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dimanche 25 mai 2008

La semaine où Vancouver devient civilisée

Dingue.

Cette semaine ont ouvert, à quelques jours d'intervalle, un magasin H&M et un magasin Apple. L'un à côté de l'autre, en plus. Tous deux au Pacific Centre Mall, en centre ville.

A ma gauche, les filles et petits minets poussent des cris en sautillant, mais attendront probablement les soldes avant d'y aller.

A ma droite, les afficionados d'iPods et de frigos ont fait la queue toute la matinée pour avoir un t-shirt gratuit avec tout achat de plus de 12000$.

Dingue, je vous dis. La chose la plus incroyable qui se passe à Vancouver depuis que Sylvester Stallone a tourné Rambo.

A ce train là, on va peut être commencer à avoir autre chose à faire que de juste glander sur la plage à fumer des cigarettes qui font rigoler.

samedi 23 février 2008

Loonie Tunes

Les anglo-saxons ont une tradition étrange: ils donnent des petits noms à leurs pièces de monnaie. Les mauvaises langues vont dire que c'est à cause des américains qui sont si amoureux de leur argent, mais la pratique vient en fait d'Angleterre, et remonte à assez loin.

Quand on habite dans un pays anglo-saxon, il est bon de connaître au moins vaguement le nom des pièces de monnaie car les commerçants locaux vont souvent vous parler en ces termes ("vous n'avez pas un quarter pour arrondir?"), plutôt qu'en termes de valeurs ("vous n'auriez pas 25 centimes pour arrondir?"). Voilà donc un petit guide illustré qui vous permettra de ne pas passer pour un touriste idiot à la caisse.

Canadian Loonie

La pièce la plus commune, et la plus connue, est le "loonie", la pièce de 1 dollar. Elle tient son nom de l'oiseau représenté sur une des 2 faces, un Grand Plongeur du Nord (Gavia Immer de son nom scientifique), et plus communément appellé "Common Loon". On voit cet oiseau tout le temps dans le coin. C'est aussi un jeu de mots puisque "looney" en anglais désigne une personne mentalement déficiente, ou plus généralement quelque chose de complètement loufoque. Encore une preuve que les canadiens ne se prennent pas vraiment au sérieux, et une occasion de plus pour nos voisins du sud de se moquer...

Notez que le terme "loonie" est réellement institutionnel, à tel point que les journaux économiques font état du "cours du loonie" pour désigner la valeur courante du dollar canadien.

Les français canadiens parleront de "piastres" (prononcez "piasses"), même si le terme francophone officiel est le "huard".

Canadian Toonie

De manière peu surprenante, la pièce de 2 dollars est appellée le "toonie", soit une fusion de "two" ("deux") et "loonie". On peut aussi apprécier la référence aux "toons" (diminutif de "cartoons", soit "dessin animés", et principalement utilisé pour désigner un personnage issu de ce médium), qui était déjà présente avec le "loonie", via les "looney tunes" qu'on ne présente plus. Le terme "toonie" est toutefois très rarement utilisé.

Canadian Quarter

La pièce de 25 centimes de dollar est appellée le "quarter", ce qui est, vous avouerez, assez convenu étant donné sa valeur.

Les français canadiens ne doivent pas savoir compter puisqu'il parait qu'ils appellent cette pièce "trente sous" (pour des raisons historiques, soit)... mais je ne me souviens pas avoir entendu ça du temps ou on était à Montréal, donc je doute que ça soit vraiment utilisé. Les lecteurs résidant au Québec pourront confirmer ou infirmer tout ça dans les commentaires...

Canadian Dime

La pièce de 10 centimes de dollar est appellé "dime". Et personnellement, je trouve que le fait qu'elle soit plus petite que la pièce de 5 centimes est très déconcertant, surtout au début. De toutes façons, seule la taille des pièces permet de différencier le quarter, le dime et le nickel dans le porte-monnaie, ce qui est moins efficace que les pièces d'euro, qui utilisent aussi différentes épaisseurs et différentes textures de tranche.

Canadian Nickel

La pièce de 5 centimes de dollar est appellé "nickel", mais il n'y a presque plus de nickel dedans depuis le début du siècle1.

Canadian Penny

Enfin, la pièce de 1 centime de dollar est appellée "penny".

Notez que les termes "quarter", "dime", "nickel" ou "penny" se retrouvent dans la plupart des pays anglophones, de l'Angleterre à l'Australie en passant par l'Amérique du Nord.

