25 août 2007

La plus connue des inconnues

Vancouver (et plus généralement la Colombie Britannique) fait partie des endroits les plus fréquement représentés à la télévision ou au cinéma, avec New York, Los-Angeles, San-Francisco, et Aubervilliers1. Si, si. C’est pas la peine de froncer les sourcils en essayant de vous rappeller, à part cet épisode de Thalassa vieux d’un an, quelle émission aurait pu faire figurer la magnifique métropole vancouverite… c’est comme ça.

Observez la photo suivante, qui m’a été gentiment fournie par Jacques, le maintenant célèbre préparateur de confits de canard:

En regardant de près, on voit des gens qui protestent, agitant le slogan « Oui à la seringue« . Une voiture du SFPD (Département de Police de San-Francisco) est garée devant les barrières.

Vous pouvez vous douter, si je vous montre cette photo sur ce blog, qu’elle a été prise à Vancouver. Les lecteurs les plus cinévores rempliront les blancs en se rappellant d’une scène de X-Men 3, se passant soit-disant à San-Francisco, donc, et faisant figurer une manifestation en faveur de l’injection obligatoire qui priverait les mutants de leurs pouvoirs.

Outre illustrer l’un des thèmes scénaristiques les plus profonds de la trilogie qui remis les super-héros au goût du jour (au grand dam de certains de mes amis), vous pouvez vous rendre compte que le lieu où se déroule une histoire est souvent bien différent du lieu où elle est tournée.

Cette fois-ci, la photo pourrie prise avec mon téléphone portable montre une scène de série policière quelconque qui vous fera passer un magasin de centre-ville pour un tribunal de Washington (encore une fois, la voiture de police est utile pour situer l’action). Et on va tout gober sans se poser de questions.

En fait, l’industrie du cinéma est l’un des secteurs d’activité principaux de la Colombie Britannique. Entre l’accès rapide à tout un tas de paysages variés (plage, montagne, forêt, ville, campagne, etc.), la relative proximité (sur une échelle américaine!) avec Hollywood (3 heures d’avion), des avantages fiscaux très compétitifs, et de nombreuses écoles formant les métiers concernés, Vancouver a acquis le surnom de « Hollywood North« . Bon okay, généralement, ce genre de surnom à deux balles est totalement surfait et auto-attribué, un peu comme Berck Plage dans le Pas-De-Calais, probablement surnommée « Le Saint-Tropez du Nord » parce qu’il a fait soleil une fois et que Johnny Halliday, qui était tombé en panne sur l’A16, a dû y passer la nuit du 18 au 19 septembre 1987… mais là, non, on peut quand même placer un bon nombre de titres connus dans la région. Et fait, Vancouver est le 3ème centre d’activité cinématographique d’amérique du nord derrière Los Angeles et New York.

X-Files, et sa petite soeur Millenium, sont sans doute les premières séries TV à avoir donné à Vancouver un peu de renommée internationale. Pourtant, entre MacGyver, 21 Jump Street2 et les épisodes américains de Highlander3, il y avait déjà de quoi faire de la publicité avant. Pour ce qui est des séries plus récentes, on trouve, sans ordre particulier, et parmi beaucoup d’autres, Les 4400, Taken (Disparition en VF), Stargate (mince, MacGyver encore!) et compagnie, Smallville, Battlestar Galactica (euh non, la nouvelle série4), Jeremiah (oui, Luke Perry trouve toujours du travail on dirait) Dead Like Me (mouarf), The L Word, ou encore les Masters of Horror. On peut même retrouver des vieilles séries plus ou moins ringuardes comme Sentinel, Sliders, Dark Angel, Dead Zone ou Poltergeist (alors celui là il est tellement moisi que personne s’est pris la peine de mettre le générique sur YouTube, tiens). Et pour ce qui est des inédits, les premiers épisodes de Aliens in America (qui surfe apparemment sur le succès de La Petite Mosquée dans la Prairie) ou de Bionic Woman (ah non merde, encore la nouvelle série… on arrête pas le progrès) sont en tournage ici.

