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samedi 19 juillet 2008

Trop dur la vie

Lundi dernier, vers 10h, mon PC de bureau fait "shbbbooouuuwwwww". Et puis "click".

Outre le fait que ça signifie que j'arrive au boulot avant 10h, merci bien, ça signifie aussi qu'il n'y avait plus d'électricité à mon étage. Après les quelques blagues obligatoires, genre "qui a mis en marche la machine à laver en même temps que le sèche linge?!" (oui, on a de l'humour, nous, ingénieurs informaticiens), il semblait évident que tout l'immeuble était dans la même situation. C'est d'autant plus pratique quand toutes les portes sont activées par des badges électroniques.

Après avoir descendu 18 étages à pied, on constate que c'est tout autant le bordel dehors. Il n'y a plus de feux de circulation pour les 3/4 des intersections, et les restaurants sont dans le noir. On trouve même, inversement, des noirs dans un restaurant, mais ça n'a rien à voir (quand je vous disait qu'on avait de l'humour).

De la fumée sort des bouches d'égoût, et les flics et les pompiers sont partout. On s'attendait donc à une invasion de zombies, mais on s'est rapidement rendu compte qu'il s'agissait plus simplement d'une coupure globale d'électricité impactant plusieurs blocs autour du Waterfront. L'incident était causé par un incendie sous-terrain qui a crâmé plusieurs gros cables de BC Hydro, l'EDF local.

La beauté de ce genre de truc, c'est que ça met plusieurs jours à réparer, et l'électricité à mon bureau n'a été rétablie que le jeudi. Trois jours de vacances gratuites, moi je crache pas dessus. Ca me rappelle les RTTs, la gauche plurielle, tout ça. Donc avec des collègues, on a passé 3 jours à sortir à droite et à gauche. Bars, shopping, golf, balades... trop dur la vie.

Indian Arm depuis une ile déserte

Ca me permet du coup de vous parler de Deep Cove, où j'ai été faire du kayak le mercredi. La dernière fois que j'avais posté à propos d'une sortie kayak, c'était à Bowen Island. Deep Cove, c'est de l'autre côté, à 30 minutes en voiture, et y'a pas besoin de prendre un ferry pour y aller.

Kayak à Deep Cove

Et, euh, bah voilà, quoi. L'océan, des arbres, des montagnes. C'est un peu toujours la même chose, hein, de toutes façons (oui, je fais mon blasé si je veux). Occasionnellement, une otarie vient nous emmerder pendant qu'on rame... vivement qu'une industrie polluante vienne s'installer, tiens, qu'on soit tranquilles.

Embouteillage de kayaks

Le truc habituel, avec un kayak, c'est d'aller sur une petite île déserte pour pisser dans les buissons et laisser des emballages de Twix par terre. Pas de confit de canard fait maison comme la dernière fois, mais c'était un peu improvisé ce coup-ci.

Enfin bref, si vous voulez quelques autres photos, il y en a sur Flickr.

mercredi 7 mai 2008

We are traffic

Critical Mass ("Masse Critique"), c'est un évènement qui se déroule tous les derniers vendredis du mois, à 18h, à la Gallerie d'Art de Vancouver, en centre-ville. Le principe est simple: un tas de gugusses avec des vélos se réunissent et font une petite balade à travers la ville pendant deux ou trois heures.

Le seul hic: le "tas" de gugusse peut parfois atteindre plusieurs centaines de ces gugusses sus-cités.

Masse critique à la Vancouver Art Gallery

Démarré à San-Francisco en 1992 avec moins d'une cinquantaine de participants, le mouvement a vite gagné en popularité et le concept s'est exporté dans pratiquement toutes les grandes villes du monde. Puis dans plein de moyennes villes. Et dans les patelins perdus de campagne. Et enfin à Vancouver.

Critical Mass au bord de l'océan

L'organisation, l'ambiance, ainsi que le public type d'une Critical Mass varient grandement d'une ville à l'autre. Outre le dénominateur commun d'aimer faire du vélo, les participants auront pour la plupart des tendances politiques pro-environnementales. Ensuite, selon les cas, il peut y avoir un peu de sensibilisation concernant l'usage du vélo (plutôt que la voiture), un poil de dénonciation des problèmes d'aménagements urbains (manque de pistes cyclables, carrefours dangereux), voire même être un vecteur d'exposition pour les altermondialistes, les anti-OGM, les pro-Tibet-Libre, le fan club de Demis Roussos, et j'en passe et des meilleures. Selon les villes et l'humeur locale, une Critical Mass peut être amicale ou revendicatrice, être une balade à vélo pépère ou une manifestation de désobéissance civile. Rien que pour vos beaux yeux, j'ai donc été m'infiltrer dans ce repaire de communistes anarchistes sournois pour voir ce qu'il en est ici à Vancouver.

