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dimanche 25 mai 2008

Aloha

En amérique du nord, et plus particulièrement sur la côte ouest, il y a 2 destinations de vacances apparemment incontournables: le trip "je pars avec juste un sac à dos et je fais le tour de l'Europe" (principalement quand on est jeune, et principalement pour aller à Amsterdam, si vous voyez ce que je veux dire), et les vacances à Hawaii. Comme on est vraiment super dévoués, on s'est sacrifiés, pour toi, public, et on est allés se faire une semaine de vacances à Maui.

Sur la route de Hana

D'abord, apparemment, on ne prononce pas "Hawouaille", mais "Hawouailli". Par contre, oui, on a bien des fleurs autour du cou quand on arrive à l'aéroport. J'ose à peine imaginer combien d'hectares de terrain ont été rasés pour faire place à une culture intensive de fleurs à mettre autour du cou des touristes. Mais bon, j'suis content, j'ai eu des fleurs autour du cou. Je suis un gros touriste. Youpi.

Si vous y allez en groupe, la grande classe c'est de louer une villa plutôt que d'aller à l'hotel.

Villa à Wailea (2)

Entre la piscine, la table de billard, les cassettes VHS de "Sauvés par le gong à Hawaii", et (faut pas déconner non plus) le wifi, c'était assez grandiose. Quoi de mieux que de glander sur internet assis sur une terrasse avec vue sur la mer, profitant d'une légère brise rafraichissante?

Villa à Wailea (4)

Evidemment, Hawaii, c'est d'abord la plage. Là dessus, pas grand chose à dire. Je veux dire, c'est la plage, quoi...

Ouais, bon, okay, l'eau est chaude, super claire, et y'a des petits poissons dedans, et tout. Mais le sable est brûlant comme une baraque à frite, et le soleil tape comme un Mike Tyson bourré à la bière, donc bon...

Plage de Wailea

Non franchement, Berck Plage, c'est vachement mieux.

Windsurfing in Waipio Bay

Allez, en grand prince, je vous l'accorde, c'est vaguement plus la classe de faire de la planche à voile ou du kite-surf à Waipio Bay qu'à Berck Plage... mais à peine.

Kite-surfing in Waipio Bay

Mais je rappelle que le Nord, c'est le meilleur département de France. Voilà. En plus, il parait qu'un récent film français a remis les ch'tis au goût du jour. Ou plus précisément, les a juste mis au goût du jour... je crois pas qu'on ait jamais été au goût du jour avant ça...

Mais bref, revenons au pays de Magnum.

Le Haleakala National Park est situé sur un des nombreux volcans de l'archipel. Quand on arrive en haut (3000m, quand même), on se croit sur Mars, avec la roche volcanique rouge et la quasi-absence de végétation. Ca fait pas très "Hawaii des cartes postales" mais c'est joli aussi, et on ne s'attendait pas à trouver un tel paysage.

En vacances sur Mars

On peut aussi avoir un aperçu du "cratère" qui n'en est pas un (mais plutôt une dépression causée par l'érosion).

Le

Pourtant, pas loin, sur la route de Hana, la végétation est luxuriante, et ressemble beaucoup plus à ce qu'on peut voir, par exemple, dans la série TV "Lost".

Vue depuis la route de Hana

La route de Hana est d'ailleurs assez réputée, d'abord pour ses points de vue magnifiques, mais aussi pour ses 626 tournants. Parce que si la route est une autoroute ("Hana Highway"), elle a 1 voie et demi, avec des petits tournants tous les 20 mètres. Autant dire qu'on met 3 heures à faire 2 kilomètres, sans compter les pauses pour vomir sur le bas côté. Ceux qui font l'aller-retour peuvent aller s'acheter un des divers t-shirts "J'ai survécu à la route de Hana!". De toutes façons, c'est un cul-de-sac donc vous n'avez pas le choix, une fois là-bas, il faut se retaper les tournants dans l'autre sens. Nous, malheureusement, n'avons fait que la moitié du chemin, parce qu'on s'y était pris trop tard. Et malheureusement aussi, peu de photos sont disponibles à cause de l'impossibilité de s'arrêter pour en prendre.

A part ça, scandale, hérésie, blasphème: il fait gris et il pleut à Hawaii! Oui oui (des fois). Et après y'en a qui vont critiquer Berck Plage... pfff... Enfin du coup, on en a profité pour aller jouer au golf, parce que quitte à rester au soleil pendant plusieurs heures, autant qu'il y ait pas de soleil.

Les sous-doués au golf

Mais même sans le ciel bleu, jouer au golf à Hawaii, c'est la classe (même si le fun vient principalement des petites voitures, en tous cas quand on joue comme un gros naze).

Parmi les autres activités, y'a quelques visites à faire comme un musée du sucre (il y a beaucoup de champs de cannes à sucre), ou l'aquarium, qu'en habitués des aquariums, on ne pouvait pas laisser passer (et puis c'est climatisé à l'intérieur).

Rien de bien transcendant. Y'a des poissons.

Des poissons

Et des tortues.

Une tortue

Et d'autres poissons (attention il est moche, celui-là).

Un poisson moche

Rajoutez encore un peu de baignade, de la plongée sous-marine, et beaucoup de glande et vous avez votre semaine de vacances remplie.

Encore la plage

Voilà... Quelques autres photos sont disponibles sur Flickr, et j'invite plus particulièrement les amis et la famille à aller y faire un tour pour profiter de plein de photos bonus de nous en maillots de bain (on épargnera ça aux autres).

Maholo pour votre visite sur ce site!

Surf cool

vendredi 1 février 2008

Cypress by day

Ouais, encore un article sur le ski, je sais, mais bon, ne pas poster sur le ski à Vancouver, ça serait comme ne pas poster sur le surf à Sydney, ou les petites culottes à Tokyo. Et puis je vous avais seulement montré le ski de nuit, par temps dégagé et par temps couvert, donc il fallait bien que je vous poste les photos de jour.

