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samedi 19 juillet 2008

Trop dur la vie

Lundi dernier, vers 10h, mon PC de bureau fait "shbbbooouuuwwwww". Et puis "click".

Outre le fait que ça signifie que j'arrive au boulot avant 10h, merci bien, ça signifie aussi qu'il n'y avait plus d'électricité à mon étage. Après les quelques blagues obligatoires, genre "qui a mis en marche la machine à laver en même temps que le sèche linge?!" (oui, on a de l'humour, nous, ingénieurs informaticiens), il semblait évident que tout l'immeuble était dans la même situation. C'est d'autant plus pratique quand toutes les portes sont activées par des badges électroniques.

Après avoir descendu 18 étages à pied, on constate que c'est tout autant le bordel dehors. Il n'y a plus de feux de circulation pour les 3/4 des intersections, et les restaurants sont dans le noir. On trouve même, inversement, des noirs dans un restaurant, mais ça n'a rien à voir (quand je vous disait qu'on avait de l'humour).

De la fumée sort des bouches d'égoût, et les flics et les pompiers sont partout. On s'attendait donc à une invasion de zombies, mais on s'est rapidement rendu compte qu'il s'agissait plus simplement d'une coupure globale d'électricité impactant plusieurs blocs autour du Waterfront. L'incident était causé par un incendie sous-terrain qui a crâmé plusieurs gros cables de BC Hydro, l'EDF local.

La beauté de ce genre de truc, c'est que ça met plusieurs jours à réparer, et l'électricité à mon bureau n'a été rétablie que le jeudi. Trois jours de vacances gratuites, moi je crache pas dessus. Ca me rappelle les RTTs, la gauche plurielle, tout ça. Donc avec des collègues, on a passé 3 jours à sortir à droite et à gauche. Bars, shopping, golf, balades... trop dur la vie.

Indian Arm depuis une ile déserte

Ca me permet du coup de vous parler de Deep Cove, où j'ai été faire du kayak le mercredi. La dernière fois que j'avais posté à propos d'une sortie kayak, c'était à Bowen Island. Deep Cove, c'est de l'autre côté, à 30 minutes en voiture, et y'a pas besoin de prendre un ferry pour y aller.

Kayak à Deep Cove

Et, euh, bah voilà, quoi. L'océan, des arbres, des montagnes. C'est un peu toujours la même chose, hein, de toutes façons (oui, je fais mon blasé si je veux). Occasionnellement, une otarie vient nous emmerder pendant qu'on rame... vivement qu'une industrie polluante vienne s'installer, tiens, qu'on soit tranquilles.

Embouteillage de kayaks

Le truc habituel, avec un kayak, c'est d'aller sur une petite île déserte pour pisser dans les buissons et laisser des emballages de Twix par terre. Pas de confit de canard fait maison comme la dernière fois, mais c'était un peu improvisé ce coup-ci.

Enfin bref, si vous voulez quelques autres photos, il y en a sur Flickr.

dimanche 6 juillet 2008

Cana-quelque-chose Day

Canada Day, la "Fête du Canada", tombe le 1er juillet. C'est comme vous pouvez vous en douter la fête nationale du Canada. Elle marque l'anniversaire du British North America Act, signé le 1er juillet 1867, qui a plus ou moins officialisé l'existence du Canada comme étant une confédération digne de ce nom.

Drapeau canadien

Avant ça, on se contentait de dire "les territoires Anglais d'Amérique du Nord", ou "les territoires au-dessus de ces sales traitres à la Couronne", voire même "qui ça? Oh, non, on s'en fout, d'eux. Remettez-moi un peu de thé, voulez-vous?".

Après, par contre, il s'agissait du "Dominion du Canada", ce qui le fait vachement plus, vous avourez. Pour ceux qui se demandent, un "dominion" est un état autonome au sein d'un empire (et plus particulièrement au sein de l'Empire Britannique, puisque c'est eux qui ont inventé le terme).

Parade canadienne

Comme le traité a en plus réuni 4 des provinces de l'époque (Ontario, Québec, New-Brunswick et Nova-Scotia) sous un gouvernement fédéral, on peut se la péter en parlant de "dominion fédéral", voire même "dominion fédéral de la mort qui tue". Les autres provinces se sont ramenées un poil plus tard. Ici en Colombie Britannique, par exemple, ils ont signé le traité en 1870 -- ils ont probablement dû attendre d'avoir le train pour aller jusqu'à Ottawa, puis attendre que des immigrés italiens débarquent pour que quelqu'un puisse faire un costume au gars qui irait signer, et enfin apprendre au gars en question à lire et écrire.

Concert canadien

Bref, à travers tout le Canada, le 1er juilet, on s'épanche de fierté nationaliste en agitant des drapeaux rouges... enfin... tout le Canada? Non, car une bande d'irréductibles québécois célèbrent leur propre fête nationale le 24 juin pour la Saint Jean-Baptiste. Oui, vous avez bien lu. C'est la fête nationale du Québec... n'importe quoi... et après ils s'étonnent que les trois quarts du reste du Canada ne les aime pas.

Enfin bref, ici à Vancouver, comme il fait beau et qu'il se passe des trucs dehors (une occurence rare!), vous pensez bien que tout le monde est dehors.

Tertre de Granville Island

Au programme, vous avez toutes les attractions classiques (comprendre: à deux balles), de ce genre d'évènement. Des gens qui vous peignent le visage, des dégustations de pancakes et de sirop d'érable, des défilés et des parades, des démonstrations de l'armée canadienne, des spectacles de danse, des stands de hot-dog, des gamins qui crient, etc. Y'avait un truc rigolo où il fallait mettre un petit caillou sur une carte pour indiquer là d'où on vient. Il n'y avait pas encore beaucoup de caillous car on y est passé pendant la matinée, donc l'un de mes amis a eu l'honneur de placer le premier caillou Kenyan (probablement le seul, aussi). Saurez-vous le trouver sur la photo ci-dessous?

Il y avait aussi quelques concerts en plein air marquant la fin du Festival de Jazz (nous on a principalement écouté Soulstream, sur Robson Street en fin d'après-midi).

Enfin, la journée se termine avec un incontournable feu d'artifice, parce que rien ne permet de traduire la fierté d'appartenir à un pays souverain mieux que de balancer des explosifs en l'air.

