6 juillet 2011

Le lac de monsieur Buntzen

Le Buntzen Lake, c’est apparemment la destination de week-end d’été pour les banlieusards de l’est. S’il rappelle un peu Alouette Lake, avec des montagnes tout autour de l’eau, il est surtout bien plus aménagé, et beaucoup moins loin (et du coup les montagnes sont moins hautes donc c’est moins impressionnant).

IMG_3032.jpg

Mr. Buntzen, c’est le premier directeur de BC Hydro (le EDF local) et le lac est utilisé par une de leurs centrales hydroélectriques depuis le tout début du 20ème siècle. Il a depuis été largement aménagé avec moultes aires de pique-niques, toilettes, sentiers de randonnée, locations de canoës, aires de jeu pour chiens, et j’en passe. On peut même y accéder par transports en commun.

IMG_3044.jpg

Je vous conseille d’y aller le matin quand il fait encore un peut frais, parce que tout le monde se ramène autour de midi pour faire des barbecues suivis d’une bonne sieste. Ca peut rapidement se remplir, surtout si vous avez besoin d’une table.

IMG_3043.jpg

Le jour où j’ai pris ces photos, d’ailleurs, le lac était plus rempli que d’habitude, et certaines des tables de pique-nique avaient les pieds dans l’eau. Une parfaite occasion pour s’y mettre et s’imaginer pique-niquer en plein milieu du lac.

IMG_3031.jpg

(non, c’est pas nous ça… on a pas autant grossi, quand même)

Evidemment, il faut pas se retourner, sinon l’illustion disparait aussitôt.

IMG_3018.jpg

Vers 13h, ça sent bon la barbaque qui cuit, y’a des gamins qui braillent, des adolescents qui flirtent, des beaux gosses qui font du footing, et des gens qui savent pas jouer au volley-ball qui jouent au volley-ball.

IMG_3027.jpg

IMG_3025.jpg

IMG_3030.jpg

Et voilà. De l’eau, des arbres, des montagnes et de la viande qui grille – le passe-temps favori des vancouvérois.

IMG_3015.jpg

30 juin 2011

La fête de la musique

La fête de la musique, en France, on connait ça depuis le début des années 80, mais ces dernières années l’idée s’est répandue dans un bon nombre d’autres pays à travers le monde. Un peu comme la TVA en son temps, quoi. Ah ça, en France, on a pas de pétrole, mais on a des idées… Mais bref, pour la première fois dans toute l’histoire de l’univers du monde de Vancouver (pas très longtemps, donc), la fête de la musique est arrivée chez nous!

IMG_3235.jpg

IMG_3227.jpg

Annoncée sous le sobriquet de “Make Music Vancouver” (traduction semi-litérale de “Faites de la Musique Vancouver”), ses origines françaises, et donc son choix dans la date, sont largement passés au-dessus de la tête de la moitié des indigènes. Mes collègues s’étonnaient ainsi de voir un festival de musique débouler un mardi soir en centre-ville… c’est vrai que ça fait un peu arbitraire si on ne sait pas qu’il est censé être organisé pour le solstice d’été. Et vu la météo ces derniers temps, on peut pas trop leur reprocher de ne pas avoir fait le rapprochement.

IMG_3215.jpg

Situé à Gastown, le super quartier branchouille yeah trop cool centré autour de la statue de “Gassy Jack” et de l’horloge à vapeur, le festival a apparemment attiré plus de monde que prévu.

IMG_3228.jpg

Par exemple, pour une raison inconnue, les rues n’étaient pas fermées pour l’occasion et les nombreux spectateurs débordaient bien souvent sur l’enrobé bitumeux (certains affirment que la mairie ne voulait pas bloquer la circulation 2 semaines de suite, le festival de jazz commençant le week-end suivant).

IMG_3219.jpg

IMG_3243.jpg

A part ça, c’est à peu près comme à la maison: des groupes super nazes, des groupes nazes, et des groupes pas trop mal.

IMG_3213.jpg

IMG_3214.jpg

On a aussi eu droit à un mélange des genres pas toujours réussi… par exemple avec le groupe de punk bruyant qui joue juste à côté de la petite violoniste timide et totalement naïve (genre “je vais jouer dans la rue sans aucun micro ou ampli”). Heureusement, les artistes jouaient souvent plusieurs fois à plusieurs endroits différents, donc on pouvait les réécouter plus tard potentiellement dans de meilleures conditions.