Raven Ridge sur Cypress

Sans grande surprise, on a rapidement une vue sur la ville.

Vancouver depuis Cypress

Par contre, l'intérêt du ski de jour, c'est surtout qu'on peut voir l'océan.

Ski devant l'océan

Franchement, skier avec une vue sur le Pacifique, c'est quand même la belle vie.

Mais la bonne surprise, c'est la vue qu'on a de l'autre côté, lorsqu'on est en haut des pistes. En effet, on y voit les Lions (Bowen Island, Gambier Island, et autres petites îles) dans le Détroit de Howe, c'est très mignon.

Le détroit de Howe

Et voilà ce qu'on voit quand on est tout en haut de la station.

Le détroit de Howe, encore

C'est plus intéressant que l'océan, parce que bon, finalement, l'océan c'est vide est plat, quoi. Là y'a des trucs à regarder, c'est mieux.

Et puis sinon, je trouve que c'est aussi migon quand on est tout en bas.

En bas de la station

Ah ça, non, on manque pas d'arbres dans la région.

samedi 26 janvier 2008

Le parc de la Reine mère

Le Queen Elizabeth Park est situé à une quinzaine de minutes du centre-ville, sur une petite colline de 160m d'altitude, surnommée "Little Mountain" au 19ème siècle. Transformée en carrière au tout début du 20ème siècle lorsqu'il a fallu trouver des pierres pour poser les premières routes pavées de Vancouver, elle est ensuite restée à l'abandon pendant les années 30 jusqu'à ce que le terrain soit placé dans les mains du Comité des Parcs Vancouverois, qui se tatait alors pour transformer toutes les carrières du coin en jardins municipaux. Après la visite royale de 1939 du Roi George VI et madame la Reine mère, c'était enfin officiel, le Queen Elizabeth Park présentait aux visiteurs le premier arboretum municipal du Canada, avec des échantillons des divers arbres qu'on trouve en Colombie Britannique.

Queen Elizabeth Park (1)

On y trouve aussi plein de fleurs, des petits ponts, des chemins secrets, des cours de golf, tennis, et basketball, et des grandes étendues d'herbe pour pic-niquer1.

Fleurs au Queen Elizabeth Park

Avec un cadre mignon comme ça, il est courant de croiser des gens en costards et grandes robes blanches en train de se faire prendre en photo.

 Queen Elizabeth Park (2)

A part ça, il y a le Bloedel Floral Conservatory, qui contient sous son dôme géodésique une serre et une volière, où les oiseaux peuvent voler librement.

Géodesie

Et... euh... bah voilà, quoi. C'est un parc, mince, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus, moi? Y'a des parcs à tous les coins de rue, de toutes façons, en Amérique du Nord... Bon, allez, en cherchant bien, celui-là, il a des jets d'eau. Hop. Ouais. Incroyable.

Jets d'eau au Queen Elizabeth Park

Et on peut avoir des jolies vues sur la ville, avec les montagnes au fond. Hop. Ouais. Incroyable aussi. Genre on voit pas ça déjà à tous les coins de rue.

Queen Elizabeth Park (3)

Et... euh... c'est tout. Okay, c'est joli, c'est calme, c'est vert, et ça manque de crottes de chien... C'est un parc, quoi...

Ouais, incroyable.

1 Ou niquer tout court, si c'est votre truc (allez, pas la peine de faire genre vous êtes choqués, je suis sûr que vous y pensiez, à celle là).

dimanche 4 novembre 2007

Ca balance à Vancouver

De la forêt, à Vancouver, on en a plein. Ah ça, ouais, ça pousse partout cette saloperie. Ca doit être la pluie, vu qu'en plus c'est une variété de forêt qui s'appelle "rain forest". Mais bon, le truc, c'est qu'au bout d'un moment, la forêt, ça devient répétitif. Un arbre par-ci, un arbre par-là... sûr, y'a de la mousse et des champignons pour ajouter une touche créative, mais même ça, finalement, on en devient blasé assez rapidement.

Heureusement, y'en a qui ont pensé à mettre des trucs plus inventifs de temps en temps, comme des petits canyons et des rivières sautillantes.

Le Lynn Canyon Park est situé à North Vancouver, et est accessible en un peu moins d'une heure depuis le centre ville via le Seabus, puis un bus normal1. La grande attraction est le pont suspendu qui, à la différence du pont suspendu voisin de Capilano, a le bon goût d'être gratuit. Bon, il est aussi 3 fois moins grand, mais on a pas que ça à faire de débourser 25$ (oui oui) pour traverser un pont et choper la gerbe.

Lynn Canyon Suspension Bridge

Le pont est rigolo, ça balance bien, on s'amuse à 50m au dessus des rapides, mais y'a pas que ça à faire. Il y a aussi plusieurs petites balades sympathiques le long du canyon.

Un autre endroit mignonet

Il y a plusieurs "petites" cascades sur le chemin, qui sont quand même assez grandes pour se dire que les jeunes (et moins jeunes) courageux qui se jettent dedans sont tarés2.

Plongeoir pour courageux

On a par exemple vu plusieurs personnes plonger depuis le petit plateau de terre en haut à gauche de la photo, qui doit se trouver à une dizaine de mètres au-dessus du bassin, où il faudra bien sûr éviter de se viander sur des rochers. Des panneaux d'information se trouvent d'ailleurs à l'entrée du parc, décrivant la quinzaine de façons suivant lesquelles vous pourrez mourir de manière horrible et douloureuse si vous mettez un seul pied dans l'eau. Pfiou, moi maintenant j'ai peur de prendre mon bain, c'est malin.

Pour permettre de se reposer de ses émotions, on débouche aussi sur des endroits "mignonets", comme dirait un ami récemment venu nous rendre visite.

