11 juin 2011

Nourriture de Japonaise

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Des fois, le français pour faire genre “restaurant chic”, ça marche moyen.

19 mai 2011

Steveston, BC

Depuis le temps que Véronique nous en parle, on s’est dit qu’on allait peut-être aller y faire un tour, à Steveston.

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Steveston, c’est un petit village de pêcheurs au sud de Richmond, elle-même au sud de Vancouver. Mais d’après les incontournables réfractaires habitants de longue date (oui, ça existe pas qu’en France ce genre d’animal), il s’agit surtout d’un village pour touristes qui veulent acheter du poisson et prendre des bateaux en photos. Ca tombe bien, j’avais faim et mon appareil photo aussi.

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En fait, comme la plupart des communautés autour de Vancouver, Steveston doit s’adapter aux récents changements socio-économiques (principalement l’arrivée de plus en plus d’immigrants et d’entreprises dans la province, ainsi que la montée de la valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain). Ces changements signifient, entre autres, une attention plus grande accordée au tourisme, ce qui, selon les réfractaires sus-cités, signifie une perte de l’ambiance “petit village de pêcheurs”. Mais bon, vu que j’ai jamais visité Steveston avant cette année, je saurais pas vous dire… le principal c’est que ça sent le poisson, qu’on entend les bateaux amarrés craquer, et qu’on voie les mouettes virevolter.

Et si c’est assez “typique” pour y tourner X-Files, ça doit bien être assez typique pour deux glandus français en balade.

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Le détail qui tue: le musée du saumon en boite. Si, si.

On a pas visité, mais apparemment le musée vous explique comment Steveston était, il y a quelques décennies, le premier producteur de saumon en boite en Colombie Britannique. Passionant. Maintenant, c’est un site historique fédéral.

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La présence de diverses ethnies asiatiques est très marquée à Richmond1, donc il ne faut pas vous étonner de rencontrer des pêcheurs japonais ou chinois sur le quai.

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Cette fois-ci on s’est contentés de se balader autour de la marina, donc voilà plein de photos de vieux bateaux sales (mais attendez qu’on aille faire un tour à Finn Slough pour des trucs encore plus vieux et sales).

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Et pour copier Véronique à fond, on a terminé la visite avec des crab-cake bennies (oeufs bénédictine sur gateaux de crabe) au Sockeye City Grill. Véronique, elle est super cool, elle nous évite de devoir réflechir où aller manger!

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1 Blague vancouvéroise: “pour aller en Chine depuis le centre-ville, ça met une trentaine de minutes et ça coute $2.50”.

2 mars 2011

Les pates carbo du caribou

On vous l’a déjà rabaché plusieurs fois mais l’un des sujets de conversation principaux entre un Français métropolitain et un Français expatrié est celui de la bouffe. Un l’instar d’un oncle inquiet pour votre santé, le Français métropolitain va vous demander, les mains tremblantes, si au Canada on peut trouver du fromage qui pue ou du vin qui pique ou du foie gras ou des croissants ou je sais quoi. Et la réponse sera invariablement: “oui, on en trouve, c’est juste que ça peut coûter parfois cher”.

Par contre, personne ne nous demande si on trouve du lait UHT. Parce que ça, y’en a pas. Et y’a d’autres trucs auxquels on ne pense pas du tout…

Tenez, par exemple, vous connaissez probablement tous la recette des “pâtes carbo” que Jean-Kevin nous détaille de manière brillante sur son site (ce qui lui vaut d’ailleurs un procès, puis des explications forcées). Pour résumer, vous mettez des pâtes à cuire 10 minutes, vous faites revenir des petits lardons Herta dans une poëlle, et vous rajoutez des oeufs et de la crème fraiche. Vous avez probablement tous fait ça dans votre chambre d’étudiant de 18m2 quand vous étiez jeune (par contre vous avez peut-être pas tous chopé des meufs comme Jean-Kevin, mais c’est pas grave).

Mais au Canada? Horreur, malheur! Impossible de suivre la recette! (comment font les étudiants pour choper des meufs? Mystère!)