Maintenant, avant qu'on me pose la question, non, à ma connaissance, les billets n'ont pas de petit nom. Par contre, il existe des termes comme "grand", qui désigne un multiple de 1000. Ainsi, si vous achetez 2kgs de cocaïne, ou louez les services de 3 prostituées de luxe pour la soirée, vous devrez aligner 12 grands, soit 12000 dollars. Enfin non pas que j'y connaisse quoique ce soit en drogue ou en prostituées, hein, c'était juste un exemple comme ça. Surtout qu'en plus, y'a toujours un gars qui vient vous tabasser à la fin de la soirée pour vous demander le double, juste comme ça, parce qu'il est méchant... alors bon, franchement...

Voilà, vous êtes maintenant parés pour faire l'appoint!

1 Le 21ème. Vous savez? Celui dans lequel on est maintenant?

dimanche 20 janvier 2008

6 à 5

Le Canada est un pays affreux.

En effet, il fait partie de ces endroits ignobles et infâmes du globe qui osent afficher des prix hors taxes presque partout. Ca veut dire que si vous voulez vous payer un chocolat chaud et une part de gâteau, que le prix annoncé est de $3.50, et que vous avez $3.50 dans la poche, ça ne suffira pas. Pire, si vous avez $3.90, vous ne savez même pas si vous pourrez vous le payer, à moins que vous soyez assez courageux pour faire du calcul mental, alors que, je le rappelle, vous avez faim et soif.

Ignoble et infâme, je vous dis.

Les taxes sont composées de 2 taxes: la GST et la PST. Tout comme notre chère TVA, il y a des taux de taxation différents en fonction de la catégorie d'un produit donné. On va y venir.

La GST (Taxe sur les produits et services), comme son nom l'indique, s'applique à tous les produits et les services, sauf ceux qualifiés d'essentiels comme la nourriture, les loyers, les services médicaux et financiers, etc. Etant issue du gouvernement fédéral, elle s'applique à tout le pays. Elle était de 6% jusqu'à recemment, mais vient d'être abaissée à 5% au 1er janvier dernier. Super... Je sais toujours pas si je peux me payer mon chocolat chaud et ma part de gâteau avec mes $3.90, mais au moins, la probabilité augmente.

S'y ajoute la taxe provinciale (PST, ou "taxe provinciale sur les ventes"), dont le pourcentage varie d'une province à l'autre. Dans notre chère Colombie Britannique, la PST est de 7% (soit une taxe totale de 12% pour les produits n'ayant aucune exemption). Parmis les autres provinces on peut citer le Québec, où elle est à 7.5%, l'Ontario, à 8%, et Alberta qui, avec tout son pétrole, s'offre le luxe de ne pas avoir de PST du tout. D'autres provinces (New Brunswick, Terre-Neuve et Nova-Scotia) ont décidé de tout mettre dans une HST, ou "taxe harmonisée sur les ventes", et ne font pas la différence entre la PST et la GST.

La PST a évidemment un certain nombre d'exemptions. On peut citer la nourriture, l'eau et autres boissons non-alcoolisées, les habits et chaussures pour enfants, des trucs relatifs à l'habitation (incluant la plupart du matériel électro-ménager), les vélos, la plupart des magazines et des livres, etc. Je me permets de souligner, donc, que tous les repas au restaurant sont taxés uniquement avec la GST (5%), et que la plupart des articles dans votre panier de courses ne sont pas taxés du tout! Ceci dit, pour le restaurant, le service n'est pas inclus, et il est donc de bon alloi d'ajouter un pourboire de 10 à 15%. Et pour tous ceux qui prévoient de vivre le rêve canadien, qui consistent principalement à boire de la bière en regardant des matches de hockey, les boissons alcoolisées ont une magnifique petite PST de 10% (soit un total de 15% de taxes pour votre pack de 12).

Pour information, la TVA en France est de 2.1% pour les médicaments remboursables, de 5.5% pour les produits et services essentiels (nourriture non transformée, certaines catégories de restaurants, etc.), et de 19.6% pour le reste.

