15 juin 2010

La complainte de l’expat’ (le retour de la vengeance)

Au printemps, à Vancouver, il se passe plein de trucs… non, en fait, je rigole, il se passe pas grand chose.

Mais parmi le peu qui se passe, les vancouvérois, et plus particulièrement les expatriés, se mettent à râler de manière croissante sur la météo (un des grands sujets de discussion récurrents). Apparemment, ils prennent sur eux-mêmes pendant l’automne et l’hiver, mais à partir de fin avril c’est plus supportable, il faut que ça sorte. Après deux jours de pluie consécutifs, tout le monde poste généralement sur Facebook à quel point ils en ont marre de la pluie, et comment à Montréal ou à Bordeaux ou à Triffouillix-Sur-Yvettes il fait soleil et 21 degrés, et comment vous avez de la chance là-bas parce qu’ici il pleut, et patati et patata. A croire que les gens n’ont rien à faire quand il pleut, quand il neige, quand il fait froid… comme s’il n’y avait d’activités intéressantes lorsqu’il fait soleil et chaud.

Mais surprise! Cette fois-ci, alors qu’il faisait toujours moche début juin (on a vraiment eu une météo “étrange” cette année), les gens sont devenus fatalistes, voire relativistes. La râlerie a fait place à des haussements d’épaules et quelques remarques sarcastiques, le sourire en coin. Les occasionels jours de soleils sont accueuillis avec joie, et non plus avec des remarques du genre “ah ben c’est pas trop tôt”… bref, je sais pas si c’est la débacle générale européenne à la coupe du monde, ou le fait que même les français ont leurs limites en ce qui concerne l’endurance en râlerie, mais les gens semblent être passés à autre chose… ou alors ils se reservent pour l’automne?