D'abord, une Critical Mass, c'est zéro organisation. Enfin en tous cas en apparence. Le principe est tout bêtement de faire du vélo en un gros bloc soudé, histoire de pouvoir profiter de la route sans craindre les voitures qui dépassent, changent de voie, etc. Des "partners" ("partenaires") partent en avance et s'occupent de retenir les voitures le temps que tout le monde passe un croisement, un peu comme s'il s'agissait d'un convoi exceptionnel. A chaque feu, il est donc de bon alloi de crier un "Merci partenaires!" aux quelques cyclistes arrêtés sur les côtés. Il est aussi demandé de laisser passer les piétons qui désirent traverser.

Le trajet emprunté est à priori totalement improvisé. Dans certaines villes, on vote sur internet quelques jours avant, il parait. Moi je me suis contenté de suivre.

image

Après chaque pont, ou chaque grosse montée, tout le monde s'attend. Le rythme est touristique, mais sans être trop lent. En attendant les retardataires, les gens chantent et papotent et font connaissance. Certains soulèvent leurs vélos en criant pour affirmer leur suprémacie éphémère de la route (et aussi avoir l'air très stupide). Je dois avouer que c'est plaisant de pouvoir foncer sur un gros axe comme Georgia ou Burrard sans se soucier des voitures.

Critical Mass sur le Lions Gate Bridge

La plupart des gens qui regardent les cyclistes depuis le trottoir affichent, tout comme pratiquement tous les participants, un grand sourire. La plupart ont aussi un regard de totale incompréhension. Les quelques-uns qui crient "Mais qui êtes-vous?" reçoivent bien souvent des réponses troublantes du genre "Des gens qui aiment faire du vélo!". Les gens dans les voitures, à ma grande surprise, sont également globalement contents de voir ce genre de manifestation. Ils doivent attendre quelques minutes que tout le monde passe, mais crient des encouragements ou klaxonnent joyeusement pour soutenir la troupe. Les chauffeurs de taxis ou de bus affichent une lassitude sans fond. Enfin, certains conducteurs klaxonnent d'énèrvement, mais dans le bordel ambiant, ça ne se remarque pas trop.

La police et Critical Mass

C'est là où la police entre en jeu. Des agents de police accompagnent les cyclistes afin de régler les problèmes avec les quelques chauffeurs impatients qui sont malheureusement parfois à deux doigts de foncer dans le tas pour gagner trois précieuses minutes sur leur emploi du temps du vendredi soir. Les partenaires se jettent alors sur la voiture dès qu'elle fait mine de démarrer, afin de l'empêcher de mettre en danger les autres cyclistes. La discussion qui suit commence généralement par le conducteur qui crie très fort, puis menace d'appeller la police, et enfin s'empare de son téléphone portable (s'il n'était pas déjà en communication pendant qu'il conduisait). Les agents de police s'approchent alors pour expliquer gentiment au gars que oui, bon, okay, les cyclistes ont pas vraiment spécialement d'autorisation officielle, mais d'un autre côté, c'est pas spécialement illégal, enfin si, peut-être, mais bon, voilà, monsieur, attendez encore deux minutes et on en parle plus, c'est comme ça tous les mois, tenez, prenez un joint, ça vous calmera, par contre, faites-moi le plaisir de cacher cette bière.

Au moins une fois pendant la balade, ça ne rate pas, il y a un gars qui crie quelque chose du genre "Et qui vous donne le droit de bloquer le traffic?!", ce à quoi répondent en coeur les cyclistes "On ne bloque pas le traffic, on est du traffic!".

Un grand vélo

La Critical Mass de Vancouver semble assez sympathique et innocente. Quelques originaux viennent déguisés ou font la balade sur des drôles d'engins. Il y a assez de monde pour que ça soit notable, mais pas trop non plus, pour pas que le défilé dure 10 minutes, auquel cas tout le monde détesterait les cyclistes, ce qui irait à l'encontre du but recherché. Cela n'empêche pas, au bureau, de trouver quand même des gens qui trouvent ça honteux, et qui vous regarderaient de travers s'ils apprenaient que vous participez à ce genre d'activité méprisable (c'est les mêmes qui viennent au boulot tous seuls dans leur grosse voiture). Ca n'empêche pas non plus de trouver parmi les cyclistes des gens dont l'attitude conquérante vis-à-vis des voitures est tout aussi triste (c'est les mêmes qui vont vous emmerder parce que vous achetez du thon en boite).

Anecdote amusante, l'un des candidats à la mairie de Vancouver (les élections municipales sont en novembre) a participé à la Critical Mass du mois dernier, faisant un petit discours où les promesses sur les aménagements urbains et les transports en commun ont fusé. La semaine suivante, il a sûrement été au salon de la voiture et de la moto pour promettre plus de parkings et de stations essence (ouais, je suis un vieux réac' français cynique, et alors?), mais bon, c'est le geste qui compte (ou pas). Après tout, je m'en fous, j'ai même pas le droit de voter, en fait, je suis un sale étranger qui pique le travail des honnêtes canadiens.

