15 février 2010

Trucs olympiques: c’est n’importnawak dans la rue

Pour ceux qui viennent de sortir de leur cave, ou un truc du genre, les jeux olympiques d’hiver ont démarré depuis samedi à Vancouver, et c’est n’importnawak dans la rue.

D’abord, évidemment, il y a eu quelques protestations, dont une qui a dégénéré “à la canadienne”, à savoir qu’il y a eu exactement une vitrine de magasin cassée, deux boites aux lettres endommagées, et tout au plus six ou sept de coups échangés entre la police et la foule qui comptait, houlà, une soixantaine de soit-disant “anarchistes” (le genre qui a 17 ans, est né au Canada et utilise un iPod, mais se déclare anti-capitaliste et défenseur des droits territoriaux premières nations).

Protestation anarchiste

Il faudrait que quelqu’un aille leur apprendre à balancer des briques et crâmer des bus à ces p’tits jeunes…

Mais bon, ça c’est pas trop le bordel, c’est pas comme-ci Vancouver était la capitale des manifestations publiques et de la désobéissance civile. Par contre, Vancouver, c’est la côte ouest, et donc c’est des flash mobs. Et comme la circulation est bloquée dans la moitié du centre-ville, les gens s’en donnent à coeur joie.

imagine1day’s Official Dancing in the Streets flashmob | Vancouver Canada from Jered Love on Vimeo.

Tenez, vous avez même des gens qui se réunissent pour chanter l’hymne canadien, là, pouf, comme ça. Venant d’un pays où le sentiment patriotique ne fait réellement surface que pendant les matches de hockey, ou quand quelqu’un critique la bière locale, c’est assez sidérant.

true patriot love from lululemon athletica on Vimeo.

En fait, d’après les quelques locaux auxquels j’ai posé la question, on aurait pas vu autant de patriotisme à Vancouver depuis l’Expo ‘86. N’importe quoi, hein… on serait en France on classifierait tous ces gens de sales nationalistes d’extrême droite, ça leur foutrait bien la honte, ça leur apprendrait la vie, et ça les forcerait à voter socialiste. Non mais.