Feux d'artifice depuis Canada Place

Par contre, ça ne serait pas Vancouver s'il n'y avait pas un peu de cannabis quelque part. C'est pourquoi tout un tas de gens se sont réunis autour de la gallerie d'art pour fêter "Cannabis Day" (oui, ils ont de l'humour).

Cannabis Day devant la gallerie d'art

A 4h20 (le chiffre "420" est courant chez les fumeurs de cannabis), c'est la folie: les gens agitent les célèbres drapeaux du Canada faisant figurer une feuille de cannabis à la place de la feuille d'érable (on peut si facilement les confondre après tout), pendant que d'autres balancent des joints sur la foule. J'ai du me sacrifier pour vous, préférant prendre des photos plutôt que d'en attraper au vol.

D'ailleurs, si sur les photos on dirait qu'il y avait du brouillard, eh bien c'est que... euh... oui maman, il y avait du brouillard. Ah là là, la météo à Vancouver, ça change si vite... on sentait le brouillard à 2 pâtés de maison, même.

Une fois la distribution gratuite de joints terminée, les gens se mettent à chanter "Ô Cannabis", une version modifiée de "Ô Canada", l'hymne national. Vous pouvez lire le début des paroles sur la photo précédente.

Que fait la police me demandez-vous? Eh bien ils ont envoyé à tout casser 3 ou 4 gars qui surveillent, apparemment sans trop d'inquiétude, depuis l'autre côté de la rue. Apparemment, c'est plus peinard de surveiller des gens endormis à la marijuana que des gens énervés à la bière.

Quid des protestataires et autres anti-gouvernement, sinon? Eh bien la seule chose qu'on ait vu, c'est un "Canada is stolen land" ("le Canada est une terre volée"), écrit gentiment à la craie par terre, histoire que ça soit facilement lavable le lendemain.

Ils sont cools, au Canada, quand même.

samedi 5 juillet 2008

Jazz, côté ouest

A Vancouver, y'a pas grand chose à faire, il parait, et les gens regardent bien souvent les activités culturelles des villes des provinces de l'est en soupirant. Mais de temps en temps, miracle, il se passe un truc.

Par exemple, mi-juin, il y a eu le Festival d'Eté Francophone (et par "francophone", on veut dire "québécois"). Pas la peine d'en parler ici, Elodie et Stéphanie s'en sont déjà occupé. Par contre, juste après, c'était le Festival International de Jazz de Vancouver.

Five Alarm Funk

Comme tout le monde connait celui de Montréal (même s'il y en a plein d'autres), je vais vous faire un petit comparatif.

Comme à Montréal, ça dure à peu près 2 semaines (celui de Vancouver est un poil plus court, et commence quelques jours plus tôt), et les organisateurs ont tendance à considérer une définition extrêmement large du terme "jazz". Il y a des scènes gratuites en plein air ou dans des bars, et des concerts payants dans des salles de spectacle ou des clubs. Dans les deux cas, ca fait environ 30 ans que ça dure, et dans les deux cas, l'association qui s'occupe du festival offre également tout un tas d'autres concerts (payants et gratuits) le reste de l'année.

Celui de Montréal est par contre beaucoup plus gros et renommé. 500 concerts cette année pour Montréal contre 400 pour Vancouver, mais (et c'est ça qui nous intéresse parce qu'on est des gros rapiats) 350 gratuits pour Montréal, contre seulement 150 gratuits à Vancouver. Beaucoup plus de scènes en plein air à Montréal, également, et littéralement 5 fois plus de monde!

L'organisation est différente, également. A Montréal, toutes les scènes sont les unes à côté des autres en centre-ville. C'est un bordel infâme et toutes les rues sont bouchées, mais on peut se balader facilement d'une scène à l'autre. C'est aussi pratique de se dire "le festival de jazz, c'est par là", et ne plus se poser de question après.

A Vancouver, le festival de jazz est éclaté dans plusieurs endroits. C'est moins pratique puisque ça empêche les gens de pouvoir se balader simplement d'une scène à l'autre à la recherche d'un truc écoutable. Mais de toutes façons, les scènes gratuites en plein air se succèdent -- elles ne sont actives que quelques jours chacune, donc pas de regrets, on ne peut même pas vraiment se balader voir s'il y a autre chose. On se pose, et si ce qui passe ne nous plait pas, il ne reste plus qu'à se renseigner sur les concerts en intérieur, ou à rentrer chez soi. Par contre, les lieux choisis pour les scènes en plein air se lisent comme un guide touristique de Vancouver. Gastown, Granville Island, Yaletown, Cambie Village, West End, etc. Au moins, on est assis dans un grand parc ou dans un quartier avec un minimum de charme, là où à Montréal on est debout dans la rue au milieu de vieux immeubles moches. Par contre, il faut réfléchir quand on part de chez soi pour savoir où aller en fonction du jour, et ça, réflechir, moi j'aime pas.

Allez hop, l'année prochaine, j'essaierai de vous prendre plus de photos. En attendant, Five Alarm Funk, c'est bon, mangez-en.

vendredi 2 mai 2008

On sait qu'on est à Vancouver...

...quand, dans les concerts de hard-rock, les gens vous proposent amicalement de partager un joint alors que la police est en poste quelques mètres plus loin, et que par contre, pour boire de la bière, il faut prouver sa majorité et aller boire son verre dans la zone d'exemption des lois d'interdiction de consommation d'alcool sur les lieux publics.

Pendant ce temps, les deux gugusses qui essaient de déclencher des pogos echouent lamentablement à éveiller les instincts belligérants des spectateurs.

jeudi 14 février 2008

Fais les baggages, chérie, c'est une ville de ploucs

Le Orpheum Theatre, c'est une salle de spectacle du centre ville polyvalente, hébergeant concerts de musique classique ou de trash-métal, pièces de théâtre, opéras, et les trucs où y'a des gens en tutu qui courent d'un bout à l'autre de la scène.

Enfin bref, l'Orpheum est doté à la fois d'un Starwalk et d'un Starwall. Le Starwalk, c'est un bout de trottoir dans lequel sont incrustées des plaques figurant des noms de gens célèbres. Enfin célèbres, c'est beaucoup dire, j'en connais aucun. Le Starwall, c'est la même chose, mais sur un mur.

