mais particulièrement décriées ici, probablement parce qu’elles incluent par dessus le marché les problèmes d’exclusion des personnes d’origines aborigènes (dont on parlera dans un futur article sur les autres problèmes courants du coin).

Lentement

Les problèmes spécifiquement vancouverois s’ajoutent ensuite aux problèms nationaux. Par exemple, le développement fulgurant de la ville dans certains secteurs (nouvelles technologies et construction, entre autres) aggravent les problèmes d’inégalité mentionnés précédemment. Les nouvelles constructions, les rénovations, les modifications du réseau de transport public, et tous les autres aménagements prévus pour 2010, qu’ils soient à l’initiative de la municipalité ou de compagnies privées, galvanisent le marché immobilier déjà bien en forme grâce, entre autres, aux taux d’emprunt historiquement bas similaires à ce qu’on a connu en France ces quelques dernières années.

Un cas courant est ainsi celui où un établissement change de main pour être rénové, réhabilité, voire démoli pour faire place à des logements de meilleure qualité. Les occupants doivent alors trouver une autre habitation, et peuvent se retrouver devant un dilemme budgétaire où toit et nourriture ne peuvent plus cohabiter. Car dans une situation finalement très similaire à certaines région de France, la montée des prix a dépassé la montée des salaires2, et ne pas pouvoir se payer un appartement, même dans les locations à bas prix, est l’une des principales raisons pour rester à la rue. Selon les endroits, on peut trouver jusqu’à un tiers de SDFs qui ont, en fait, un emploi qui les occupe au moins 30h par semaine. Mais l’emploi ne fait généralement pas long feu à partir de là.

Cuban Cigars

Evidemment, la drogue et les maladies (mentales ou physiques) jouent toujours un rôle important. Sur le plan de la drogue, les Triades, la mafia chinoise, seraient assez actifs dans le coin, rapport au fait que Vancouver est un important port de la côte Pacifique, et le principal accès au territoire canadien depuis l’Asie. Enfin j’ai pas fait un enquête approfondie sur le sujet, hein, remarquez, et comme j’ai pas envie de perdre un doigt, j’irai pas infiltrer les clubs de East Hastings juste pour vos beaux yeux. Mais toujours est-il que le traffic de drogues dures, et plus particulièrement l’héroïne, est important, et touche beaucoup de monde. Vancouver ouvrait ainsi en 2003, et dans le Downtown Eastside, justement, des sites d’injection supervisée (Les premiers d’amérique du nord! Wouhouh! Allez Vancouver!) pour tenter de limiter les problèmes annexes liés à la drogue (principalement la transmission de maladies comme le SIDA par les seringues).

Drugs

On estime entre 2000 et 2300 le nombre de SDFs à Vancouver, ce qui est, en pourcentage de population totale, assez similaire à Paris où les estimations oscillent entre 8000 et 12000. Mais c’est la tendance qui est le problème ici, puisqu’à moins d’une inflection, on dépassera les 3000 sans-abris pour les Jeux Olympiques de 2010. Oui, ça augmente vite. Wouhouh! Allez Vancouver!

Petit vélo

Diverses organisations et associations oeuvrent pour l’amélioration des conditions de vie dans le Downtown Eastside, et pour les gens démunis en général, et il y a pas mal d’attention et d’attentes sur ce que le maire va mettre en place pour régler le problème… mais faudra pas rêver non plus.

Voilà, j’espère que ça vous intéresse, tout ça, et si j’ai dit des conneries (vous savez ce que c’est, la recherche d’infos sur internet…), n’hésitez pas à poster des rectifications dans les commentaires.

Cash

Allez, maintenant que j’ai un nouvel objectif avec un gros zoom (merci Papa Noël… à savoir moi-même), il faudra que j’y retourne pour vous faire de meilleures photos du quartier.

1 Le Canada est l’un des rares pays développés à avoir une dette en baisse et peu, voire pas du tout, de dépassement de son budget fédéral chaque année.

