22 novembre 2006

J’arrive au bon moment

Pour mes 45 premiers jours à Vancouver, ma société me paie un appartement hotel situé en centre ville. L’hotel est classe, et l’appartement spacieux. Une vue pas trop mal, un lit assez grand pour pouvoir dormir en travers, deux télévisions, une cuisine aménagée… …sauf que quand j’ouvre le robinet, une sorte d’eau brunâtre dégueulasse en sort.

Je dois vous dire que je ne fais pas partie des gens qui se plaignent de la qualité de l’eau du robinet. J’ai habité dans le Nord, à Paris, à Toulouse, dans les Alpes, et je n’ai jamais bu autre chose que de l’eau du robinet. Même pas un filtre sur mes carafes. Mais là, c’était vraiment imbuvable.

Premier réflexe: “Mais c’est quoi cette ville de daube?!!

Deuxième réflexe: “Bon, c’est peut-être pas la ville. Ca doit être l’hotel qui est tout pourri!!!

Troisième réflexe: allumer la télé. Et c’est sur pratiquement toutes les chaines1. Durant la nuit précédente, une monstrueuse tempête s’est abattue sur Vancouver, arrachant des arbres et des toîtures de maisons, faisant s’effondrer des grues et des échaffaudages, provoquant des coulées de boue historiques. Coulées de boue qui, d’une manière mystérieuse, ont endommagé certains réservoirs d’eau potable. Moralité: on a de la boue dans l’eau du robinet, et tout le monde vous répète de ne surtout pas la boire ou l’utiliser pour laver des fruits et légumes ou se brosser les dents.

Trop génial, j’arrive au bon moment.

1 Excepté celles qui passent des épisodes des Simpsons.