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dimanche 6 juillet 2008

Cana-quelque-chose Day

Canada Day, la "Fête du Canada", tombe le 1er juillet. C'est comme vous pouvez vous en douter la fête nationale du Canada. Elle marque l'anniversaire du British North America Act, signé le 1er juillet 1867, qui a plus ou moins officialisé l'existence du Canada comme étant une confédération digne de ce nom.

Drapeau canadien

Avant ça, on se contentait de dire "les territoires Anglais d'Amérique du Nord", ou "les territoires au-dessus de ces sales traitres à la Couronne", voire même "qui ça? Oh, non, on s'en fout, d'eux. Remettez-moi un peu de thé, voulez-vous?".

Après, par contre, il s'agissait du "Dominion du Canada", ce qui le fait vachement plus, vous avourez. Pour ceux qui se demandent, un "dominion" est un état autonome au sein d'un empire (et plus particulièrement au sein de l'Empire Britannique, puisque c'est eux qui ont inventé le terme).

Parade canadienne

Comme le traité a en plus réuni 4 des provinces de l'époque (Ontario, Québec, New-Brunswick et Nova-Scotia) sous un gouvernement fédéral, on peut se la péter en parlant de "dominion fédéral", voire même "dominion fédéral de la mort qui tue". Les autres provinces se sont ramenées un poil plus tard. Ici en Colombie Britannique, par exemple, ils ont signé le traité en 1870 -- ils ont probablement dû attendre d'avoir le train pour aller jusqu'à Ottawa, puis attendre que des immigrés italiens débarquent pour que quelqu'un puisse faire un costume au gars qui irait signer, et enfin apprendre au gars en question à lire et écrire.

Concert canadien

Bref, à travers tout le Canada, le 1er juilet, on s'épanche de fierté nationaliste en agitant des drapeaux rouges... enfin... tout le Canada? Non, car une bande d'irréductibles québécois célèbrent leur propre fête nationale le 24 juin pour la Saint Jean-Baptiste. Oui, vous avez bien lu. C'est la fête nationale du Québec... n'importe quoi... et après ils s'étonnent que les trois quarts du reste du Canada ne les aime pas.

Enfin bref, ici à Vancouver, comme il fait beau et qu'il se passe des trucs dehors (une occurence rare!), vous pensez bien que tout le monde est dehors.

Tertre de Granville Island

Au programme, vous avez toutes les attractions classiques (comprendre: à deux balles), de ce genre d'évènement. Des gens qui vous peignent le visage, des dégustations de pancakes et de sirop d'érable, des défilés et des parades, des démonstrations de l'armée canadienne, des spectacles de danse, des stands de hot-dog, des gamins qui crient, etc. Y'avait un truc rigolo où il fallait mettre un petit caillou sur une carte pour indiquer là d'où on vient. Il n'y avait pas encore beaucoup de caillous car on y est passé pendant la matinée, donc l'un de mes amis a eu l'honneur de placer le premier caillou Kenyan (probablement le seul, aussi). Saurez-vous le trouver sur la photo ci-dessous?

Il y avait aussi quelques concerts en plein air marquant la fin du Festival de Jazz (nous on a principalement écouté Soulstream, sur Robson Street en fin d'après-midi).

Enfin, la journée se termine avec un incontournable feu d'artifice, parce que rien ne permet de traduire la fierté d'appartenir à un pays souverain mieux que de balancer des explosifs en l'air.

Feux d'artifice depuis Canada Place

Par contre, ça ne serait pas Vancouver s'il n'y avait pas un peu de cannabis quelque part. C'est pourquoi tout un tas de gens se sont réunis autour de la gallerie d'art pour fêter "Cannabis Day" (oui, ils ont de l'humour).

Cannabis Day devant la gallerie d'art

A 4h20 (le chiffre "420" est courant chez les fumeurs de cannabis), c'est la folie: les gens agitent les célèbres drapeaux du Canada faisant figurer une feuille de cannabis à la place de la feuille d'érable (on peut si facilement les confondre après tout), pendant que d'autres balancent des joints sur la foule. J'ai du me sacrifier pour vous, préférant prendre des photos plutôt que d'en attraper au vol.

D'ailleurs, si sur les photos on dirait qu'il y avait du brouillard, eh bien c'est que... euh... oui maman, il y avait du brouillard. Ah là là, la météo à Vancouver, ça change si vite... on sentait le brouillard à 2 pâtés de maison, même.

Une fois la distribution gratuite de joints terminée, les gens se mettent à chanter "Ô Cannabis", une version modifiée de "Ô Canada", l'hymne national. Vous pouvez lire le début des paroles sur la photo précédente.

Que fait la police me demandez-vous? Eh bien ils ont envoyé à tout casser 3 ou 4 gars qui surveillent, apparemment sans trop d'inquiétude, depuis l'autre côté de la rue. Apparemment, c'est plus peinard de surveiller des gens endormis à la marijuana que des gens énervés à la bière.

Quid des protestataires et autres anti-gouvernement, sinon? Eh bien la seule chose qu'on ait vu, c'est un "Canada is stolen land" ("le Canada est une terre volée"), écrit gentiment à la craie par terre, histoire que ça soit facilement lavable le lendemain.

Ils sont cools, au Canada, quand même.

samedi 5 juillet 2008

Jazz, côté ouest

A Vancouver, y'a pas grand chose à faire, il parait, et les gens regardent bien souvent les activités culturelles des villes des provinces de l'est en soupirant. Mais de temps en temps, miracle, il se passe un truc.

Par exemple, mi-juin, il y a eu le Festival d'Eté Francophone (et par "francophone", on veut dire "québécois"). Pas la peine d'en parler ici, Elodie et Stéphanie s'en sont déjà occupé. Par contre, juste après, c'était le Festival International de Jazz de Vancouver.

Five Alarm Funk

Comme tout le monde connait celui de Montréal (même s'il y en a plein d'autres), je vais vous faire un petit comparatif.