Enfin, vous constaterez qu'il y a parfois intérêt à aller dans la province voisine pour acheter certains produits, un peu comme, en France, on irait acheter ses meubles ou sa voiture en Belgique. Sans compter, maintenant que le dollar américain ne vaut plus rien, l'intérêt d'aller acheter des trucs de l'autre côté de la frontière... c'est bizarre, j'ai plein de collègues qui sont revenus de Seattle avec des iPhones après les fêtes...

dimanche 8 avril 2007

Yaletown, Marinaside

Parmi les diverses marinas de Vancouver, il y a celle qui est pas loin de chez nous, près du pont de Cambie, sur la rive nord de False Creek. Autour d'elle, outre des restaurants tels que Provence Marinaside (dont le brunch est pas donné pour des standards Vancouverites, mais excellent!) et quelques marchés comme Urban Fare (huppé, cher, mais avec pas mal de choix), il y a...

1. Un parc. Encore un. Genre, à Vancouver, y'a un parc tous les 300m, à croire qu'ils ont pas d'idées pour remplir la ville (alors que ça serait bien plus pratique de bétonner tout ça et de foutre des stations de métro, non mais).

David Lam ParkDavid Lam Park Hosted on Zooomr

Autour du parc, les grandes tours de Yaletown (le quartier où nous habitons), récemment construites.

2- Des installations sportives et ludiques, avec des terrains de tennis, de basket, et de football (qu'on appelle "soccer" par ici... pffff).

Yo, man (poum poum tchak)Yo, man (poum poum tchak) Hosted on Zooomr

Uniquement pour les enfantsUniquement pour les enfants Hosted on Zooomr

Soccer fieldSoccer field Hosted on Zooomr

Cette zone d'activités se termine à 2 patés de maison de chez nous, et c'est bien pour ça qu'on y va jamais (ça serait trop facile sinon). Et puis on attend l'été de toutes façons.

lundi 2 avril 2007

Le jeu des différences pas importantes: les caisses

Par ici, quand on passe à la caisse, que ce soit dans un "marché" (une supérette), un supermarché (pareil), ou autres, il y a toujours quelqu'un pour vous mettre vos affaires bien rangées dans des sacs (la plupart du temps, le(la) caissier(ère) lui(elle)-même). On vous demande d'ailleurs1 si vous désirez des sacs plastiques ou des sacs papier... nous on prend le premier choix parce qu'on rentre à pied et qu'il nous faut des anses, et du coup, on passe probablement pour des salopards d'égoïstes pas écologiques pour un sou2. Enfin remarquez, les sacs papier ont peut être des poignées, j'en sais rien, j'ai pas encore testé3.

Outre permettre aux clients de passer plus rapidement grâce à la dextérité des employés du magasin (et aussi au fait qu'ils ont un distributeur de sacs vachement pratique), ça permet au client qui s'emmerde de lire d'un oeil distrait les derniers potins sur les couvertures des magasines People (ouaaah, Tom Cruise il est trop méchant avec Kathie Holmes, c'est affreux).

Certains supermarchés proposent l'alternative de la caisse self-service, où on passe soi-même ses articles devant le lecteur de code barre4, et où on met tout soi-même comme un grand dans des sacs plastiques (mais de manière nettement moins professionnelle, vous avouerez).

Ah oui, et puis les véritables parents de Pax veulent le reprendre à Angelina Jolie. C'est incroyable, dites moi, tout ce qui se passe dans le monde.

1 Le choix, c'est pratiquement une philosophie de vie. Certains sont traumatisés par le fait que demander un simple café vous placera devant une vingtaine de choix différents, allant de la taille de la tasse au type de crème à éventuellement ajouter, sans compter le type de sucre ou le taux de graisse du lait.

2 Alors que ceux qui ont un gros 4x4 qui pollue mais qui prennent les sacs en papier sont des gens responsables soucieux de l'environnment.

3 Comme quoi, je dois vraiment être un gros égoïste anti-écolo, en fait.

4 Mon instinct français me pousse à ne passer que le quart de mes articles... mmmh... allez, disons la moitié. On est au Canada, après tout... honnêteté quand tu nous tiens.

jeudi 22 février 2007

Show me the money!

En France, les cartes crédit sont principalement des cartes de débit. On va dans un magasin, on file sa carte, on tape son code, et hop, on a moins d’argent sur son compte. Si on a une carte à débit différé, on a encore plein d’argent sur son compte, on achète comme un fou, et à la fin du mois on comprend pas pourquoi le site de la banque affiche des gros chiffres en rouge.

Par ici, c’est assez différent puisqu’ils font la différence entre les cartes de débit et les cartes de crédit.

