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samedi 19 juillet 2008

Trop dur la vie

Lundi dernier, vers 10h, mon PC de bureau fait "shbbbooouuuwwwww". Et puis "click".

Outre le fait que ça signifie que j'arrive au boulot avant 10h, merci bien, ça signifie aussi qu'il n'y avait plus d'électricité à mon étage. Après les quelques blagues obligatoires, genre "qui a mis en marche la machine à laver en même temps que le sèche linge?!" (oui, on a de l'humour, nous, ingénieurs informaticiens), il semblait évident que tout l'immeuble était dans la même situation. C'est d'autant plus pratique quand toutes les portes sont activées par des badges électroniques.

Après avoir descendu 18 étages à pied, on constate que c'est tout autant le bordel dehors. Il n'y a plus de feux de circulation pour les 3/4 des intersections, et les restaurants sont dans le noir. On trouve même, inversement, des noirs dans un restaurant, mais ça n'a rien à voir (quand je vous disait qu'on avait de l'humour).

De la fumée sort des bouches d'égoût, et les flics et les pompiers sont partout. On s'attendait donc à une invasion de zombies, mais on s'est rapidement rendu compte qu'il s'agissait plus simplement d'une coupure globale d'électricité impactant plusieurs blocs autour du Waterfront. L'incident était causé par un incendie sous-terrain qui a crâmé plusieurs gros cables de BC Hydro, l'EDF local.

La beauté de ce genre de truc, c'est que ça met plusieurs jours à réparer, et l'électricité à mon bureau n'a été rétablie que le jeudi. Trois jours de vacances gratuites, moi je crache pas dessus. Ca me rappelle les RTTs, la gauche plurielle, tout ça. Donc avec des collègues, on a passé 3 jours à sortir à droite et à gauche. Bars, shopping, golf, balades... trop dur la vie.

Indian Arm depuis une ile déserte

Ca me permet du coup de vous parler de Deep Cove, où j'ai été faire du kayak le mercredi. La dernière fois que j'avais posté à propos d'une sortie kayak, c'était à Bowen Island. Deep Cove, c'est de l'autre côté, à 30 minutes en voiture, et y'a pas besoin de prendre un ferry pour y aller.

Kayak à Deep Cove

Et, euh, bah voilà, quoi. L'océan, des arbres, des montagnes. C'est un peu toujours la même chose, hein, de toutes façons (oui, je fais mon blasé si je veux). Occasionnellement, une otarie vient nous emmerder pendant qu'on rame... vivement qu'une industrie polluante vienne s'installer, tiens, qu'on soit tranquilles.

Embouteillage de kayaks

Le truc habituel, avec un kayak, c'est d'aller sur une petite île déserte pour pisser dans les buissons et laisser des emballages de Twix par terre. Pas de confit de canard fait maison comme la dernière fois, mais c'était un peu improvisé ce coup-ci.

Enfin bref, si vous voulez quelques autres photos, il y en a sur Flickr.

dimanche 6 juillet 2008

English Bay en été

C'est l'été, il fait beau, et y'a des gens qui se baignent dans l'océan à 5 minutes en vélo de chez nous...

English Bay en été

Oui, c'est bien Vancouver, non ce n'est pas retouché... dingue non?

lundi 30 juin 2008

"Ben il revient pas, l'oiseau, maman?"

Mouah ha ha, j'adore ce genre de fait divers.

Au zoo de Vancouver, il y a un spectacle de rapaces, avec des aigles et tout. Hier, pendant qu'un des aigles faisait son numéro, un groupe de corbeaux est venu l'emmerder en plein air, ce qui l'a obligé à se poser dans l'enclos le plus proche -- celui des lions.

Et paf l'aigle.

Vous pouvez voir des jolies images d'une lionne avec un aigle dans la gueule un peu partout sur internet, comme par exemple sur le site de la CBC. Clairement moins mignon que les loutres qui se tiennent la main.