Orpheum Starwall (1)

Là où je veux en venir, c'est que le Starwall de l'Orpheum, il est planqué derrière le batiment, à côté de la sortie des artistes, avec 8 plaques censées récompenser les "Favoris de Vancouver" qui, je cite, "ont capturé le coeur des vancouverois à travers de fréquentes visites locales".

Le problème, c'est qu'on y trouve la plaque suivante:

Orpheum Starwall (2)

Aaaaaaaarrgggh!

Bon, okay, ça ferait plaisir à mon papa et, rendons à César ce qui lui appartient, Nana Mouskouri serait de toutes façons l'artiste femme la plus vendue au monde, avec entre 250 et 350 millions de disques à son actif, devant Céline Dion, qui en a "seulement" 200 millions (ce qui n'empêche pourtant pas sa maison de disque de la déclarer artiste N°1 de toute l'histoire de l'univers).

Donc bref, Nana, elle peut bien avoir son nom sur un plaque sur un mur à côté d'une sortie incendie d'un théâtre perdu quelque part dans une forêt de l'ouest Canadien... mais pour un Français moyen ayant la trentaine, Nana Mouskouri, c'est quand même l'essence des "trucs nazes que mes parents écoutent", donc bon, ça fait un choc, quand même.

Allez hop, il faut combattre le feu par le feu. Et en allemand, histoire d'être sûr que ça marque.

lundi 21 janvier 2008

Apéro-blog Francouverois

Pour les gens qui sont à Vancouver, n'oubliez pas l'évènement de la semaine, courtesy of Véronique. Si vous avez un blog, ou si même si vous en avez pas mais que vous lisez ceux des autres, vous êtes invités de fait. Ca se passe jeudi soir, 19h00, au Wolf and Hound, 3617 W Broadway. En plus, les jeudis, y'a de la musique quebecoise et acadienne, apparemment.

Plus de détails sur le blog de Véronique.

dimanche 13 janvier 2008

Cypress by night

Les amoureux de ski se rappellent probablement que Vancouver jouit de 3 stations de sports d'hiver situées à moins de 30 minutes du centre ville. J'avais déjà été 2 fois à Cypress Mountain l'année dernière, mais cette année j'ai fait péter le passe saisonnier me donnant accès aux pistes tous les mercredi soirs (de 16h à 22h), plus 5 jours complets au choix (évidemment, il y a plusieurs autres formules disponibles).

Pour la première sortie neige de 2008, mercredi dernier après le boulot, j'ai été accompagné par Mathieu et Elodie (écoutez ses chroniques sur Radio Canada!).

Cypress by night

Le beau mec en surf au premier plan n'est malheureusement pas moi (faut bien que je prenne les photos, quand même). Il s'agit de Bertrand, un gars qui a probablement des mollets d'acier (et un coeur plein d'arcs en ciel et de petits oiseaux) puisqu'il est en train de terminer sa traversée du Canada à vélo pour le compte de l'association "Enfants Ô Canada". Oui, 15000 kilomètres à vélo, avec je sais pas combien de kilos d'équipement. Et avec le vent de face. Moi qui me plaignais quand je devais monter le pont quand il pleuvait pour aller à l'école. Enfin bon. Vous pouvez aller voir ses photos et ses vidéos (et plus particulièrement sa dernière à ce jour).

Bref (comme disait Pépin), vous pouvez voir que les pistes sont éclairées (encore heureux, sinon bonjour le ravin), ce qui fait joli la nuit dans les nuages. Mais surtout, il y a de la magnifique poudreuse... 4m de magnifique poudreuse, pour être exact... et en milieu de piste, encore. Parce que mine de rien, on se tape peut-être plein de pluie à Vancouver, mais ça veut dire aussi plein de neige fraiche sur les montagnes, qu'il ont en plus le bon goût de ne pratiquement pas damer!

Cypress Ski Rentals

Et pour ne pas gâcher, il y a assez peu de monde le soir pour profiter du domaine maintenant 40% plus grand que les années précédentes.

Allez hop, vivement mercredi prochain!

jeudi 10 janvier 2008

Le jeu des différences pas importantes: sorties cinéma

Ici, les nouveaux films sortent le vendredi au cinéma.

Voilà. C'est tout.

(eh, on a jamais dit que tous mes articles devaient être super profonds et recherchés, hein)

lundi 12 novembre 2007

Malédiction ou bonbon

Bon, on me l'a réclamé plusieurs fois donc je me bouge un peu les fesses, mais pas trop vite comme vous pouvez le constater... mon article sur Halloween arrive donc largement après que tout le monde ait fini ses sucreries, rangé son costume, et commencé à réflechir à sa lettre pour le Père Noël.

Halloween, ici, on plaisante pas avec ça. Pratiquement la moitié des magasins, restaurants et autres affichent des décorations de saison une semaine avant la date fatidique. Ca laisse perplexe quand on va louer une voiture et qu'on voit des squelettes attachés au mur derrière le comptoir... Les bons français réactionnaires vont probablement soupirer et secouer la tête, maugréant qu'une fête commerciale et commercialisée de ce genre, typiquement américaine, est surtout une bonne occasion de rester chez soi à lire du Houellebecq en signe de rébellion. Ces gens là seraient à mon avis totalement à côté de la plaque. Halloween est quand même vachement plus rigolote et moins commerciale que, disons, Noël, la Saint-Valentin, ou même la Fête des Mères1. Et puis la fête n'est même pas d'origine américaine mais bien européenne (principalement irlandaise et écossaise), et sa forme moderne n'est que le résultat d'une lente évolution des traditions des 2 siècles derniers.

Le 31 octobre, ça commence avec la plupart des entreprises qui ferment en milieu d'après-midi (15h pour la mienne). Tous les gens avec enfants rentrent chez eux pour préparer les costumes de leurs bambins. Les autres rentrent pour préparer leurs propres costumes, ou pour au moins travailler à vider et sculpter une citrouille (le fameux "Jack-o'-lantern"), que ce soit pour la mettre devant chez eux ou pour participer à l'un des nombreux concours de vigueur (donc certains sont proposés par votre propre entreprise). Et ceux qui détestent Halloween, les enfants, les citrouilles, ou tout simplement la terre entière, rentrent chez eux pour cuisiner des tartes à l'arsenic et mettre des lames de rasoir dans des barres chocolatées. Malheureusement pour eux, les autorités ont procédé pendant les jours précédents à un martelage médiatique à base de "n'acceptez rien d'un étranger qui ne soit pas sous emballage d'origine". Ca empêche de découvrir que la vieille dame au bout de la rue fait de succulentes Tropéziennes, mais que voulez vous... "Have a fun and safe Halloween!", comme ils disent.

