27 avril 2010

Le hors piste, c’est par là

Ca y est, la saison de ski est plus ou moins terminée, et il faut dire que cette année c’était un peu la dèche. Entre la météo de merde pendant les premiers mois (pile poil pour se taper la honte pendant des J.O.), mon gamin qui me ramène toutes les saloperies de la crèche (histoire d’être sûr que je sois malade tous les week-ends), et un mois complet de vacances, j’ai pas eu beaucoup d’occasions pour aller tâter la poudreuse… mais bon, j’ai quand même pu me rattraper assez pour vous parler de quelques petits trucs.

Whistler (encore)

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, Whistler c’est la station de ski la plus connue de Colombie Britannique, située maintenant à, genre, 1h30 du centre ville de Vancouver, vu que pour les J.O. ils ont détruit la moitié des montagnes pour construire une autoroute.

Vue sur la vallee de Whistler

J’avais posté précédemment sur divers sujets relatifs au ski, comme par exemple les différences dans les files d’attente aux remontées mécaniques, mais j’ai oublié de mentionner les bases.

En France, les pistes sont décrites par 4 couleurs, vert, bleu, rouge et noir par ordre de difficulté. Ici, on utilise à la place des symboles colorés, pour faire plaisir aux 3 daltoniens du fond: le rond vert, le carré bleu, le diamant noir et le double diamant noir. Bref, c’est à peu près comme chez nous sauf qu’il n’y a pas de rouge. Ensuite, à part pour les pistes vertes, il utilisent assez peu de dammeuses – en tous cas, à vue de nez, moins que dans les stations équivalentes des Alpes. Y’a pas mal de poudreuse sur les rouges et les noires, donc, surtout si vous avez la chance d’arriver un lendemain de bonnes chutes de neige.

Whistler

Mais le truc qui est surtout sympathique, c’est les “bowls”. Tenez, voilà ci-dessous la photo de l’un d’entre eux:

Un bowl

Je sais pas trop si c’est le terme officiel, mais c’est comme ça qu’ils s’appellent, pour la plupart, à Whistler. Il s’agit plus ou moins de hors piste flêché comme une piste noire. La zone de glisse a été sécurisée contre les avalanches, et est délimitée naturellement par des forêts ou des crêtes… Par exemple, dans la photo ci-dessus, le télé-siège vous laisse tout en haut un peu sur la gauche, et vous descendez comme vous voulez (ou comme vous pouvez, c’est selon). La topologie du terrain vous ramène vers le domaine “normal”, à moins de vraiment pousser pour aller plus loin sur les côtés.

Voilà un morceau d’un autre “bowl”:

Un autre bowl

Si y’a pas eu trop de monde avant vous, vous pouvez avoir, sans trop d’effort ni de risques, cette sensation de faire sa propre trace dans la neige vierge, perdu dans la montagne. Bon, ok, c’est pas non plus tout à fait comme monter avec ses petites jambes pour aller chercher de la vraie poudreuse immaculée, mais pour les gros fénéants comme moi, c’est déjà pas mal du tout.

J’avais vu ce genre de truc qu’une seule fois en France, mais des gens m’ont soufflé que certaines petites stations des Alpes utilisent un concept similaire pour se démarquer des gros domaines et attirer une clientèle différente… donc si vous avez des bonnes références, je suis preneur, ça peut toujours servir.

Surf a Whistler

  • Héhé, jolies photos! 🙂 Et merci pour la citation.

    Je pense que la traduction française de « Bowl » pourrait être « Combe ». Pour ce qui est des stations qui offrent ce service en France, elles commencent à être de plus en plus nombreuses. Ca consiste en des parties de domaine sécurisées, mais non balisées.
    Les Vallons du Pra aux 7 Laux correspondent un peu à ça: une grande combe (remplie de 60cm de poudreuse vierge le cas échéant) atteinte par les remontées, où chacun passe où il veut jusqu’à récupérer le chemin de sortie qui ramène gentiment en bas du domaine.

  • Caroline

    Salut ! Merci pour les photos, je suis allée à Whistler, mais c’était l’été, donc on a eu droit qu’aux ours et aux cerfs … Sinon, en France, il y a la station de La Grave, vers le col du Lautaret : le domaine n’est pas damé, et c’est super. Il faut être plutôt bon skieur, et équipé (arva, plans … voire baudriers et cordes … j’ai des amis qui se sont perdus (des fois, on choisit pas non plus ses amis !), ils ont du redescendre en hélico, et les messieurs de la station ils étaient pas vraiment contents ! Enfin c’est vraiment un chouette coin pour skier, les paysages sont magnifiques et il n’y a pas trop de monde.

  • Oui, mais en effet La Grave ne rentre pas dans la catégorie des domaines sécurisés. A réserver donc aux skieurs ayant une expérience du ski hors-piste en montagne et parfois sur glacier, incluant le choix d’itinéraires selon les conditions de neige, le port du matériel de sécurité par chacun des membres du group, les capacités de recherche ARVA, etc.
    L’autre solution consiste à découvrir le ski La Grave avec un guide. 😉