Pour ce qui est du grand écran, on peut citer, non sans honte, la série des Police Academy au palmarès local. On se tournera ensuite rapidement vers tout un tas d’autres productions hollywoodiennes pas forcément toutes glorieuses, mais bon, rappellez-vous que comparé à Police Academy 5, même, euh, disons, Police Academy 2 fait office de chef d’oeuvre. Citons donc Les Quatres Fantastiques, X-Men, L’Effet Papillon, Shooter, Insomnia, Destination Finale, Underworld, Scary Movie, I Robot, et même (ose-je?) Elektra, Catwoman (vive la France), Aliens vs. Predator, et, non des moindres, Freddy contre Jason (bon, je sais, les liens ça devient n’importe quoi mais faut bien vous tenir occupés, aussi). Bref, que du bon. Ces temps-ci, on a droit, entre autres, à 2 adaptations de films asiatiques (The Eye et A Tale of Two Sisters), et à l’adaptation par Zack « 300 » Snyder de Watchmen, un des chef d’oeuvre de la BD anglo-saxone (j’ai peur). Sans compter les équipes qui ne font que passer brièvement pour tourner quelques scènes, ce qui nous permet d’avoir, par exemple, Penelope Cruz de passage dans notre quartier pour du shopping et quelques restos.

Enfin en tous cas, moi, j’attends toujours de croiser Jessica Alba ou Kristin Kreuk chez mon fromager… mais me connaissant, si je voyais quelqu’un de connu dans la rue, je me dirais juste « tiens, c’est bizarre, il me rappelle quelqu’un lui » ou, au mieux, « wouah, c’est rigolo, il ressemble vachement à Tom Cruise, lui, là-bas… enfin… en plus petit« .

Pour ceux qui veulent se tenir au courant, le site de la British Columbia Film Commission tient mensuellement à jour (c’est rigolo, ça, « mensuellement à jour« ) une liste des productions en cours dans la province.

Et pour finir, en exclusivité, voici la technique secrète pour se déplacer en centre-ville quand y’a des bouchons!

Ah non, merde, c’est une autre photo du tournage des X-Men. N’importe quoi.

1 Ben oui, c’est que 14 saisons de Julie Lescaut, ça fait remonter les statistiques, hein.

2 Habitants de Vancouver, faites particulièrement attention au bus au début du générique!

3 Aaaah, Queen, on s’en lasse pas tiens. Si si, Jérôme, je t’assure, on s’en lasse pas.

4 Mais moi j’adore la musique de la série originale (moins que celle de Cosmos 1999, mais pas mal quand même). Et puis les Cylons qui sont super propres et bien briqués, ça m’a toujours intrigué… est-ce qu’ils se frottent entre eux tous les soirs, dans les quartiers du vaisseau amiral?

1 août 2007

Le jeu des différences pas importantes: vocabulaire et mentalité

Il existe 2 termes anglais qui n’ont pas, à ma connaissance, d’équivalence en français: jaywalking et littering. Leur absence dans la langue de Racine1 est pour moi assez révélatrice de la mentalité française.

To Jaywalk, c’est le verbe décrivant l’action de traverser en dehors des passages piétons, ou lorsque le feu est rouge. Là où en France la plupart des gens (moi y compris) se contenteront de regarder distraitement à droite (peut-être à gauche s’ils sont particulièrement prudents ce jour là) pour traverser une rue, indépendemment de la présence de peinture blanche au sol ou de la couleur courante du petit bonhomme (dans les cas où il y en a un à proximité), à Vancouver, on respecte scrupuleusement le code de la route. Notez le « scrupuleusement« . On peut même remplacer « scrupuleusement » par « extrêmement stupidement« , si vous voulez vraiment savoir. Donc oui, ça veut dire que si vous êtes sur une rue déserte, avec 3km de chaque côté sans une voiture en vue, 90% des gens attendront quand même que le petit bonhomme passe au vert (enfin au blanc, ici). Et dans les 90%, vous pouvez compter Laure, ma chère compagne, qui a le don de me forcer à respecter les lois. Apparemment, c’est nettement moins extrême dans le reste du Canada, mais on notera quand même que le canadien moyen est un peu moins téméraire que le français moyen sur le sujet.