A la recherche du nouvel astronaute

Y'a pas longtemps, les gens du CSA1 se sont dit "mince, on a besoin de nouveaux astronautes, ceux qu'on a ils sont trop vieux". Pour en trouver des plus frais, ils ont donc ouvert un grand concours public: envoyez-vos CVs, une vidéo dans laquelle vous chantez et vous dansez, et votre numéro de téléphone (la vidéo est optionelle, mais si vous avez chanté devant un stade hollandais entier, ça peut aider).

C'est la 3ème fois seulement que le CSA recrute, et les fois précédentes, c'était en 1983 et 1992, donc si vous rêvez d'avoir un boulot où on vous fait passer des tests médicaux intrusifs tout le temps, où on vous met dans une centrifugeuse une fois par jour, où on vous apprend à utiliser des toilettes bizarres, et où l'apogée de votre carrière sera de pouvoir vous propulser dans l'air en pétant pour faire rigoler votre collègue Russe (qui se contentera probablement de secouer la tête en mentionant le déclin de la civilisation occidentale), c'est une occasion unique!

Manque de bol, je suis à la bourre dans mes articles, et la date limite pour l'envoi de votre dossier était la semaine dernière, donc, euh... ben voilà. Dommage. Vous avez raté votre vie. Mais attendez dix ou quinze ans, ils devraient réembaucher d'ici là. Si vous êtes à Vancouver, vous êtes dans la province la plus en forme du Canada, de toutes façons, donc vous avez vos chances d'être encore frais!

1 Canadian Space Agency, ou Agence Spatiale Canadienne... les mecs qui mettent des caribous dans l'espace, pas ceux qui sont censés faire en sorte que vous voyez autant la bouille du gars de droite que la bouille du gars de gauche à la télé.

P.S: pour ceux qui se posent la question, le salaire d'un astronaute varie entre $83.300 et $162.700. Pas super démentiel, mais pouvoir se déplacer en pétant, c'est quand même la classe.

vendredi 2 mai 2008

On sait qu'on est à Vancouver...

...quand, dans les concerts de hard-rock, les gens vous proposent amicalement de partager un joint alors que la police est en poste quelques mètres plus loin, et que par contre, pour boire de la bière, il faut prouver sa majorité et aller boire son verre dans la zone d'exemption des lois d'interdiction de consommation d'alcool sur les lieux publics.

Pendant ce temps, les deux gugusses qui essaient de déclencher des pogos echouent lamentablement à éveiller les instincts belligérants des spectateurs.

mercredi 26 mars 2008

Déprime

Y'a des rues de Vancouver où les gens sont déprimés...

Déprime

samedi 8 mars 2008

Carte au trésor

Carte au trésor

Je crois que c'est clair. Le leprechaun à la con avec son chaudron rempli d'or se trouve sur le parking du Denny's. Il doit être dans le coin pour la Saint-Patrick, c'est en ce moment.

lundi 3 mars 2008

C'est où la banque?

  • "Bonjour, c'est la banque, ici?"
  • "Ah non, c'est la banque icici, ici"
  • "Icicici? Ah mince, je cherchais la banque icici!"
  • "Encore une fois, monsieur, la banque ici n'est pas ici. Nous sommes la banque icici. Nuance."
  • "Bon, j'ai du me tromper, merci bien."

C'est où la banque?

jeudi 14 février 2008

Fais les baggages, chérie, c'est une ville de ploucs

Le Orpheum Theatre, c'est une salle de spectacle du centre ville polyvalente, hébergeant concerts de musique classique ou de trash-métal, pièces de théâtre, opéras, et les trucs où y'a des gens en tutu qui courent d'un bout à l'autre de la scène.

Enfin bref, l'Orpheum est doté à la fois d'un Starwalk et d'un Starwall. Le Starwalk, c'est un bout de trottoir dans lequel sont incrustées des plaques figurant des noms de gens célèbres. Enfin célèbres, c'est beaucoup dire, j'en connais aucun. Le Starwall, c'est la même chose, mais sur un mur.

