19 juillet 2008

Trop dur la vie

Lundi dernier, vers 10h, mon PC de bureau fait "shbbbooouuuwwwww". Et puis "click".

Outre le fait que ça signifie que j’arrive au boulot avant 10h, merci bien, ça signifie aussi qu’il n’y avait plus d’électricité à mon étage. Après les quelques blagues obligatoires, genre "qui a mis en marche la machine à laver en même temps que le sèche linge?!" (oui, on a de l’humour, nous, ingénieurs informaticiens), il semblait évident que tout l’immeuble était dans la même situation. C’est d’autant plus pratique quand toutes les portes sont activées par des badges électroniques.

Après avoir descendu 18 étages à pied, on constate que c’est tout autant le bordel dehors. Il n’y a plus de feux de circulation pour les 3/4 des intersections, et les restaurants sont dans le noir. On trouve même, inversement, des noirs dans un restaurant, mais ça n’a rien à voir (quand je vous disait qu’on avait de l’humour).

De la fumée sort des bouches d’égoût, et les flics et les pompiers sont partout. On s’attendait donc à une invasion de zombies, mais on s’est rapidement rendu compte qu’il s’agissait plus simplement d’une coupure globale d’électricité impactant plusieurs blocs autour du Waterfront. L’incident était causé par un incendie sous-terrain qui a crâmé plusieurs gros cables de BC Hydro, l’EDF local.

La beauté de ce genre de truc, c’est que ça met plusieurs jours à réparer, et l’électricité à mon bureau n’a été rétablie que le jeudi. Trois jours de vacances gratuites, moi je crache pas dessus. Ca me rappelle les RTTs, la gauche plurielle, tout ça. Donc avec des collègues, on a passé 3 jours à sortir à droite et à gauche. Bars, shopping, golf, balades… trop dur la vie.

Indian Arm depuis une ile déserte

Ca me permet du coup de vous parler de Deep Cove, où j’ai été faire du kayak le mercredi. La dernière fois que j’avais posté à propos d’une sortie kayak, c’était à Bowen Island. Deep Cove, c’est de l’autre côté, à 30 minutes en voiture, et y’a pas besoin de prendre un ferry pour y aller.

Kayak à Deep Cove

Et, euh, bah voilà, quoi. L’océan, des arbres, des montagnes. C’est un peu toujours la même chose, hein, de toutes façons (oui, je fais mon blasé si je veux). Occasionnellement, une otarie vient nous emmerder pendant qu’on rame… vivement qu’une industrie polluante vienne s’installer, tiens, qu’on soit tranquilles.

Embouteillage de kayaks

Le truc habituel, avec un kayak, c’est d’aller sur une petite île déserte pour pisser dans les buissons et laisser des emballages de Twix par terre. Pas de confit de canard fait maison comme la dernière fois, mais c’était un peu improvisé ce coup-ci.

Enfin bref, si vous voulez quelques autres photos, il y en a sur Flickr.

  • Pierre

    Des esprits malicieux pourraient trouver troublante la coïncidence entre l’incendie / les vacances et le 14 juillet… 😉

  • Ludovic

    C’est vrai que quelques-uns de mes collègues ont mentionné qu’il y avait une raison pour laquelle « sabotage » (en anglais) est un mot issu du français! S’en sont suivies moultes félicitations!

  • Sophie et Jérôme

    Ça c’est trop bête !! des vacance forcées olala alors!!et en plus il fait beau!!

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