Les trotinettes sont autorisées

Et voilà. Si le concept vous plait, vous pouvez vous renseigner sur la Critical Mass de votre patelin. Si le concept ne vous plait pas, vous pouvez quand même vous renseigner, et répandre des clous par terre à proximité du lieu de rendez-vous. Ca leur apprendra à ces sales hippies.

Critical Mass sur le pont de Burrard

lundi 11 février 2008

On s'en lasse pas

Enfin vous, vous allez peut être vous en lasser assez vite, mais re-voilà une série de photos prises pendant une récente journée à Cypress Mountain. J'en remets parce que comme on y accompagnait les grands débutants que sont Elodie et Sylvain, j'avais comme qui dirait plein de temps pour prendre des photos... (enfin moi j'dis ça, j'dis rien, hein!). Et puis en plus, ça vous rappelle pourquoi la fréquence et la profondeur des articles est dramatiquement en baisse depuis le début de la saison...

Une piste verte

En plus, y'avait de la bonne neige fraiche...

Blanc

Parallélismes

Y'avait aussi des arbres morts, mais ça, on s'en fout un peu.

Arbre mort

Et bien sûr, l'incontournable coucher de soleil...

Sunset on Cypress

A la prochaine!

vendredi 1 février 2008

Cypress by sunset

Cette 3ème et dernière partie de ma série d'articles sur le ski en journée à Cypress, j'aimerais la dédicacer à mon pote Pierre.

Pierre, c'est un gars qui aime faire des photos. Et quand il prend des photos, c'est bien souvent soit pour trouver de l'art abstrait dans la nature, soit pour prendre des couchers de soleil. Mais Pierre, aussi, il adore le ski. Il est donc normal que je lui dédicace cet article dédié aux couchers de soleils en faisant du ski1!

Lorsque les rayons de soleil s'infléchissent, Bowen Island se met à contre-jour, et les lumières des habitations apparaissent.

Bowen Island en contre-jour

Puis la tranche de mauve, parfois presque rose, caractéristique des soirées vancouvéroises, fait son apparition.

Lever de lune

Et enfin, le soleil se couche, faisant appraître clairement en contre-jour l'Ile de Vancouver, habituellement dissimulée par l'humidité de l'océan.

Coucher de soleil sur Vancouver Island

Pendant ces quelques minutes magiques, tous les skieurs sont arrêtés et prennent des photos, que ce soit avec un réflexe numérique haut de gamme, un vieil argentique, ou un téléphone portable. En l'espace d'une heure, jai bien dû avoir une demi-douzaine de personnes me demandant de les prendre en photo avec leur appareil. Le reste du temps, on échange commentaires et conseils entre photographes amateurs.

Une fois le soleil disparu, ça n'est pas tout à fait fini car on skie avec l'athmosphère très particulière de l'arrivée de la nuit. L'horizon flamboie encore d'un dégradé de couleurs vives alors que, localement, la luminosité est quasi-nulle, exception faite des endroits éclairés le long des pistes.

Invasion nocturne

Je tiens quand même à préciser qu'il faisait particulièrement froid le jour où j'ai pris ces photos, et que j'ai dû souffrir pour vos beaux yeux... parce que pour faire des photos un tant soit peu jolies, il faut aller tout en haut de la montagne, là où y'a une vue dégagée mais un maximum de vent, et en plus il faut faire des réglages sur son appareil, ce qui requiert de courageusement enlever ses gants, ce qui vous glace les doigts en vous fissure la peau (j'ai un pansement pour le prouver, même si ma copine se moque de moi!). Enfin, vers la fin, j'ai arrêté de faire les réglages et je gardais les gants, non mais.

Eh ouais, c'est dur la vie du photographe amateur. Bou hou.

1 Pour les non-initiés, l'heure traditionnelle de fermeture pour les stations de ski est aux alentours de 16h, donc bien avant la nuit.

Cypress by day (2ème partie)

Après vous avoir montré les bases du ski de jour à Cypress dans un article précédent, j'aimerais m'attarder sur un petit détail que je trouve rigolo. Vous savez qu'on se tape plein de pluie et de neige par ici pendant l'hiver, et tout ça s'accumule sur les pauvres petits arbres.

Arbres glorieux

Ca leur donne des formes, euh, qui font penser à des trucs...

Phallus de neige

Oui, j'ai une imagination débordante, et le niveau de maturité d'un gamin de 12 ans...

Mais surtout, ça donne des paysages bizarres, avec des sortes de colonnes de neige difformes.

Paysage étrange

Je trouve ça très irréel, personnellement, surtout quand la station est quasi-déserte.

Cypress by day

Ouais, encore un article sur le ski, je sais, mais bon, ne pas poster sur le ski à Vancouver, ça serait comme ne pas poster sur le surf à Sydney, ou les petites culottes à Tokyo. Et puis je vous avais seulement montré le ski de nuit, par temps dégagé et par temps couvert, donc il fallait bien que je vous poste les photos de jour.

Raven Ridge sur Cypress

Sans grande surprise, on a rapidement une vue sur la ville.

