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samedi 25 août 2007

La plus connue des inconnues

Vancouver (et plus généralement la Colombie Britannique) fait partie des endroits les plus fréquement représentés à la télévision ou au cinéma, avec New York, Los-Angeles, San-Francisco, et Aubervilliers1. Si, si. C'est pas la peine de froncer les sourcils en essayant de vous rappeller, à part cet épisode de Thalassa vieux d'un an, quelle émission aurait pu faire figurer la magnifique métropole vancouverite... c'est comme ça.

Observez la photo suivante, qui m'a été gentiment fournie par Jacques, le maintenant célèbre préparateur de confits de canard:



En regardant de près, on voit des gens qui protestent, agitant le slogan "Oui à la seringue". Une voiture du SFPD (Département de Police de San-Francisco) est garée devant les barrières.

Vous pouvez vous douter, si je vous montre cette photo sur ce blog, qu'elle a été prise à Vancouver. Les lecteurs les plus cinévores rempliront les blancs en se rappellant d'une scène de X-Men 3, se passant soit-disant à San-Francisco, donc, et faisant figurer une manifestation en faveur de l'injection obligatoire qui priverait les mutants de leurs pouvoirs.

Outre illustrer l'un des thèmes scénaristiques les plus profonds de la trilogie qui remis les super-héros au goût du jour (au grand dam de certains de mes amis), vous pouvez vous rendre compte que le lieu où se déroule une histoire est souvent bien différent du lieu où elle est tournée.



Cette fois-ci, la photo pourrie prise avec mon téléphone portable montre une scène de série policière quelconque qui vous fera passer un magasin de centre-ville pour un tribunal de Washington (encore une fois, la voiture de police est utile pour situer l'action). Et on va tout gober sans se poser de questions.

En fait, l'industrie du cinéma est l'un des secteurs d'activité principaux de la Colombie Britannique. Entre l'accès rapide à tout un tas de paysages variés (plage, montagne, forêt, ville, campagne, etc.), la relative proximité (sur une échelle américaine!) avec Hollywood (3 heures d'avion), des avantages fiscaux très compétitifs, et de nombreuses écoles formant les métiers concernés, Vancouver a acquis le surnom de "Hollywood North". Bon okay, généralement, ce genre de surnom à deux balles est totalement surfait et auto-attribué, un peu comme Berck Plage dans le Pas-De-Calais, probablement surnommée "Le Saint-Tropez du Nord" parce qu'il a fait soleil une fois et que Johnny Halliday, qui était tombé en panne sur l'A16, a dû y passer la nuit du 18 au 19 septembre 1987... mais là, non, on peut quand même placer un bon nombre de titres connus dans la région. Et fait, Vancouver est le 3ème centre d'activité cinématographique d'amérique du nord derrière Los Angeles et New York.

X-Files, et sa petite soeur Millenium, sont sans doute les premières séries TV à avoir donné à Vancouver un peu de renommée internationale. Pourtant, entre MacGyver, 21 Jump Street2 et les épisodes américains de Highlander3, il y avait déjà de quoi faire de la publicité avant. Pour ce qui est des séries plus récentes, on trouve, sans ordre particulier, et parmi beaucoup d'autres, Les 4400, Taken (Disparition en VF), Stargate (mince, MacGyver encore!) et compagnie, Smallville, Battlestar Galactica (euh non, la nouvelle série4), Jeremiah (oui, Luke Perry trouve toujours du travail on dirait) Dead Like Me (mouarf), The L Word, ou encore les Masters of Horror. On peut même retrouver des vieilles séries plus ou moins ringuardes comme Sentinel, Sliders, Dark Angel, Dead Zone ou Poltergeist (alors celui là il est tellement moisi que personne s'est pris la peine de mettre le générique sur YouTube, tiens). Et pour ce qui est des inédits, les premiers épisodes de Aliens in America (qui surfe apparemment sur le succès de La Petite Mosquée dans la Prairie) ou de Bionic Woman (ah non merde, encore la nouvelle série... on arrête pas le progrès) sont en tournage ici.

Pour ce qui est du grand écran, on peut citer, non sans honte, la série des Police Academy au palmarès local. On se tournera ensuite rapidement vers tout un tas d'autres productions hollywoodiennes pas forcément toutes glorieuses, mais bon, rappellez-vous que comparé à Police Academy 5, même, euh, disons, Police Academy 2 fait office de chef d'oeuvre. Citons donc Les Quatres Fantastiques, X-Men, L'Effet Papillon, Shooter, Insomnia, Destination Finale, Underworld, Scary Movie, I Robot, et même (ose-je?) Elektra, Catwoman (vive la France), Aliens vs. Predator, et, non des moindres, Freddy contre Jason (bon, je sais, les liens ça devient n'importe quoi mais faut bien vous tenir occupés, aussi). Bref, que du bon. Ces temps-ci, on a droit, entre autres, à 2 adaptations de films asiatiques (The Eye et A Tale of Two Sisters), et à l'adaptation par Zack "300" Snyder de Watchmen, un des chef d'oeuvre de la BD anglo-saxone (j'ai peur). Sans compter les équipes qui ne font que passer brièvement pour tourner quelques scènes, ce qui nous permet d'avoir, par exemple, Penelope Cruz de passage dans notre quartier pour du shopping et quelques restos.