To litter, c’est le verbe décrivant l’action de laisser ses détritus par terre. Ainsi, lorsqu’un français quitte la plage et laisse des canettes de bière, des emballages plastiques et des crottes de chien sur le sable, on ne sait pas trop comment décrire ça à part en disant, assez généralement, qu’il salit la plage. Quand un canadien fait pareil, par contre, hop, il litter. On ne peut nier que cette avancée linguistique fulgurante est remarquablement pratique. Mais sinon, oui, les rues, les parcs et les plages de Vancouver sont pratiquement immaculées, que ce soit par leur absence de détritus, ou par leur absence de déjections canines.

Que peut-on donc conclure de tout ceci? Eh bien outre le fait que les français sont des barbares qui traversent n’importe où et n’importe quand tout en balançant leurs saloperies par terre, on peut en conclure que les passages piétons en France sont finalement assez propres. C’est pas fabuleux ça, hein? Vive la France!

1 Bah oui, merde, y’a pas que Molière qui parle français, bordel de chiotte.

16 juillet 2007

Le jeu des différences pas importantes: comment se la péter sur les plaques d’immatriculation

Les plaques d’immatriculation canadiennes font toutes figurer un petit slogan provincial, écrit au dessus ou en dessous du numéro d’immatriculation de la voiture. Et parce qu’ici, on sait se la péter1, on a droit à « Beautiful British Columbia » (« Magnifique British Columbia« ). Mais c’est encore rien face au deuxième slogan du coin, visible sur le site du gouvernement provincial: « The Best Place On Earth » (« Le Meilleur Endroit Au Monde« ). Si vous êtes pas convaincus, vous pouvez toujours prendre une petite cigarette qui faire rigoler, ça vous permettra de mieux vous rendre compte2.

Un détail intéressant est la plaque québecoise. Au moment où la grande majorité des provinces commençait à ajouter un slogan à leurs plaques (au début des années 60), le québec optait pour « La Belle Province » (eux aussi ils savent se la péter). Mais ils changent d’avis en 78, suite à l’arrivée au pouvoir du Parti Québécois3 (favorable à la souveraineté du Québec, et donc une manière nettement plus sérieuse de se la péter). Depuis, le slogan officiel est l’énigmatique « Je me souviens« . Enigmatique, donc, car personne ne, euh, se souvient réellement de ce dont il faut se souvenir. Mince alors.

Du coup, tout le monde y va de sa petite interprétation, allant des gentilles (« Je me souviens de mon héritage français« ), aux un peu plus méchantes (« Je me souviens de ce que les anglais ont fait aux français ici« ), voire aux carrément pas contentes du tout (« Je me souviens de ce que nous ont fait les français« 4). En pratique, il est probable que le gars qui a écrit le slogan à l’origine l’ait simplement repris de l’une de ces plus célèbres citations: « Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose« , qui se réfère, respectivement, aux emblêmes français et anglais de l’époque. Nettement moins rigolo, mais ô combien plus consensuel5.