Vancouver depuis Cypress

Par contre, l'intérêt du ski de jour, c'est surtout qu'on peut voir l'océan.

Ski devant l'océan

Franchement, skier avec une vue sur le Pacifique, c'est quand même la belle vie.

Mais la bonne surprise, c'est la vue qu'on a de l'autre côté, lorsqu'on est en haut des pistes. En effet, on y voit les Lions (Bowen Island, Gambier Island, et autres petites îles) dans le Détroit de Howe, c'est très mignon.

Le détroit de Howe

Et voilà ce qu'on voit quand on est tout en haut de la station.

Le détroit de Howe, encore

C'est plus intéressant que l'océan, parce que bon, finalement, l'océan c'est vide est plat, quoi. Là y'a des trucs à regarder, c'est mieux.

Et puis sinon, je trouve que c'est aussi migon quand on est tout en bas.

En bas de la station

Ah ça, non, on manque pas d'arbres dans la région.

mercredi 16 janvier 2008

Grouse by night

Après Cypress de nuit voici Grouse Mountain de nuit. Cette fois-ci, je ne suis pas monté à pied, j'ai plutôt pris le Skyride comme tout le monde (de toutes façons, le sentier du Grouse Grind est officiellement fermé l'hiver).

Grouse by night (1)

Donc voilà, vous aviez vu les photos des lumières de Grouse vues depuis le centre ville, et maintenant, vous voyez les lumières du centre ville1 vues depuis Grouse! Si c'est pas une mise en abyme profonde de la quintessence luminique futile de notre perception humaine, je sais pas ce que c'est2.

Grouse by night (2)

Normalement, histoire d'être complet, il faudrait que j'aille à Mount Seymour, le mont le plus à l'est, mais il parait que c'est assez plat, et qu'on y trouve que des pistes bleues et vertes. C'est par contre parfait pour faire du ski de fond, des randonnées en raquettes, ou pour apprendre à skier.

Moi je me contenterai d'alterner entre Cypress et Grouse. En plus, quand je suis tout seul, je peux utiliser la fameuse file d'attente pour les gens qui n'ont pas d'amis. Et même qu'après, je rentre en bus et en métro avec tous les autres skieurs, et ça sent bon la transpiration givrée dans la rame. Ca change des odeurs habituelles, remarquez.

1 En pratique, on voit jusqu'à Surrey et Richmond en grand banlieue.

2 La bonne réponse était bien sûr: "c'est rien du tout, ta phrase c'est du flan qui veut rien dire". Ma copine ajouterait aussi sans doute "pauvre naze". Elle est gentille, ma copine.

dimanche 13 janvier 2008

Cypress by night

Les amoureux de ski se rappellent probablement que Vancouver jouit de 3 stations de sports d'hiver situées à moins de 30 minutes du centre ville. J'avais déjà été 2 fois à Cypress Mountain l'année dernière, mais cette année j'ai fait péter le passe saisonnier me donnant accès aux pistes tous les mercredi soirs (de 16h à 22h), plus 5 jours complets au choix (évidemment, il y a plusieurs autres formules disponibles).

Pour la première sortie neige de 2008, mercredi dernier après le boulot, j'ai été accompagné par Mathieu et Elodie (écoutez ses chroniques sur Radio Canada!).

Cypress by night

Le beau mec en surf au premier plan n'est malheureusement pas moi (faut bien que je prenne les photos, quand même). Il s'agit de Bertrand, un gars qui a probablement des mollets d'acier (et un coeur plein d'arcs en ciel et de petits oiseaux) puisqu'il est en train de terminer sa traversée du Canada à vélo pour le compte de l'association "Enfants Ô Canada". Oui, 15000 kilomètres à vélo, avec je sais pas combien de kilos d'équipement. Et avec le vent de face. Moi qui me plaignais quand je devais monter le pont quand il pleuvait pour aller à l'école. Enfin bon. Vous pouvez aller voir ses photos et ses vidéos (et plus particulièrement sa dernière à ce jour).

Bref (comme disait Pépin), vous pouvez voir que les pistes sont éclairées (encore heureux, sinon bonjour le ravin), ce qui fait joli la nuit dans les nuages. Mais surtout, il y a de la magnifique poudreuse... 4m de magnifique poudreuse, pour être exact... et en milieu de piste, encore. Parce que mine de rien, on se tape peut-être plein de pluie à Vancouver, mais ça veut dire aussi plein de neige fraiche sur les montagnes, qu'il ont en plus le bon goût de ne pratiquement pas damer!

Cypress Ski Rentals

Et pour ne pas gâcher, il y a assez peu de monde le soir pour profiter du domaine maintenant 40% plus grand que les années précédentes.

Allez hop, vivement mercredi prochain!

jeudi 11 octobre 2007

Aux armes, bande de pochetrons

Je suis grave à la bourre mais samedi dernier la France a remporté à l'arrachée les quarts de finale de rugby contre la Nouvelle Zélande (ou, comme les fans de rugby le paraphraseraient "on a foutu leur branlée aux All Blacks"... parce que le supporter, il le vit, le match).