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D’abord, on ne trouve pas de crème fraîche comme en France. On a plusieurs variantes d’un truc qui s’appelle “sour cream” (ou “crème sûre” en québecois) qui est plus légère que notre crème frâiche normale (14% de matières grasses? non mais franchement?). C’est de la crème fraiche légère, quoi. Le genre de truc que j’essaie d’éviter d’habitude parce que les trucs légers, c’est pas bon pour mon cholestérol. Ils ont aussi quelques rares trucs nommés “crème fraîche” avec un taux de matières grasses décent, mais la texture est toujours un peu différente… mais c’est pas grave, on s’y fait rapidement.

L’autre grand drame, c’est qu’il n’y a pas de petits lardons Herta. Y’a pas de petits lardons tout court, d’ailleurs. Les lardons, il faut se les faire à la main, avec sa planche à découper et tout.

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C’est pas plus mal, remarquez, puisque ça nous pousse à faire des pâtes carbo correctement, avec la pancetta et tout le bousin (ça, y’a aucun problème pour trouver de la pancetta à Vancouver, y’en a dans toutes les grandes surfaces au rayon boucherie). Par contre, entre les lardons Herta et la pancetta, y’a comme une légère différence de goût (genre les lardons Herta ils ont pas de goût, alors que la pancetta oui, vous voyez?). Du coup, ça peut faire un choc la première fois. Si vous êtes un peu sensible du palais, je recommande de mélanger la pancetta avec du canadian bacon, bien moins fort. Visuellement, vous verrez à peine la différence – tous les lardons se ressemblent plus ou moins – mais le plat final sera plus doux.

Et voilà comment on fait des pâtes carbo au Canada! Fascinant, non?

16 février 2011

Gastown c’est super trop top cool tendance

La scène de la restauration vancouveroise a vu pas mal de hauts et de bas depuis quelques années. La venue de grands chefs New-Yorkais, la crise, les jeux olympiques, l’évolution de la cuisine populaire… on a vu pas mal de restaurants haut-de-gamme se chercher de nouveaux clients, parfois en ouvrant certains jours de semaine pour le repas de midi, parfois en ré-ouvrant avec nouveaux noms, nouveaux menus, ou nouveaux concepts. Les gens font plus attention a leur budget qu’avant, et les établissements cherchent donc d’autant plus à fidéliser ceux qui viennent à leur table via moultes stratagèmes, de la présence sur Twitter ou Foursquare, à la présentation familiale et décontractée, en passant par des plats qui rivalisent en raffinement, authenticité ou rapport qualité/prix. Et pour faire des économies, les restaurateurs ouvrent de plus en plus de petits établissements à Gastown, le quartier "historique" super tendance de Vancouver qui repousse lentement mais surement la frontière du Downtown Eastside, le quartier des SDFs et des drogués.

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Gastown, c’est un quartier fabuleux. Si vous y sortez pour la soirée, vous pourrez tour a tour:

  • Rencontrer quelqu’un qui sent mauvais et veut vous vendre du crack.
  • Traverser le tournage d’une série TV ou d’un film censé se dérouler à Seattle ou San-Francisco.
  • Croiser des top-modèles en talon aiguille qui se rendent dans une boite de nuit trendy, et probablement pour un évènement VIP-only.
  • Vous faire arrêter par un policier qui vous dit de faire le tour du bloc parce qu’une bagarre entre SDFs a dégénérée et y’a le SAMU qui doit arriver.

Mais bon, bref, je voulais vous parler des restaurants de Gastown, moi. Parce que si vous voulez en ouvrir un trop méga cool d’où que tout le monde veut y venir parce qu’on y a vu Tom Cruise la semaine dernière, j’ai quelques conseils.

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D’abord, il faut qu’on puisse voir les mecs qui font la bouffe. Il faut que ca ait l’air d’un pote qui te fait ton sandwich, tu vois (ca te dérange pas que je te tutoie, au fait, hein?). Pas d’uniforme, évidemment — ça fait plus authentique, ça fait européen. Points bonus si le cuistot porte un béret ou autre type de couvre-chef qui fait classe mais populaire. Et authentique. Ah oui et le tablier, il faut qu’il soit propre, mais pas trop: à mi chemin entre "pas de chichis entre amis, on peut se refiler nos rhumes" et "attention y’a peut-être un inspecteur de l’hygiène qui va venir donc faut pas déconner non plus".