IMG_3267.jpg

IMG_3253.jpg

IMG_3248.jpg

IMG_3257.jpg

Au final, c’était sympa d’avoir un petit festival de musique totalement gratuit et dans un cadre mignonnet comme Gastown. Et j’ai du croiser à peu près tous les français de l’agglomération vancouvéroise, sortis en masse pour la soirée.

IMG_3230.jpg

IMG_3256.jpg

IMG_3271.jpg

IMG_3279.jpg

IMG_3275.jpg

Et voilà, a l’année prochaine!

IMG_3280.jpg

30 mai 2011

Le jeu des differences pas importantes: les rues et les avenues

Je sais pas vous, mais moi, après toute une enfance passée en France, je me suis habitué à certains trucs vis-à-vis de la signification des mots. Par exemple, une “entrée” (en français dans le texte) désigne le plat qui précède le plat principal, et non pas le plat principal lui-même (les trois quarts des restaurants nord-américains s’entêtent à penser le contraire). Et une douche, c’est ce que tout le monde prend le matin pour être propre et sentir bon – c’est pas un truc pour se nettoyer le vagin.

Dans le même genre, quand on me parle de rues et d’avenues, je m’imagine des voies de circulation urbaines plus ou moins grosses… mais pas ici. Regardons rapidement une carte de Vancouver:

View Larger Map

Voilà, hop, c’est déjà n’importe quoi. Ils ont plein de petites avenues (une pour chaque pâté de maison) qui croisent une grosse rue. Ca devrait pas être l’inverse?

En fait, au Canada (ainsi que dans d’autres pays comme les Etats-Unis), la plupart des villes adoptent un système où les dénominations de “rue” et “avenue” sont données aux axes orientés dans un sens donné. Ainsi, à Manhattan, les rues sont orientées d’Est en Ouest, alors que les avenues sont orientées du Nord au Sud. A Vancouver, comme vous pouvez le constater, c’est l’inverse – les avenues sont orientées Est/Ouest et les rues Nord/Sud (vous vous rappellez qu’ici on a un système routier en grille, j’espère?). Il n’y a pas vraiment de standard, chaque ville fait ce qu’elle veut (et certaines ont un systeme encore complètement différent).

Là où ça devient le bordel, c’est que certaines de ces villes (et plus particulièrement Vancouver) se sont développées en l’espace de quelques décennies plutôt que quelques siècles. Les responsables de la planification urbaine n’ont pas toujours pris le temps de renommer les voies ou de prévoir de la place dans les numéros pour des futurs quartiers. Ainsi, vers Strathcona et Grandview-Woodlands, au Nord de la 1ère Avenue, toutes les rues sont, euh, des rues (c’était ça ou numéroter les avenues avec des nombres négatifs). Et le gros axe qui traverse le quartier s’appelle “Commercial Drive”, alors que le suffixe “Drive” est d’habitude réservé aux rues semi-privées qui vous amènent chez un particulier.

View Larger Map

Vous avez aussi d’autres subtilités comme les rues interrompues: si vous avez un obstacle, genre un parc, un lac ou je sais quoi, une rue peut se terminer en cul-de-sac, et reprendre de l’autre côté. Par exemple, ici, “Osler Street” (orientée Nord/Sud, donc… vous suivez un peu, oui?) s’arrête devant le Jardin Botanique de Van Dusen et continue vers Sud.

View Larger Map

C’est super pour trouver une addresse non? Et ça c’est sans compter les rares (mais bien réelles) occurences de rues et d’avenues portant le même nom.

Bref, prenez un GPS quand vous partez en vadrouille…

25 octobre 2010

Le lac de l’alouette

Alouette Lake, situé à environ 1 heure et demi de Vancouver, était à l’origine nommé “Lillooet Lake” jusqu’à ce que les gens s’aperçoivent qu’il y avait déjà un lac de ce nom plus au nord. Pas très malin. Afin de garder une sonorité similaire, le lac a été renommé (et francisé) “Alouette Lake” en 1914.