Enfin en tous cas, moi, j'attends toujours de croiser Jessica Alba ou Kristin Kreuk chez mon fromager... mais me connaissant, si je voyais quelqu'un de connu dans la rue, je me dirais juste "tiens, c'est bizarre, il me rappelle quelqu'un lui" ou, au mieux, "wouah, c'est rigolo, il ressemble vachement à Tom Cruise, lui, là-bas... enfin... en plus petit".

Pour ceux qui veulent se tenir au courant, le site de la British Columbia Film Commission tient mensuellement à jour (c'est rigolo, ça, "mensuellement à jour") une liste des productions en cours dans la province.

Et pour finir, en exclusivité, voici la technique secrète pour se déplacer en centre-ville quand y'a des bouchons!



Ah non, merde, c'est une autre photo du tournage des X-Men. N'importe quoi.

1 Ben oui, c'est que 14 saisons de Julie Lescaut, ça fait remonter les statistiques, hein.

2 Habitants de Vancouver, faites particulièrement attention au bus au début du générique!

3 Aaaah, Queen, on s'en lasse pas tiens. Si si, Jérôme, je t'assure, on s'en lasse pas.

4 Mais moi j'adore la musique de la série originale (moins que celle de Cosmos 1999, mais pas mal quand même). Et puis les Cylons qui sont super propres et bien briqués, ça m'a toujours intrigué... est-ce qu'ils se frottent entre eux tous les soirs, dans les quartiers du vaisseau amiral?

samedi 24 mars 2007

Télé - 2/2

Après What Not To Wear, passons à une expérience sociale des plus intéressantes : Beauty and the Geek.

Tout d'abord, pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un Geek, vous pourrez vous rattraper en découvrant les geeks vus par celles qui les connaissent le mieux - leurs copines. Certains puristes vont s'offusquer qu'un Geek, un vrai, n'a par définition pas de copine, mais bon, ça vous donnera quand même une bonne idée. Pour résumer les Geeks choisis pour l'émission sont des mecs certes très intelligents mais pas très sociables, en général informaticiens boutonneux ou fans de Star Trek. Si cette définition ou bien celle du site précédemment indiqué vous ressemble, vous savez certainement déjà ce qu'est un Geek - et pouvez tenter le Geek Test.

Le principe de cette émission est de former des équipes constituées chacune d'un Geek et d'une fille - en général blonde - plus préoccupée par son apparence physique que par les mots qui sortent de sa bouche. Les équipes vont vivre dans une grande maison toutes ensembles et participer à des défis les faisant sortir de leur "zone de confort". Le but est qu'au fil des épreuves, chaque membre apprenne quelque chose de son partenaire, les Geeks se rendant compte qu'on peut très bien parler à une jolie fille sans défaillir et les Beauties apprenant à faire plus confiance à leur QI. Et c'est mieux si au moins une Beauty sort avec un Geek pendant le show. Evidemment, il y a un principe d'élimination, une épreuve de "relooking de son Geek" et autres réjouissances consistant à faire monter une mini fusée aux filles ou faire faire du shopping aux mecs.

C'est pas trop mal. Et puis c'est une bonne émission où on peut se moquer des gens...

Télé - 1/2

Ce qu'il y a de bien, à Vancouver, c'est qu'on capte des chaînes américaines. Et les américains, eux, ils savent faire de la bonne télé-réalité !

En ce moment, je suis fan de deux shows (bon, à un moment j'avais honte, mais j'ai décidé que c'était plus facile de tout simplement assumer) : What Not To Wear et Beauty and the Geek.

Le principe de What Not To Wear, c'est de relooker des personnes qui ne s'habillaient pas à leur avantage ou alors qui vont au boulot avec des vêtements jugés non appropriés par leurs collègues.