Bon, jusque là, pour moi, le rugby, c'était principalement des gros gars musclés qui posent à poil dans des calendriers, ainsi que le sujet de blagues douteuses sur les douches dans des comédies françaises (blagues qu'on ne dira bien sûr pas directement devant des rugbymen, parce que bon, ils rigolent pas, même quand c'est une fille). Maintenant que j'ai vu un match en entier, je dois avouer que c'est quand même plus rigolo que le football (dont j'ai du voir 2 matches de Coupe du Monde en tout). C'est d'ailleurs assez troublant à quel point, au rugby, il faut être une grosse brute sanguinaire qui défonce des cages thoraciques, arrache des oreilles et mange des enfants, mais de manière subtile. Sinon ça marche pas.

Enfin bref, le truc rigolo, c'est surtout de chanter La Marseillaise face à des Néo-Zélandais dans un pub irlandais au Canada... être expatrié, c'est pas facile à suivre tout les jours...

dimanche 5 août 2007

Moi et ma squaw

Vancouver Island, on en a déjà parlé, c'est la grosse île qui se trouve entre Vancouver et l'immensité tumultueuse de l'Océan Pacifique. L'une des conséquences de cette particularité géographique est qu'il n'y a que très peu de vagues le long des plages vancouverites... d'où une activité très courante chez les habitants du coin: le kayak de mer.

Pour tester ça, on est allés à Bowen Island, à 20 minutes en voiture puis 20 minutes en ferry du centre ville. Après avoir loués les kayaks pour la journée et pris une leçon express de pilotage, nous voici partis pour un périple d'environ 2h30 jusqu'à une île déserte voisine où on a prévu de pique-niquer.

Départ de la journée kayak

La première moitié du trajet, longeant la côte, est peinarde, et nous permet d'admirer des maisons dont on aimerait bien hériter d'un oncle lointain.

Mer calme, kayak peinard

Avec le doux bruits des clapotis de l'eau, la pagaie dans les mains, les montagnes au loin, on se sent comme un aborigène qui recherche des nouveaux terrains de chasse... bon okay, un aborigène débutant. Avec un kayak de location. Et un gilet de sauvetage, un appareil photo numérique, des baskets Adidas, et... bon, merde, si j'ai envie de me prendre pour un aborigène, je me prendrai pour un aborigène! Non mais.

(la prochaine fois j'irai faire du canoë sur une rivière avec ma squaw, tiens)

Enfin bref, on a vu quelques animaux, aussi, comme des daims et des gros oiseaux, ou, dans l'eau, des otaries... même si moi j'en ai vu aucune (sniff).

Un gros oiseau

La partie un peu difficile, par contre, c'est la traversée pour aller de Bowen Island à Gambier Island. Elle dure entre 30 et 40 minutes, et nous place sur la route des ferries. Et le problème d'un ferry, c'est que c'est quand meme assez symmétrique, donc pour savoir dans quel sens ils vont (et donc savoir si on doit s'arrêter ou pas), c'est un peu chaud. Ajoutez des grosses vagues et vous aurez une idée du truc. Bon, ça ferait rigoler n'importe qui avec un peu d'expérience de kayak de mer, mais pour des débutants moyennement motivés à l'idée de se retrouver à l'eau, c'était, euh, instructif.

Enfin bref, on est quand même arrivés sans problèmes à la plage sur laquelle on a eu droit à un repas royal: l'autre français du groupe avait préparé un confit de canard qu'il a fait cuire grâce à un petit réchaud à gaz.

Confit de canard improvisé

dimanche 22 juillet 2007

Vue au mérite

Des trois montagnes qui surplombent Vancouver au nord, Grouse Mountain est la seule dotée d'une télécabine permettant de s'y rendre. Gentiment appellée "Skyride", elle permet aux touristes estivaux de base d'atteindre le sommet, où moultes aventures les attendent, comme par exemple le fabuleux spectacle de bûcherons internationalement connu (et non, moi non plus j'en avais jamais entendu parler).

Par contre, pour les touristes moins de base, il y a le Grouse Grind.

Le Grouse Grind, c'est un truc totalement crétin: plutôt que de prendre le Skyride, on vous propose de monter comme des grands avec vos pieds. Mais attention, hein, c'est pas de la balade en forêt. Enfin si. Sauf que la forêt, elle est quasiment verticale. Et 3km à la verticale, c'est assez violent, surtout pour des grosses larves comme nous. Mais comme on a un blog à remplir, des amis à épater, et un besoin de se prouver quelque chose à l'approche de la trentaine, on est partis courageusement (et masochistiquement) à 8h du mat' un samedi pour se taper les 850m de dénivelé nécessaire pour arriver en haut. Ca fait pratiquement 3 tours Eiffel. Un énorme escalier où, quand les marches sont espacées d'un mètre ou plus, on se dit "ah, cool, c'est quasiment plat, ça repose".