Un endroit mignonet

Ah là, tout de suite, la baignade semble beaucoup plus paisible... enfin en fait je sais pas. Il pourrait y avoir des saumons tueurs. Des araignées d'eau empoisonnées. Voire même des algues qui vous attrapent les chevilles et vous noient pour ensuite vous sucer le cerveau par les yeux...

Houuuuulà, je vais peut être pas me laver, aujourd'hui, dites donc.

1 Ou en 30 minutes en voiture si vous êtes riches, que vous aimez polluer, et que vous voulez un peu salir les pneus de votre 4x4 immaculé que vous utilisez uniquement pour aller au boulot et faire les courses.

2 Et je suis aussi un gros pantouflard peureux. Mais c'est parce que je me fais vieux. Dans ma jeunesse, j'étais téméraire, ah ça oui. Par exemple, une fois, j'ai écouté un CD de Lara Fabian avec un casque. Complètement fou, je vous dis.

samedi 20 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 3)

Et voici enfin, sous vos yeux ébahis, la 3ème et dernière partie sur la Foire de Vancouver. Plus grand chose à raconter, à par poster en vrac des photos du concours de sculptures de sable.

PNE 3rd Annual Sand Sculpture

Un petite dizaine d'artistes venu de plusieurs pays ont participé au concours, qui a été finalement remporté par un russe avec un oeuvre intitulée "Le Temps des Mousquetaires".

Le Temps des Mousquetaires

Il remporte un modeste chèque de $2500...

C'est le bordel

Les gnomes des sables

On peut noter au passage que si la qualité est incroyablement supérieure au concours de chateau de sable annuel de Wreck Beach (certes plus amateur), on appréciera surtout que les participants (ainsi que le public) restent ici habillés.

Aïe mon pied

I Robot

Voilà, c'est fini pour cette fois! Ah là là, j'espère que maintenant vous vous dites bien "wouah, la Foire de Vancouver, c'est vraiment un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!!" de manière extatique, comme le notent les trois points d'exclamation.

Allez hop, vivement l'année prochaine, mais pas trop non plus!!!

jeudi 18 octobre 2007

J'ai une réunion entre midi et deux

Dans la série des trucs que je mets en retard sur le blog, on peut compter le Festival International du Film de Vancouver, ou VIFF pour faire plus court, qui s'est terminé vendredi dernier après 3 semaines de projections non-stop.


Pour cette 26ème édition (ouah, je parle presque comme un vrai journaliste, moi) étaient attendues plus de 150.000 personnes, pour presque 600 diffusions de 350 films venus d'une cinquantaine de pays (et oui, comme un vrai journaliste, je me contente de paraphraser les infos du communiqué de presse, mais avec des erreurs et du biais1). Les diffusions sont réparties dans plusieurs cinémas de centre ville, dont le Granville Empire 7, l'IMAX de Canada Place, ou le Pacific Cinematheque.

Les films étaient cette année regroupés en plusieurs catégories:

Bon okay, je me moque, je me moque, c'est pas gentil. Mais j'aime bien me moquer du cinéma indépendant et des FAPs2.

En pratique j'ai été voir 4 films, la plupart du temps en m'eclipsant ni vu ni connu du bureau pendant 2 heures, et si la qualité est, comme toujours dans ce genre de festival, fortement aléatoire, je me dis que j'essaierai de voir plus de films l'année prochaine. Parce que mine de rien, dans une salle de cinéma, on est au sec...


Bon, maintenant, pour rattraper, il va falloir que j'aille voir un film avec des filles à gros seins, des explosions, et des effets spéciaux...


1 Il y a eu en pratique plus que les 575 diffusions annoncées, grâce aux nombreuses diffusions additionnelles de dernière minute.

2 Un FAP, c'est un film appartenant à cette catégorie très spéciale qui ne passe que dans les cinémas de quartier, pendant 2 jours, uniquement à 22h. L'archétype du FAP, c'est un film hongro-suédois en noir & blanc, entièrement filmé sur un tarmac d'aéroport, avec 3 personnages, dont l'un est muet. Il y a 4 répliques en tout, et la critique Télérama utilisera les termes "jouissif", "humour décalé" et "palimpseste", parfois dans la même phrase. Commencé en 1963, il faudra à l'auteur-réalisateur Ivan Boushiesky 5 longues années pour achever son chef-d'oeuvre, à cause du manque de budget, du suicide de son collaborateur et ami Vladimir Peroschpov en 1964, et d'une infection urinaire aggravée , suivie d'une diarrhée explosive, 6 mois plus tard. Enfin bref, vous voyez le genre.

lundi 15 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 2)

Notre ex-future-maison

Alors voilà, ça, c'est la maison qu'on a failli gagner à la grande lotterie de la Foire de Vancouver. Bois massif, 280m2, une media room avec des enceintes non apparentes à l'intérieur des murs, une cheminée dans la salle de bain, un billard... dommage, on va devoir continuer à héberger les invités dans notre petit 70m2...

Mais bon, revenons à nos moutons avec, comme promis, la Parade Toontastique, un des incontournables de la foire.

Toontastique!

Grosso-modo, c'est plein de gens déguisés en trucs qui foutent les boules (comme vous pouvez le voir ci-dessus), et qui défilent sur une musique aussi entrainante que répétitive ("It's tooooon-tastic!!! It's faaaaaan-tastic!!!"). Tous les personnages dont la license est pas trop chère sont de la partie, de Scooby-Doo aux Flintstones en passant par Pingoo le Pingouin ou Woody-Wood Pecker... et plein d'autres que je connais même pas.

Si vous avez la phobie des filles déguisées en coccinelles, vous pouvez aller voir des exhibitions diverses, comme les oeuvres du concours de chateaux de cartes, ou les sculptures en boites de conserves... Oui, je sais, dit comme ça, ça ressemble un peu à la fête de la saucisse de Trifouillis-les-Oies, parrainée par Bernard Menez et recommandée dans le guide 2007 "Best-Of du Tourisme dans l'Arrière-Pays du Lurenchon", mais c'est pas si pire.