Comme à Montréal, ça dure à peu près 2 semaines (celui de Vancouver est un poil plus court, et commence quelques jours plus tôt), et les organisateurs ont tendance à considérer une définition extrêmement large du terme "jazz". Il y a des scènes gratuites en plein air ou dans des bars, et des concerts payants dans des salles de spectacle ou des clubs. Dans les deux cas, ca fait environ 30 ans que ça dure, et dans les deux cas, l'association qui s'occupe du festival offre également tout un tas d'autres concerts (payants et gratuits) le reste de l'année.

Celui de Montréal est par contre beaucoup plus gros et renommé. 500 concerts cette année pour Montréal contre 400 pour Vancouver, mais (et c'est ça qui nous intéresse parce qu'on est des gros rapiats) 350 gratuits pour Montréal, contre seulement 150 gratuits à Vancouver. Beaucoup plus de scènes en plein air à Montréal, également, et littéralement 5 fois plus de monde!

L'organisation est différente, également. A Montréal, toutes les scènes sont les unes à côté des autres en centre-ville. C'est un bordel infâme et toutes les rues sont bouchées, mais on peut se balader facilement d'une scène à l'autre. C'est aussi pratique de se dire "le festival de jazz, c'est par là", et ne plus se poser de question après.

A Vancouver, le festival de jazz est éclaté dans plusieurs endroits. C'est moins pratique puisque ça empêche les gens de pouvoir se balader simplement d'une scène à l'autre à la recherche d'un truc écoutable. Mais de toutes façons, les scènes gratuites en plein air se succèdent -- elles ne sont actives que quelques jours chacune, donc pas de regrets, on ne peut même pas vraiment se balader voir s'il y a autre chose. On se pose, et si ce qui passe ne nous plait pas, il ne reste plus qu'à se renseigner sur les concerts en intérieur, ou à rentrer chez soi. Par contre, les lieux choisis pour les scènes en plein air se lisent comme un guide touristique de Vancouver. Gastown, Granville Island, Yaletown, Cambie Village, West End, etc. Au moins, on est assis dans un grand parc ou dans un quartier avec un minimum de charme, là où à Montréal on est debout dans la rue au milieu de vieux immeubles moches. Par contre, il faut réfléchir quand on part de chez soi pour savoir où aller en fonction du jour, et ça, réflechir, moi j'aime pas.

Allez hop, l'année prochaine, j'essaierai de vous prendre plus de photos. En attendant, Five Alarm Funk, c'est bon, mangez-en.

mercredi 7 mai 2008

We are traffic

Critical Mass ("Masse Critique"), c'est un évènement qui se déroule tous les derniers vendredis du mois, à 18h, à la Gallerie d'Art de Vancouver, en centre-ville. Le principe est simple: un tas de gugusses avec des vélos se réunissent et font une petite balade à travers la ville pendant deux ou trois heures.

Le seul hic: le "tas" de gugusse peut parfois atteindre plusieurs centaines de ces gugusses sus-cités.

Masse critique à la Vancouver Art Gallery

Démarré à San-Francisco en 1992 avec moins d'une cinquantaine de participants, le mouvement a vite gagné en popularité et le concept s'est exporté dans pratiquement toutes les grandes villes du monde. Puis dans plein de moyennes villes. Et dans les patelins perdus de campagne. Et enfin à Vancouver.

Critical Mass au bord de l'océan

L'organisation, l'ambiance, ainsi que le public type d'une Critical Mass varient grandement d'une ville à l'autre. Outre le dénominateur commun d'aimer faire du vélo, les participants auront pour la plupart des tendances politiques pro-environnementales. Ensuite, selon les cas, il peut y avoir un peu de sensibilisation concernant l'usage du vélo (plutôt que la voiture), un poil de dénonciation des problèmes d'aménagements urbains (manque de pistes cyclables, carrefours dangereux), voire même être un vecteur d'exposition pour les altermondialistes, les anti-OGM, les pro-Tibet-Libre, le fan club de Demis Roussos, et j'en passe et des meilleures. Selon les villes et l'humeur locale, une Critical Mass peut être amicale ou revendicatrice, être une balade à vélo pépère ou une manifestation de désobéissance civile. Rien que pour vos beaux yeux, j'ai donc été m'infiltrer dans ce repaire de communistes anarchistes sournois pour voir ce qu'il en est ici à Vancouver.

D'abord, une Critical Mass, c'est zéro organisation. Enfin en tous cas en apparence. Le principe est tout bêtement de faire du vélo en un gros bloc soudé, histoire de pouvoir profiter de la route sans craindre les voitures qui dépassent, changent de voie, etc. Des "partners" ("partenaires") partent en avance et s'occupent de retenir les voitures le temps que tout le monde passe un croisement, un peu comme s'il s'agissait d'un convoi exceptionnel. A chaque feu, il est donc de bon alloi de crier un "Merci partenaires!" aux quelques cyclistes arrêtés sur les côtés. Il est aussi demandé de laisser passer les piétons qui désirent traverser.

Le trajet emprunté est à priori totalement improvisé. Dans certaines villes, on vote sur internet quelques jours avant, il parait. Moi je me suis contenté de suivre.

image

Après chaque pont, ou chaque grosse montée, tout le monde s'attend. Le rythme est touristique, mais sans être trop lent. En attendant les retardataires, les gens chantent et papotent et font connaissance. Certains soulèvent leurs vélos en criant pour affirmer leur suprémacie éphémère de la route (et aussi avoir l'air très stupide). Je dois avouer que c'est plaisant de pouvoir foncer sur un gros axe comme Georgia ou Burrard sans se soucier des voitures.

Critical Mass sur le Lions Gate Bridge

La plupart des gens qui regardent les cyclistes depuis le trottoir affichent, tout comme pratiquement tous les participants, un grand sourire. La plupart ont aussi un regard de totale incompréhension. Les quelques-uns qui crient "Mais qui êtes-vous?" reçoivent bien souvent des réponses troublantes du genre "Des gens qui aiment faire du vélo!". Les gens dans les voitures, à ma grande surprise, sont également globalement contents de voir ce genre de manifestation. Ils doivent attendre quelques minutes que tout le monde passe, mais crient des encouragements ou klaxonnent joyeusement pour soutenir la troupe. Les chauffeurs de taxis ou de bus affichent une lassitude sans fond. Enfin, certains conducteurs klaxonnent d'énèrvement, mais dans le bordel ambiant, ça ne se remarque pas trop.