IMG_6734

Le lac est semi-artificiel – il a énormément grossi depuis l’installation d’un barrage à la fin des années 1920 – et fait maintenant presque 10km de long. La Alouette River Management Society s’assure depuis 1993 que les intérêts de BC Hydro (qui possède le barrage) ne piétinent pas trop les plate-bandes des animaux indigènes.

Bref, tout ça c’est bien beau, mais pour les jeunes cadres modernes et urbains que nous sommes, Alouette Lake c’est surtout le coeur du parc provincial Golden Ears, internationalement (in)connu comme le lieu de tournage du premier “Rambo”, et localement plus connu comme destination estivale de week-end. On y trouve principalement des familles (pour le sacro-saint barbecue et la détente au bord de l’eau), et des groups d’adolescents (pour faire les crétins dans l’eau, fumer des joints, et s’adonner aux joies des relations sexuelles non protégées debout contre des cèdres roux tri-centenaires).

IMG_6768

L’endroit où on a été se trouve au milieu de la rive ouest du lac. Une fois garé au parking, vous descendez pendant une dizaine de minutes le long d’un sentier qui mène à la plage en longeant une rivière où vous trouverez les adolescents sus-mentionnés. Contrairement à d’autres endroits autour du lac, cette plage de sable et galets n’a pour seuls aménagements qu’une paire de toilettes turques, ce qui fait qu’il y a sans doute beaucoup moins de monde qu’ailleurs.

IMG_6787

Autour du lac, les montagnes sont magnifiques, s’élevant très haut sur ce qui semble être une distance extrêmement courte. Comme souvent, à Vancouver et dans ses environs, on peut être en short/t-shirt au bord de l’eau et pourtant voir de la neige sur les sommets avoisinnants.

IMG_6742.jpg

Bref, à part l’invention du “bagel burger” (oui, on était à court de buns), pas grand chose de notable: surtout de la glande en écoutant le clapotis de l’eau et la guitare de votre humble serviteur.

Quand je vous disais que j’étais occupé cet été…

IMG_6740

20 octobre 2010

Vous avez des raisins?

Il y a plusieurs trucs anodins qui surprennent certains Français quand on en fait mention dans la conversation, et pour lequels je ne m’étais jamais posé de questions. Par exemple, si je dis “j’ai été à Ikea dans ma Toyota”, je fais parfois face à l’étonnement d’apprendre que, oui, il y a des magasins Ikea au Canada (et pratiquement partout ailleurs dans le monde, en fait) et que, oui aussi, on y trouve des voitures japonaises et pas que des américaines (et heureusement, vu la qualité des voitures américaines…). Mais rien n’étonne un Français plus que d’apprendre que les Canadiens produisent leur propre vin – et c’est généralement suivi par une question lourde de sous-entendus: “mais, euh, c’est bon?”.

IMG_3595

Pourtant, un peu comme pour les crêpes au sucre, on peut penser que si vous avez des raisins, et si vous avez une cave, vous pouvez faire du vin, non? Mais il faut dire que la binouze, avec le fromage qui pue, c’est le truc français par excellence, et vu comment on est bien chauvins, on aura tendance à ignorer ou dénigrer la production étrangère. Sans compter que les lobbys des producteurs de vin sont bien efficaces… et de toutes façons acheter une bouteille australienne ou américaine quand on peut acheter une bouteille locale, ça n’a pas beaucoup d’intérêt. Bref, on ne peut pas trop blâmer le Français moyen d’ignorer l’existence de production viticole à l’exterieur de l’hexagone, mais je trouve ça rigolo quand même.

IMG_3592.jpg

Les deux régions productrices de vin les plus connues dans ce coin d’amérique du nord sont la vallée de Napa en Californie, avec plus de 300 vignobles, et la vallée de Okanagan, à 5 heures de route environ de Vancouver, qui héberge plus de 200 vignobles. Dans les deux cas, on y trouve des vignobles de toutes tailles, allant de la petite boutique familiale à la grande entreprise, mais la vallée de Napa fait sortir un nombre de bouteilles bien supérieur, participant grandement au Etats-Unis détenant le titre de 4ème producteur de vin derrière la France, l’Italie et l’Espagne. Le Canada, lui, est bien loin dans le classement (quelque part entre la 20ème et la 30ème place selon l’année et les critères considérés). Même ici, la part de marché de vin local (principalement originaire de Colombie Britannique et d’Ontario) est légèrement minoritaire, les gens préférant acheter du vin issu de terroirs étrangers plus prestigieux.