Le Grouse Grind, c'est presqu'une institution, en fait. Pour vous donner une idée, on connait déjà deux personnes qui le font de manière régulière (une à plusieurs fois par semaine pendant l'été). Certains le font tous les jours, voire plusieurs fois par jour pour un mystérieux retraité de 90 ans qui, je présume, doit déjà avoir vu tous les épisodes de Matlock, et se fait donc grave chier chez lui. Pour ces habitués, donc, il y a un système de badge magnétique qu'on passe devant un détecteur au départ et à l'arrivée afin d'enregistrer son temps de parcours. Un site web permet ensuite de consulter les statistiques des randonneurs. On peut également voir les meilleurs temps de la journée, de la semaine ou du mois, qui sont affichés sur des panneaux d'information à l'arrivée... histoire de bien vous dégoûter.

Maintenant, vous commencez à vous demander quel est le record, et combien de temps on a mis. Bande de petits mesquins... Bon allez, c'est bien parce que je suis de bonne humeur. Le record masculin est de 26 minutes, et le record féminin est de 34 minutes. Nous on a mis environ 1h10. C'est pas trop mal, puisque des personnes relativement athlétiques doivent théoriquement tourner autour d'une heure (on passera sous silence l'état dans lequel on était pour le reste de la journée, par contre). Les bons randonneurs seront entre 45 minutes et une heure. Si vous mettez plus d'1h30, par contre, c'est qu'il vaut mieux prendre le Skyride la prochaine fois.

Et tout ça pour quoi?

Vue au mérite

Eh bien c'était la première fois qu'on montait à Grouse Mountain, et après une heure passée à monter sous les arbres, découvrir la vue au sommet est d'autant plus sympathique qu'on peut se dire "j'ai monté tout ça comme un grand, et j'ai même pas pleuré!".

Ou alors "putain j'suis con, y'avait une télécabine!", ça dépend.

mardi 5 juin 2007

Les boules...

Pendant deux semaines, en bas de chez nous, on a récemment vu passer tous les matins plusieurs groupes de personnes en fauteuil roulant portant des maillots de sport faisant figurer un emblême national différent. Après investigation, il semble qu'il s'agissait de la Coupe du Monde de Boccia.

La Boccia est une adaptation d'un cousin de la Pétanque, le Bocce, pour des joueurs ayant un handicap physique. Tous ces sports sont d'ailleurs regroupés sous la supervision de la Confédération Mondiale des Sport de Boules.

Donc, pour résumer, on avait à côté de chez nous une compétition internationale de sport de boules pour handicapés.

Pfiou, si un jour on m'avait dit que je pourrais écrire cette phrase avec le plus grand sérieux du monde, je l'aurais pas cru.

lundi 30 avril 2007

Oookk-ayyyyyyy

En ce moment, c'est la folie à Vancouver. On pourrait croire que c'est l'imminent concert de Justin Timberlake qui met les gens en émoi, mais non1. Ce sont les playoffs, marquant la fin de la saison de hockey. Mais avant de rentrer dans les détails, il est peut être nécessaire d'expliquer au lectorat globalement footballeux (et un peu rugbyeux aussi) comment fonctionne la NHL.

Malgré le fait qu'elle s'appelle Ligue Nationale de Hockey, la NHL regroupe les équipes Canadiennes et Américaines. Et même si les trois quarts des équipes sont Américaines (sur un total de 30 équipes), la NHL est avant tout Canadienne, et même Québecoise, puisqu'elle a été fondée à Montréal en 1917.

Une partie de hockey est composée de 3 périodes de 20 minutes. Si à la fin des 60 minutes les équipes sont à égalité, c'est la mort subite pendant 5 minutes, à 4 contre 4 (au lieu de 6 contre 6 pendant la partie). Après ça, c'est les tirs au but. Pendant le jeu, chaque infraction au règlement vous exclut du jeu et vous place dans la penalty box pour 2, 4, ou 5 minutes, en fonction de la gravité de la faute. Pas de petits cartons jaunes à la con, d'avertissements, ou d'autres "attention, qu'on vous y reprenne pas". C'est pas un sport de tapette, ça. Du coup, quitte à se faire pénaliser, autant le faire en beauté... éclater un joueur adverse contre un mur, foutre des coups de coude, voire même jeter les gants pour entamer un match de boxe improvisé... tout est bon dans le cochon.

Les équipes sont divisées en deux conférences (est et ouest). Chaque conférence a trois divisions (atlantique, nord-est, sud-est, et centrale, nord-ouest, pacifique respectivement). Chaque division a 5 équipes.

La saison de hockey commence en octobre et, jusqu'en avril, ça se déroule de manière assez classique, à coups de matches prédéterminés entre les équipes. Mais à partir d'avril commencent les playoffs, qui détermineront le vainqueur de la Coupe Stanley. Les 8 équipes les mieux classées de la saison dans chaque conférence sont organisées par paires, et chaque paire va disputer jusqu'à 7 matches. La première équipe à gagner 4 matches contre l'autre passe au stade suivant (quart de finale, demi-finale, etc.).