La police et Critical Mass

C'est là où la police entre en jeu. Des agents de police accompagnent les cyclistes afin de régler les problèmes avec les quelques chauffeurs impatients qui sont malheureusement parfois à deux doigts de foncer dans le tas pour gagner trois précieuses minutes sur leur emploi du temps du vendredi soir. Les partenaires se jettent alors sur la voiture dès qu'elle fait mine de démarrer, afin de l'empêcher de mettre en danger les autres cyclistes. La discussion qui suit commence généralement par le conducteur qui crie très fort, puis menace d'appeller la police, et enfin s'empare de son téléphone portable (s'il n'était pas déjà en communication pendant qu'il conduisait). Les agents de police s'approchent alors pour expliquer gentiment au gars que oui, bon, okay, les cyclistes ont pas vraiment spécialement d'autorisation officielle, mais d'un autre côté, c'est pas spécialement illégal, enfin si, peut-être, mais bon, voilà, monsieur, attendez encore deux minutes et on en parle plus, c'est comme ça tous les mois, tenez, prenez un joint, ça vous calmera, par contre, faites-moi le plaisir de cacher cette bière.

Au moins une fois pendant la balade, ça ne rate pas, il y a un gars qui crie quelque chose du genre "Et qui vous donne le droit de bloquer le traffic?!", ce à quoi répondent en coeur les cyclistes "On ne bloque pas le traffic, on est du traffic!".

Un grand vélo

La Critical Mass de Vancouver semble assez sympathique et innocente. Quelques originaux viennent déguisés ou font la balade sur des drôles d'engins. Il y a assez de monde pour que ça soit notable, mais pas trop non plus, pour pas que le défilé dure 10 minutes, auquel cas tout le monde détesterait les cyclistes, ce qui irait à l'encontre du but recherché. Cela n'empêche pas, au bureau, de trouver quand même des gens qui trouvent ça honteux, et qui vous regarderaient de travers s'ils apprenaient que vous participez à ce genre d'activité méprisable (c'est les mêmes qui viennent au boulot tous seuls dans leur grosse voiture). Ca n'empêche pas non plus de trouver parmi les cyclistes des gens dont l'attitude conquérante vis-à-vis des voitures est tout aussi triste (c'est les mêmes qui vont vous emmerder parce que vous achetez du thon en boite).

Anecdote amusante, l'un des candidats à la mairie de Vancouver (les élections municipales sont en novembre) a participé à la Critical Mass du mois dernier, faisant un petit discours où les promesses sur les aménagements urbains et les transports en commun ont fusé. La semaine suivante, il a sûrement été au salon de la voiture et de la moto pour promettre plus de parkings et de stations essence (ouais, je suis un vieux réac' français cynique, et alors?), mais bon, c'est le geste qui compte (ou pas). Après tout, je m'en fous, j'ai même pas le droit de voter, en fait, je suis un sale étranger qui pique le travail des honnêtes canadiens.

Les trotinettes sont autorisées

Et voilà. Si le concept vous plait, vous pouvez vous renseigner sur la Critical Mass de votre patelin. Si le concept ne vous plait pas, vous pouvez quand même vous renseigner, et répandre des clous par terre à proximité du lieu de rendez-vous. Ca leur apprendra à ces sales hippies.

Critical Mass sur le pont de Burrard

mardi 15 avril 2008

Compte rendu de l'Hollywood du Nord

La dernière fois que j'avais parlé d'Hollywood North, c'était principalement pour vous donner une idée de l'activité cinématographique de Vancouver, avec un échantillon des titres connus tournés dans la région ces 20 dernières années. Cette fois-ci, par contre, on va plutôt parler des oeuvres que vous verrez dans un futur prochain au cinéma ou à la télé, histoire que vous gardiez à l'esprit qu'elles ont été tournées, au moins en partie, dans ce coin du Canada. En plus, si vous connaissez Vancouver, vous pourrez essayer de reconnaitre les environs!

Tout d'abord, on a droit aux séries habituelles et qu'on ne présente plus. Battlestar Galactica se termine avec la saison 4 (si vous ne regardez pas cette série, honte à vous), ce qui veut dire que c'est ma dernière chance de croiser Tricia, Grace ou même Katee au supermarché. Supernatural entame sa saison 3 (si vous regardez cette série, honte à vous), et Stargate Atlantis n'en finit pas avec la saison 5 (bon, vous faites ce que vous voulez avec votre temps temps libre, après tout). En plus, je crois que je suis tombé sur un tournage en cours la semaine dernière et franchement, sans les effets spéciaux, les acteurs ils ont l'air de sacrés crétins. Enfin, Smallville tourne à la Santa Barbara avec la saison 7 (bon, franchement, si vous avez des goûts de chiotte, c'est votre problème, hein), mais c'est bien, ça me laisse encore plein de temps pour rencontrer Kristin, Erica, ou Laura chez mon boulanger. Viennent enfin s'y ajouter de nouvelles séries, dont le sympathique Reaper.

En ce qui concerne les films, on a quelques grosses pointures dans le lot. Le nouveau film X-Files vient de finir d'être tourné par Chris Carter, sur les lieux où la série originale l'avait été en son temps. Chris Columbus, réalisateur des deux premiers Harry Potter, tourne ce qui semble être une comédie romantique à deux balles, avec la charmante (et récemment majeure, merci bien) Hayden Panetierre, que j'aurai peut-être la chance de croiser en achetant du saucisson. Puisqu'on est dans les comédies à deux balles, on peut citer Night At The Museum 2, avec encore une fois Ben Stiller et Owen Wilson, mais rien que d'écrire le titre, j'ai honte, c'est dire... Plus intéressant, Terry Gilliam ramène sa poisse légendaire en tournant The Imaginarium of Doctor Parnassus dans la région. La mort de Heath Ledger, qui devait tenir le rôle principal, a pas mal retardé le projet, mais il a été finalement remplacé par 3 différents acteurs: Johnny Depp, Colin Farell et Jude Law. Eux, je m'en tape de les croiser au rayon boucherie, mais j'entends déjà les troupes de filles hystériques débarquer. Enfin, Zack Snyder, réalisateur de 300 (pas besoin de voir les 299 précédents épisodes pour comprendre l'histoire), a récemment fini de tourner Watchmen, adapté de la bande-dessinée culte du même nom.