Mais bon, nous on s’en fout de tout ça. Après tout, c’est loin, et on est trop occupés à faire des saloperies d’activités physiques dehors… parce que c’est joli, quand même, la Colombie Britannique… Si si, même que c’est marqué sur les plaques d’immatriculation, donc c’est sûrement vrai…

1 Mais de manière cool, hein, parce que c’est la côte ouest, quand même.

2 Comme le disait un collègue, dans « Colombie Britannique« , y’a « Colombie« , c’est pas pour rien.

3 Oui, le « P.Q.« . Difficile de lire un article politique sans ricaner bêtement.

4 Dans la série « ça n’arrange pas l’image anglo-saxonne des français qui laissent tomber tout le monde à chaque guerre« , je vous présente la Bataille des Plaines d’Abraham, où l’armée française, après une escarmouche contre l’armée anglaise, s’est bravement retirée, laissant le Québec (et tous les français y vivant) tomber sous le contrôle anglais. Bon, okay, ça c’est la version méchante. Dans la version gentille, on passe juste pour des demeurés qui, malgré une meilleure position stratégique et plus de soldats, arrivent quand même à perdre. Ah non, merde, c’est méchant aussi ça. Euh, on va juste dire que les conditions pour une victoire n’étaient pas favorables.

5 Enfin on pourrait toujours objecter qu’il y avait de la croissance également du temps où on contrôlait la région, non mais.

6 avril 2007

Vancouver, la ville d’où qu’il fait vachement bon vivre sa vie peinard

Tous les ans, Mercer Human Resources conduit une étude sur la qualité de vie dans toutes les grandes villes du monde. Vancouver est régulièrement dans le top 5, et cette année ne fait pas exception à la règle puisqu’elle finit 3ème, partageant le podium avec Zurich, Genève, et Vienne (avec qui elle est ex-aequo).

L’étude porte sur tout un tas de considérations: taux de criminalité, stabilité politique, environnement économique et socio-culturel, libertés individuelles, pollution, statistiques sur la santé, la propreté et l’hygiène, niveau des écoles et universités, services publics, divertissements, activités sportives, coût de la vie, traffic routier, logement, climat, etc.

Evidemment, ce ne sont là que des facteurs assez « impersonnels », et on ne peut pas quantifier l’ambiance et l’athmosphère d’une ville. Ainsi, une ville avec plein de clubs de country, des concours de bingo chaque semaine, des musées sur l’histoire de la saucisse, et un jumelage avec Charleville-Mézières, mais où il n’y a jamais d’embouteillage, d’infarctus, ou d’inflation des prix du logement, va sûrement avoir un score démentiel. Il est possible, donc, que vous vous fassiez grave chier à Vancouver, mais le principal c’est que vous vous y ferez chier longtemps, en bonne santé, et pour pas cher! Ouaiiiis, super hein?

Pour ceux qui ont la flemme d’aller voir les résultats, on peut constater que la Suisse et l’Allemagne sont très bien positionnées, avec chacun 3 villes dans le top 10. Les 4 villes principales du Canada (Toronto, Montréal, Vancouver, et Ottawa) sont dans le top 30. La première ville Américaine apparait en 27ème position (Honolulu, suivie immédiatement par San Francisco). Paris déboule en 33ème position (merde, j’ai l’impression d’être Marc Toesca sur Canal+), suivie par Lyon pas loin derrière. Nos amis Tokyoïtes sont au 35ème rang, Harry Potter le Londonien est au 39ème, et mon pote Bill Gates habite dans une ville qu’on retrouve au 49ème rang. Ah oui, et bizarrement, c’est Baghdad qui est dernière du classement. Bon, voilà, si vous voulez plus de détails, allez sur le site de Mercer.

Notez également qu’une autre étude est publiée en même temps, cette fois-ci sur le coût de la vie (disponible au même endroit). Moscou, Séoul et Tokyo sont apparemment les villes les plus chères du monde. Londres, fidèle à sa réputation, est 5ème, et Paris est 15ème. Toronto est la première ville Canadienne à apparaître, en 47ème position.

Allez hop, moi je retourne profiter de ma qualité de vie fabuleuse en glandant sur le canapé en pyjama.