Orpheum Starwall (1)

Là où je veux en venir, c'est que le Starwall de l'Orpheum, il est planqué derrière le batiment, à côté de la sortie des artistes, avec 8 plaques censées récompenser les "Favoris de Vancouver" qui, je cite, "ont capturé le coeur des vancouverois à travers de fréquentes visites locales".

Le problème, c'est qu'on y trouve la plaque suivante:

Orpheum Starwall (2)

Aaaaaaaarrgggh!

Bon, okay, ça ferait plaisir à mon papa et, rendons à César ce qui lui appartient, Nana Mouskouri serait de toutes façons l'artiste femme la plus vendue au monde, avec entre 250 et 350 millions de disques à son actif, devant Céline Dion, qui en a "seulement" 200 millions (ce qui n'empêche pourtant pas sa maison de disque de la déclarer artiste N°1 de toute l'histoire de l'univers).

Donc bref, Nana, elle peut bien avoir son nom sur un plaque sur un mur à côté d'une sortie incendie d'un théâtre perdu quelque part dans une forêt de l'ouest Canadien... mais pour un Français moyen ayant la trentaine, Nana Mouskouri, c'est quand même l'essence des "trucs nazes que mes parents écoutent", donc bon, ça fait un choc, quand même.

Allez hop, il faut combattre le feu par le feu. Et en allemand, histoire d'être sûr que ça marque.

mardi 20 novembre 2007

Vancouver, son accueuil chaleureux, sa nourriture saine...

En ce moment, vous entendez peut-être parler de Vancouver et de la Colombie Britannique un peu plus que d'habitude dans les journaux papiers, télévisuels ou internautiques. C'est vraiment super puisque ça risque de se traduire en une augmentation de l'afflux touristique provincial... car les attraits du "plus bel endroit du monde" sont indéniables:

1) On a des professeurs d'anglais pédophiles. Certes, celui-là exerçait en Thaïlande, mais il vient de Maple Ridge. Il avait posté des photos de ses exploits sur internet, pensant qu'un petit tourbillon pour cacher son visage suffirait à garder l'anonymat. Mais c'était sans compter sur la magie de la technologie moderne, l'acharnement d'Interpol, et la participation de tout plein de gens à travers le monde pour l'identifier.

2) On a des tueurs en série. En ce moment se déroule le procès du (s'il est déclaré coupable) plus prolifique de toute1 l'histoire du Canada. Malgré un nombre estimé de 26 victimes (toutes des femmes, et toutes des prostituées ou des consommatrices de drogue issues du Downtown Eastside), le procès en cours se concentre sur les 6 premiers meurtres, de manière à rendre le tout plus gérable (mais ça durera quand même une bonne année). Il y aura ensuite d'autres procès pour les 20 autres meurtres, voire plus puisque Robert William Pickton aurait avoué à un policier se faisant passer pour son compagnon de cellule qu'il a en fait égorgé 49 femmes.

Là où ça devient croustillant2, c'est qu'il aurait prétendument donné les cadavres à manger aux cochons de la ferme qu'il possède avec son frère et sa soeur. Heureusement, tout ça ne s'est pas retrouvé dans le commerce, mais les voisins et la famille à qui il donnait régulièrement du jambon et du saucisson fait maison doivent être végétariens depuis peu.

3) Enfin, et probablement le plus médiatisé du moment (à confirmer par toi, cher public, dans les commentaires), on a des policiers qui tuent des gens avec des tasers dans les salles d'attente d'aéroports. Ca n'est pas la première fois qu'une personne meurt des suites d'un choc électrique4 normalement conçu pour être non-léthifère, mais tout un tas de choses en font la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Déjà, la scène d'intervention policière a été filmée par un témoin. La vidéo fut tout d'abord confisquée par la police et placée avec les autres pièces du dossier, mais après une poursuite judiciaire engagée et gagnée par le témoin en question, elle a été restituée et postée sur YouTube. Difficile de déduire grand chose de cette vidéo (sauf pour ceux qui ont déjà leur conclusions toutes faites), mais elle a au moins permis de "corriger" les "erreurs" dans le premier communiqué de presse du RCMP (Royal Canadian Mounted Police, ou, donc, la police montée canadienne, surnommé "mounties" ici).