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Ensuite, il faut que les menus soient écrits à la craie sur des tableaux noirs. Les menus a la craie, ça fait authentique, ça fait européen. Ca fait genre on change le menu tout le temps parce que bon, c’est un peu tu viens chez nous alors tu manges ce qu’on a fait aujourd’hui. Points bonus si tu mets des noms de fromages ou de vins super obscurs.

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La déco doit être barebones, genre (tu vois ce que je veux dire?). Déjà, tu ouvres ton resto dans un vieux bâtiment parce que ça fait authentique (et européen), alors il faut qu’on voie les poutres en bois et les canalisations et tout ça (tu peux en rajouter exprès si y’en a pas, on en trouve à Ikea). Pour augmenter le rendement du resto tu mets des super petites tables avec des petites chaises pas confortables du tout, et tu en entasses autant que possible dans les 30m2 que t’as. T’inquiètes pas, les gens vont pas râler, ils vont trouver que ça fait plus européen, donc c’est bon. Points bonus si en fait t’as juste une seule grande table et tout le monde bouffe ensemble dessus. Ca fait genre "cantine". C’est familial et authentique. Voire même: européen.

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Oublie pas aussi de décorer avec plein de merdes que t’as trouvées à la décharge. Rajoute de la bouffe par-ci par-là, genre tu entreposes tes vieux fromages et tes saucissons à côté des veilles machines que ta grand-mère utilise plus parce qu’elle s’est acheté un iPad à Noël. Je t’assure, ca va donner un côté… euh… comment dire… plus authentique? Ou plus européen? Enfin ca va plaire aux gens, crois-moi.

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Oublie pas aussi de te la péter avec un étalage de bouteilles de vin. Y’a rien qui fasse plus européen qu’un étalage de bouteilles de vin.

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Enfin, il faut pas oublier de faire attention aux plats. Ah ben oui parce qu’il faut aussi que ca ait l’air auth… ouais, voila, t’as compris. Donc par exemple si tu récupères plein de fourchettes et couteaux d’occase qui vont pas ensemble, c’est d’autant mieux, ça fait familial. Et puis prends des plats avec de la fonte et de la céramique et du bois et tout. Points bonus si tes plats ont des formes totalement pas fonctionnelles ou ergonomiques, mais O-RI-GI-NALES. Les gens vont se foutre de la bouffe sur le pantalon, mais au moins quand le plat arrive ils font “Ouah, ça c’est une assiette originale! Attends, je prends une photo avec Hipstamatic!”. C’est la première impression qui compte. Et oublie  pas qu’on est trop super à l’opposé de ces grosses chaines de restos corporatistes de merde avec leurs mugs qui se ressemblent tous avec le logo de la boite dessus. On est comme des anarchistes de la cuisine fusion, tu vois, mais avec plus de classe, genre jeans moulants, iPhone 4, et une carte de membre Greenpeace.

Bref, voilà j’espère que ça vous aidera à ouvrir votre resto tendance à Gastown. J’ai pas trop varié les photos (vous y voyez principalement du Meat & Bread et du Salt Tasting Room), mais j’aurais pu vous photographier du Café Medina, du Brioche, du Alibi Room, ou n’importe quel autre resto rapide dans un rayon de 5 blocs et ça aurait été pareil. Tenez, jusqu’à récemment on avait même un resto nommé “So.Cial at Le Magasin” — ça vaut son pesant de prosciutto, non?

19 janvier 2011

Marché de Noël à Vancouver

Houlà je me suis aperçu que j’ai oublié de poster toutes mes photos des fêtes, comme par exemple une démonstration de l’existence de marchés de Noël germaniques même dans des coins reculés du nord-ouest américain. Et comme à peu près partout à part certains coins d’Allemagne, Danemark et Suède, les marchés de Noël c’est plutôt naze.

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Vous ne trouverez pas grand chose d’original dans celui de Vancouver… j’veux dire, on suit ici la tradition des petites cabanes en bois, du vin chaud et des babioles à vendre dont on a absolument rien à foutre, sans compter que de toutes façons il fait trop froid pour se sortir les mains des poches pour aller chercher son argent.