Bon, maintenant, excusez-moi mais je dois aller faire mes courses...

lundi 3 décembre 2007

L'apocalypse bretonne

Et après on se demande pourquoi on a eu une tempête de neige ce week-end...

Pour ceux qui n'ont pas tout suivi, oui, les Spice Girls sont de retour et, tout comme The Police, commencent leur tournée mondiale à Vancouver (pourquoiiiii, oh pourquoiiiii?!).

mercredi 28 novembre 2007

Trois en un

Ca y est, c'est officiel, les mascottes des Jeux Olympiques de 2010 ont été dévoilées! Comme je sais que vous n'aviez que ça en tête depuis au moins une semaine, je vous présente sans plus attendre Miga, Quatchi et Sumi:

Et en bonus, il y a Mukmuk, qui viendra soutenir ses 3 amis pendant toute la durée des jeux!

C'est t'y pas mignon tout ça? Ne vous donnent-ils pas envie de dépenser plein de thunes en gadgets, t-shirts et autres produits dérivés? Ne permettent-ils pas d'intégrer magiquement les enfants à la population ciblée? J'attends avec impatience le dessin-animé qui nous apprend à recycler et à respecter la nature, et bien sûr le CD 2 titres avec les chansons officielles des jeux.

Mais bref, trève de cynisme, je suis sûr que vous voulez en savoir un peu plus sur ces mascottes joviales et entrainantes. D'après leur site officiel, de gauche à droite:

  • Sumi est un esprit animal qui vit dans les montagnes de la Colombie-Britannique. Comme beaucoup de canadiens, les antécédents de Sumi sont nombreux. Il porte le chapeau de l'épaulard, vole avec les ailes du grand Oiseau-Tonnerre et court sur les pattes poilues de l'ours noir.
  • Quatchi est un jeune sasquatch qui vient des forêts mystérieuses du Canada. Quatchi est timide, mais il adore explorer de nouveaux endroits et rencontrer de nouveaux amis. Même si Quatchi aime tous les sports d’hiver, il aime surtout le hockey. Il rêve de devenir un gardien de but célèbre de par le monde.
  • Miga est une jeune ourse de mer qui vit dans l’océan avec sa famille, au large de l’île de Vancouver, près de Tofino, en Colombie-Britannique. Les ours de mer sont en partie épaulard et en partie ours (Miga est en partie ours Kermode, un ours blanc rare qui ne vit qu’en Colombie-Britannique).
  • Mukmuk est une petite marmotte amicale de l’île de Vancouver qui appuie et encourage toujours ses amis pendant leurs parties et leurs courses.
Il devient de plus en plus courant d'avoir plusieurs mascottes. Ca a commencé avec Calgary en 1988, suivi par Séoul la même année, avec chacun 2 mascottes. Dix ans plus tard, Nagano enfonce le clou avec 4 mascottes, et puis c'est la déferlante: Sydney et Salt Lake City en ont 3, Athènes et Turin 2, et Pékin en annonce carrément 5. Celles de Vancouver sont toutes basées sur des légendes aborigènes, le sasquatch étant la plus connue.

Maintenant que vous ne tenez plus en place, vous pouvez aller télécharger les fonds d'écran, faire du coloriage, ou même remplir un quizz pour savoir quelle mascotte vous ressemble le plus. Ouéééé, trop bien.

Je vous préviens, si je ne vois pas un peu plus de commentaires sur ce blog, je vais commencer à envoyer des cartes postales virtuelles avec des mascottes affreusement mignonnes. Vous êtes prévenus.

lundi 26 novembre 2007

Encore du n'importe quoi

Ce week-end, on a eu droit à la Parade du Père Noël. Oui oui, alors qu'on est encore en novembre. C'est n'importe quoi. Et c'est la 4ème fois que ça arrive. Que fait la police?

La police qui passe

Ah, okay, ils défilent avec des nez rouges. On est mal barrés, dites donc.

Apparemment, le Père Noël, totalement vendu à Rogers, un des plus gros opérateurs téléphoniques canadiens, fait sa petite tournée comme ça un mois à l'avance histoire de bien montrer aux 300.000 personnes venues s'entasser en centre ville que ça y est, on peut commencer à acheter des trucs super chers pour les fêtes de fin d'année (de préférence des téléphones portables). Et si vous aviez reservé à l'avance, vous pouviez même prendre le petit déj' avec lui juste avant la parade. Sinon, l'intérêt de tout ça, c'est aussi les dons, avec 7 tonnes de nourriture récupérés pour la Food Bank, plus un petit 7500$ en monnaie.

Parade de Noël

Et non, je n'ai pas de photo du Père Noël à vous montrer, bande d'ingrats. Z'avez vu le peuple qu'il y avait? Avec des gamins dans tous les sens qui bouchent la vue en étant perchés sur les épaules des parents? Après 30 minutes (sur un total de 1h30) on s'est carapatés au chaud pour se taper des crêpes au chocolat et amandes, ouais. Non mais.

lundi 12 novembre 2007

Malédiction ou bonbon

Bon, on me l'a réclamé plusieurs fois donc je me bouge un peu les fesses, mais pas trop vite comme vous pouvez le constater... mon article sur Halloween arrive donc largement après que tout le monde ait fini ses sucreries, rangé son costume, et commencé à réflechir à sa lettre pour le Père Noël.