23 février 2007

Kung Hei Fat Choi

Et voui, c’est l’année du cochon qui commence, et d’après tout un tas de gens cette année devrait apporter paix, bonheur et surtout plein plein d’argent. Personellement, ça me va, je suis pas contre. D’ailleurs, c’est peut-être le moment de vous renseigner sur votre signe zodiacal Chinois (moi je suis Serpent de Feu, c’est pas la classe ça?).

Comme je le mentionnais dans un billet précédent, la présence Asiatique à Vancouver est très marquée, ce qui se traduit par la deuxième plus grosse Chinatown d’Amérique du Nord (derrière celle de San Francisco). Difficile donc de rater le défilé du nouvel an Chinois, en tous cas pas pendant qu’on est encore nouveaux dans le coin, et le torse gonflé de véléités touristiques de base.

Après un petit brunch avec des amis dans Gastown (un des quartiers très sympathiques de Vancouver, et dont on reparlera plus tard), direction l’arche d’entrée de Chinatown, où déjà plein de monde regardent le début du défilé.

Arche de ChinatownArche de Chinatown Hosted on Zooomr

Nous, on va se mettre vers la fin, pas loin de la tribune officielle où, entre autres, siège Sam Sullivan, le maire de Vancouver

IMG_4453Sam Sullivan Hosted on Zooomr

Enfin remarquez, il siège tout le temps puisque, comme vous pouvez le constater, il est l’un des rares politiciens paraplégiques (en fait, il est même partiellement tetraplégique, étant immobilisé jusqu’au cou, mais ayant le contrôle de ses mains). On reparlera de lui quand on abordera le sujet des aménagements pour handicapés, qui sont considérables à Vancouver.

Mais revenons au défilé. Qui est, euh… ben en fait, c’est un défilé, quoi. Avec des gens qui défilent. Pendant longtemps.

IMG_4456Franc-maçons Chinois Hosted on Zooomr

Conversation authentique entre deux spectateurs:

  • C’est qui les franc-maçons?
  • Oh, c’est une sorte de société secrète pour riches.
  • Mmmh, euh, ils doivent pas être si secrets que ça s’ils défilent en public…
  • Euuuh… ouais…
GnnnnhGnnnnh Hosted on Zooomr

Le club des gens qui essaient de faire caca tout habillés.

C'est longC’est long Hosted on Zooomr

Eh ouais, défiler pendant une heure, c’est chiant, à la longue.

Bon ben voilà, quoi. Si vous voulez des photos un peu plus classiques, avec moultes lions danseurs, dragons colorés, et même un boulier géant, vous trouverez votre bonheur dans la gallerie dédiée au défilé. Il y a aussi d’autres photos chez Angelique et JB.

Allez hop, et bonne année Charles!

26 janvier 2007

Home Sweet Home (partie 3)

Après quelques détours vers d’autres sujets, revenons à notre appartement… ou plus précisément à notre immeuble. Car à Vancouver, bien des immeubles ne sont pas simplement une grosse caisse en béton dans laquelle on range des habitations de taille variable.

Ainsi, voici ce qu’on peut trouver au 3ème étage de “The Max”, le doux nom de notre résidence.

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La salle de fitness, avec plein de trucs bizarres qui font mal à des endoits insoupçonnés au bout de quelques minutes d’utilisation. Heureusement, pour s’occuper l’esprit pendant qu’on court, rien de mieux que la bonne vieille technique qui consiste à prendre un lecteur vidéo portable avec soi (à moins qu’on veuille regarder les infos ou le sport sur les TVs accrochées au mur). En fonction du temps de course visé, on peut regarder un épisode d’animé Japonais1 (20 minutes), de série à format court2 (30 minutes), de série normale3 (50 minutes) ou (mais faut vraiment en vouloir), de série longue4. Les films, ça sera pour plus tard.

IMG_4339IMG_4339 Hosted on Zooomr

La piscine, avec également (non visibles sur la photo), un jacuzzi et un sauna.