Ce qu'on ne voit pas sur la vidéo c'est bien sûr le contexte de l'affaire. Pour vous résumer ça grossièrement (avec donc toutes les approximations qui vont avec), on sait que Robert Dziekanski, un immigré polonais de 40 ans et sosie de Eduardo Pisani, venait en Colombie Britannique pour vivre avec sa mère. Cette dernière s'est gourré en lui disant d'attendre au niveau de la récupération des baggages, car, pour les vols internationaux, cette zone n'est pas accessible aux visiteurs. Ne parlant pas un mot d'anglais, il a donc poireauté comme un con pendant 10 heures sur place (oui, ça fait long). Après quelques heures, sa mère est rentrée chez elle, pensant que son fils avait raté son avion. Robert, lui, a commencé à s'agiter au bout d'un moment. Difficile de dire ce qui s'est vraiment passé, mais il parait clair qu'il a fait fuir le personnel des douanes, probablement lorsqu'il a commencé à bouger des meubles et balancer des chaises par terre pour ouvrir la porte donnant sur la salle d'attente publique. Personne n'a pu communiquer avec lui (personne n'a même peut-être essayé), et la police a finalement été appellée. Entre deux (version officielle) et quatre (pour certains témoins) coups de taser plus tard, Robert est par terre, mort d'un arrêt cardiaque.

Evidemment, les doigts sont pointés vivement un peu partout. Aux 4 intervenants mounties tout d'abord5, qui auraient mieux dû gérer l'incident sans avoir recours tout de suite aux tasers, surtout que la plupart des témoignages mentionnent que la victime s'était calmée à la vue des policiers. Au RCMP ensuite, qui a essayé d'embrouiller le public en altérant subtilement les faits. A l'aéroport, dont les caméras de sécurité auraient dû permettre de voir qu'un gars poireautait depuis 10 heures à côté des carousels. Au personnel de l'aéroport, qui aurait dû pouvoir communiquer avec le voyageur. Aux gardes de sécurité qui auraient pu s'occuper du problème en premier, aux techniciens de surface qui auraient du mieux nettoyer par terre, aux fabriquants de meubles, qui ne fabriquent pas des meubles facilement empilables, et j'en passe... Et avec une moyenne de 4 morts par taser par an au Canada, les associations telles qu'Amnesty International réitèrent leur appel à la suspension de l'utilisation des tasers, au moins jusqu'à ce que la qualité de l'équipement soit controllée et que les agents soient correctement entrainés à les utiliser.

C'est un incident vraiment énorme ici, et certains parlent de "honte sur le pays". Surtout qu'à peine une semaine après, c'est le Québec qui en remet une couche avec une autre victime de taser policier à Montréal. J'ai comme l'impression que les fabriquants de tasers vont perdre pas mal de contrats juteux avec le gouvernement, sauf lobbying efficace ou désintéressement du public pour cause de divorce entre Tom et Katie ou autre évènement important du même genre.


Bref, voilà. J'espère que je vous ai donné envie de nous rendre visite à Vancouver! L'accueil y est chalereux, la nourriture est saine... n'oubliez pas non plus de prendre un bon imperméable et des chaussures de rechange parce qu'il pleut tout le temps au début de l'hiver. Et un bon livre, aussi, parce que rappellez-vous qu'il n'y a rien à faire, ici.