Barbecue et partouze

Ensuite, il s'agit de savoir quoi faire pendant la nuit où les esprits envahissent le monde des vivants. On peut évidemment rester à la maison pour distribuer des friandises à des gamins survoltés et, pour certains, relativement dubitatifs quant à la viabilité commerciale d'un évènement où on reçoit des sucreries totalement gratuitement et sans aucune contre-partie. On peut aussi faire du porte à porte soi-même, mais m'est avis qu'un grand gars basané de 29 balais déguisé en Batman aurait du mal à récolter beaucoup plus que des regards inquiets. La dernière option, donc, et non des moindres, est de profiter du nombre effarant d'attractions ouvertes pendant les quelques jours précédant Halloween.

Fumer est mauvais pour la santé

Evidemment, les maisons hantées en tout genre sont les plus courantes, et sont disséminées un peu partout de Surrey à North Vancouver avec des prix allant de la gratuité à quelques dollars, en passant par des dons de nourriture pour des oeuvres caritatives. Les trains fantômes sont en 2ème position, mais malheureusement, celui du Stanley Park a été annulé cette année à cause de la grève des employés municipaux (les salauds). Après, y'a les moins courants mais non moins populaires pirates (arrrh!), qui avaient eu peu avant leur fête annuelle du "Talk like a pirate day". Et puis il y a les centaines de soirées Halloween dans les divers bars et clubs branchés de la métropole. Mais l'un des évènements les plus connus est sans doute le Playland Fright Night.

Votre âme m'appartient désormais

Playland, vous vous en rappellez sans doute, c'est le parc d'attractions de Vancouver. Pour Halloween, ils redécorent tout le parc avec moultes accessoires effrayants, et mettent en place des attractions inédites (principalement, comme vous pouvez vous en douter, des maisons hantées). Avec de la fumée partout, des lumières inquiétantes, des sorcières sur des bûchers, des gens décapités, des squelettes, des zombies, et Lara Fabian en concert2, l'ambiance y est. Mais c'est surtout le nombre de personnes qui viennent déguisées qui est incroyable. Certains jouent le jeu jusqu'au bout, et arrivent à mettre la panique dans les files d'attente pendant quelques secondes grâce à un jeu d'acteur bien préparé et des accessoires efficaces (mention spéciale au "zombie tueur à la pelle"). Bref, c'est ben l'fun.

Mais le mieux, à Halloween, c'est le lendemain. Parce que tout le monde a des restes de bonbons et les ramène au boulot... Raaah, donnez moi tout ce qui est acidulé! Raaah!

1 C'est mon avis, et je le partage.

2 Non, je déconne, il s'agit de faire peur pour rigoler. Il s'agit pas de provoquer des crises cardiaques pour de vrai, non plus.

dimanche 4 novembre 2007

Ca balance à Vancouver

De la forêt, à Vancouver, on en a plein. Ah ça, ouais, ça pousse partout cette saloperie. Ca doit être la pluie, vu qu'en plus c'est une variété de forêt qui s'appelle "rain forest". Mais bon, le truc, c'est qu'au bout d'un moment, la forêt, ça devient répétitif. Un arbre par-ci, un arbre par-là... sûr, y'a de la mousse et des champignons pour ajouter une touche créative, mais même ça, finalement, on en devient blasé assez rapidement.

Heureusement, y'en a qui ont pensé à mettre des trucs plus inventifs de temps en temps, comme des petits canyons et des rivières sautillantes.

Le Lynn Canyon Park est situé à North Vancouver, et est accessible en un peu moins d'une heure depuis le centre ville via le Seabus, puis un bus normal1. La grande attraction est le pont suspendu qui, à la différence du pont suspendu voisin de Capilano, a le bon goût d'être gratuit. Bon, il est aussi 3 fois moins grand, mais on a pas que ça à faire de débourser 25$ (oui oui) pour traverser un pont et choper la gerbe.

Lynn Canyon Suspension Bridge

Le pont est rigolo, ça balance bien, on s'amuse à 50m au dessus des rapides, mais y'a pas que ça à faire. Il y a aussi plusieurs petites balades sympathiques le long du canyon.

Un autre endroit mignonet

Il y a plusieurs "petites" cascades sur le chemin, qui sont quand même assez grandes pour se dire que les jeunes (et moins jeunes) courageux qui se jettent dedans sont tarés2.

Plongeoir pour courageux

On a par exemple vu plusieurs personnes plonger depuis le petit plateau de terre en haut à gauche de la photo, qui doit se trouver à une dizaine de mètres au-dessus du bassin, où il faudra bien sûr éviter de se viander sur des rochers. Des panneaux d'information se trouvent d'ailleurs à l'entrée du parc, décrivant la quinzaine de façons suivant lesquelles vous pourrez mourir de manière horrible et douloureuse si vous mettez un seul pied dans l'eau. Pfiou, moi maintenant j'ai peur de prendre mon bain, c'est malin.

Pour permettre de se reposer de ses émotions, on débouche aussi sur des endroits "mignonets", comme dirait un ami récemment venu nous rendre visite.

Un endroit mignonet

Ah là, tout de suite, la baignade semble beaucoup plus paisible... enfin en fait je sais pas. Il pourrait y avoir des saumons tueurs. Des araignées d'eau empoisonnées. Voire même des algues qui vous attrapent les chevilles et vous noient pour ensuite vous sucer le cerveau par les yeux...

Houuuuulà, je vais peut être pas me laver, aujourd'hui, dites donc.

1 Ou en 30 minutes en voiture si vous êtes riches, que vous aimez polluer, et que vous voulez un peu salir les pneus de votre 4x4 immaculé que vous utilisez uniquement pour aller au boulot et faire les courses.