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Côté bouffe, ils ont quand même fait un effort: j’ai pas vu de hot-dogs ou burgers ou autres trucs du genre. A la place, on a droit à de la choucroute et des crêpes et de la raclette et d’autres trucs vaguement européens.

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Ah oui, et evidemment, c’est blindé de monde. Ca serait pas un vrai marché de Noël si c’était pas blindé de monde.

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Ben voilà, c’est tout quoi. C’est un marché de Noël. Vous avez déjà passé plus de 5 minutes dans un marché de Noël, vous? Ouais, moi non plus. Allez hop, on se quitte sur du bon fromage fondu. Au moins tout n’est pas perdu…

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20 octobre 2010

Vous avez des raisins?

Il y a plusieurs trucs anodins qui surprennent certains Français quand on en fait mention dans la conversation, et pour lequels je ne m’étais jamais posé de questions. Par exemple, si je dis “j’ai été à Ikea dans ma Toyota”, je fais parfois face à l’étonnement d’apprendre que, oui, il y a des magasins Ikea au Canada (et pratiquement partout ailleurs dans le monde, en fait) et que, oui aussi, on y trouve des voitures japonaises et pas que des américaines (et heureusement, vu la qualité des voitures américaines…). Mais rien n’étonne un Français plus que d’apprendre que les Canadiens produisent leur propre vin – et c’est généralement suivi par une question lourde de sous-entendus: “mais, euh, c’est bon?”.

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Pourtant, un peu comme pour les crêpes au sucre, on peut penser que si vous avez des raisins, et si vous avez une cave, vous pouvez faire du vin, non? Mais il faut dire que la binouze, avec le fromage qui pue, c’est le truc français par excellence, et vu comment on est bien chauvins, on aura tendance à ignorer ou dénigrer la production étrangère. Sans compter que les lobbys des producteurs de vin sont bien efficaces… et de toutes façons acheter une bouteille australienne ou américaine quand on peut acheter une bouteille locale, ça n’a pas beaucoup d’intérêt. Bref, on ne peut pas trop blâmer le Français moyen d’ignorer l’existence de production viticole à l’exterieur de l’hexagone, mais je trouve ça rigolo quand même.

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Les deux régions productrices de vin les plus connues dans ce coin d’amérique du nord sont la vallée de Napa en Californie, avec plus de 300 vignobles, et la vallée de Okanagan, à 5 heures de route environ de Vancouver, qui héberge plus de 200 vignobles. Dans les deux cas, on y trouve des vignobles de toutes tailles, allant de la petite boutique familiale à la grande entreprise, mais la vallée de Napa fait sortir un nombre de bouteilles bien supérieur, participant grandement au Etats-Unis détenant le titre de 4ème producteur de vin derrière la France, l’Italie et l’Espagne. Le Canada, lui, est bien loin dans le classement (quelque part entre la 20ème et la 30ème place selon l’année et les critères considérés). Même ici, la part de marché de vin local (principalement originaire de Colombie Britannique et d’Ontario) est légèrement minoritaire, les gens préférant acheter du vin issu de terroirs étrangers plus prestigieux.

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Les variétés de vin local vont du Pinot Noir au Chardonnay en passant par le Gewürztraminer et autres variétés communes, mais les producteurs prendront bien le temps de vous expliquer les différences de goût auquelles vous pouvez vous attendre par rapport au vin français étant données les différences de météo, de terrain, de fûts, ou simplement de procédés.

Pour un Français en visite dans la région, outre goûter aux vins familiers et se plaindre qu’ils ne sont pas aussi bons que chez nous, il sera typique de goûter au “ice wine” (“vin de glace”). On peut aussi en trouver en Allemagne apparemment, mais vous avouerez que ça sonne quand même bien Canadien. Comme son nom l’indique, il s’agit de vin fait à partir de vignes ayant gelé (il est donc généralement cueuilli et mis en bouteille bien plus tard que les autres vins). Le résultat est un vin sucré généralement servi en accompagnement du dessert.