IMG_3590

Les variétés de vin local vont du Pinot Noir au Chardonnay en passant par le Gewürztraminer et autres variétés communes, mais les producteurs prendront bien le temps de vous expliquer les différences de goût auquelles vous pouvez vous attendre par rapport au vin français étant données les différences de météo, de terrain, de fûts, ou simplement de procédés.

Pour un Français en visite dans la région, outre goûter aux vins familiers et se plaindre qu’ils ne sont pas aussi bons que chez nous, il sera typique de goûter au “ice wine” (“vin de glace”). On peut aussi en trouver en Allemagne apparemment, mais vous avouerez que ça sonne quand même bien Canadien. Comme son nom l’indique, il s’agit de vin fait à partir de vignes ayant gelé (il est donc généralement cueuilli et mis en bouteille bien plus tard que les autres vins). Le résultat est un vin sucré généralement servi en accompagnement du dessert.

IMG_3546

La vallée de Okanagan se trouve sur les rives du lac Okanagan, et d’une dizaine d’autres lacs plus petits. M’enfin quand je dis “petits”, c’est à l’échelle canadienne, hein. Le lac Okanagan fait par exemple 135km de long, soit le double du lac Léman.

Le lac est d’ailleurs soit-disant la demeure d’un monstre marin, Ogopogo, un serpent de mer de 15 mètres de long, probablement “vu” originellement par des indiens bourrés au whisky écossais bon marché. Désolé, j’ai pas de photos à vous montrer, j’étais non seulement sobre, mais mon appareil photo aussi.

IMG_3557

Outre la production de vin, la vallée de Okanagan est aussi grande productrice de fruits, notamment les pêches et nectarines, et une destination estivale très prisée des Vancouvérois. La route pour s’y rendre est très jolie (on passe tour à tour à travers la campagne, le désert, les montagnes et les immenses forêts), et on y trouve moultes petits chalets et B&Bs à louer pour le week-end afin de s’adonner aux joies des sports nautiques, du golf, de la randonnée, et bien évidemment de la tournée des caves. Région touristique oblige, il faudra faire attention aux prix parfois abusifs pour une visite ou une attraction qui s’avère décevante. Et moi, pour un truc à deux balles, je veux pas payer plus que deux balles.

DSCF0169

Après tout ça, vous allez me dire “mais alors, sérieux, il est bon leur vin?”. Eh ben ça, j’en ai franchement aucune idée parce que, voyez-vous, j’aime pas le vin (mais je vous invite à discuter des mérites et défauts du vin canadien dans les commentaires). Je trouve ça dégueulasse, ça a un goût de moisissure (ce qui est assez logique vu le procédé). Vous pouvez imaginer que ça traumatise les Américains, ça, un Français qui n’aime pas le vin. Et en plus je fume pas et j’aime pas le foot… Mais je leur réponds que je me suis fait foutre dehors, ça les rassure.

IMG_3527

3 août 2010

La plage désastreuse

L’été, quand il fait trop chaud, le plus facile pour se rafraichir c’est d’aller se foutre à poil sur la plage. Si, si, je vous assure, c’est le plus facile.

A Vancouver, Wreck Beach, située à l’extrémité ouest de la ville juste derrière l’Université de Colombie Britannique, vous offre une vue imprenable sur l’Océan Pacifique, les montagnes alentours, et les fesses de vos voisins. C’est une des plus grosses plages nudistes d’Amérique du Nord, mais c’est aussi surtout une plage où les hippies sur le retour et les jeunes homosexuels aiment se libérer des contraintes de la société urbaine moderne. Comprendre: vous verrez plus de bites flétries que de poitrines gonflées par le désir de vivre.

Pour y accéder vous devrez descendre le long de l’un des divers sentiers qui descendent la falaise du campus de UBC jusqu’au bord de mer. Et par “sentier”, je veux plutôt dire “escalier”.

IMG_9518

Après un bon nombre de marches, on arrive à la plage. L’escalier n’est pas énorme (j’veux dire, c’est pas le Grouse Grind, non plus), mais il est quand même assez long pour se dire que ça va être dur de se retaper tout ça après la sieste.

IMG_9519

La plage est litéralement au pied de la falaise. C’est mignonnet.