2 Et je suis aussi un gros pantouflard peureux. Mais c'est parce que je me fais vieux. Dans ma jeunesse, j'étais téméraire, ah ça oui. Par exemple, une fois, j'ai écouté un CD de Lara Fabian avec un casque. Complètement fou, je vous dis.

samedi 20 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 3)

Et voici enfin, sous vos yeux ébahis, la 3ème et dernière partie sur la Foire de Vancouver. Plus grand chose à raconter, à par poster en vrac des photos du concours de sculptures de sable.

PNE 3rd Annual Sand Sculpture

Un petite dizaine d'artistes venu de plusieurs pays ont participé au concours, qui a été finalement remporté par un russe avec un oeuvre intitulée "Le Temps des Mousquetaires".

Le Temps des Mousquetaires

Il remporte un modeste chèque de $2500...

C'est le bordel

Les gnomes des sables

On peut noter au passage que si la qualité est incroyablement supérieure au concours de chateau de sable annuel de Wreck Beach (certes plus amateur), on appréciera surtout que les participants (ainsi que le public) restent ici habillés.

Aïe mon pied

I Robot

Voilà, c'est fini pour cette fois! Ah là là, j'espère que maintenant vous vous dites bien "wouah, la Foire de Vancouver, c'est vraiment un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!!" de manière extatique, comme le notent les trois points d'exclamation.

Allez hop, vivement l'année prochaine, mais pas trop non plus!!!

jeudi 18 octobre 2007

J'ai une réunion entre midi et deux

Dans la série des trucs que je mets en retard sur le blog, on peut compter le Festival International du Film de Vancouver, ou VIFF pour faire plus court, qui s'est terminé vendredi dernier après 3 semaines de projections non-stop.


Pour cette 26ème édition (ouah, je parle presque comme un vrai journaliste, moi) étaient attendues plus de 150.000 personnes, pour presque 600 diffusions de 350 films venus d'une cinquantaine de pays (et oui, comme un vrai journaliste, je me contente de paraphraser les infos du communiqué de presse, mais avec des erreurs et du biais1). Les diffusions sont réparties dans plusieurs cinémas de centre ville, dont le Granville Empire 7, l'IMAX de Canada Place, ou le Pacific Cinematheque.

Les films étaient cette année regroupés en plusieurs catégories:

Bon okay, je me moque, je me moque, c'est pas gentil. Mais j'aime bien me moquer du cinéma indépendant et des FAPs2.

En pratique j'ai été voir 4 films, la plupart du temps en m'eclipsant ni vu ni connu du bureau pendant 2 heures, et si la qualité est, comme toujours dans ce genre de festival, fortement aléatoire, je me dis que j'essaierai de voir plus de films l'année prochaine. Parce que mine de rien, dans une salle de cinéma, on est au sec...


Bon, maintenant, pour rattraper, il va falloir que j'aille voir un film avec des filles à gros seins, des explosions, et des effets spéciaux...


1 Il y a eu en pratique plus que les 575 diffusions annoncées, grâce aux nombreuses diffusions additionnelles de dernière minute.

2 Un FAP, c'est un film appartenant à cette catégorie très spéciale qui ne passe que dans les cinémas de quartier, pendant 2 jours, uniquement à 22h. L'archétype du FAP, c'est un film hongro-suédois en noir & blanc, entièrement filmé sur un tarmac d'aéroport, avec 3 personnages, dont l'un est muet. Il y a 4 répliques en tout, et la critique Télérama utilisera les termes "jouissif", "humour décalé" et "palimpseste", parfois dans la même phrase. Commencé en 1963, il faudra à l'auteur-réalisateur Ivan Boushiesky 5 longues années pour achever son chef-d'oeuvre, à cause du manque de budget, du suicide de son collaborateur et ami Vladimir Peroschpov en 1964, et d'une infection urinaire aggravée , suivie d'une diarrhée explosive, 6 mois plus tard. Enfin bref, vous voyez le genre.

lundi 15 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 2)

Notre ex-future-maison

Alors voilà, ça, c'est la maison qu'on a failli gagner à la grande lotterie de la Foire de Vancouver. Bois massif, 280m2, une media room avec des enceintes non apparentes à l'intérieur des murs, une cheminée dans la salle de bain, un billard... dommage, on va devoir continuer à héberger les invités dans notre petit 70m2...

Mais bon, revenons à nos moutons avec, comme promis, la Parade Toontastique, un des incontournables de la foire.

Toontastique!

Grosso-modo, c'est plein de gens déguisés en trucs qui foutent les boules (comme vous pouvez le voir ci-dessus), et qui défilent sur une musique aussi entrainante que répétitive ("It's tooooon-tastic!!! It's faaaaaan-tastic!!!"). Tous les personnages dont la license est pas trop chère sont de la partie, de Scooby-Doo aux Flintstones en passant par Pingoo le Pingouin ou Woody-Wood Pecker... et plein d'autres que je connais même pas.

Si vous avez la phobie des filles déguisées en coccinelles, vous pouvez aller voir des exhibitions diverses, comme les oeuvres du concours de chateaux de cartes, ou les sculptures en boites de conserves... Oui, je sais, dit comme ça, ça ressemble un peu à la fête de la saucisse de Trifouillis-les-Oies, parrainée par Bernard Menez et recommandée dans le guide 2007 "Best-Of du Tourisme dans l'Arrière-Pays du Lurenchon", mais c'est pas si pire.

Sculpture à conserver

Le truc qu'il faut voir avant de partir, et qu'ils programment bien évidemment juste avant la fermeture du site chaque soir, c'est Rollin' Thunder. Des filles méga bien foutues, des explosions, des gros camions, et de la country/rock à fond les basques. Pas d'inquiétude, les 2 premiers points rattrapent les 2 derniers.

Rollin' Thunder Dancing (1)

Rollin' Thunder Dancing (2)

(et non, j'ai pas de photo des grosses explosions, j'étais trop occupé à protéger mes sourcils... sans blaguer, ça chauffe, leurs conneries...)