Halloween, ici, on plaisante pas avec ça. Pratiquement la moitié des magasins, restaurants et autres affichent des décorations de saison une semaine avant la date fatidique. Ca laisse perplexe quand on va louer une voiture et qu'on voit des squelettes attachés au mur derrière le comptoir... Les bons français réactionnaires vont probablement soupirer et secouer la tête, maugréant qu'une fête commerciale et commercialisée de ce genre, typiquement américaine, est surtout une bonne occasion de rester chez soi à lire du Houellebecq en signe de rébellion. Ces gens là seraient à mon avis totalement à côté de la plaque. Halloween est quand même vachement plus rigolote et moins commerciale que, disons, Noël, la Saint-Valentin, ou même la Fête des Mères1. Et puis la fête n'est même pas d'origine américaine mais bien européenne (principalement irlandaise et écossaise), et sa forme moderne n'est que le résultat d'une lente évolution des traditions des 2 siècles derniers.

Le 31 octobre, ça commence avec la plupart des entreprises qui ferment en milieu d'après-midi (15h pour la mienne). Tous les gens avec enfants rentrent chez eux pour préparer les costumes de leurs bambins. Les autres rentrent pour préparer leurs propres costumes, ou pour au moins travailler à vider et sculpter une citrouille (le fameux "Jack-o'-lantern"), que ce soit pour la mettre devant chez eux ou pour participer à l'un des nombreux concours de vigueur (donc certains sont proposés par votre propre entreprise). Et ceux qui détestent Halloween, les enfants, les citrouilles, ou tout simplement la terre entière, rentrent chez eux pour cuisiner des tartes à l'arsenic et mettre des lames de rasoir dans des barres chocolatées. Malheureusement pour eux, les autorités ont procédé pendant les jours précédents à un martelage médiatique à base de "n'acceptez rien d'un étranger qui ne soit pas sous emballage d'origine". Ca empêche de découvrir que la vieille dame au bout de la rue fait de succulentes Tropéziennes, mais que voulez vous... "Have a fun and safe Halloween!", comme ils disent.

Barbecue et partouze

Ensuite, il s'agit de savoir quoi faire pendant la nuit où les esprits envahissent le monde des vivants. On peut évidemment rester à la maison pour distribuer des friandises à des gamins survoltés et, pour certains, relativement dubitatifs quant à la viabilité commerciale d'un évènement où on reçoit des sucreries totalement gratuitement et sans aucune contre-partie. On peut aussi faire du porte à porte soi-même, mais m'est avis qu'un grand gars basané de 29 balais déguisé en Batman aurait du mal à récolter beaucoup plus que des regards inquiets. La dernière option, donc, et non des moindres, est de profiter du nombre effarant d'attractions ouvertes pendant les quelques jours précédant Halloween.

Fumer est mauvais pour la santé

Evidemment, les maisons hantées en tout genre sont les plus courantes, et sont disséminées un peu partout de Surrey à North Vancouver avec des prix allant de la gratuité à quelques dollars, en passant par des dons de nourriture pour des oeuvres caritatives. Les trains fantômes sont en 2ème position, mais malheureusement, celui du Stanley Park a été annulé cette année à cause de la grève des employés municipaux (les salauds). Après, y'a les moins courants mais non moins populaires pirates (arrrh!), qui avaient eu peu avant leur fête annuelle du "Talk like a pirate day". Et puis il y a les centaines de soirées Halloween dans les divers bars et clubs branchés de la métropole. Mais l'un des évènements les plus connus est sans doute le Playland Fright Night.

Votre âme m'appartient désormais

Playland, vous vous en rappellez sans doute, c'est le parc d'attractions de Vancouver. Pour Halloween, ils redécorent tout le parc avec moultes accessoires effrayants, et mettent en place des attractions inédites (principalement, comme vous pouvez vous en douter, des maisons hantées). Avec de la fumée partout, des lumières inquiétantes, des sorcières sur des bûchers, des gens décapités, des squelettes, des zombies, et Lara Fabian en concert2, l'ambiance y est. Mais c'est surtout le nombre de personnes qui viennent déguisées qui est incroyable. Certains jouent le jeu jusqu'au bout, et arrivent à mettre la panique dans les files d'attente pendant quelques secondes grâce à un jeu d'acteur bien préparé et des accessoires efficaces (mention spéciale au "zombie tueur à la pelle"). Bref, c'est ben l'fun.

Mais le mieux, à Halloween, c'est le lendemain. Parce que tout le monde a des restes de bonbons et les ramène au boulot... Raaah, donnez moi tout ce qui est acidulé! Raaah!

1 C'est mon avis, et je le partage.

2 Non, je déconne, il s'agit de faire peur pour rigoler. Il s'agit pas de provoquer des crises cardiaques pour de vrai, non plus.

samedi 20 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 3)

Et voici enfin, sous vos yeux ébahis, la 3ème et dernière partie sur la Foire de Vancouver. Plus grand chose à raconter, à par poster en vrac des photos du concours de sculptures de sable.

PNE 3rd Annual Sand Sculpture

Un petite dizaine d'artistes venu de plusieurs pays ont participé au concours, qui a été finalement remporté par un russe avec un oeuvre intitulée "Le Temps des Mousquetaires".

Le Temps des Mousquetaires

Il remporte un modeste chèque de $2500...

C'est le bordel

Les gnomes des sables

On peut noter au passage que si la qualité est incroyablement supérieure au concours de chateau de sable annuel de Wreck Beach (certes plus amateur), on appréciera surtout que les participants (ainsi que le public) restent ici habillés.

Aïe mon pied

I Robot

Voilà, c'est fini pour cette fois! Ah là là, j'espère que maintenant vous vous dites bien "wouah, la Foire de Vancouver, c'est vraiment un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!!" de manière extatique, comme le notent les trois points d'exclamation.

Allez hop, vivement l'année prochaine, mais pas trop non plus!!!

jeudi 18 octobre 2007

J'ai une réunion entre midi et deux

Dans la série des trucs que je mets en retard sur le blog, on peut compter le Festival International du Film de Vancouver, ou VIFF pour faire plus court, qui s'est terminé vendredi dernier après 3 semaines de projections non-stop.


Pour cette 26ème édition (ouah, je parle presque comme un vrai journaliste, moi) étaient attendues plus de 150.000 personnes, pour presque 600 diffusions de 350 films venus d'une cinquantaine de pays (et oui, comme un vrai journaliste, je me contente de paraphraser les infos du communiqué de presse, mais avec des erreurs et du biais1). Les diffusions sont réparties dans plusieurs cinémas de centre ville, dont le Granville Empire 7, l'IMAX de Canada Place, ou le Pacific Cinematheque.