1 Oui oui, le siècle et demi entier.

2 C'est un jeu de mots de mauvais goût3, vous allez comprendre juste après.

3 Et ça aussi c'est un autre jeu de mots malsain. J'ai mangé du clown, ce matin, moi.

4 D'ailleurs, vous connaissez la différence entre Claude François et Ayrton Senna? Claude était meilleur conducteur...

5 Et non, au risque de casser les clichés habituels, ils n'ont pas nécessairement le chapeau et l'uniforme rouge, ou même un étalon entre les jambes (insérer ici blague gauloise).

jeudi 11 octobre 2007

Aux armes, bande de pochetrons

Je suis grave à la bourre mais samedi dernier la France a remporté à l'arrachée les quarts de finale de rugby contre la Nouvelle Zélande (ou, comme les fans de rugby le paraphraseraient "on a foutu leur branlée aux All Blacks"... parce que le supporter, il le vit, le match).

Bon, jusque là, pour moi, le rugby, c'était principalement des gros gars musclés qui posent à poil dans des calendriers, ainsi que le sujet de blagues douteuses sur les douches dans des comédies françaises (blagues qu'on ne dira bien sûr pas directement devant des rugbymen, parce que bon, ils rigolent pas, même quand c'est une fille). Maintenant que j'ai vu un match en entier, je dois avouer que c'est quand même plus rigolo que le football (dont j'ai du voir 2 matches de Coupe du Monde en tout). C'est d'ailleurs assez troublant à quel point, au rugby, il faut être une grosse brute sanguinaire qui défonce des cages thoraciques, arrache des oreilles et mange des enfants, mais de manière subtile. Sinon ça marche pas.

Enfin bref, le truc rigolo, c'est surtout de chanter La Marseillaise face à des Néo-Zélandais dans un pub irlandais au Canada... être expatrié, c'est pas facile à suivre tout les jours...

mardi 14 août 2007

Schizophrénie linguistique

A force de parler en anglais pendant la majorité de la journée depuis quelques mois, il commence à se passer des choses bizarres. Tout d'abord, on fait des rêves en anglais. Ensuite, on se surprend à penser certains trucs en anglais alors que ça ne devrait pas être le cas. Par exemple, on se rappelle d'une conversation originalement en français, en anglais. On prévoit ce qu'on doit dire au téléphone avec ses parents dans la mauvaise langue. Mais le pire, c'est qu'on commence à compenser dans l'autre sens. Pendant une conversation avec des anglophones, on fait un pause parce qu'on se demande si on est pas en train de parler stupidement en anglais avec un francophone. Et alors quand on prend aussi en compte les soirées chez les amis où on doit soutenir des débats en anglais parce que quelques non-francophones y prennent part, ça devient compliqué, surtout quand les non-francophones sus-cités s'en vont ou s'ajoutent en cours de route, et qu'il faut changer de langue accordingly. Parler en anglais à sa copine devient de plus en plus commun, mais pas forcément plus naturel.

Par contre, au risque de décevoir les métropolitains qui nous attendent au tournant, pas trop de VanDammite aigüe à signaler... pour l'instant...

mercredi 4 juillet 2007

La triste fin de Bambi

C'est le genre de fait divers que j'adore... La semaine dernière, un cerf s'est perdu dans un magasin de location vidéo de West Vancouver et a foutu le bordel dans les raillonnages. Une fois tous les clients sortis et la police sur place, le cerf a été calmé et gentiment raccompagné à la forêt la plus proche (soit juste derrière le magasin).

Une semaine plus tard, le cerf se fait tuer par un motocycliste. En plus, le gars n'avait même pas de permis pour sa moto.

mardi 26 juin 2007

Art populaire personnel

Ceux qui se rappellent de mon billet sur l'art populaire rocailleux d'English Bay seront heureux de savoir que nous avons ajouté notre pierre (littéralement) à l'édifice. Voilà la bête:

Notre Inukshuk a nous

J'espère qu'elle vous plait, et je tiens à citer Fernando (dit "Beowulf") comme co-constructeur/artiste.

lundi 11 juin 2007

Art populaire

Le long de la promenade côtière du Stanley Park qui suit English Bay, on trouve des sortes d'oeuvres d'art rudimentaires apparemment conçues par les gens qui passent.

Chacune est composée de plusieurs rochers, empilés les uns sur les autres.