Une carte de débit, c’est donc un bout de plastique avec une puce et un code à 4 chiffres qu’on file aux caissiers pour qu’ils nous subtilisent une partie, voire l’intégralité, de notre pécule dûment gagné. Bref, ça fonctionne comme une carte de crédit Française à débit immédiat. La seule différence, c’est que ça n’est évidemment pas une carte Visa ou MasterCard, et on ne peut pas acheter sur internet avec (ô rage, ô désespoir, cette poupée gonflable Taïwanaise avait pourtant l’air très bien).

La carte de crédit, elle, prend tout son sens ici. C’est un peu comme une carte à débit différé, sauf que le débit en question n’arrive pas forcément à la fin du mois car on rembourse quand on veut. Deux jours après l’achat, six mois après l’achat… Le hic, comme vous pouvez vous en douter, c’est les intérêts. Pendant un certains temps (couramment un mois), il n’y a aucun intérêt. Si vous remboursez avant la fin du mois, c’est donc comme une carte à débit différé (surtout si on met en place des remboursements automatiques, ce qui est possible auprès de la plupart des établissements bancaires). Après cette période de grâce, les taux varient, mais restent en dessous de 13.9%, qui est un plafond fixé par le FCAC (Agence Financière pour les Consommateurs du Canada).

Aux Etats-Unis, lorqu’on couple ce système à des services similaires où la station service ou le supermarché du coin proposent des cartes de crédit de fidélité, on obtient bien vite un cercle vicieux où les gens peu disciplinés remboursent une carte de crédit avec une autre. Les dettes s’empilent, et on se retrouve à vendre un rein à la mafia la plus proche, entre deux livraisons de cocaïne.

Au Canada, cette tendance est nettement moins prononcée, le Canadien moyen ayant entre 2 et 3 cartes de crédit, là où l’Américain en a entre 4 et 5, mais elle existe sûrement.

Autre différence flagrante, le paiement par carte de crédit se fait uniquement via le numéro de la carte bleue (comme sur internet). Dans le meilleur des cas, le commerçant prend l’empreinte de la carte avec le truc coulissant qui fait tchak tchak devant vous. Mais bien souvent, il part avec la carte et revient 5 minutes après pour vous la rendre, accompagnée du reçu à signer pour autoriser la transaction. Il ne vous reste plus que la confiance envers votre prochain1 pour chasser ces phantasmes où l’ignoble et vil individu crée moultes copies de votre carte afin d’acheter des tronçonneuses et des orphelins Malaisiens sur des sites secrètement surveillés par le FBI[2].

Pour les futurs toursites Vancouverois de notre lectorat, si vous êtes parano, vous pouvez toujours retirer 1000€, les changer en dollars Canadiens, et planquer le tout dans vos sous-vêtements. L’argent n’a pas d’odeur, donc ça passera inaperçu.

1 Ce concept étrange et oublié de l’hexagone.

2 Ce qui arrive, des fois. Heureusement, les banques semblent généralement faire confiance aux clients lors des contestations. Ce qui est beaucoup moins le cas du FBI, il parait.

vendredi 16 février 2007

Et mon béret alors?

Comme le dit mon pote Alexis, il faut parler de bouffe à un moment ou un autre. La France étant le pays auto-proclamé de la bonne bouffe1, c’était une considération très importante pour tous les gens qui nous ont vu partir à l’étranger. Ainsi, beaucoup se sont inquiétés de la disponibilité du camembert ou de la baguette dans les lointaines contrées Canadiennes2.

Je me demande d’ailleurs si cette frayeur alimentaire collective s’est manifestée parce qu’on est partis dans une région largement Américanisée (“ils savent rien bouffer d’autre que des burger ces ricains!”), ou si on obtiendrait le même résultat avec n’importe quel autre pays… Genre: “Tiens, je pars pour 2 ans au Tibet”... “Ah cool, mais tu trouveras du foie gras là-bas?”... Ou encore: “Je vais rejoindre un contingent scientifique en Antarctique”... “Oh, j’espère que tu pourras trouver du Reblochon”.

Enfin bref, revenons à nos moutons (en brochette) et commençons cette série culinaire avec l’un des endroits incontournables pour se procurer des produits frais, à savoir le Granville Market (Marché de Granville), situé sur l’île de Granville à environ 10 minutes en vélo de chez nous.