Sculpture à conserver

Le truc qu'il faut voir avant de partir, et qu'ils programment bien évidemment juste avant la fermeture du site chaque soir, c'est Rollin' Thunder. Des filles méga bien foutues, des explosions, des gros camions, et de la country/rock à fond les basques. Pas d'inquiétude, les 2 premiers points rattrapent les 2 derniers.

Rollin' Thunder Dancing (1)

Rollin' Thunder Dancing (2)

(et non, j'ai pas de photo des grosses explosions, j'étais trop occupé à protéger mes sourcils... sans blaguer, ça chauffe, leurs conneries...)

Bon, maintenant que je suis tout émoustillé par le souvenir des danseuses, je vais devoir prendre une dernière pause avant la 3ème et dernière partie, consacrée au concours de sculptures de sable...

jeudi 11 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 1)

The Fair, soit la Foire de Vancouver, c'est, d'après ce qu'ils disent sur leurs pubs, "le meilleur moment de l'été". Ils ajoutent même un point d'exclamation après. Bon... si on me demandait mon avis, je dirais qu'il faudrait renommer ça "un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus", mais je suppose que ça tenait pas sur l'affiche. Et puis c'est qu'ils sont toujours enthousiastes ces nord-américains, de toutes façons. On a l'impression d'être des vieux rabats-joie grincheux et réactionnaires à côté... allez, tenez, je veux bien ajouter un point d'exclamation, du coup. La Foire de Vancouver, c'est un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!! (ouaah, je suis épaté par mon propre positivisme).

Installé au PNE, dont on a déjà parlé avec le fabuleux et tourbillonant Playland (je travaille mon enthousiasme, hein, remarquez), The Fair, c'est plein de spectacles émoustillants, d'attractions fantasmagoriques, d'expositions délirantes et de stands de hot-dog époustouflants (vous me dites si j'en fais trop, hein1).

L'incontournable de ce genre d'évènement, c'est la présence d'animaux, histoire de pouvoir montrer à ses gamins d'où viennent les oeufs (du cul d'une poule), d'où vient le bacon (du cul d'un cochon), et d'où vient le fertilisant qui fait pousser les Kellogg's Corn Flakes (du cul d'une vache). La sortie familiale et éducative par excellence, quoi. Oh, et puis ça vous permet de ne plus pouvoir aller aux Etats-Unis pendant 6 mois, à moins de mentir dans votre déclaration à la frontière.

Ca tète à tue-tête

Bronzage pour poussins

T'as vu ta tronche?

Serge

Outre croiser le regard vitreux de divers animaux, on peut aussi voir des plantes, comme par exemple plein de sortes de champignons. Ca permet d'expliquer aux gamins pourquoi papa il rigole tout seul, des fois, quand il revient du fond du jardin...

Fleur des champs (1)

Et sinon, sans trop de photos pour vous le prouver (mais vous me croirez sur parole), on peut voir d'excitantes courses de cochons, des magiques spectacles de chevaux, d'épatants concours de cow-boys, et même une super démonstration de super chiens qui est super.

IAM Superdogs

(non, sérieux, c'est pas facile de zig-zagguer entre des piquets, hein... ça a l'air facile comme ça, mais c'est super dur en fait...)

Ouaaaah. The Fair, c'est vraiment la partie de l'été qui est pas mal mais sans trop pousser non plus! Mais que diantre, toute cette excitation m'a largement éprouvé. Faisons donc une courte pause, et je reviendrai plus tard vous parler des autres aspects toontastiques (oui oui, toontastiques, parfaitement messieurs-dames) de la Foire de Vancouver, qu'on nous envie tant à l'étranger!!!

1 Ceci dit, j'ai bu un super bon jus de citron à un des nombreux stands de boisson et de bouffe disséminés un peu partout. C'est cool, parce qu'en amérique, la lemonade, c'est presqu'une institution.

mercredi 26 septembre 2007

C'est la fête, pouet pouet

Si vous deviez créer un parc de jeux, comment l'appelleriez-vous?

A moins que vous ayez une license à honorer (Parc Asterix, Disneyland), vous allez vous racler un peu la soupière pour trouver un truc un peu chantant, un peu original, un peu fou... Genre Walibi, Bagatelle, Bellewaerde...

Mais pas à Vancouver. A Vancouver, quand on veut trouver un nom pour un parc de jeux, on l'appelle "Playland", et basta. Ouais. Parce qu'on a pas que ça à branler de la journée de trouver un nom original. Et le pire, c'est que c'est le premier résultat sur Google quand on cherche "Playland"1... comme quoi finalement, ça a l'air con, mais c'est super bien pensé, en fait.

Playland, le parc d'attractions super original

Situé à 15 minutes de transport en commun du centre ville, Playland occupe une partie du PNE (Pacific National Exhibition), qui est un énorme centre d'activités dont on reparlera à l'occasion de la Foire de Vancouver, déjà passée depuis au moins un mois, mais que voulez-vous, je suis à la bourre dans mes articles, c'est comme ça. Enfin bref, c'est un gros truc où y'a des exhibitions, des concerts, et, donc, un parc d'attractions. Ce dernier est ouvert habituellement de mai à octobre, mais les dates varient en fonction des années.

Comme la plupart des parcs urbains, il est assez petit et a l'air un peu naze.

Cheap Park

Ouvert originalement en 1910 sous le nom (attention les yeux) de "Happy Land", le parc a été renommé 1958 lorsqu'il a déménagé (je sais pas trop où il était avant ça). Avec 15 acres de superficie, soit 10 fois plus petit que le Parc Astérix, mais presqu'autant d'attractions, autant dire que c'est serré, même si les attractions elles-mêmes sont beaucoup plus modestes. Avec autant de mécaniques entassées les unes sur les autres, si une voiture de l'Enterprise se détache, il est clair qu'elle chopera au vol les 2 personnes qui sont au Dropzone, empallera une dizaine de gars sur Wave Swinger, et défoncera la West Coast Wheel, avant de faire s'écrouler le vénérable Wooden Roller Coaster, qui tenait debout depuis 1958.