IMG_9524

Je vous ai épargné les photos de gens prises de près, mais je vous confirme, ils sont tous à poil. Le plus étrange c’est qu’on en a vu certains qui sont certes à poil, mais qui gardent quand même leur sens pratique: des chaussures pour pas se faire mal aux pieds, un chapeau et un court t-shirt pour pas crâmer au soleil, etc… bref, des gens habillés normalement, à l’exception du slip. Dans un autre registre, mention spéciale au petit vieux à poil tout frippé qui vend des boissons fraiches.

IMG_9525

Comme vous pouvez le voir, la plage s’enfonce très lentement dans la mer, ce qui la rend très propice au skimboard.

IMG_9527

Sur la plage, vous pourrez aussi acheter diverses bricoles auprès des quelques hippies honteusement capitalistes qui y sont installés.

IMG_9520

Ah oui, petit avertissement: quand vous faites face à la mer, vous pouvez aller vous balader soit à gauche, soit à droite (il y a de nombreux chemins de balade à travers la foret de UBC). N’ALLEZ PAS A GAUCHE.

Sûr, à gauche, c’est joli, y’a des petites plages privées et autres coins romantiques avec vue sur la mer… mais bon, moi j’dis ça, j’dis rien, y’a des chances de tomber sur des scènes inavouables. L’étiquette de la plage a beau officiellement condamner ce genre de trucs (point numéro 4), on ne peut de toute évidence pas mettre l’amour en cage… enfin, sauf s’il est en string à l’intérieur de la cage et qu’il y a de la techno à fond la caisse, mais ça c’est une autre histoire.

11 avril 2010

Prout

Prout

(c’est le mont Saint-Helens, dans l’état de Washington, à quelques heures de route de Vancouver… avant 1980, il était triangulaire…)

28 février 2010

Trucs olympiques: des concerts d’où que t’as pas à aligner des thunes

Alors que le Canada mène en nombre de médailles d’or, ce qui ne manquera pas de revigorer les locaux dans leurs déballages patriotiques, j’aimerais vous parler du truc qui a peut-être convaincu les gens peu passionnés par le sport que finalement, héberger les J.O. c’est pas si mal… je veux bien sur parler des concerts gratuits d’où que vous avez pas à aligner des thunes!

Concert sur GE Plaza

En fait, une vancouvéroise qui avait voté « non » au réferendum olympique de février 2003 (où le « oui » l’avait emporté à 64% pour 50% de participation) nous avait ensuite avoué que c’était pas si mal, en fait, les jeux.

LiveCity Yaletown

Pour les concerts, il y avait diverses scènes autour de Vancouver et à Richmond — le « LiveCity Vancouver » (« Ville Vivante Vancouver« , ci-dessus), mais aussi d’autres scènes comme la GE Plaza (celle où y’a la patinoire, et en première photo), ou la Place de la Francophonie qui, comme son nom l’indique, fait figurer des artistes francophones. D’ailleurs, cette place était bien déserte la plupart des soirs, preuve encore que la communauté francophone à Vancouver est bien petite.

Plastic "Gros Naze" Bertrand

Le plus pitoyable des soirs était sans doute celui de Plastic « Gros Naze » Bertrand (ci-dessus), présenté comme un « chanteur légendaire de la pop française des années 80 qui sait faire bouger et animer une foule comme pas un!« . Soit disant, « avec sa voix unique et un son qui dégage, il vous fera planer dans son univers fantasmagorique rempli de surprises et de folies« . Genre. Style. En fait, non, il s’est contenté de faire DJ pendant 1 ou 2 heures (enfin j’en sais rien je suis parti au bout de 15 minutes)… et encore, DJ c’est un grand mot. Il sait même pas mixer (y’avait des blancs entre la plupart des chansons et il déclenchait des supers effets sonores genre reverb ou flanger à des endroits totalement inappropriés), et la cinquantaine de personnes qui avaient fait le déplacement étaient immobiles et muettes de stupeur. Un grand moment de solitude (merci Sylvain!).