Bon, maintenant que je suis tout émoustillé par le souvenir des danseuses, je vais devoir prendre une dernière pause avant la 3ème et dernière partie, consacrée au concours de sculptures de sable...

jeudi 11 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 1)

The Fair, soit la Foire de Vancouver, c'est, d'après ce qu'ils disent sur leurs pubs, "le meilleur moment de l'été". Ils ajoutent même un point d'exclamation après. Bon... si on me demandait mon avis, je dirais qu'il faudrait renommer ça "un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus", mais je suppose que ça tenait pas sur l'affiche. Et puis c'est qu'ils sont toujours enthousiastes ces nord-américains, de toutes façons. On a l'impression d'être des vieux rabats-joie grincheux et réactionnaires à côté... allez, tenez, je veux bien ajouter un point d'exclamation, du coup. La Foire de Vancouver, c'est un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!! (ouaah, je suis épaté par mon propre positivisme).

Installé au PNE, dont on a déjà parlé avec le fabuleux et tourbillonant Playland (je travaille mon enthousiasme, hein, remarquez), The Fair, c'est plein de spectacles émoustillants, d'attractions fantasmagoriques, d'expositions délirantes et de stands de hot-dog époustouflants (vous me dites si j'en fais trop, hein1).

L'incontournable de ce genre d'évènement, c'est la présence d'animaux, histoire de pouvoir montrer à ses gamins d'où viennent les oeufs (du cul d'une poule), d'où vient le bacon (du cul d'un cochon), et d'où vient le fertilisant qui fait pousser les Kellogg's Corn Flakes (du cul d'une vache). La sortie familiale et éducative par excellence, quoi. Oh, et puis ça vous permet de ne plus pouvoir aller aux Etats-Unis pendant 6 mois, à moins de mentir dans votre déclaration à la frontière.

Ca tète à tue-tête

Bronzage pour poussins

T'as vu ta tronche?

Serge

Outre croiser le regard vitreux de divers animaux, on peut aussi voir des plantes, comme par exemple plein de sortes de champignons. Ca permet d'expliquer aux gamins pourquoi papa il rigole tout seul, des fois, quand il revient du fond du jardin...

Fleur des champs (1)

Et sinon, sans trop de photos pour vous le prouver (mais vous me croirez sur parole), on peut voir d'excitantes courses de cochons, des magiques spectacles de chevaux, d'épatants concours de cow-boys, et même une super démonstration de super chiens qui est super.

IAM Superdogs

(non, sérieux, c'est pas facile de zig-zagguer entre des piquets, hein... ça a l'air facile comme ça, mais c'est super dur en fait...)

Ouaaaah. The Fair, c'est vraiment la partie de l'été qui est pas mal mais sans trop pousser non plus! Mais que diantre, toute cette excitation m'a largement éprouvé. Faisons donc une courte pause, et je reviendrai plus tard vous parler des autres aspects toontastiques (oui oui, toontastiques, parfaitement messieurs-dames) de la Foire de Vancouver, qu'on nous envie tant à l'étranger!!!

1 Ceci dit, j'ai bu un super bon jus de citron à un des nombreux stands de boisson et de bouffe disséminés un peu partout. C'est cool, parce qu'en amérique, la lemonade, c'est presqu'une institution.

mercredi 26 septembre 2007

C'est la fête, pouet pouet

Si vous deviez créer un parc de jeux, comment l'appelleriez-vous?

A moins que vous ayez une license à honorer (Parc Asterix, Disneyland), vous allez vous racler un peu la soupière pour trouver un truc un peu chantant, un peu original, un peu fou... Genre Walibi, Bagatelle, Bellewaerde...

Mais pas à Vancouver. A Vancouver, quand on veut trouver un nom pour un parc de jeux, on l'appelle "Playland", et basta. Ouais. Parce qu'on a pas que ça à branler de la journée de trouver un nom original. Et le pire, c'est que c'est le premier résultat sur Google quand on cherche "Playland"1... comme quoi finalement, ça a l'air con, mais c'est super bien pensé, en fait.

Playland, le parc d'attractions super original

Situé à 15 minutes de transport en commun du centre ville, Playland occupe une partie du PNE (Pacific National Exhibition), qui est un énorme centre d'activités dont on reparlera à l'occasion de la Foire de Vancouver, déjà passée depuis au moins un mois, mais que voulez-vous, je suis à la bourre dans mes articles, c'est comme ça. Enfin bref, c'est un gros truc où y'a des exhibitions, des concerts, et, donc, un parc d'attractions. Ce dernier est ouvert habituellement de mai à octobre, mais les dates varient en fonction des années.

Comme la plupart des parcs urbains, il est assez petit et a l'air un peu naze.

Cheap Park

Ouvert originalement en 1910 sous le nom (attention les yeux) de "Happy Land", le parc a été renommé 1958 lorsqu'il a déménagé (je sais pas trop où il était avant ça). Avec 15 acres de superficie, soit 10 fois plus petit que le Parc Astérix, mais presqu'autant d'attractions, autant dire que c'est serré, même si les attractions elles-mêmes sont beaucoup plus modestes. Avec autant de mécaniques entassées les unes sur les autres, si une voiture de l'Enterprise se détache, il est clair qu'elle chopera au vol les 2 personnes qui sont au Dropzone, empallera une dizaine de gars sur Wave Swinger, et défoncera la West Coast Wheel, avant de faire s'écrouler le vénérable Wooden Roller Coaster, qui tenait debout depuis 1958.

L'Enterprise

Le Wave Swinger

Le vénérable Wooden Roller Coaster

Et pour ceux qui se posent la question, oui, apparemment, le Wooden Roller Coaster est vraiment en bois.

Ce que j'aime, surtout, c'est repérer les attractions où un mec qui gerbe créera la situation la plus amusante pour ses voisins.

Surtout, ne pas gerber

La machine à gerbe

Bateau pirate, un grand classique

Dans la vie, y'a des hauts, y'a des bas

Quoi de plus à ajouter, à part qu'il y a aussi des auto-tamponantes (ou tamponneuses?), des jeux à la con où il faut lancer des balles pour gagner des peluches, et bien sûr, incontournable des parcs de ce genre, des sucreries où chaque mastication génère une nouvelle carie instantanément.

Allez hop, soyez joyeux! Playland, c'est la fête! Pouet pouet!