L'Enterprise

Le Wave Swinger

Le vénérable Wooden Roller Coaster

Et pour ceux qui se posent la question, oui, apparemment, le Wooden Roller Coaster est vraiment en bois.

Ce que j'aime, surtout, c'est repérer les attractions où un mec qui gerbe créera la situation la plus amusante pour ses voisins.

Surtout, ne pas gerber

La machine à gerbe

Bateau pirate, un grand classique

Dans la vie, y'a des hauts, y'a des bas

Quoi de plus à ajouter, à part qu'il y a aussi des auto-tamponantes (ou tamponneuses?), des jeux à la con où il faut lancer des balles pour gagner des peluches, et bien sûr, incontournable des parcs de ce genre, des sucreries où chaque mastication génère une nouvelle carie instantanément.

Allez hop, soyez joyeux! Playland, c'est la fête! Pouet pouet!

Clowny

1 Bon okay c'est sur Google.ca, mais sur Google.com, c'est le 2ème, quand même aussi. Non mais. Sur Google.fr c'est le premier aussi. Et Exalead, le super moteur de recherche cocorico, est à la masse.

mercredi 22 août 2007

Feux et zombies

Bon, ça arrive un peu à la bourre, mais voici quelques photos du spectacle chinois de la Célébration de la Lumière, pour laquelle on était sur English Bay.

Feux Chinois

Présentation techniquement impressionante, mais moins amusante que la précédente canadienne, à mon avis.

Pyro-duo

Vu le nombre de gens entassés sur la plage, l'après-spectacle (soit 2 secondes après le dernier feu d'artifice... 'sont rapides ces canadiens...) a vu une foule compacte déferler sur les routes barrées à la circulation. L'occasion de faire des photos avec, mmmh, du flou artistique. Oui, c'est ça. Artistique, le flou.

Zombies (1)

Zombies (2)

lundi 20 août 2007

Bouba, faut pas l'énerver

Les lecteurs réguliers se rappellent de Grouse Mountain, qui nous a valu son pesant de transpiration et de courbatures, et des différentes activités fascinantes qu'on peut y faire.

Ce qu'on peut y faire, aussi, c'est rien du tout. Comme dans, par exemple, roupiller peinard sur la pelouse, à l'ombre d'un gros arbre non-identifié mais indubitablement canadien, ou au pied d'une statue vaguement aborigènisante (et problablement fabriquée dans une usine coréenne à plusieurs exemplaires).

Aïe mon pied

Je sens sous les bras, non?

Un autre truc pas trop crevant, c'est d'aller voir l'un des refuges pour les animaux sauvages en danger. Et part "animal sauvage en danger", ils parlent bien sûr de grizzlis de 300kgs qui peuvent vous arracher la tête rien qu'en vous caressant la nuque.

Bouba, faut pas l'énerver

Evidemment, les 2 grizzlis visibles de près (Grinder et Coola) avaient été receuillis lorsqu'ils étaient des pauvres bébés maigrichons, mais bon, quand même. On nous dit qu'ils sont maintenant trop gentils pour être relâchés dans la nature (contrairement à d'autres qui sont soignés et pris en charge à part), mais j'irai pas trop me frotter à un animal dont les griffes font 30cm.

Ah ça, Bouba, faut pas l'énerver, hein.

Ca vous dérange de me laisser prendre mon bain?

dimanche 5 août 2007

Moi et ma squaw

Vancouver Island, on en a déjà parlé, c'est la grosse île qui se trouve entre Vancouver et l'immensité tumultueuse de l'Océan Pacifique. L'une des conséquences de cette particularité géographique est qu'il n'y a que très peu de vagues le long des plages vancouverites... d'où une activité très courante chez les habitants du coin: le kayak de mer.

Pour tester ça, on est allés à Bowen Island, à 20 minutes en voiture puis 20 minutes en ferry du centre ville. Après avoir loués les kayaks pour la journée et pris une leçon express de pilotage, nous voici partis pour un périple d'environ 2h30 jusqu'à une île déserte voisine où on a prévu de pique-niquer.

Départ de la journée kayak

La première moitié du trajet, longeant la côte, est peinarde, et nous permet d'admirer des maisons dont on aimerait bien hériter d'un oncle lointain.

Mer calme, kayak peinard

Avec le doux bruits des clapotis de l'eau, la pagaie dans les mains, les montagnes au loin, on se sent comme un aborigène qui recherche des nouveaux terrains de chasse... bon okay, un aborigène débutant. Avec un kayak de location. Et un gilet de sauvetage, un appareil photo numérique, des baskets Adidas, et... bon, merde, si j'ai envie de me prendre pour un aborigène, je me prendrai pour un aborigène! Non mais.

(la prochaine fois j'irai faire du canoë sur une rivière avec ma squaw, tiens)

Enfin bref, on a vu quelques animaux, aussi, comme des daims et des gros oiseaux, ou, dans l'eau, des otaries... même si moi j'en ai vu aucune (sniff).

Un gros oiseau

La partie un peu difficile, par contre, c'est la traversée pour aller de Bowen Island à Gambier Island. Elle dure entre 30 et 40 minutes, et nous place sur la route des ferries. Et le problème d'un ferry, c'est que c'est quand meme assez symmétrique, donc pour savoir dans quel sens ils vont (et donc savoir si on doit s'arrêter ou pas), c'est un peu chaud. Ajoutez des grosses vagues et vous aurez une idée du truc. Bon, ça ferait rigoler n'importe qui avec un peu d'expérience de kayak de mer, mais pour des débutants moyennement motivés à l'idée de se retrouver à l'eau, c'était, euh, instructif.

Enfin bref, on est quand même arrivés sans problèmes à la plage sur laquelle on a eu droit à un repas royal: l'autre français du groupe avait préparé un confit de canard qu'il a fait cuire grâce à un petit réchaud à gaz.