En plus de ces installations on a à notre disposition diverses autres salles, comme une salle multimédia pour regarder des DVDs avec plein d’amis (mais les amis ne sont pas fournis avec), une salle de récéption pour faire des grosses fêtes (cuisine, barbecue, terrasse et installation sonore), et d’autres trucs moins intéressants comme une salle de yoga.

Ce genre d’accomodation n’est pas exceptionnel. Bien des immeubles à Vancouver ont des services similaires. J’ai même visité une résidence qui offrait un court de Squash.

En fait, les habitants de Vancouver sont très portés sur le sport, et plus généralement la santé. Les salles de fitness sont ainsi disponibles bien souvent à domicile, mais aussi au travail puisque beaucoup d’immeubles d’affaires sont équipés de mainère similaire. Les pistes de ski, de VTT, de randonnée ou d’escalade sont accessibles à 20 ou 30 minutes du centre-ville, et le Stanley Park, en plein coeur de la ville, offre aux cyclistes et aux joggers un énorme paradis à quelques minutes de chez eux. Même au niveau alimentaire, les fast-foods “bio” sont très courants, avec moultes salades, fruits et autres bidules frais qui sont bons pour le ventre et le caca. Mais on reviendra sur tous ces sujets plus tard, photos à l’appui5.

L’une des conséquences de cet aspect de la vie ici est que les personnes obèses sont rares. Le cliché traditionnel de l’Amérique chez les Français6, et on l’a entendu plusieurs fois avant de partir, c’est qu’on sera entouré de gros qui bouffent des hamburgers vautrés comme des otaries bourrées sur le premier canapé venu. Eh bien surprise, j’ai pu compter les jours avant de croiser mon premier obèse.

Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est que les filles sont athlétiques et jolies à regarder. Ca me fait beaucoup penser à Amsterdam où, dans mes souvenirs, la pratique du vélo semblait donner de belles jambes aux autochtones… Vivement l’été, qu’on puisse… euh, qu’on puisse se baigner sur la plage, Laure. Ouais, qu’on puisse se baigner. He he.

1 Peu pratique, notamment à cause des sous-titres, difficiles à lire quand on court.

2 Pas assez long si on veut vraiment transpirer un minimum, mais on peut par exemple se faire 2 épisodes de “My name is Earl” à la suite, ça marche aussi.

3 Pratique quand on veut regarder des séries “interdites à la maison pour cause de copine incompatible”, comme “Nip/Tuck” ou “The 4400”.

4 Plus rare, comme “Taken”.

5 Des photos du Stanley Park et des restaurants, hein. Pas du caca. Enfin à moins que vous le demandiez expressément.

6 Oui, parce que le Français moyen, il ne distingue pas des masses le Canada des Etats-Unis quand il s’agit des clichés. Ni le Québec du reste du Canada d’ailleurs.

23 janvier 2007

Qu’une chose soit claire…

…de manière générale, l’architecture de Vancouver accomplit la prouesse d’être quasi-inexistante et moche.

Downtown VancouverDowntown Vancouver Hosted on Zooomr

C’est assez commun pour les villes du « Nouveau Monde » (comme dirait Charles1), où seuls quelques buildings sont architecurellement dignes d’intérêt, mais c’est d’autant plus flagrant pour Vancouver qui n’a même pas 200 ans derrière elle. Heureusement, l’intérieur est le plus important2, et on est très contents sur ce plan là3.

Et puis la vue des montagnes et de la mer compense largement!

1 Vous risquez d’entendre parler de Charles régulièrement ici. Sachez juste que c’est une sorte de chef spirituel incontournable, et que bien des ingénieurs dans le domaine de la simulation sont devenus des adeptes de sa bonne parole.