Les films étaient cette année regroupés en plusieurs catégories:

Bon okay, je me moque, je me moque, c'est pas gentil. Mais j'aime bien me moquer du cinéma indépendant et des FAPs2.

En pratique j'ai été voir 4 films, la plupart du temps en m'eclipsant ni vu ni connu du bureau pendant 2 heures, et si la qualité est, comme toujours dans ce genre de festival, fortement aléatoire, je me dis que j'essaierai de voir plus de films l'année prochaine. Parce que mine de rien, dans une salle de cinéma, on est au sec...


Bon, maintenant, pour rattraper, il va falloir que j'aille voir un film avec des filles à gros seins, des explosions, et des effets spéciaux...


1 Il y a eu en pratique plus que les 575 diffusions annoncées, grâce aux nombreuses diffusions additionnelles de dernière minute.

2 Un FAP, c'est un film appartenant à cette catégorie très spéciale qui ne passe que dans les cinémas de quartier, pendant 2 jours, uniquement à 22h. L'archétype du FAP, c'est un film hongro-suédois en noir & blanc, entièrement filmé sur un tarmac d'aéroport, avec 3 personnages, dont l'un est muet. Il y a 4 répliques en tout, et la critique Télérama utilisera les termes "jouissif", "humour décalé" et "palimpseste", parfois dans la même phrase. Commencé en 1963, il faudra à l'auteur-réalisateur Ivan Boushiesky 5 longues années pour achever son chef-d'oeuvre, à cause du manque de budget, du suicide de son collaborateur et ami Vladimir Peroschpov en 1964, et d'une infection urinaire aggravée , suivie d'une diarrhée explosive, 6 mois plus tard. Enfin bref, vous voyez le genre.

lundi 15 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 2)

Notre ex-future-maison

Alors voilà, ça, c'est la maison qu'on a failli gagner à la grande lotterie de la Foire de Vancouver. Bois massif, 280m2, une media room avec des enceintes non apparentes à l'intérieur des murs, une cheminée dans la salle de bain, un billard... dommage, on va devoir continuer à héberger les invités dans notre petit 70m2...

Mais bon, revenons à nos moutons avec, comme promis, la Parade Toontastique, un des incontournables de la foire.

Toontastique!

Grosso-modo, c'est plein de gens déguisés en trucs qui foutent les boules (comme vous pouvez le voir ci-dessus), et qui défilent sur une musique aussi entrainante que répétitive ("It's tooooon-tastic!!! It's faaaaaan-tastic!!!"). Tous les personnages dont la license est pas trop chère sont de la partie, de Scooby-Doo aux Flintstones en passant par Pingoo le Pingouin ou Woody-Wood Pecker... et plein d'autres que je connais même pas.

Si vous avez la phobie des filles déguisées en coccinelles, vous pouvez aller voir des exhibitions diverses, comme les oeuvres du concours de chateaux de cartes, ou les sculptures en boites de conserves... Oui, je sais, dit comme ça, ça ressemble un peu à la fête de la saucisse de Trifouillis-les-Oies, parrainée par Bernard Menez et recommandée dans le guide 2007 "Best-Of du Tourisme dans l'Arrière-Pays du Lurenchon", mais c'est pas si pire.

Sculpture à conserver

Le truc qu'il faut voir avant de partir, et qu'ils programment bien évidemment juste avant la fermeture du site chaque soir, c'est Rollin' Thunder. Des filles méga bien foutues, des explosions, des gros camions, et de la country/rock à fond les basques. Pas d'inquiétude, les 2 premiers points rattrapent les 2 derniers.

Rollin' Thunder Dancing (1)

Rollin' Thunder Dancing (2)

(et non, j'ai pas de photo des grosses explosions, j'étais trop occupé à protéger mes sourcils... sans blaguer, ça chauffe, leurs conneries...)

Bon, maintenant que je suis tout émoustillé par le souvenir des danseuses, je vais devoir prendre une dernière pause avant la 3ème et dernière partie, consacrée au concours de sculptures de sable...

jeudi 11 octobre 2007

Pareil, mais sans Vanity (partie 1)

The Fair, soit la Foire de Vancouver, c'est, d'après ce qu'ils disent sur leurs pubs, "le meilleur moment de l'été". Ils ajoutent même un point d'exclamation après. Bon... si on me demandait mon avis, je dirais qu'il faudrait renommer ça "un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus", mais je suppose que ça tenait pas sur l'affiche. Et puis c'est qu'ils sont toujours enthousiastes ces nord-américains, de toutes façons. On a l'impression d'être des vieux rabats-joie grincheux et réactionnaires à côté... allez, tenez, je veux bien ajouter un point d'exclamation, du coup. La Foire de Vancouver, c'est un moment de l'été pas trop mal mais faut pas trop pousser non plus!!! (ouaah, je suis épaté par mon propre positivisme).

Installé au PNE, dont on a déjà parlé avec le fabuleux et tourbillonant Playland (je travaille mon enthousiasme, hein, remarquez), The Fair, c'est plein de spectacles émoustillants, d'attractions fantasmagoriques, d'expositions délirantes et de stands de hot-dog époustouflants (vous me dites si j'en fais trop, hein1).

L'incontournable de ce genre d'évènement, c'est la présence d'animaux, histoire de pouvoir montrer à ses gamins d'où viennent les oeufs (du cul d'une poule), d'où vient le bacon (du cul d'un cochon), et d'où vient le fertilisant qui fait pousser les Kellogg's Corn Flakes (du cul d'une vache). La sortie familiale et éducative par excellence, quoi. Oh, et puis ça vous permet de ne plus pouvoir aller aux Etats-Unis pendant 6 mois, à moins de mentir dans votre déclaration à la frontière.

Ca tète à tue-tête

Bronzage pour poussins

T'as vu ta tronche?

Serge

Outre croiser le regard vitreux de divers animaux, on peut aussi voir des plantes, comme par exemple plein de sortes de champignons. Ca permet d'expliquer aux gamins pourquoi papa il rigole tout seul, des fois, quand il revient du fond du jardin...