Confit de canard improvisé

dimanche 29 juillet 2007

Chose promise...

...chose dûe.

Oh la belle verte qui surfe sur la fumée

Le spectacle de feux d'artifice de l'équipe canadienne a été assez impressionnant, malgré un manque assez anti-climatique de grand final.

Oh la belle multicolore

Sur un choix de musique jazzy style années 50, la présentation alternait de manière originale entre de subtiles touches lumineuses à basse altitude et des envolées chromatiques éblouissantes.

Oh la belle bicolore

C'était la première fois que j'assistais à un spectacle où feux et notes étaient réellement synchronisés. Les cuivres et les effets pyrotechniques étaient parfois exactement ensemble, et des phrases de couleurs faisaient écho aux phrases musicales. Du beau boulot.

Oh la belle rouge qui illumine le centre ville

vendredi 27 juillet 2007

Oh, label rouge!

Outre être l'exclamation de quelqu'un qui ne s'attendait pas à trouver une volaille du Périgord de qualité supérieure au dépanneur1 le plus proche, c'est aussi, phonétiquement parlant, l'exclamation, traduite en français, d'une majorité de gens lorsqu'ils sont confrontés avec un gros pétard lancé verticalement à plus de 200km/h qui, après avoir laissé une trainée de fumée nauséabonde derrière lui, explose en une myriade de particules incandescentes capables d'exterminer une volée d'oiseaux, provoquant au passage une onde de choc audible à quelques kilomètres, et consommant au final une quantité non négligeable de précieux oxygène (et oui, j'essaie de rivaliser avec le titre de l'article de Véronique).

Oh la belle rouge

Mais bon, ça fait plaisir aux enfants, ça donne aux gens quelque chose à faire 2 soirs par semaine, et ça permet aux photographes amateurs comme moi de frénétiquement prendre une cinquantaine de photos floues et sur-exposées en un temps record.

Oh la belle jaune

Je parle bien sûr de la Celebration Of Light (Célébration de la Lumière), qui est tirée depuis English Bay entre fin juillet et début août.

Tout comme l'Internationale des Feux Loto-Québec, à Montréal, dont on a brièvement parlé, plusieurs équipes de nationalités différentes présentent chacune un spectacle d'environ 30 minutes synchronisé (vaguement) avec de la musique diffusée sur une radio locale. Plus petit que l'évènement montréalais mais avec un nom qui se la pète vachement plus (comme on sait si bien le faire ici), la célébration des trucs qui pètent en faisant du bruit attirait l'année dernière presqu'un million et demi de personnes... ce qui lui permet quand même de figurer parmi les plus grands évènements du genre, aux côtés, donc, de celui de Montréal, mais aussi de Calgary, Manila (Philippines), Tultepec (Mexique), Norrköping (Suède), et bien sûr Macau (Chine). Apparemment, le Canada aime beaucoup faire péter des trucs, donc.

Oh la belle pourpre

En ce qui nous concerne, on a pu assister à l'ouverture espagnole depuis le balcon d'un ami, tout en dégustant des marshmallows grillés au feu de bois. Entre les feux d'artifice et les produits chimiques dégagés par les marshmallows, je suis pas sûr qu'on ait respiré l'air le plus pur du monde ce soir là, mais c'était ben l'fun.

Marshmallow grillé

Pour l'un des prochains spectacles, j'essaierai d'aller prendre des photos depuis une plage de Kitsilano, ça peut possiblement être joli, avec la reflection des feux dans l'eau et tout. Stay tuned, donc, comme ils disent.

1 dépanneur (nm., québec): petite boutique offrant divers services tels que la vente de nourriture à des prix exorbitants, la vente de cartes du coin à des prix exorbitants, la vente de piles à des prix exorbitants, la vente de cartes de téléphone à des prix exorbitants, etc. Syn: supérette, petit arabe/chinois/minorité quelconque du coin, endroit où on peut trouver du papier toilette un jour ferié à 11h du soir.

dimanche 22 juillet 2007

Vue au mérite

Des trois montagnes qui surplombent Vancouver au nord, Grouse Mountain est la seule dotée d'une télécabine permettant de s'y rendre. Gentiment appellée "Skyride", elle permet aux touristes estivaux de base d'atteindre le sommet, où moultes aventures les attendent, comme par exemple le fabuleux spectacle de bûcherons internationalement connu (et non, moi non plus j'en avais jamais entendu parler).

Par contre, pour les touristes moins de base, il y a le Grouse Grind.

Le Grouse Grind, c'est un truc totalement crétin: plutôt que de prendre le Skyride, on vous propose de monter comme des grands avec vos pieds. Mais attention, hein, c'est pas de la balade en forêt. Enfin si. Sauf que la forêt, elle est quasiment verticale. Et 3km à la verticale, c'est assez violent, surtout pour des grosses larves comme nous. Mais comme on a un blog à remplir, des amis à épater, et un besoin de se prouver quelque chose à l'approche de la trentaine, on est partis courageusement (et masochistiquement) à 8h du mat' un samedi pour se taper les 850m de dénivelé nécessaire pour arriver en haut. Ca fait pratiquement 3 tours Eiffel. Un énorme escalier où, quand les marches sont espacées d'un mètre ou plus, on se dit "ah, cool, c'est quasiment plat, ça repose".

Le Grouse Grind, c'est presqu'une institution, en fait. Pour vous donner une idée, on connait déjà deux personnes qui le font de manière régulière (une à plusieurs fois par semaine pendant l'été). Certains le font tous les jours, voire plusieurs fois par jour pour un mystérieux retraité de 90 ans qui, je présume, doit déjà avoir vu tous les épisodes de Matlock, et se fait donc grave chier chez lui. Pour ces habitués, donc, il y a un système de badge magnétique qu'on passe devant un détecteur au départ et à l'arrivée afin d'enregistrer son temps de parcours. Un site web permet ensuite de consulter les statistiques des randonneurs. On peut également voir les meilleurs temps de la journée, de la semaine ou du mois, qui sont affichés sur des panneaux d'information à l'arrivée... histoire de bien vous dégoûter.