Première étape. Des "amis", collègues ou famille nominent une personne pour le show parce que cette personne s'habille particulièrement mal. J'ai vu que des filles, je sais pas si c'est parce que les mecs ont le droit de s'habiller comme ils veulent et tout le monde s'en fout ou pour une autre raison. S'enclenche une conspiration maintenant bien rodée pour filmer pendant deux semaines la personne en question sur son lieu de travail et dans l'intimité. Ensuite, les deux stylistes de l'émission, Stacy et Clinton, piègent la personne qui s'attendait à faire une quelconque activité, et amènent avec eux toute la famille et tous les amis. Commence alors la descente aux enfers pour la personne nominée. Tout d'abord, on se moque de son look et on lui explique qu'on peut lui filer une carte de crédit avec 5000 $ ainsi qu'un voyage à New York pour y faire du shopping. La condition est que la personne accepte de donner toute sa garde-robe à Clinton et Stacy, qui vont faire le tri et décider de ce qui reste et ce qui part, et d'acheter selon leurs règles à eux. Ensuite, pour bien mettre le moral de la victime à 0, on regarde un petit montage des deux semaines de look qui ont été filmées, en faisant des gros zoom des plis disgracieux des pantalons et en s'arrêtant pour faire des petits commentaires désagréables sur certains looks particulièrement ridicules. Bien sûr, on regarde le montage avec toute la famille et les amis - c'est pour ça qu'on les a fait venir.

La deuxième étape se déroule à New York, dans les studios de l'émission. La victime contemple Stacy et Clinton mettre dans une poubelle - en se moquant - ses possessions chéries - par exemple le pull tricoté avec amour par maman. Elle passe de temps en temps dans ce qu'ils appellent le "miroir 360°", qui est en fait une cabine où tous les murs sont des miroirs, et où du coup on peut se contempler sous toutes les coutures. Dans le "miroir 360°", la victime est censée décrire certains des habits qu'elle porte régulièrement. En général la personne ne voit pas du tout ce qu'il y a de mal avec cet accoutrement (et des fois moi non plus, d'ailleurs...), dit qu'elle se sent très bien comme ça et essaie de se justifier. Stacy et Clinton viennent bien évidemment la contredire et lui expliquent pourquoi en fait c'est un crime de s'habiller comme ça. Stacy et Clinton montrent à la personne des exemples - sur mannequin - d'habits pour donner leurs "règles" et indiquer à la personne ce qu'elle doit chercher comme formes pour être mieux mise en valeur, ainsi que les couleurs et les motifs. En général ils donnent des conseils pas mal, et ce que j'aime bien, c'est qu'ils s'adaptent pas mal à la personnalité de la victime: ils essaient plus d'adapter le look existant que de radicalement le transformer.

Troisième étape : le shopping. Ou comment claquer 5000 $ en deux jours. Eh bah visiblement c'est pas si facile que ça quand on est tout seul (le premier jour). Heureusement, le deuxième jour, Stacy et Clinton viennent à la rescousse, et recadrent un peu la personne si elle s'était affranchie de certaines règles. Le moral remonte: la victime devient chanceuse et on commence à la détester parce que mine de rien, quand Stacy et Clinton s'occupent de son cas, elle devient méga-séduisante et sophistiquée.

Quatrième étape : petite séance coiffure - maquillage pour parfaire sa transformation et se "révéler" à ses amis et famille dans toute sa splendeur. A partir de là, tout le monde lui rabache qu'elle est super belle, qu'elle va faire un carton à partir de maintenant. Le moral est au top. Les amies font semblant d'être super contentes pour la personne nominée mais je suis sûre qu'en leur fort intérieur elles se maudissent de l'avoir nominée - parce que les amies c'est quand même mieux quand elles sont moins jolies que vous, mine de rien...

Voilà, c'était un peu long alors je vais vous raconter Beauty and the Geek dans un autre post !

mercredi 24 janvier 2007

La question du jour

Pour ceux qui se posaient la question, le Nutella ici semble similaire au Nutella Français. Peut-être un poil plus mou, mais c'est sans doute une question de différence de température de mon placard.

Dora L'Exploratrice

Maintenant, la question du jour est: "En France, Dora L'Exploratrice est un dessin-animé où les personnages parlent à moitié en Français, à moitié en Anglais... et ici?".

Accessoirement, sachez que les 2 dessins-animés Français qui semblent s'être bien exportés vers le nouveau monde sont:

Kid Paddle, une sorte de Titeuf / Petit Spirou mais avec des personnages souvent collés à leurs jeux vidéo, et adapté de la BD du même nom.

 

Skyland, une série pas mal du tout, bien qu'avec un scénario un peu trop naïf et simpliste. Mais c'est l'une des rares séries non-japonaises qui m'a le plus agréablement surpris depuis l'incroyable Gargoyles. Parmi les bons points, elle est "à suivre", à savoir qu'elle ne présente pas une histoire différente par épisode, mais plutôt une grande aventure continue d'un épisode à l'autre. On sent d'ailleurs l'influence de l'animation japonaise à travers bien des aspects de Skyland. Un autre point notable est que la série est en images de synthèses.