Et c'est donc ce qui se passe en ce moment.

Après avoir gagné contre les Stars de Dallas 4 matches à 3, les Canucks de Vancouver sont maintenant opposés aux Ducks de Anaheim. Autant vous dire que le temps de gagner 4 matches contre une équipe donnée, l'esprit de compétition a le temps de bien s'installer. Les restaurants ont donc tendance à proposer beaucoup de canard ces temps-ci.

La dernière victoire contre Dallas nous a valu une bonne demi-heure de cris et de klaxons, sans compter certains endroits totalement immobilisés par plusieurs centaines de personnes qui descendent dans la rue pour boire leur 4ème litre de bière de la soirée. La mairie se tâte pour intervenir, même.

C'est que les Canadiens et le hockey, ça rigole pas.

Dans le genre, on voit plein de voitures avec des drapeaux des Canucks accrochés à la fenêtre. Les gens vous abordent dans la rue ou dans les transports en commun pour discuter du match de la veille (parce qu'évidemment, si vous habitez à Vancouver, vous suivez les matches des Canucks!! Quoi d'autre, sinon?!). Au bureau, ceux qui ne peuvent pas aller à l'un des amphithéâtres où les matches sont diffusés à partir de 17h (avec pizzas et bière à volonté) suivent ça via internet. Ceux qui partent tôt peuvent aller s'entasser dans un bar avant que ceux-ci soient pleins et commencent à refouler les clients. Et les fanatiques qui ont 400$ à claquer dans les billets hors de prix des playoffs vont directement voir le match live lorsque c'est à domicile.

Ceci dit, la fièvre du hockey, c'est quand même plus fun que la fièvre du foot. Même mes collègues Anglais sont d'accord. Ca doit être l'orgue qui fait tou-tou-tou-tou-TOU tou-tou-tou-TOU pendant les temps morts.

C'est trop cool l'orgue qui fait tou-tou-tou-tou-TOU.


1 Enfin dans le doute, j'irai zoner devant la salle de concert... Après tout, on se rappelle du concert de Christina Aguilera.

Cycle mensuel

Depuis un mois et des brouettes, on a la chance d'avoir des week-ends ensoleillés, même si la semaine est souvent plus tristounette. Du coup, on continue de rentabiliser nos vélos Français1 en passant le plus clair de nos dimanches à pédaler à droite et à gauche. Car ce qui est pratique en centre-ville, c'est qu'il y a pas mal de pistes cyclables.

Piste cyclablePiste cyclable Hosted on Zooomr

Pour aller plus loin, c'est possible aussi. Les bus sont équipés de porte-vélos, mais seulement pour deux. On a le droit de monter avec dans le Skytrain, ceci dit, et on peut les emporter sur les petits bateaux qui traversent le Burrard Inlet.

Du coup, avec tout ça, on bronze! En avril! Au Canada! Si c'est pas un comble...


1 Le truc cool quand on a un vélo Français (ou un vélo tout sauf anglo-saxon, en fait), c'est que les dimensions des roues sont en centimètres. Normal, me direz-vous. Mais c'est sans compter sur le fait qu'une petite partie du monde continue de résister encore et toujours à l'envahisseur métrique, s'accrochant comme une moule à un vieux rocher d'unités débiles et réminiscentes d'un temps où, justement, le vélo n'existait pas. Bref, tout ça pour dire que quand on doit acheter une nouvelle chambre à air, les diamètres en inches ("pouces") c'est pas top. Heureusement que Laure a une vision perçante lui permettant de repérer les petites boites dans un coin où c'est marqué en centimètres.

mercredi 18 avril 2007

Fin de saison

Non, je ne parle pas ici des diverses séries télé qui s'achèvent ces temps-ci, mais de la fin de la saison de ski! Le week-end dernier, on est allés visiter Whistler pour deux jours de glisse folle1.

O Canada...O Canada... Hosted on Zooomr

La station est divisée en deux avec Whistler d'un côté, et Blackcomb de l'autre. Les vrais gars qui sont pas des neuneus, ils vont plutôt du côté de Blackcomb, vu qu'il y a un glacier. La vue satellite vous permettra de mieux cerner le coin.

Ma cabane au CanadaMa cabane au Canada Hosted on Zooomr

Qui dit montagne au Canada dit petite cabane en bois. Hop, ça a pas raté, on s'en est loué une avec un couple d'amis. Parmi les conseils du jour, ne pas laisser trainer de la bouffe dehors, ou faire cuire des trucs sur la terrasse avant d'aller se coucher, ça peut attirer des ours. Ah ouais. C'est la nature, quoi. Enfin on nous rassure bien en nous disant que c'est "au cas où", et qu'il n'y a jamais eu d'attaque d'ours à Whistler. Je suppose donc que les ours ont jusqu'à présent plaidé la légitime défense ou l'aliénation mentale. A moins que la frontière du comté voisin se trouve habilement à 50m à gauche de la cabane. Enfin bref.