Au Granville Market on trouve tout un tas de fruits et légumes dont la majorité proviennent de l’agriculture biologique équitable bidule machin. En plus des produits habituels, on trouve énormément de fruits et légumes d’Amérique Centrale ou d’Asie.

Mais qu'est-ce que c'est?Mais qu'est-ce que c'est? Hosted on Zooomr

C’est clair qu’avec plus de Chinois que de Canadiens à Vancouver, la présence Asiatique se fait sentir, et on trouve couramment du fruit du dragon à côté de ses bananes dans la supérette du coin.

L’autre grande présence, c’est les fruits de mer, proximité de la mer oblige.

AppetissantAppetissant Hosted on Zooomr

Pour le reste, c’est des bouchers, des boulangeries (dont l’une essaie, de manière moyennement convaincante, de se faire passer pour une boulangerie Française), un ou deux fromagers (avec des fromages coulants qui puent sous plastique… étrange), des étalages de grains, de pâtes, etc.

Des pates, mais pas des PanzzaniDes pates, mais pas des Panzzani Hosted on Zooomr

Mais sur Granville Island, il n’y a pas que le marché. On y trouve tout un tas d’artisans tels que des luthiers, des cordonniers, des potiers, ou des souffleurs de verre. Plusieurs ateliers d’artistes sont installés également, un institut d’art et design, un théâtre, divers autres machins culturels, et bien sûr quelques boutiques qui gravitent au milieu de tout ça. Sans compter une petite marina, et des promenades pour les courageux qui font leur jogging dehors. Les touristes et les locaux se croisent donc ici au son des musiciens qui rivalisent avec les mouettes criardes.

Notez enfin que Granville Island était au début du 20ème siècle une zone industrielle. Granville était même le nom de Vancouver jusqu’à la fin du 19ème siècle. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’activité de l’île a rapidement décliné. Elle a donc été transformée via un grand programme de rénovation pendant les années 70 en un lieu intégré à la vie quotidienne des citoyens. Quelques vestiges de son passé sont donc visibles ça et là.

Grue de GranvilleGrue de Granville Hosted on Zooomr

Enfin remarquez, ça peut juste être un dispositif servant à ramener des trucs lourds au milieu du marché, hein, mais ça fait plus touristique de penser que c'est un vieux truc historique3.

Une fois la visite terminée, il suffit d’aller se chercher quelques beignets et donuts sur l’un des étalages de sucreries du marché... parce que mine de rien, il faut récupérer des forces avant de reprendre son vélo pour le chemin du retour!

1 C’est qu’on aime bien s’auto-proclamer plein de trucs chez nous.

2 Personne n’a demandé si on pouvait acheter des bérets, par contre. C’est dingue, les plus anciennes institutions de notre grand pays se perdent!

3 Par ici, on trouve de l'histoire où on peut, hein, faut pas être regardant.

dimanche 28 janvier 2007

La suède, partout dans le monde

Depuis un peu plus d’une semaine, on passe le plus clair de notre temps à monter des meubles… et qui dit “meubles” dit bien sûr Ikea... Si on veut, il y a tout un tas de magasins de meubles plus ou moins chic à Vancouver, y compris un Roche Bobois, mais bon, on est pas pétés de thunes non plus1... et puis pour des étagères dans des placards, pas besoin de faire joli.

Avec un peu de chance, on aura plus de cartons d’ici le week-end prochain. De toutes façons, le principal est rangé: mes BDs.

MangasMangas Hosted on Zooomr

Ce qui est beau avec les grandes chaînes mondialo-conformistes comme Ikea, c’est qu’on est jamais dépaysé. Que ça soit en France, au Canada, au Koweit ou en Malaysie, tous les magasins se ressemblent: un gros entrepôt bleu qui se voit de loin, des étagères Billy et des armoires Pax, des cartons trop lourds qui rentrent pas par la porte, et des petits bitonios en bois qui manquent. Au moins, on sait ce qu’on achète2.

Bon plan, la livraison est super pas chère: 39$ (environ 25€) pour une quinzaine de meubles3, indépendamment du poids, et sur tout Vancouver et une grosse partie de sa banlieue. Je sais plus si c’était aussi bon marché en France... Sans compter qu’ils nous ont livré le lendemain (dimanche), et sont repassés le jour d’après pour récupérer un meuble pété (sans un meuble pété, ça aurait été moins fun).