2 Sauf si on s’appelle Spider-Man, mais l’esthetisme n’a de toutes façons rien à voir avec l’adhérence.

3 C’est qu’on en avait marre des jolis immeubles Haussmaniens en pierre de taille qui cachent des installations electriques douteuses, des problèmes d’humidité récurrents, et une absence totale de réseaux ethernet muraux. Vive les immeubles moches et récents.

18 janvier 2007

Adieu les complexes

Pour ceux qui ne le savent pas, Vancouver est presque exclusivement anglophone. Disons qu’en théorie, c’est censé être bilingue avec le français, mais en pratique, c’est pas réellement le cas : les distributeurs ont beau pratiquer le double affichage sur leurs étiquettes (j’ai mis longtemps à me rappeler qu’en vrai français de la France, « broadband » se traduit « haut débit » et non « large bande » comme indiqué sur notre routeur tout neuf…), à l’arrivée au Canada, l’agent de l’immigration vous dit « Bonjour, Hello » mais continue l’entretien exclusivement en anglais même si vous avez répondu « Bonjour » … On parle donc anglais.

Au début, ça me faisait un peu peur : en effet, suite à un traumatisme subi pendant mon année d’échange à Montréal, je ne suis pas très confiante quant à la capacité qu’ont les anglophones à comprendre mon gros accent frenchy. Mais mes premiers échanges à Vancouver ont totalement dissipé ce complexe : ici, il y a plein de personnes qui ont des accents plus exotiques les uns que les autres, et même, oserai-je dire, plus exotique que le mien. Résultat : on dirait que tous les habitants ont développé une tolérance incroyable vis-à-vis des accents. Bref, j’arrive à avoir des échanges où les gens sur place comprennent tout de suite ce que je dis, sans me faire répéter trois fois pour finir par me demander d’épeler.

 Comme c’est agréable !
 

25 novembre 2006

Les bases (partie 4)

Pour cette dernière partie de présentation générale de Vancouver, je vais devoir briser un mythe coriace dans l’hexagone: non, il ne fait pas -40° partout au Canada pendant l’hiver. A Vancouver, il fait entre -5° et 10° pendant les derniers mois de l’année, avec quelques pointes aux alentours de -10°. Mais ça n’est certainement pas ici que vous expérimenterez le cliché Québecois des 1,50 mètres de neige qu’il faut déblayer devant chez soi1.

L’été, il fait bon, voire chaud, avec des températures moyennes aux alentours de 23°, et des pointes à presque 30°. Les courageux (et les gamins) se baignent dans la baie de Burrard, pendant que les autres les regardent depuis Sunset Beach, ou une quelconque autre plage municipale. Pas besoin d’organiser un “Vancouver Plage” par ici!

Voilà pour la présentation générale de Vancouver.

1 Ce qui de toutes façons, est totalement phantasmé à moins d’habiter dans la cambrousse. Les villes comme Montréal sont tellement bien préparées que, le matin venu, la neige a déjà été ratissée par les engins municipaux. C’était une de nos grandes déceptions pendant notre séjour Montréalais.

21 novembre 2006

Les bases (partie 3)

Malgré sa proximité avec les Etats-Unis, Vancouver est plus ou moins organisée comme une ville Européenne. Ainsi, si le centre-ville abrite un certain nombre d’infâmes sociétés capitalistes dans des grandes tours de métal et de verre, on y trouve surtout beaucoup de bars, de restaurants et de boutiques1. Le quartier reste très animé jusqu’aux dernières heures de la nuit.

Bizarrement, il y a également une sorte de deuxième centre-ville à Vancouver, principalement axé autour de Broadway et Main Street. On y trouve tout un tas d’autres restaurants, services et boutiques, notamment (yahouuu!) des magasins d’informatique spécialisée.

Enfin, Amérique oblige, il y a aussi d’énormes centres commerciaux situés en banlieue plus ou moins lointaine, dont certains sont, bonne nouvelle, accessibles en transports en commun.

1 Dans des, euh, petites tours de métal et de verre.