BlackcombBlackcomb Hosted on Zooomr

A part le nombre incroyable de surfeurs par rapport à la France, c'est une station de ski tout ce qu'il y a de plus classique, à part peut-être un village plus vivant et doté de plus de restaurants. Du coup, le samedi soir, nos amis nous ont donc dégoté un restaurant franco -bavarois-je-sais-pas-quoi, où un serveur provençal nous a tué à coups de fondues. Au pluriel. Savoyarde et au chocolat. Pour digérer, rien de mieux que de rester dans le froid et de profiter des concerts en plein air du Telus Ski & Snowboard Festival. On laisse l'estomac se tasser, on fait échapper quelques flatulences, et hop, on est prêt pour aller au dodo, parce que le lendemain, il faut être sur les pistes à l'ouverture, non mais.

Whistler (1)Whistler (1) Hosted on Zooomr

Une fois la deuxième journée de ski finie, on fonce vers la bagnole pour rentrer à Vancouver. Ca met autour de 2 heures de route pour faire le trajet le long de la "Sea to Sky Highway" ("autoroute de la mer au ciel"). Bon, c'est pas encore vraiment une autoroute, mais y'en a qui y travaillent. C'est que pour 2010, il faut un minimum d'aménagements, dites donc. Le problème, c'est que pour rajouter 2 voies, plus bas-côtés, plus terre-plein central, à une route qui est coincée entre l'eau et la roche sur la moitié du chemin, il faut péter pas mal de morceaux de montagne. Du coup, les environnementalistes râlent (un peu), et demandent que des tunnels soient creusés à la place, il parait que c'est plus écolo. En tous cas, quand on roupille pas parce qu'on est crevé, la vue du Détroit de Howe est très jolie.

Allez hop, une dernière photo de paysage enneigé, avant l'année prochaine!

Whistler (3)Whistler (3) Hosted on Zooomr


1 Enfin moi, surtout. Laure, elle a rapidement abandonné pour aller faire des balades en raquettes avec, soit-disant, "un moniteur super mignon". Pfff, un moniteur qu'a trop peur d'aller sur des double black diamond2, ouais!!

2 Ici, y'a des pistes vertes, des pistes bleues, mais pas de rouges ou de noires. A la place, il y a des diamants noirs, et des double diamants noirs. Le bleues et les rouges sont également associées à des icônes, le rond et le carré. C'est qu'il faut penser aux daltoniens, quand même, ma bonne dame.

mercredi 28 mars 2007

Vite, tous dehors! (Partie 2)

Suite de notre balade côtière du week-end dernier (c'est dingue comment c'est intéressant ce blog)...

Une fois le Pont de Burrard passé, ayé, on voit l'océan!1

L'océan (presque)L'océan (presque) Hosted on Zooomr

A l'horizon, on distingue des gros cargos, probablement chargés de cocaïne en provenance d'un quelconque pays d'Asie. Plus près, les chiens s'éclatent commes des fous puisqu'en ces temps encore frais la plage est entièrement à eux.

Chien aimer eauChien aimer eau Hosted on Zooomr

Entièrement? Non, car d'irréductibles sportifs comptent bien profiter du beau temps pour dépoussiérer les installations municipales.

Homme aimer ballonHomme aimer ballon Hosted on Zooomr

Le sable de la plage de Kitsilano était donc foulé par un nombre raisonnable de paires de chaussures, voire même de pneus de VTTs. Et pour ceux qui préfèrent le gazon un peu boueux, moultes parcs sont accessibles le long du chemin, avec des jeux pour les gamins, des vendeurs de glaces ou de hot-dogs pour les affamés, et des terrasses de bars ou de restos avec une jolie vue pour les fatigués.

Les futurs touristes de mon estimé auditoire noteront que cet itinéraire nous fait passer à proximité du MacMillan Space Center (dont le site est méga moche), un musée sur l'espace et les trucs du futur des années 90. Pas grand chose de transcendant à voir, mais on peut y sauver la Terre d'une menace venue de l'espace, et le planétarium est très joli.

MacMillan Space CentreMacMillan Space Centre Hosted on Zooomr

(Notez au passage la preuve photographique qu'on a bien sorti nos vélos).

Après tous ces efforts, il ne restait finalement plus qu'à prendre des photos pseudo-artistiques2 pour reposer vos yeux entre les articles les plus verbeux de ce blog, et à refaire le chemin dans l'autre sens, cette fois ci en faisant un petit détour par le joli quartier de Kitsilano, histoire de varier les plaisirs et aussi d'éviter le nombre croissant de promeneurs et joggeurs du dimanche arpentant la côte.

Et pour se récompenser de cette sortie sportive3, rien de tel qu'un chocolat chaud et d'un bon gros plat de cuisine fusion chez un thaïlandais du quartier.

1 Enfin bon, c'est plutôt la Baie de Burrard, et, plus loin, le Détroit de Georgia, mais c'est tout comme.

2 La plupart religieusement cadrées 2/3, 1/3 pour faire plaisir à Charles.

3 Des fois, ça montait.