Art populaire (1)

Mais sauf qu'il y en a plein sur une centaine de mètres.

Art populaire (2)

Bizarre.

Joe Dassin, l'Amérique, tout ça...

La vue depuis Point Grey, dans Kitsilano, ça donne ça.

La ville, au loin

Maintenant, il faut imaginer ça le dimanche soir, avec un barbecue qui crépite à côté, la plage juste devant, les lumières de la ville qui se reflètent dans l'océan pendant que Cypress brille dans le ciel, et un coucher de soleil d'un violet flamboyant... et, euh, moi qui arrive en retard, en ayant oublié de prendre mon appareil photo. Aaargh.

Bon c'est pas grave. Vous imaginez bien là, de toutes façons, non? Et si je vous mets du Joe Dassin en fond musical? Non plus?

mardi 5 juin 2007

Les boules...

Pendant deux semaines, en bas de chez nous, on a récemment vu passer tous les matins plusieurs groupes de personnes en fauteuil roulant portant des maillots de sport faisant figurer un emblême national différent. Après investigation, il semble qu'il s'agissait de la Coupe du Monde de Boccia.

La Boccia est une adaptation d'un cousin de la Pétanque, le Bocce, pour des joueurs ayant un handicap physique. Tous ces sports sont d'ailleurs regroupés sous la supervision de la Confédération Mondiale des Sport de Boules.

Donc, pour résumer, on avait à côté de chez nous une compétition internationale de sport de boules pour handicapés.

Pfiou, si un jour on m'avait dit que je pourrais écrire cette phrase avec le plus grand sérieux du monde, je l'aurais pas cru.

vendredi 4 mai 2007

Le jeu des différences pas importantes: les médicaments

En France, les médicaments viennent principalement en tablettes. Ici, c'est plutôt en petites bouteilles en plastiques, avec toutes les gélules en vrac dedans. Elles font tchouk-tchouk quand on secoue, et on doit doucement en faire tomber une dans la peaume de sa main. En plus, le couvercle a souvent une super protection pour éviter que les enfants se suicident à coups de Tylenol (le Doliprane local). Il faut donc aligner des bidules, tirer sur un machin en tournant à droite... enfin vous voyez le concept.

Tout ça c'est bien, mais avec du Doliprane, quand on a mal à la tête, on titube jusqu'à la salle de bain, on ouvre la boite, on prend le premier comprimé qui vient dans la première case non vide de la tablette, et on retourne jusqu'au canapé pour dormir en attendant que ça passe.

Avec les médicament Canadiens, non, ça serait trop simple. On titube jusqu'à la salle de bain, et on prend la bouteille de Tylenol. On doit se concentrer sur les indications autour du couvercle, aligner les bidules, rater l'alignement parce qu'on voit double, réaligner, tirer sur le couvercle, réaligner, re-tirer, tourner, tourner dans l'autre sense, réaligner, tirer encore, ah voilà. Maintenant on présente la peaume de la main, on secoue la bouteille pour faire sortir une gelule, tchouk-tchouk, ça sort pas, tchouk-tchouk, y'en a 3 qui sortent, on remet dedans, on referme le couvercle, on réaligne, on tourne, on tourne dans l'autre sens, on appuie.... pfiiouuu. Ca y est. On a son médicament... sauf qu'on a 2 fois plus mal à la tête qu'une minute plus tôt.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, après tout? C'est pas comme si la modernité était censer faciliter le quotidien, hein.

dimanche 8 avril 2007

Le jeu des différences pas importantes: l'art d'attendre le bus

Je me rappelle, les yeux emplis de nostalgie, les quelques années pas si lointaines que ça pendant lesquelles je prenais tous les jours le bus 44 de Cergy-Préfecture pour aller à la Z.I. des Beaux Soleils1 ou, avant ça, le bus 65 amenant de République à Marx Dormoy. De cette grande expérience routière, j'ai pu tirer la leçon qu'un arrêt de bus c'est une sorte de champ de bataille quotidien où les héros se créent, les légendes se forgent, et les faibles restent sur le trottoir à attendre le bus suivant lorsqu'il n'y a pas assez de place.