Fleur des champs (1)

Et sinon, sans trop de photos pour vous le prouver (mais vous me croirez sur parole), on peut voir d'excitantes courses de cochons, des magiques spectacles de chevaux, d'épatants concours de cow-boys, et même une super démonstration de super chiens qui est super.

IAM Superdogs

(non, sérieux, c'est pas facile de zig-zagguer entre des piquets, hein... ça a l'air facile comme ça, mais c'est super dur en fait...)

Ouaaaah. The Fair, c'est vraiment la partie de l'été qui est pas mal mais sans trop pousser non plus! Mais que diantre, toute cette excitation m'a largement éprouvé. Faisons donc une courte pause, et je reviendrai plus tard vous parler des autres aspects toontastiques (oui oui, toontastiques, parfaitement messieurs-dames) de la Foire de Vancouver, qu'on nous envie tant à l'étranger!!!

1 Ceci dit, j'ai bu un super bon jus de citron à un des nombreux stands de boisson et de bouffe disséminés un peu partout. C'est cool, parce qu'en amérique, la lemonade, c'est presqu'une institution.

Aux armes, bande de pochetrons

Je suis grave à la bourre mais samedi dernier la France a remporté à l'arrachée les quarts de finale de rugby contre la Nouvelle Zélande (ou, comme les fans de rugby le paraphraseraient "on a foutu leur branlée aux All Blacks"... parce que le supporter, il le vit, le match).

Bon, jusque là, pour moi, le rugby, c'était principalement des gros gars musclés qui posent à poil dans des calendriers, ainsi que le sujet de blagues douteuses sur les douches dans des comédies françaises (blagues qu'on ne dira bien sûr pas directement devant des rugbymen, parce que bon, ils rigolent pas, même quand c'est une fille). Maintenant que j'ai vu un match en entier, je dois avouer que c'est quand même plus rigolo que le football (dont j'ai du voir 2 matches de Coupe du Monde en tout). C'est d'ailleurs assez troublant à quel point, au rugby, il faut être une grosse brute sanguinaire qui défonce des cages thoraciques, arrache des oreilles et mange des enfants, mais de manière subtile. Sinon ça marche pas.

Enfin bref, le truc rigolo, c'est surtout de chanter La Marseillaise face à des Néo-Zélandais dans un pub irlandais au Canada... être expatrié, c'est pas facile à suivre tout les jours...

mercredi 22 août 2007

Feux et zombies

Bon, ça arrive un peu à la bourre, mais voici quelques photos du spectacle chinois de la Célébration de la Lumière, pour laquelle on était sur English Bay.

Feux Chinois

Présentation techniquement impressionante, mais moins amusante que la précédente canadienne, à mon avis.

Pyro-duo

Vu le nombre de gens entassés sur la plage, l'après-spectacle (soit 2 secondes après le dernier feu d'artifice... 'sont rapides ces canadiens...) a vu une foule compacte déferler sur les routes barrées à la circulation. L'occasion de faire des photos avec, mmmh, du flou artistique. Oui, c'est ça. Artistique, le flou.

Zombies (1)

Zombies (2)

dimanche 29 juillet 2007

Chose promise...

...chose dûe.

Oh la belle verte qui surfe sur la fumée

Le spectacle de feux d'artifice de l'équipe canadienne a été assez impressionnant, malgré un manque assez anti-climatique de grand final.

Oh la belle multicolore

Sur un choix de musique jazzy style années 50, la présentation alternait de manière originale entre de subtiles touches lumineuses à basse altitude et des envolées chromatiques éblouissantes.

Oh la belle bicolore

C'était la première fois que j'assistais à un spectacle où feux et notes étaient réellement synchronisés. Les cuivres et les effets pyrotechniques étaient parfois exactement ensemble, et des phrases de couleurs faisaient écho aux phrases musicales. Du beau boulot.

Oh la belle rouge qui illumine le centre ville

vendredi 27 juillet 2007

Oh, label rouge!

Outre être l'exclamation de quelqu'un qui ne s'attendait pas à trouver une volaille du Périgord de qualité supérieure au dépanneur1 le plus proche, c'est aussi, phonétiquement parlant, l'exclamation, traduite en français, d'une majorité de gens lorsqu'ils sont confrontés avec un gros pétard lancé verticalement à plus de 200km/h qui, après avoir laissé une trainée de fumée nauséabonde derrière lui, explose en une myriade de particules incandescentes capables d'exterminer une volée d'oiseaux, provoquant au passage une onde de choc audible à quelques kilomètres, et consommant au final une quantité non négligeable de précieux oxygène (et oui, j'essaie de rivaliser avec le titre de l'article de Véronique).

Oh la belle rouge

Mais bon, ça fait plaisir aux enfants, ça donne aux gens quelque chose à faire 2 soirs par semaine, et ça permet aux photographes amateurs comme moi de frénétiquement prendre une cinquantaine de photos floues et sur-exposées en un temps record.

Oh la belle jaune

Je parle bien sûr de la Celebration Of Light (Célébration de la Lumière), qui est tirée depuis English Bay entre fin juillet et début août.

Tout comme l'Internationale des Feux Loto-Québec, à Montréal, dont on a brièvement parlé, plusieurs équipes de nationalités différentes présentent chacune un spectacle d'environ 30 minutes synchronisé (vaguement) avec de la musique diffusée sur une radio locale. Plus petit que l'évènement montréalais mais avec un nom qui se la pète vachement plus (comme on sait si bien le faire ici), la célébration des trucs qui pètent en faisant du bruit attirait l'année dernière presqu'un million et demi de personnes... ce qui lui permet quand même de figurer parmi les plus grands évènements du genre, aux côtés, donc, de celui de Montréal, mais aussi de Calgary, Manila (Philippines), Tultepec (Mexique), Norrköping (Suède), et bien sûr Macau (Chine). Apparemment, le Canada aime beaucoup faire péter des trucs, donc.

