6 août 2007

Moi et ma squaw

Vancouver Island, on en a déjà parlé, c’est la grosse île qui se trouve entre Vancouver et l’immensité tumultueuse de l’Océan Pacifique. L’une des conséquences de cette particularité géographique est qu’il n’y a que très peu de vagues le long des plages vancouverites… d’où une activité très courante chez les habitants du coin: le kayak de mer.

Pour tester ça, on est allés à Bowen Island, à 20 minutes en voiture puis 20 minutes en ferry du centre ville. Après avoir loués les kayaks pour la journée et pris une leçon express de pilotage, nous voici partis pour un périple d’environ 2h30 jusqu’à une île déserte voisine où on a prévu de pique-niquer.

Départ de la journée kayak

La première moitié du trajet, longeant la côte, est peinarde, et nous permet d’admirer des maisons dont on aimerait bien hériter d’un oncle lointain.

Mer calme, kayak peinard

Avec le doux bruits des clapotis de l’eau, la pagaie dans les mains, les montagnes au loin, on se sent comme un aborigène qui recherche des nouveaux terrains de chasse… bon okay, un aborigène débutant. Avec un kayak de location. Et un gilet de sauvetage, un appareil photo numérique, des baskets Adidas, et… bon, merde, si j’ai envie de me prendre pour un aborigène, je me prendrai pour un aborigène! Non mais.

(la prochaine fois j’irai faire du canoë sur une rivière avec ma squaw, tiens)

Enfin bref, on a vu quelques animaux, aussi, comme des daims et des gros oiseaux, ou, dans l’eau, des otaries… même si moi j’en ai vu aucune (sniff).

Un gros oiseau

La partie un peu difficile, par contre, c’est la traversée pour aller de Bowen Island à Gambier Island. Elle dure entre 30 et 40 minutes, et nous place sur la route des ferries. Et le problème d’un ferry, c’est que c’est quand meme assez symmétrique, donc pour savoir dans quel sens ils vont (et donc savoir si on doit s’arrêter ou pas), c’est un peu chaud. Ajoutez des grosses vagues et vous aurez une idée du truc. Bon, ça ferait rigoler n’importe qui avec un peu d’expérience de kayak de mer, mais pour des débutants moyennement motivés à l’idée de se retrouver à l’eau, c’était, euh, instructif.

Enfin bref, on est quand même arrivés sans problèmes à la plage sur laquelle on a eu droit à un repas royal: l’autre français du groupe avait préparé un confit de canard qu’il a fait cuire grâce à un petit réchaud à gaz.

Confit de canard improvisé

  • Futur Papa

    J’allais dire que vous aviez une vie saine pleine d’air frais et d’exercices maintenant, mais c’etait avant de decouvrir le canard.

  • Teejhan

    Bon, bin ça donne juste encore plus envie de venir.

  • Ludovic

    On vit d’air frais, d’exercices, et de graisse saine. Parce que la graisse de canard, c’est sain. Pas comme la graisse de burger. C’est scientifiquement prouvé, même.

  • Elo

    « …préparé un confit de canard »
    WWHHAAAAATT !!!! Il y a un francais, ici completement a l’Ouest, qui prepare des confits de canard ? Mais comment, ou il le trouve son canard ?…
    Heu… oui, super votre periple a Bowen, jolies photos, blablabla… ;-P

  • Jacques

    Ouais je fais un tres bon gulash tcheque aussi, ce sera pour la prochaine sortie en kayak, haha 🙂

    Le canard je le trouve a IGA et pour la graisse de canard il faut aller au Granville Island Market.

  • elo

    Oki, merci ! Il ne me manque plus que… la recette ! 🙂
    J’espère que ça ne vous dérange pas qu’on parle cuisine sur votre blog, hein 😉

    Au fait les visites estivales sont finies pour nous, on est libres pour refaire des barbecs sur la plage, c’était sympa !