Maintenant, vous commencez à vous demander quel est le record, et combien de temps on a mis. Bande de petits mesquins... Bon allez, c'est bien parce que je suis de bonne humeur. Le record masculin est de 26 minutes, et le record féminin est de 34 minutes. Nous on a mis environ 1h10. C'est pas trop mal, puisque des personnes relativement athlétiques doivent théoriquement tourner autour d'une heure (on passera sous silence l'état dans lequel on était pour le reste de la journée, par contre). Les bons randonneurs seront entre 45 minutes et une heure. Si vous mettez plus d'1h30, par contre, c'est qu'il vaut mieux prendre le Skyride la prochaine fois.

Et tout ça pour quoi?

Vue au mérite

Eh bien c'était la première fois qu'on montait à Grouse Mountain, et après une heure passée à monter sous les arbres, découvrir la vue au sommet est d'autant plus sympathique qu'on peut se dire "j'ai monté tout ça comme un grand, et j'ai même pas pleuré!".

Ou alors "putain j'suis con, y'avait une télécabine!", ça dépend.

mercredi 4 juillet 2007

Pote lâche indien

Quand on s'embête le week-end, et qu'il n'y a pas de conneries assez connes à la télé, c'est l'occasion d'aller se cultiver la tronche dans un musée.

Le Musée d'Anthropologie est situé sur le campus de l'Université de British Columbia. Au passage, vous pourrez remarquer que les universités américaines sont peut-être plus chères que les universités françaises1, mais elles ne plaisantent pas sur la taille des installations. Le musée lui même est d'ailleurs hébergé dans un bâtiment fort joli.

Trois Trucs

Le musée se focalise sur les aborigènes, également appelés premières nations, également appelés amérindiens, également appelés gens qui étaient là les premiers mais qu'avaient que des sagaies moisies alors que nous on avait des gros trucs en métal qui font vachement mal.

Au bout d'une heure à tourner et à écouter la guide, je comprends maintenant pourquoi la plupart des européens rejetent bien souvent l'idée que l'Amérique a une histoire longue de plusieurs milliers d'années:

  1. C'est méga compliqué: y'a plein de petites tribus éparpillées un peu partout, et chacun a ses rites, ses légendes, et bien souvent sa langue. Ca me semble assez similaire aux nombreuses tribus africaines, à la différence près qu'ils étaient moins noirs, et disaient probablement "ah non, merde, pas encore" lorsqu'il pleuvait. Et contrairement à l'Afrique, depuis la fin du 18ème siècle l'Europe a plus des masses de raisons de s'intéresser de près à l'histoire de l'Amérique.
  2. On sait pas grand chose: ces petits malins d'aborigènes, ils faisaient pratiquement tout avec le bois des cèdres roux du coin. L'avantage, c'est que c'est un bois mou facile à sculpter. Le problème, c'est que c'est un bois mou facile à bousiller. Donc au bout d'un siècle, rien qu'avec la pluie, il reste plus grand chose du super totem que Jean-Paul il s'est fait chier à faire pendant 6 mois avec ses petits doigts boudinés.
  3. Ils savent pas grand chose non plus: les aborigènes transmettent le gros de leur savoir par le bouche à oreille, l'apprentissage, les histoires qu'ils se racontent au coin du feu, et les séries télévisées. L'avantage, ceci dit, c'est que leur société pouvait apparemment s'adapter extrêmement facilement aux changements, contrairement à d'autres qui devaient attendre que des gens à Rome changent des trucs dans des vieux bouquins poussiéreux en Latin. Le problème, c'est que certaines histoires appartenaient à une famille donnée, "gardienne" de l'histoire en question. Je vous laisse imaginer le nombre d'histoires perdues ou totalement déformées que ça donne. Finalement, quelques vieux bouquins poussiéreux, ç'eût été utile aussi.

Albator version aborigène

Enfin bref, je vais pas tout vous raconter non plus, je vous laisserai découvrir tout ça pendant votre visite. Sachez quand même que vous y apprendrez comment faire une boite avec un seul bout de bois et aucun clou. Vous comprendrez aussi au passage le jeu de mots pourri (et assez approximatif) du titre de ce billet.

L'exposition temporaire, pendant notre visite, concernait les masques Africains, et leur signification artistique et sociale. Très intéressante, mais malheureusement trop courte.

Masque africain

Mais le musée est en pleine expansion, et va doubler de taille au cours de l'année. On peut donc espérer plein de bonnes choses dans un futur proche.

Enfin, le clou du spectacle, c'est la très médiatisée sculpture du Corbeau et des Premiers Hommes, réalisée par Bill Reid. Je vous avais dit qu'on le recroiserait celui-là.

Le corbeau et les premiers hommes

La statue, réalisée d'un bloc, représente une scène issue d'une légende Haida (un des peuples aborigènes du coin) qui décrit comment les premiers hommes ont été découverts sur une plage de Colombie Britannique par le Corbeau, un dieu facécieux. Eh ouais, non seulement par ici on a inventé Greenpeace et Starbucks2, mais aussi carrément l'humanité. On fait pas les choses à moitié.

Bref, voilà. Maintenant qu'on s'est bien cultivés la tronche, on peut retourner se vautrer dans un train de vie de débauche grasse et commerciale typiquement américaine, un burger dans la main gauche, et la télécommande dans la main droite... ah merde, on a que du tofu et des frisbees. Saleté de côte ouest...