2 Pour vous faire une idée très vague des prix vancouvérois, il faut compter 6000$ (soit 4000€) par mètre carré en centre ville. En comparaison, le prix moyen du mètre carré sur Paris est à un peu plus de 6300€. Cela n’empêche pas les canadiens d’être choqués par les prix de Vancouver qui est maintenant la ville la plus chère du pays en terme de logement (Wouhou! Allez Vancouver!). Il y a quelques années, les provinces de l’est, avec Toronto et Montréal comme villes principales, dominaient le marché, mais le développement des provinces de l’ouest a propulsé Vancouver, Calgary, Edmonton et même Saskatoon vers le haut, parfois de manière totalement obscène, du genre des prix littéralement 2 fois plus cher ici (faut dire qu’on a la ville la plus mieux bien, aussi… Wouhouh! Allez Vancouver!). L’arrivée de nombreux immigrants avec leurs poches pleines d’argent tout neuf n’a pas amélioré la situation, alors que le marché québecois ou ontarien restait relativement sage. De toutes façons, le mieux, c’est d’investir à Iqaluit, une super ville où l’aéroport est plus grand que la ville elle-même.

23 mai 2007

Les maisons de Vancouver: Town Houses

Les Town Houses, ou « maisons de ville » (ça c’est de la dénomination super pas ambigüe), ce sont des appartements du centre ville qui donnent directement sur la rue, plutôt que d’être à l’intérieur d’un immeuble au détour d’un couloir.

Town Houses (1)Town Houses (1) Hosted on Zooomr

Elles sont censées apporter les avantages d’un pavillon de banlieue (grande surface, plusieurs étages, jardin, etc.) en plein centre vile. On les trouve un peu partout, par groupes de 5 à 10 logements, dans les rues moyennement ou peu fréquentées. Les 2 photos que vous avez là ont été prises le long de la Yaletown Marinaside, et les gens donnent donc directement sur la promenade le long de False Creek.

Town Houses (2)Town Houses (2) Hosted on Zooomr

Comme vous pouvez vous en douter, ça coûte par contre relativement cher…

10 mai 2007

Les maisons de Vancouver: Kitsilano

Kitsilano, c’est le quartier mi-résidentiel, mi-branché de Vancouver. Pas trop loin du centre ville, alternant entre rues calmes et rues animées, et doté de plages et des parcs à deux pas, c’est par là que la plupart des gens qui en ont les moyens veulent habiter.

Historiquement parlant, le quartier, dont le nom vient des aborigènes Squamish qui vivaient là depuis plusieurs milliers d’années avant la colonisation, était assez populaire jusque dans les années 60, lorsqu’une invasion de bobos a fait grimper les prix et le standing général. On y trouve depuis un tas de maisons de riches de toutes tailles et formes. L’ancienne enclave des immigrants grecs forme maintenant Greektown, le quartier à pitas, et divers clubs, bar et restaurants à la mode viennent compléter le tableau.

En ce qui concerne les habitations elles-mêmes (puisque c’est le thème de l’article), on trouve des rues typiquement anglo-saxonnes.

Les maisons de Kitsilano (1)Les maisons de Kitsilano (1) Hosted on Zooomr

Mais ce qui est plus intéressant, c’est toutes les maisons uniques en leur genre. Ca va du plutôt moche…

Les maisons de Kitsilano (2)Les maisons de Kitsilano (2) Hosted on Zooomr

…au mélange des genres…

Les maisons de Kitsilano (3)Les maisons de Kitsilano (3) Hosted on Zooomr

…en passant par le classique efficace.

Les maisons de Kitsilano (4)Les maisons de Kitsilano (4) Hosted on Zooomr

Il y beaucoup d’autres maisons très différentes à Kitsilano, surtout près de la plage où les villas ont apparemment toutes été construites par un architecte étranger différent, avec un budget non négligeable. Je ferai quelques autres photos la prochaine fois qu’on s’y baladera.

D’ici un an, on fera nos comptes, et si on détermine qu’on est riches, on bougera peut-être dans le coin…

9 avril 2007

Les maisons de Vancouver: Granville Island

Certains appartements du côté de False Creek (autour de Granville Island), ont (je cite) des « lagons privés« . Eh beh, rien que ça.

Lagon privéLagon privé Hosted on Zooomr

D’autres sont subtilement dissimulés derrière des arbres.

TerrassementTerrassement Hosted on Zooomr

Dans ce coin là, c’est généralement calme, les rues environantes étant des petites rues à sens unique et des pistes cyclables.

5 avril 2007

Les maisons de Vancouver: West End

Le West End, c’est la partie ouest du centre ville de Vancouver, encadré par Davie, Denman, Robson et Burrard. On peut y trouver des coins calmes avec des petits immeubles, voire même des maisons de style colonial classiques. Notez que ce genre d’habitation est parfois organisé en plusieurs locations (par exemple, un locataire au rez-de-chaussé, un autre à l’étage).

Maisons du West EndMaisons du West End Hosted on Zooomr