Oh la belle pourpre

En ce qui nous concerne, on a pu assister à l'ouverture espagnole depuis le balcon d'un ami, tout en dégustant des marshmallows grillés au feu de bois. Entre les feux d'artifice et les produits chimiques dégagés par les marshmallows, je suis pas sûr qu'on ait respiré l'air le plus pur du monde ce soir là, mais c'était ben l'fun.

Marshmallow grillé

Pour l'un des prochains spectacles, j'essaierai d'aller prendre des photos depuis une plage de Kitsilano, ça peut possiblement être joli, avec la reflection des feux dans l'eau et tout. Stay tuned, donc, comme ils disent.

1 dépanneur (nm., québec): petite boutique offrant divers services tels que la vente de nourriture à des prix exorbitants, la vente de cartes du coin à des prix exorbitants, la vente de piles à des prix exorbitants, la vente de cartes de téléphone à des prix exorbitants, etc. Syn: supérette, petit arabe/chinois/minorité quelconque du coin, endroit où on peut trouver du papier toilette un jour ferié à 11h du soir.

mardi 10 juillet 2007

Mais c'est qu'il y en a de l'herbe dans votre jardin, ma bonne dame

Ca y est, c'est officiel, les Canadiens sont parmi les plus gros consommateurs de marijuana, avec 16.8% de consommateurs estimés (seules la Nouvelle Guinée et la Micronésie sont devant, avec presque 30%!). Et devinez qui domine le pays en consommation et production? Yeeeaaaah. C'est que par ici, les conditions climatiques sont assez favorables à la culture de la petite plante qui ressemble de manière douteuse au drapeau Canadien. Vous avez même le drapeau provincial disponible en version "420 friendly" par ici, histoire de montrer qu'on est sérieux, comme si le Cannabis Day fêté en même temps que le Canada Day (une exclusivité Vancouveroise) n'était pas suffisant.

L'une des explications du taux de consommation local est que les personnes agées (jusqu'à au moins 64 ans) s'y mettent aussi. Ca n'est donc pas réservé aux d'jeunz qui fument après l'école en glandant sur les marches d'escalier devant l'immeuble de leurs parents. Les vieux s'y mettent pour "s'aider" à combattre cancers, scléroses, épilépsies et compagnie (de là à savoir si ça marche, c'est une autre paire de manche, et des débats sont en cours dans les cercles concernés).

T'inquiète pas, maman, moi je me contente toujours de dépenser tout mon argent dans des bandes-dessinées débiles et des gadgets informatiques. Tout va bien, donc.

mardi 3 juillet 2007

Montréal, c'est écoeurant

La semaine dernière, on a pris nos premières vacances canadiennes en allant à Montréal pour revoir des amis, de la famille, et assister au début du Festival International de Jazz. Vancouver avait le sien à lui aussi à peu près en même temps, mais probablement beaucoup plus petit, et en tous cas avec un site ouaib moins joli. Enfin on testera l'année prochaine.

Scène Samsung

Il y avait aussi l'Internationale des Feux, sponsorisée, comme 99% des évènements montréalais, on dirait, par Loto-Quebec.

Internationale des Feux

Mais on va pas s'attarder sur les détails parce que d'abord c'est pas notre job. Ici, c'est un blog sur Vancouver, non mais. Montréal, c'est pour certaines personnes qui se reconnaîtront dans l'assistance, et dont le blog est désespéremment à l'abandon. Mais que ça ne nous empêche pas de poster quelques autres photos...

Super Sexe

Que serait Montréal sans ses Super Sexe, La Calèche du Sexe, et autres salles de spectacles aux devantures affriolantes?

Monument Montréalais

Eglise Montréalaise

A Montréal, y'a des vieux bâtiments. Dingue.

Downtown Montreal

Depuis le Mont-Royal, on domine les immeubles du centre-ville.

Rives du Saint-Laurent

Depuis les rives du Saint-Laurent, on domine, euh, l'eau.

Canal de Lachine

Et depuis un pont sur le Canal de Lachine, on domine, mmh, eh bien, de l'eau aussi. C'est qu'à Montréal, on domine beaucoup. Ou alors on se fait dominer. Ca depend des goûts. Cf: Super Sexe, plus haut.

D'ailleurs, pour les amoureux du cuir qui aiment se faire frapper, il y a apparemment régulièrement des combats médiévaux sur le Mont Royal...

Moyen-Âge

...pendant que d'autres jouent du djambé devant un parterre de gens allongés dans l'herbe.

Percussionistes du Dimanche

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Vous aurez d'autres photos en billets individuels dans les jours qui suivent.

Je tiens juste à terminer en disant qu'il pleut au moins autant à Montréal qu'à Vancouver! Mwouah ha ha.

Ilanaaq

Ilanaaq

Allez, on poste une dernière fois sur les Inukshuks et après on arrête. Je voulais juste préciser que l'emblême des jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver sera bel et bien un Inukshuk, affectueusement nommé Ilanaaq.



L'emblême des jeux paralympiques, par contre, a une origine nettement moins indigène. Franchement, les aborigènes, ils auraient aussi pu faire des statues d'handicapés, ça aurait été pratique.

L'Inukshuk de la photo en début de billet est situé à English Bay, et est donc visible pour tous les joggeurs et promeneurs du bord de mer. Notez que c'est ma première expérience dans le fabuleux monde des photos HDR, j'espère que ça vous plait.

mardi 5 juin 2007

Les boules...

Pendant deux semaines, en bas de chez nous, on a récemment vu passer tous les matins plusieurs groupes de personnes en fauteuil roulant portant des maillots de sport faisant figurer un emblême national différent. Après investigation, il semble qu'il s'agissait de la Coupe du Monde de Boccia.

La Boccia est une adaptation d'un cousin de la Pétanque, le Bocce, pour des joueurs ayant un handicap physique. Tous ces sports sont d'ailleurs regroupés sous la supervision de la Confédération Mondiale des Sport de Boules.

Donc, pour résumer, on avait à côté de chez nous une compétition internationale de sport de boules pour handicapés.

Pfiou, si un jour on m'avait dit que je pourrais écrire cette phrase avec le plus grand sérieux du monde, je l'aurais pas cru.