Clowny

1 Bon okay c'est sur Google.ca, mais sur Google.com, c'est le 2ème, quand même aussi. Non mais. Sur Google.fr c'est le premier aussi. Et Exalead, le super moteur de recherche cocorico, est à la masse.

mercredi 22 août 2007

Feux et zombies

Bon, ça arrive un peu à la bourre, mais voici quelques photos du spectacle chinois de la Célébration de la Lumière, pour laquelle on était sur English Bay.

Feux Chinois

Présentation techniquement impressionante, mais moins amusante que la précédente canadienne, à mon avis.

Pyro-duo

Vu le nombre de gens entassés sur la plage, l'après-spectacle (soit 2 secondes après le dernier feu d'artifice... 'sont rapides ces canadiens...) a vu une foule compacte déferler sur les routes barrées à la circulation. L'occasion de faire des photos avec, mmmh, du flou artistique. Oui, c'est ça. Artistique, le flou.

Zombies (1)

Zombies (2)

lundi 20 août 2007

Bouba, faut pas l'énerver

Les lecteurs réguliers se rappellent de Grouse Mountain, qui nous a valu son pesant de transpiration et de courbatures, et des différentes activités fascinantes qu'on peut y faire.

Ce qu'on peut y faire, aussi, c'est rien du tout. Comme dans, par exemple, roupiller peinard sur la pelouse, à l'ombre d'un gros arbre non-identifié mais indubitablement canadien, ou au pied d'une statue vaguement aborigènisante (et problablement fabriquée dans une usine coréenne à plusieurs exemplaires).

Aïe mon pied

Je sens sous les bras, non?

Un autre truc pas trop crevant, c'est d'aller voir l'un des refuges pour les animaux sauvages en danger. Et part "animal sauvage en danger", ils parlent bien sûr de grizzlis de 300kgs qui peuvent vous arracher la tête rien qu'en vous caressant la nuque.

Bouba, faut pas l'énerver

Evidemment, les 2 grizzlis visibles de près (Grinder et Coola) avaient été receuillis lorsqu'ils étaient des pauvres bébés maigrichons, mais bon, quand même. On nous dit qu'ils sont maintenant trop gentils pour être relâchés dans la nature (contrairement à d'autres qui sont soignés et pris en charge à part), mais j'irai pas trop me frotter à un animal dont les griffes font 30cm.

Ah ça, Bouba, faut pas l'énerver, hein.

Ca vous dérange de me laisser prendre mon bain?

dimanche 5 août 2007

Moi et ma squaw

Vancouver Island, on en a déjà parlé, c'est la grosse île qui se trouve entre Vancouver et l'immensité tumultueuse de l'Océan Pacifique. L'une des conséquences de cette particularité géographique est qu'il n'y a que très peu de vagues le long des plages vancouverites... d'où une activité très courante chez les habitants du coin: le kayak de mer.

Pour tester ça, on est allés à Bowen Island, à 20 minutes en voiture puis 20 minutes en ferry du centre ville. Après avoir loués les kayaks pour la journée et pris une leçon express de pilotage, nous voici partis pour un périple d'environ 2h30 jusqu'à une île déserte voisine où on a prévu de pique-niquer.

Départ de la journée kayak

La première moitié du trajet, longeant la côte, est peinarde, et nous permet d'admirer des maisons dont on aimerait bien hériter d'un oncle lointain.

Mer calme, kayak peinard

Avec le doux bruits des clapotis de l'eau, la pagaie dans les mains, les montagnes au loin, on se sent comme un aborigène qui recherche des nouveaux terrains de chasse... bon okay, un aborigène débutant. Avec un kayak de location. Et un gilet de sauvetage, un appareil photo numérique, des baskets Adidas, et... bon, merde, si j'ai envie de me prendre pour un aborigène, je me prendrai pour un aborigène! Non mais.

(la prochaine fois j'irai faire du canoë sur une rivière avec ma squaw, tiens)

Enfin bref, on a vu quelques animaux, aussi, comme des daims et des gros oiseaux, ou, dans l'eau, des otaries... même si moi j'en ai vu aucune (sniff).

Un gros oiseau

La partie un peu difficile, par contre, c'est la traversée pour aller de Bowen Island à Gambier Island. Elle dure entre 30 et 40 minutes, et nous place sur la route des ferries. Et le problème d'un ferry, c'est que c'est quand meme assez symmétrique, donc pour savoir dans quel sens ils vont (et donc savoir si on doit s'arrêter ou pas), c'est un peu chaud. Ajoutez des grosses vagues et vous aurez une idée du truc. Bon, ça ferait rigoler n'importe qui avec un peu d'expérience de kayak de mer, mais pour des débutants moyennement motivés à l'idée de se retrouver à l'eau, c'était, euh, instructif.

Enfin bref, on est quand même arrivés sans problèmes à la plage sur laquelle on a eu droit à un repas royal: l'autre français du groupe avait préparé un confit de canard qu'il a fait cuire grâce à un petit réchaud à gaz.

Confit de canard improvisé

mercredi 4 juillet 2007

Pote lâche indien

Quand on s'embête le week-end, et qu'il n'y a pas de conneries assez connes à la télé, c'est l'occasion d'aller se cultiver la tronche dans un musée.

Le Musée d'Anthropologie est situé sur le campus de l'Université de British Columbia. Au passage, vous pourrez remarquer que les universités américaines sont peut-être plus chères que les universités françaises1, mais elles ne plaisantent pas sur la taille des installations. Le musée lui même est d'ailleurs hébergé dans un bâtiment fort joli.

Trois Trucs

Le musée se focalise sur les aborigènes, également appelés premières nations, également appelés amérindiens, également appelés gens qui étaient là les premiers mais qu'avaient que des sagaies moisies alors que nous on avait des gros trucs en métal qui font vachement mal.