Une fois qu’on aura un appartement un minimum rangé, on pourra peut être commencer à se balader un peu plus, et donc poster plus de photos du coin.

1 Surtout depuis qu’on a un beau canapé en cuir et une grosse télé HD.

2 Même le restaurant est aussi dégueulasse.

3 On a trop de livres à ranger. Vraiment. Faut qu'on arrête.

mercredi 13 décembre 2006

La ville ville dans la cité ville urbaine

Ce week-end j’ai été visiter Metrotown (plus exactement connu sous le nom bizarrement redondant de “Metropolis at Metrotown”, mais bon, passons). Il s’agit d’une énorme gallerie commerciale (un mall comme ils disent ici) accessible directement depuis la station bien nommée “Metrotown” du SkyTrain (le RER/Métro local). Au programme: moultes magasins, un gros cinéma, des restaurants, et des jeunes qui glandent. Oui, parce qu’ici, comme dans les séries américaines à 2 dollars, les jeunes glandent dans des centres commerciaux.

Je m’étais souvent dis que c’était franchement naze d’aller zoner dans des endroits pareils, limite glauque, mais bon, admettons. Mais c’est surtout que par ici, les centres commerciaux, ils sont plein de canapés et de fauteuils, de fontaines et de plantes, et plus généralement d’endroits où on peut se reposer en sirotant un milkshake1. Tout de suite, c’est plus sympa… enfin en tous cas pour des adolescents fauchés qui veulent un endroit gratuit pour s’affaler.

Mais bref, revenons à Metrotown. La première chose qui choque, c’est que c’est grand. Mais genre, très grand (apparemment le 2ème plus grand du Canada, derrière celui d’Edmonton). A vue de nez, ça fait entre 2 et 3 fois la taille des Quatre Temps de La Défense, et 4 fois la taille des Halles (à Paris). Seul l’unique cinéma fait pâle figure au milieu de ce titanesque dédale de mercantilisme moderne, avec un vingtaine de salles. Pas d’inquiétude, on peut acheter des énormes quantités de pop-corn pour s’occuper pendant les bandes-annonces.

A l’approche des fêtes, on croise l’incontournable Santa Claus (Père Noël en VO), avec sa file de bambins qui, moyennant quelques dollars, auront la joie de sauter sur les genoux du plus célèbre pédophile platonique2 de ces 2 derniers siècles. Quand on passe à côté de ça, on a bien envie de gueuler “Le Père Noël existe pas, bande de sales gosses, c’est vos parents qui vous mentent!”, mais une rapide analyse de la situation montre qu’une foule de parents en colère est, par définition, en très nette supériorité numérique par rapport à, disons, moi tout seul.

Déçu de rater une occasion de tester le système judiciaire Canadien, je me suis mis en quête de l’élément indispensable au bon équilibre alimentaire de tout ingénieur français digne de ce nom: un pot familial de Nutella. Mon plan est simple: essayer d’abord dans les 2 gros supermarchés (à peu près de la taille d’un gros Auchan) de Metrotown.

Dans le premier, au bout de 5 minutes, je me dis qu’il y a un truc bizarre. Premièrement, je ne reconnais pas la moitié des fruits et légumes qui sont sur les étalages. Deuxièmement, je n’arrive pas à lire les étiquettes sur les articles proposés. Troisièmement, tous les clients ont les yeux bridés. Ah tiens, c’est un supermarché Asiatique. Fort de mon expérience culturelle relative à ces gens là[3], je me décide à passer au 2ème supermarché (nommé pompeusement “The Real Canadian Store”). Après quelques minutes de recherche, joie, bonheur, des pots de Nutella de taille respectable!

Mon butin sous le bras, je rentre chez moi pour une petite dégustation privée, ce qui me permettra par exemple de savoir si le Nutella canadien est différent du français4.

Miam.

1 Sont pas cons ces capitalistes libéraux: si les gens peuvent se reposer en faisant leurs courses, ils peuvent tenir plus longtemps, et donc acheter plus!

2 Enfin remarquez, on sait pas ce qu’il fait avec les enfants pas sages.

3 Je ne crois jamais avoir vu un personnage de manga manger du Nutella.

4 Parce que, par exemple, le Nutella français est plus mou que le Nutella allemand. Les théories abondent à propos de cet étrange mystère, mais la plus populaire (relayée par Arte) concerne la différence de consistence moyenne entre la mie du pain des 2 pays.