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La vallée de Okanagan se trouve sur les rives du lac Okanagan, et d’une dizaine d’autres lacs plus petits. M’enfin quand je dis “petits”, c’est à l’échelle canadienne, hein. Le lac Okanagan fait par exemple 135km de long, soit le double du lac Léman.

Le lac est d’ailleurs soit-disant la demeure d’un monstre marin, Ogopogo, un serpent de mer de 15 mètres de long, probablement “vu” originellement par des indiens bourrés au whisky écossais bon marché. Désolé, j’ai pas de photos à vous montrer, j’étais non seulement sobre, mais mon appareil photo aussi.

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Outre la production de vin, la vallée de Okanagan est aussi grande productrice de fruits, notamment les pêches et nectarines, et une destination estivale très prisée des Vancouvérois. La route pour s’y rendre est très jolie (on passe tour à tour à travers la campagne, le désert, les montagnes et les immenses forêts), et on y trouve moultes petits chalets et B&Bs à louer pour le week-end afin de s’adonner aux joies des sports nautiques, du golf, de la randonnée, et bien évidemment de la tournée des caves. Région touristique oblige, il faudra faire attention aux prix parfois abusifs pour une visite ou une attraction qui s’avère décevante. Et moi, pour un truc à deux balles, je veux pas payer plus que deux balles.

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Après tout ça, vous allez me dire “mais alors, sérieux, il est bon leur vin?”. Eh ben ça, j’en ai franchement aucune idée parce que, voyez-vous, j’aime pas le vin (mais je vous invite à discuter des mérites et défauts du vin canadien dans les commentaires). Je trouve ça dégueulasse, ça a un goût de moisissure (ce qui est assez logique vu le procédé). Vous pouvez imaginer que ça traumatise les Américains, ça, un Français qui n’aime pas le vin. Et en plus je fume pas et j’aime pas le foot… Mais je leur réponds que je me suis fait foutre dehors, ça les rassure.

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19 septembre 2010

Taiwanfest

Le week-end dernier, c’était Taiwanfest en centre ville qui, comme le nom l’indique, est un festival qui tente de promouvoir la culture taiwanaise auprès de ces incultes d’américains. Et par “incultes d’américains”, je veux dire “incultes de chinois, d’européens, d’indiens, de gens du proche orient, et accessoirement quelques américains”. Enfin bref, c’est Vancouver, vous connaissez la rangaine.

Comme on peut s’y attendre, il y a de la musique, de la bouffe, quelques trucs vaguement traditionnels, et une grosse présence marketing de la part des sponsors.

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L’une des stars musicales était Sissey Chao et son groupe, Double X. Reconnaissable à son masque de zorro et à sa totale inaptitude à chanter correctement, il est très connu à Taiwan pour s’être fait censurer par son gouvernement à cause de paroles polémiques sur plusieurs de ses chansons, ce qui était surtout chaud dans les années 80 avant la fin de la loi martiale. Il est aussi un pionnier du rock dans son pays, et l’un des rares artistes a pouvoir maintenant se produire, ou être diffusé, à l’étranger.

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Côté traditionel, on a vu un spectacle de marionettes qui devait être l’équivalent d’un film de Michael Bay pour les taiwanais de 1830, vu comment y’avait principalement de la baston. Vous pouvez même acheter les marionnettes pour refaire les scènes les plus impressionnantes chez vous (notez la marionnette de Megan Fox au fond à gauche).

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Et enfin, que serait un stand de nourriture taiwanaise sans du tofu qui pue ou du poulpe? Hein? Je vous le demande, j’en ai absolument aucune idée.

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Evidemment, on fait cuire tout ça au barbecue. Ca avait l’air bon mais malheureusement j’avais pas le temps de faire la queue. De toutes façons, je vous testerai tout ça comme il faut quand je me bougerai les fesses pour aller au marché de nuit de Chinatown ou Richmond. Un jour. De toutes façons en ce moment j’ai mon appareil photo en réparation, donc je dois utiliser mon petit point-and-shoot. Et oui, je sais, ça a rien à voir comme excuse, mais c’est tout ce que j’ai.

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Et voilà, bon appétit!

21 juin 2010

Hier matin, maman est allée au marché

Je vous parlais dans le billet précédent des activités printannières vancouvéroises, eh bien en voilà une autre: aller au marché.