Fort de mon expérience en la matière, j'approche mon premier arrêt de bus Vancouverite d'un pas vif, couvrant tous les angles d'attaque avec des mouvements rapides de la tête, essayant de déterminer, grâce à l'usure du tarmac, l'endroit exact où le bus s'arrête. D'autres personnes viennent de descendre du Skytrain en même temps que moi, mais ma démarche Parisienne me fournit l'accélération suffisante pour les laisser loin derrière. Mouah ah ah, il n'y a qu'une seule personne attendant à côté du panneau Translink, je me poste donc à côté de lui, content d'avoir grugé une dizaine de personnes2.

Mais assez rapidement, je me dis qu'il y a un truc qui cloche... à moins que personne ne fasse la correspondance avec le bus, il devrait y avoir des gens qui viennent s'aglutiner autour du piquet... je me retourne, et je vois un gars qui est planté derrière moi. Je me penche... y'a un autre gars planté derrière lui.

Mais...?!!

L'impensable vérité se présente à moi... les gens font la queue pour le bus les uns derrière les autres! Genre, une vrai queue, quoi! Et quand le bus arrive, ils rentrent tous l'un après l'autre sans doubler! Bordel de phallus d'iguane en bois, c'est quoi ce pays?! Comme le disait je ne sais plus quel autre blogueur français, c'est un peu le pays de Bisounours, ici... enfin quoique... parce qu'apparemment, c'est spécifique à Vancouver. Un ami de Toronto me disait qu'il était également sidéré, et qu'à Toronto, c'était bien le bordel, avec tout le monde qui veut rentrer en même temps dans le bus. Une façon civilisée de faire, quoi. Mais ici, houlà, non, côte ouest oblige, faudrait pas faire pareil que tout le monde.

Moralité, voilà, je suis frustré, et je dois me défouler autrement, comme par exemple en écoutant de la musique sataniste et en sacrifiant des hamsters à Nyarlathothep... (je rigooole, maman, ne t'inquiète pas... j'achète les hamsters déjà morts à un pote zoophile).

1 Berceau d'un des fleurons de l'ingénierie Française.

2 Depuis qu'on s'est fait gruger 2 fois dans la file d'attente du Musée du Vatican à Rome et qu'il s'est avéré les 2 fois que c'était des Français, je me dis que c'est plus la peine d'essayer de donner une bonne image de la France à l'étranger. Je peux me laisser aller à mes instincts les plus vils en tout impunité. D'ailleurs, là, vous le voyez pas, mais je suis à poil devant la fenêtre.

vendredi 23 mars 2007

Frisson dans le SkyTrain

Le SkyTrain à Vancouver, c'est un peu comme le RER chez nous. Ca dessert la banlieue, le centre-ville, c'est pratique et ça s'arrête souvent.

Et puis y a des gens bizarres dedans.

La semaine dernière, en rentrant de la chorale, j'étais tranquillement en train de somnoler dans le SkyTrain. Entre un mec d'allure louche, style Punk-Trash (non, cherchez pas, je connais rien aux tendances, je mélange juste des mots pour me donner un genre...). Il portait même un super jean avec un gros trou là où normalement devrait se trouver l'entre-jambe et on pouvait admirer son caleçon - même pas Calvin Klein, comme quoi la France reine de la mode c'est pas un mythe. Sans oublier les nombreux piercings. Il faisait un peu peur quand même. Mince, il vient s'assoir juste à côté de moi. Hum, il me parle, je vais faire semblant d'être dans mes pensées et de pas entendre (oui, bon, sur le coup ça paraissait crédible). Il parle fort, quand même. Bon, on va se concentrer, qu'est-ce qu'il me veut ?

Non, bah en fait il voulait juste savoir mon signe astrologique pour me lire mon horoscope du jour. Bof, pas terrible d'ailleurs.