Au bout d'une heure à tourner et à écouter la guide, je comprends maintenant pourquoi la plupart des européens rejetent bien souvent l'idée que l'Amérique a une histoire longue de plusieurs milliers d'années:

  1. C'est méga compliqué: y'a plein de petites tribus éparpillées un peu partout, et chacun a ses rites, ses légendes, et bien souvent sa langue. Ca me semble assez similaire aux nombreuses tribus africaines, à la différence près qu'ils étaient moins noirs, et disaient probablement "ah non, merde, pas encore" lorsqu'il pleuvait. Et contrairement à l'Afrique, depuis la fin du 18ème siècle l'Europe a plus des masses de raisons de s'intéresser de près à l'histoire de l'Amérique.
  2. On sait pas grand chose: ces petits malins d'aborigènes, ils faisaient pratiquement tout avec le bois des cèdres roux du coin. L'avantage, c'est que c'est un bois mou facile à sculpter. Le problème, c'est que c'est un bois mou facile à bousiller. Donc au bout d'un siècle, rien qu'avec la pluie, il reste plus grand chose du super totem que Jean-Paul il s'est fait chier à faire pendant 6 mois avec ses petits doigts boudinés.
  3. Ils savent pas grand chose non plus: les aborigènes transmettent le gros de leur savoir par le bouche à oreille, l'apprentissage, les histoires qu'ils se racontent au coin du feu, et les séries télévisées. L'avantage, ceci dit, c'est que leur société pouvait apparemment s'adapter extrêmement facilement aux changements, contrairement à d'autres qui devaient attendre que des gens à Rome changent des trucs dans des vieux bouquins poussiéreux en Latin. Le problème, c'est que certaines histoires appartenaient à une famille donnée, "gardienne" de l'histoire en question. Je vous laisse imaginer le nombre d'histoires perdues ou totalement déformées que ça donne. Finalement, quelques vieux bouquins poussiéreux, ç'eût été utile aussi.

Albator version aborigène

Enfin bref, je vais pas tout vous raconter non plus, je vous laisserai découvrir tout ça pendant votre visite. Sachez quand même que vous y apprendrez comment faire une boite avec un seul bout de bois et aucun clou. Vous comprendrez aussi au passage le jeu de mots pourri (et assez approximatif) du titre de ce billet.

L'exposition temporaire, pendant notre visite, concernait les masques Africains, et leur signification artistique et sociale. Très intéressante, mais malheureusement trop courte.

Masque africain

Mais le musée est en pleine expansion, et va doubler de taille au cours de l'année. On peut donc espérer plein de bonnes choses dans un futur proche.

Enfin, le clou du spectacle, c'est la très médiatisée sculpture du Corbeau et des Premiers Hommes, réalisée par Bill Reid. Je vous avais dit qu'on le recroiserait celui-là.

Le corbeau et les premiers hommes

La statue, réalisée d'un bloc, représente une scène issue d'une légende Haida (un des peuples aborigènes du coin) qui décrit comment les premiers hommes ont été découverts sur une plage de Colombie Britannique par le Corbeau, un dieu facécieux. Eh ouais, non seulement par ici on a inventé Greenpeace et Starbucks2, mais aussi carrément l'humanité. On fait pas les choses à moitié.

Bref, voilà. Maintenant qu'on s'est bien cultivés la tronche, on peut retourner se vautrer dans un train de vie de débauche grasse et commerciale typiquement américaine, un burger dans la main gauche, et la télécommande dans la main droite... ah merde, on a que du tofu et des frisbees. Saleté de côte ouest...

1 Le Canada est moins cher que les Etats-Unis, mais vous pouvez quand même compter dans les 7000$ (4800€) pour une année d'ingénierie appliquée à UBC. Evidemment, une comparaison aussi simpliste n'a aucun sens puisque les vies étudiantes américaine/canadienne et française n'ont pas grand chose à voir, et les programmes de bourses d'études sont bien plus développés ici, et tout ce sujet est bien plus compliqué que ça, mais ça vous donne un ordre d'idée quand même. Si vous voulez plus d'infos là-dessus, vous trouverez votre bonheur par ici.

2 Oui, bon, Starbucks ça vient de Seattle, normalement, mais du temps des premiers hommes, y'avait pas de frontières.

samedi 16 juin 2007

Sushi frais

A Vancouver, les poissons frais, y'en a pas que dans les restaurants de sushis. Y'en a aussi à l'aquarium de Vancouver, dont certains se rappellent peut être les loutres toutes mimi qui se tiennent la main. D'ailleurs, hop, pour la peine, on s'en remet une petite vite fait (salut Jérôme!).

Notre dame de Loutre

Situé dans le Stanley Park, c'est une étape idéale pour se reposer un peu après une grosse balade en forêt. Mais attention, hein, c'est pas n'importe quoi, cet aquarium, messieurs-dames. C'est le plus gros du Canada. Du coup, il vaut mieux éviter d'y aller le week-end, et plus particulièrement le dimanche, surtout s'il fait moche1, si on ne veut pas se retrouver au milieu d'une foule compacte composée à 40% de gamins criards.

Dehors, on est acceuilli par la très jolie statue d'orque conçue par Bill Reid, un artiste local d'origine Haida (un des peuples aborigènes originaires de Colombie Britannique), et dont on reparlera de temps en temps dans ce blog car on peut croiser d'autres oeuvres à lui autour de Vancouver. En plus, ce mélange de design moderne et de tradition amérindienne est assez cool, je trouve.

Orque

Sans grande surprise, on voit au gré de la visite tout un tas de poissons, pieuvres, anémones, algues, pneus, vieux vélos, carcasses de super-tankers, et autres cadavres de Léonardo Di-Caprio. Enfin bref, tout ce qu'on peut trouver au fond de la mer2, quoi.

OVNIs

Quelques surprises vous attendent, ceci dit, mais on va pas tout vous gâcher... sauf pour les poissons qui mangent des noix, parce que certains de nos amis nous ont pris pour des débiles quand on a essayé de leur raconter3. Donc je me sens obligé de me justifier, sur ce coup...

Poissons mangeurs de noix

Et c'est des grosses pièces, hein. Ca fait au moins 1m50 le poisson, là.

La preuve

Voilà. Ca, c'est fait.

Maintenant, y'a pas que des poissons à l'aquarium de Vancouver. Y'a aussi tout un tas de trucs qui vivent autour de l'eau, comme des crocrodiles, par exemple.

Crocrodile

Mais là aussi on va pas trop gâcher la surprise. Sachez juste qu'il y a plein de gros animaux à voir, de petits détails surprenants sur la vie aquatique à apprendre, et de bonnes actions à faire pour les espèces menacées (l'aquarium est en fait, depuis sa fondation dans les années 50, une vitrine commerciale pour une association qui vient en aide aux animaux maritimes).

Dernier conseil pratique: avant d'aller visiter l'aquar