19 novembre 2006

Des arbres morts pour rien

J’avais tout, comme indiqué sur le site du gouvernement Canadien:

  • Mon passeport, tout neuf, refait quelques mois avant.
  • Ma lettre originale d’embauche, signée.
  • Mon CV mis à jour.
  • Mes diplômes, retrouvés dans mes vieilles affaires chez mes parents, et récupérés à Toulouse dans mon ancienne école.
  • Mon “Labour Market Opinion”, à savoir le papier qui indique que les Canadiens veulent bien me donner un Visa.
  • Tout un tas d’autres papiers “juste au cas où”.

Lorsque je débarque de l’avion et que je me présente au bureau de l’immigration, je déballe fébrilement tous mes papiers devant la dame, blasée, qui occupe la chaise derrière le guichet. Derrière elle, un ranger Canadien prend la pose, la main sur son arme, rangée dans son étui. La dame me fait un grand sourire, pioche le “Labour Marker Opinion”, et me dit qu’elle n’a besoin que de ça. Cinq minutes plus tard, et $1501 de frais de dossier plus tard2, j’ai une feuille toute moche dans mon passeport indiquant que je peux travailler au Canada pendant 3 ans, et tous mes autres papiers n’ont servi à rien.

Les Canadiens, ils se prennent pas la tête.

1 Le dollar Canadien vaut en moyenne autour de 0,6€.

2 Gracieusement remboursés par ma boite.