1 Le Canada est moins cher que les Etats-Unis, mais vous pouvez quand même compter dans les 7000$ (4800€) pour une année d'ingénierie appliquée à UBC. Evidemment, une comparaison aussi simpliste n'a aucun sens puisque les vies étudiantes américaine/canadienne et française n'ont pas grand chose à voir, et les programmes de bourses d'études sont bien plus développés ici, et tout ce sujet est bien plus compliqué que ça, mais ça vous donne un ordre d'idée quand même. Si vous voulez plus d'infos là-dessus, vous trouverez votre bonheur par ici.

2 Oui, bon, Starbucks ça vient de Seattle, normalement, mais du temps des premiers hommes, y'avait pas de frontières.

mardi 3 juillet 2007

Montréal, c'est écoeurant

La semaine dernière, on a pris nos premières vacances canadiennes en allant à Montréal pour revoir des amis, de la famille, et assister au début du Festival International de Jazz. Vancouver avait le sien à lui aussi à peu près en même temps, mais probablement beaucoup plus petit, et en tous cas avec un site ouaib moins joli. Enfin on testera l'année prochaine.

Scène Samsung

Il y avait aussi l'Internationale des Feux, sponsorisée, comme 99% des évènements montréalais, on dirait, par Loto-Quebec.

Internationale des Feux

Mais on va pas s'attarder sur les détails parce que d'abord c'est pas notre job. Ici, c'est un blog sur Vancouver, non mais. Montréal, c'est pour certaines personnes qui se reconnaîtront dans l'assistance, et dont le blog est désespéremment à l'abandon. Mais que ça ne nous empêche pas de poster quelques autres photos...

Super Sexe

Que serait Montréal sans ses Super Sexe, La Calèche du Sexe, et autres salles de spectacles aux devantures affriolantes?

Monument Montréalais

Eglise Montréalaise

A Montréal, y'a des vieux bâtiments. Dingue.

Downtown Montreal

Depuis le Mont-Royal, on domine les immeubles du centre-ville.

Rives du Saint-Laurent

Depuis les rives du Saint-Laurent, on domine, euh, l'eau.

Canal de Lachine

Et depuis un pont sur le Canal de Lachine, on domine, mmh, eh bien, de l'eau aussi. C'est qu'à Montréal, on domine beaucoup. Ou alors on se fait dominer. Ca depend des goûts. Cf: Super Sexe, plus haut.

D'ailleurs, pour les amoureux du cuir qui aiment se faire frapper, il y a apparemment régulièrement des combats médiévaux sur le Mont Royal...

Moyen-Âge

...pendant que d'autres jouent du djambé devant un parterre de gens allongés dans l'herbe.

Percussionistes du Dimanche

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Vous aurez d'autres photos en billets individuels dans les jours qui suivent.

Je tiens juste à terminer en disant qu'il pleut au moins autant à Montréal qu'à Vancouver! Mwouah ha ha.

samedi 16 juin 2007

Sushi frais

A Vancouver, les poissons frais, y'en a pas que dans les restaurants de sushis. Y'en a aussi à l'aquarium de Vancouver, dont certains se rappellent peut être les loutres toutes mimi qui se tiennent la main. D'ailleurs, hop, pour la peine, on s'en remet une petite vite fait (salut Jérôme!).

Notre dame de Loutre

Situé dans le Stanley Park, c'est une étape idéale pour se reposer un peu après une grosse balade en forêt. Mais attention, hein, c'est pas n'importe quoi, cet aquarium, messieurs-dames. C'est le plus gros du Canada. Du coup, il vaut mieux éviter d'y aller le week-end, et plus particulièrement le dimanche, surtout s'il fait moche1, si on ne veut pas se retrouver au milieu d'une foule compacte composée à 40% de gamins criards.

Dehors, on est acceuilli par la très jolie statue d'orque conçue par Bill Reid, un artiste local d'origine Haida (un des peuples aborigènes originaires de Colombie Britannique), et dont on reparlera de temps en temps dans ce blog car on peut croiser d'autres oeuvres à lui autour de Vancouver. En plus, ce mélange de design moderne et de tradition amérindienne est assez cool, je trouve.

Orque

Sans grande surprise, on voit au gré de la visite tout un tas de poissons, pieuvres, anémones, algues, pneus, vieux vélos, carcasses de super-tankers, et autres cadavres de Léonardo Di-Caprio. Enfin bref, tout ce qu'on peut trouver au fond de la mer2, quoi.

OVNIs

Quelques surprises vous attendent, ceci dit, mais on va pas tout vous gâcher... sauf pour les poissons qui mangent des noix, parce que certains de nos amis nous ont pris pour des débiles quand on a essayé de leur raconter3. Donc je me sens obligé de me justifier, sur ce coup...

Poissons mangeurs de noix

Et c'est des grosses pièces, hein. Ca fait au moins 1m50 le poisson, là.

La preuve

Voilà. Ca, c'est fait.

Maintenant, y'a pas que des poissons à l'aquarium de Vancouver. Y'a aussi tout un tas de trucs qui vivent autour de l'eau, comme des crocrodiles, par exemple.

Crocrodile

Mais là aussi on va pas trop gâcher la surprise. Sachez juste qu'il y a plein de gros animaux à voir, de petits détails surprenants sur la vie aquatique à apprendre, et de bonnes actions à faire pour les espèces menacées (l'aquarium est en fait, depuis sa fondation dans les années 50, une vitrine commerciale pour une association qui vient en aide aux animaux maritimes).

Dernier conseil pratique: avant d'aller visiter l'aquarium, vérifiez que les attractions les plus populaires (dauphins, bélougas, etc.) ne sont pas temporairement annulées. Il y a des travaux de rénovation et d'extension de l'aquarium ces temps-ci qui peuvent vous priver de certains spectacles. Ca serait dommage de les rater.

Allez, sur ce, on va se prendre un Filet-O-Fish chez MacDo, nous.

1 Oui, y'a des dimanches où il fait pas moche, ici. Bande de mauvaises langues.

2 Qui est frais, d'ailleurs.

3 Un peu comme la fois où j'ai essayé d'expliquer à des gens que les éléphants, ça nage super bien. Si si, j'vous jure.