Farmer's Market Today

A Vancouver, avec tous les bobos qui deviennent végétariens et écolos après avoir vu des films où on tue des dauphins, la pression pour consommer des produits locaux et bio est assez énorme. Du coup, nombreux sont les gens qui, le printemps venu, vont faire leurs courses au marché du coin. Bien sûr, le reste du temps on trouve des marchés couverts permanents comme celui de Granville Island, mais les marchés de quartier sont beaucoup plus relax et conviviaux, avec une petite touche estivale indéniable.

West End Farmers' Market (1)

Celui de notre quartier (le West End Farmers Market, à quelques pâtés de maison de chez nous) ressemble à n’importe quel marché de la côte ouest: des petits chapitaux blancs au-dessus des étalages de produits, et des musiciens qui s’occupent du fond sonore.

Musiciens au marché

On y trouve, comme vous pouvez vous en douter, des produits frais, que ce soit des fruits et légumes, du poisson ou de la viande (mais ça c’est plus rare, hein, rapport aux bobos végétariens).

West End Farmers' Market (3)

West End Farmers' Market (4)

On trouve aussi divers produits “faits maison”, du miel aux céréales en passant par les tartes, gateaux et autres patisseries, fromages, pains, et j’en passe.

West End Farmers' Market (5)

Miel

Fudge

Et il ne faut pas oublier l’incontournable crêperie française, qui distribue Nutella et bonheur aux passants:

Crepes francaises

Bref, voilà, c’est le marché du samedi matin. N’oubliez pas d’y aller en vélo avec vos sacs en tissu, hein… parce qu’il ne faut surtout pas froisser le bobo écolo, il pourrait vous frapper avec son iPhone.

West End Farmers' Market (7)

15 juin 2010

Restaurant afro-canadien

Oui oui, c’est possible:

Afro Canadian Restaurant

9 juin 2010

Des fruits bizarres

Il y a très très longtemps, j’avais mentionné la présence de plein de fruits bizarres sur les marchés vancouvérois. La proximité (toute relative) de l’amérique centrale ainsi que la forte population asiatique (et part “forte” je veux pas dire qu’ils sont gros… juste qu’ils sont nombreux) font que même les marchés pour petit occidentaux blancs et grassouillets auront un minimum de fruits exotiques disponibles (mais vous en trouverez bien plus dans les magasin asiatiques, bien sûr, si jamais vous y comprenez quelque chose). Rien que pour vous, j’ai décidé d’en tester 3.

Fruits exotiques

Vous reconnaissez peut-être la banane plantain, le fruit du dragon (devant à gauche), et le kiwano, ou “melon cornu” comme ils disent ici (à droite).

La banane plantain est relativement bien connue en France donc on va passer rapidement dessus: c’est une banane fade.

Le fruit du dragon, par contre, c’est bizarre. Laure en avait goûté au Vietnam et avait trouvé ça pas génial, sauf si c’est en smoothie avec plein de sucre. Et je confirme, c’est pas folichon.

Fruit du dragon

Ca a un peu la consistance du kiwi, mais en plus gluant. Le goût est assez fade, très très légèrement sucré. Mais surtout fade. Et gluant.

Le kiwano, par contre, c’était la grosse surprise: je m’attendais pas à trouver un truc pareil à l’interieur.

Kiwano

On dirait du faux sang d’extra-terrestre issu d’un mauvais film TV. C’est vert flashy, gluant à souhait, avec des graines jaunes. On est censé apparemment aspirer tout ça directement avec la bouche… c’est rigolo les 2 premières minutes. Le goût est proche du kiwi dans le genre acide. Certains disent aussi que le goût se rapproche du concombre. Si si.

En fait, le problème avec ces fruits exotiques, c’est que j’ai aucune idée s’ils sont mûrs ou comme il faut. J’veux dire, le mec qui a jamais mangé une pomme, il pourrait en bouffer une trop mûre et totalement farineuse et décider que c’est naze… donc si vous savez comment choisir vos fruits du dragon ou vos kiwano, postez les instructions en commentaires! Je vais probablement re-essayer une ou deux autres fois, et ensuite passer à d’autres fruits encore plus bizarres! Ouais!