Eric Lapointe à la guitare électrique

D’autres artistes un peu plus péchus ont vaguement réussi à remplir la place (avec genre 1 mètre d’espace entre chaque personne), mais on sent que la francophonie ne déplace pas les foules quand on est de l’autre côté du globe. Eric Lapointe, le Johnny Halliday québecois, ci-dessus, a du mal à combler les trous (« en venant ici, on savait pas trop à quoi s’attendre, mais finalement c’est pas si pire » nous avoue-t-il après quelques chansons)… pas trop étonnant non plus puisqu’il est relativement inconnu en dehors du Québec. D’autres artistes un peu plus (inter)nationaux comme les Cowboy Fringuants ou Garou (qui avait chanté pendant la cérémonie d’ouverture) font un peu plus de chiffre mais on est loin des divers groupes qui remplissent les sites LiveCity à bloc, laissant des foules entières et frustrées à l’entrée, condamnées à écouter les basses lointaines émanant de la scène.

LiveCity Yaletown, feux d'artifice

LiveCity Yaletown avait même un feu d’artifice doublé d’une projection d’images olympiques du jour sur un écran d’eau à la fin des concerts. La GE Plaza avait aussi des feux d’artifice, ainsi que des gens déguisés en sportifs qui descendent le long de la tyrolienne de Robson Square.

Surfeur volant

Des divers artistes canadiens que j’ai pu voir, j’ai surtout appris une chose: l’existence de la country canadienne. Eh ouais. Tenez, ça me parait assez évident:

Corb Lund at LiveCity Yaletown

Là où le chanteur de country américaine vous parle de son ranch, de sa femme (morte ou divorcée), de son chien et de la guerre civile, le chanteur de country canadienne vous parle de son camion (coincé dans la boue), de sa prairie (et des méchants qui veulent aller y creuser des puits de pétrole), de ses bottes (toutes sales), et du fait que le meilleur truc au monde c’est de boire de l’alcool (de préférence du whisky). Tout un programme… Tenez, j’ai même une blague country pour vous, racontée par le chanteur de Corb Lund (ça faisait longtemps que je vous avais pas raconté une blague canadienne):

Dans un bar du Texas, deux cow-boys boivent un verre au bar. Ils discutent comme d’habitude, et le bar est plus ou moins désert… quand deux personnes entrent, et vont s’asseoir à une table dans un coin…

  • « Hey, Jimmy, ces deux gars ont pas l’air d’être du coin… tu crois qu’ils viennent d’où? »
  • « Ch’sais pas… mais pour sûr ils sont pas du coin » répond Jimmy. « Attends là, je vais aller leur demander ».

Jimmy se lève, s’approche de la table, fait un signe de salutation avec son chapeau, et demande:

  • « Dites-moi, les gars, vous avez pas l’air d’être du coin… vous venez d’où au juste? »
  • « Saskatoon, Saskatchewan », lui répond l’un des deux personnages.

Jimmy fait un signe de tête, puis demi-tour, et retourne au bar.

  • « Alors, ils viennent d’où? » lui demande son pote.
  • « Aucune idée… ils parlent même pas anglais ».

Rire. Humour. Hilarité… Et si vous ne comprenez pas la blague, je vous recommande de réviser votre géographie canadienne.

Allez hop, je vous laisse avec plein de photos.

Concert au LiveCity Yaletown

IMG_4853

LiveCity Yaletown, feux d'artifice (suite)

Concert au GE Plaza

Eric Lapointe, Québecois

14 septembre 2009

Eau ambrée

Vu sur une plage de Tofino, mais probablement existant ailleurs: de l’eau ambrée.

Eau ambrée (2)

Il semble que l’eau de pluie ruisselle à travers la foret et prend sa couleur des cèdres roux typiques de la région. L’eau arrive donc sur la plage toute teintée et stagne dans des creux du sable.

Le ruissellement, le vent et le soleil créent de jolies caustiques.

Eau ambrée

11 février 2009

Vancouver en 3D

Si, comme moi, ça fait un moment que vous n’avez pas lancé Google Earth, je vous invite à retourner y faire un tour. Vancouver vient en effet d’être peuplée avec tout un tas d’immeubles en 3D. Si vous habitez ici, ça vous permettra de perdre 15 minutes de votre temps à regarder les divers bâtiments de votre quotidien. Sinon, ça vous permettra de, euh, perdre 15 minutes a regarder divers bâtiments que vous ne connaissez pas du tout.

GoogleEarthVancouver

Merci Alexandre!