16 février 2010

Le billet où c’est trop la honte, et c’est trop nul

Après le billet où tout est super trop bien, voilà le billet où c’est trop la honte. Parce que bon, déjà manquer de neige au Canada, c’est pas folichon, surtout que les météorologistes avaient dit au VANOC que c’était risqué d’organiser des épreuves sur Cypress. Ensuite, la mort d’un athlète avant le début des jeux, c’est pas génial, et le chaudron final qui foire à la cérémonie d’ouverture, ça fait pas grandiose…

Eh bien maintenant, c’est la honte avec les resurfaceuses de la patinoire ovale de Richmond. Le comité olympique voulait des jeux aussi écolos que possible, et donc, plutôt que d’utiliser des resurfaceuses Zamboni tournant au propane (beuaark), ils ont commandé des resurfaceuses éléctriques chez Olympia (yay! woohoo!). Manque de bol, elles sont pourries du cul, ont foutu en l’air la glace de la patinoire, et il a fallu une bonne heure (et beaucoup d’engueulades) pour que les épreuves de patinage reprennent… et apparemment, les fameuses Zamboni polluantes seront à Richmond à partir d’aujourd’hui. Mouah ha ha ha. Moi j’aurais bien proposé qu’ils ramènent des morceaux de glace bien lisses par camion depuis de Nunavut (après tout, cette technique semble avoir bien marché pour enneiger les pistes de Cypress), mais personne m’écoute, moi.

Tenez, et aussi, vous vous rappellez de ma surprise à propos de la présence de la langue française pendant la cérémonie d’ouverture? Eh bien divers officiels et journalistes du Québec ont quand même réussi à critiquer, déclarant qu’il n’y avait pas eu assez de contenu français… non mais ils se foutent de ma gueule? Pour un pays où seulement 22% des gens parlent français (et pas nécessairement en tant que langue maternelle), ils ont déjà du bol d’avoir eu des traductions françaises (parlées ou affichées) du début à la fin. En tout cas, d’après ce que j’en ai vu, c’était plus que ce que les anglophones ont eu pendant les jeux olympiques d’été de Montréal en 1976. Ils auraient voulu quoi? Des discours en double plutôt que traduits sur l’écran? (dans le genre chiant, ça aurait été grand) Forcer les peuples des premières nations à dire plus qu’un simple “bienneveniou”? (ça aurait été bien vu, tiens, des politiciens québecois qui donnent des ordres aux premières nations de l’ouest) Ramener Celion Dion en plus de Garou? (bien sûr, si on veut que la moitié de la terre se suicide). Ah oui, et alors ma critique préférée: il n’y avait que 15% des bénévoles olympiques qui parlaient français. Ouah. Dingue. Déjà, pour une ville où, genre, 1.5% de la population parle français, c’est déjà incroyable d’avoir trouvé autant de francophones… mais il en fallait plus, de toute évidence! Ca me parait clair: il aurait fallu forcer plus de francophones à être bénévoles! Voilà! Ah la la, moi j’aime beaucoup cette vision du bilinguisme canadien qu’ont les intégristes québecois, genre 50/50 c’est le minimum acceptable (ça fait très objectif et pragmatique, tout ça, surtout pour un évènement international). Il faudrait leur dire que le Canada, c’est plus de 3/4 de trucs autres que le Quebec… mais non, toute occasion est bonne pour critiquer. Sur ce plan là, au moins, c’est clair que les québecois ont des racines françaises. Pfff.