25 novembre 2007

Putain, un an

Il y a à peu près un an, j’arrivais à Vancouver et démarrais ce blog, tout plein de bonnes intentions et d’étoiles dans les yeux. Après un premier contact un peu délicat, et la découverte des joies de la vie dans un hôtel, je me lançais à la découverte de la ville. Un an plus tard, je peux constater que mes prétentions bloguesques d’origine ont finalement été bien remplies. Avec une moyenne de 2 articles par semaine sur la Colombie Britannique et ses étranges habitants1, et des photos pseudo-artistiques2 en plus pour combler les trous, je m’épate moi-même (même si je commence à accumuler du retard dans mes idées d’articles).

Je poste rarement des choses personnelles, mais le premier anniversaire du blog est l’occasion de faire un premier point, de procéder à une introspection du sujet vancouverois, d’analyser mon expérience de 12 mois et d’en tirer des conclusions certes subjectives, mais posées et argumentées.

Donc voilà: Vancouver c’est trop méga bien bien.

(oui c’est ma tronche, je porte une robe de chambre, et je vous emmerde)

Non, sérieux, c’est cool comme ville.

Bon okay, vous voulez peut-être que je développe. D’abord, l’environnement est super joli, la lumière est magnifique, les forêts sont luxuriantes et les écureuils sont sautillants. Les gens sont globalement sympathiques, et proviennent de plein de pays différents, avec les différentes perspectives sur le monde qui vont avec. On a la montagne et la plage à deux pas, ce qui permet de s’adonner aux joies du beach-volley, des barbecues, du kayak ou du ski en prenant un simple bus3. On trouve des quartiers résidentiels super calmes et mignons à deux pas des quartiers qui bougent. Le marché du travail, en tous cas dans l’informatique, est bouillonant, et plus particulièrement dans mon secteur, les jeux vidéos. Et les vancouveroises sont bien foutues.

Evidemment, si vous êtes anthropologue, que vous n’aimez pas les sushis, que vous détestez les sports d’hiver et que la pluie vous déprime, vous pourrez passer votre chemin… mais en ce qui me concerne, Vancouver place la barre assez haut en termes d’exigences à remplir pour être mon chez moi.

Bien sûr on peut lui reprocher tout un tas de choses. On aimerait plus de boutiques, plus de restaurants, plus de lieux culturels, plus de festivals, plus de crottes de chien par terre, etc. Mais la ville est encore jeune. Incroyablement jeune, même. Ca ne veut pas dire qu’elle réussira mieux que les autres — probablement l’inverse, même, le temps de commettre quelques erreurs de jeunesse — mais cela veut dire qu’elle bouge, qu’elle se cherche, qu’elle se transforme, qu’elle s’adapte. Il faut bien se dire que Vancouver n’a même pas 150 ans. Ca veut dire que, pendant que Paris avait déjà vu passer une bonne dizaine de régimes politiques, Vancouver était une colline avec de l’herbe et quelques huttes Musqueam. Ca veut dire que pendant que Haussman s’attellait à d’impressionnants aménagements urbains, des chercheurs d’or boueux et des bûcherons burinés allaient boire un coup dans la seule taverne du coin. Ca veut dire que pendant que la Tour Eiffel était en construction, quelques milliers de personnes voyaient arriver la première ligne de chemin de fer dans leur ville nouvellement constituée.

Le chemin qu’a parcouru Vancouver en à peine plus d’un siècle est incroyable. C’est maintenant la 3ème plus grosse ville du Canada, et elle continue de se développer de manière vertigineuse, démographiquement et économiquement. Elle est couramment considérée comme l’une des meilleures villes du monde par divers cabinets d’étude. Elle a tout devant elle, et c’est bien ça son côté fascinant: son potentiel. A quoi va ressembler Vancouver après les Jeux Olympiques de 2010, et tous les projets d’urbanisme qu’ils amènent? A quoi va-t-elle ressembler en 2020 avec une population qui devrait quadrupler d’ici là? Comment l’installation toute récente de Microsoft va-t-elle affecter l’industrie high-tech locale? Est-ce que Brad le Bachelor va finalement rappeller Jenni?

Vancouver est véritablement une ville vivante en ce sens qu’elle se transforme sous nos yeux. Le résultat sera peut-être décevant — auquel cas on ira tout simplement s’installer ailleurs — mais je sais que les prochaines années seront assurément passionnantes à vivre.

1 Rappellez-vous les diverses activités intéressantes des indigènes.

2 Et faisant toutes figurer, de manière fort douteuse, un ciel bleu. La magie de la technologie moderne est probablement à l’oeuvre.

3 Voire même en vélo pour la moitié des endroits.

  • Futur Pika

    Un an deja, depusi un dernier resto jap dans le 2eme, c’est passe wouf, comme ca.

  • Sylvain

    ça fait plaisir des postes comme ça, ça donne envie de venir s’y installer… Comment ça, je suis déjà à Vancouver moi ???

  • Sylvain

    (Flute, je poste trop vite)
    Et puis mine de rien, c’est avec des blogs comme ca que j’ai eu envie de venir ici, donc keep up with the good job !

  • chantal chabant

    Finalement, il faut que définitivement je me mette dans la tête que tu es tombé fou dingue de cette ville.Sans oublier Laure évidemment !