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jeudi 5 juin 2008

Le jeu des différences pas importantes: 179

Les gens en amérique du nord ils ont un sale travers: ils n'écrivent pas les chiffres comme nous.

Plus précisément, il n'écrivent pas les chiffres 1, 7 et 9 comme nous. Moi, j'écrirais 179 comme ça:

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Mais eux, ils l'écrivent comme ça:

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Du coup, soit il faut s'adapter, soit il faut bien différencier son "1" de leur "7", par exemple en rajoutant une barre à la base:

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C'est con mais un formulaire banquaire mal interprété, ça peut changer pas mal de choses... Il est donc fréquent de voir un gichetier repasser derrière vous sur un papier. Il inspecte tout ce que vous avez rempli, vous demande confirmer certains des chiffres, et rajoute des barres partout en appuyant bien fort, histoire de rendre le tout encore plus illisible. Fabuleux.

Enfin maintenant vous êtes prévenus.

dimanche 20 janvier 2008

6 à 5

Le Canada est un pays affreux.

En effet, il fait partie de ces endroits ignobles et infâmes du globe qui osent afficher des prix hors taxes presque partout. Ca veut dire que si vous voulez vous payer un chocolat chaud et une part de gâteau, que le prix annoncé est de $3.50, et que vous avez $3.50 dans la poche, ça ne suffira pas. Pire, si vous avez $3.90, vous ne savez même pas si vous pourrez vous le payer, à moins que vous soyez assez courageux pour faire du calcul mental, alors que, je le rappelle, vous avez faim et soif.

Ignoble et infâme, je vous dis.

Les taxes sont composées de 2 taxes: la GST et la PST. Tout comme notre chère TVA, il y a des taux de taxation différents en fonction de la catégorie d'un produit donné. On va y venir.

La GST (Taxe sur les produits et services), comme son nom l'indique, s'applique à tous les produits et les services, sauf ceux qualifiés d'essentiels comme la nourriture, les loyers, les services médicaux et financiers, etc. Etant issue du gouvernement fédéral, elle s'applique à tout le pays. Elle était de 6% jusqu'à recemment, mais vient d'être abaissée à 5% au 1er janvier dernier. Super... Je sais toujours pas si je peux me payer mon chocolat chaud et ma part de gâteau avec mes $3.90, mais au moins, la probabilité augmente.

S'y ajoute la taxe provinciale (PST, ou "taxe provinciale sur les ventes"), dont le pourcentage varie d'une province à l'autre. Dans notre chère Colombie Britannique, la PST est de 7% (soit une taxe totale de 12% pour les produits n'ayant aucune exemption). Parmis les autres provinces on peut citer le Québec, où elle est à 7.5%, l'Ontario, à 8%, et Alberta qui, avec tout son pétrole, s'offre le luxe de ne pas avoir de PST du tout. D'autres provinces (New Brunswick, Terre-Neuve et Nova-Scotia) ont décidé de tout mettre dans une HST, ou "taxe harmonisée sur les ventes", et ne font pas la différence entre la PST et la GST.

La PST a évidemment un certain nombre d'exemptions. On peut citer la nourriture, l'eau et autres boissons non-alcoolisées, les habits et chaussures pour enfants, des trucs relatifs à l'habitation (incluant la plupart du matériel électro-ménager), les vélos, la plupart des magazines et des livres, etc. Je me permets de souligner, donc, que tous les repas au restaurant sont taxés uniquement avec la GST (5%), et que la plupart des articles dans votre panier de courses ne sont pas taxés du tout! Ceci dit, pour le restaurant, le service n'est pas inclus, et il est donc de bon alloi d'ajouter un pourboire de 10 à 15%. Et pour tous ceux qui prévoient de vivre le rêve canadien, qui consistent principalement à boire de la bière en regardant des matches de hockey, les boissons alcoolisées ont une magnifique petite PST de 10% (soit un total de 15% de taxes pour votre pack de 12).

Pour information, la TVA en France est de 2.1% pour les médicaments remboursables, de 5.5% pour les produits et services essentiels (nourriture non transformée, certaines catégories de restaurants, etc.), et de 19.6% pour le reste.

Enfin, vous constaterez qu'il y a parfois intérêt à aller dans la province voisine pour acheter certains produits, un peu comme, en France, on irait acheter ses meubles ou sa voiture en Belgique. Sans compter, maintenant que le dollar américain ne vaut plus rien, l'intérêt d'aller acheter des trucs de l'autre côté de la frontière... c'est bizarre, j'ai plein de collègues qui sont revenus de Seattle avec des iPhones après les fêtes...

mardi 22 mai 2007

On sait qu'on est integré dans un pays...

...quand on doit remplir sa déclaration d'impôts.

Bon okay, pour des critères Canadiens, je suis grave à la bourre pour cet article. En effet, les déclarations d'impôts, c'est avant 30 avril qu'il faut les remplir. Mais comme c'est encore d'actualité pour les impôts Français, on va dire que c'est encore valable.

Vu de loin, ça ressemble à la France: on doit remplir des cases avec des labels obscurs et, passé la première déclaration, on peut ensuite faire ça via internet... mais la comparaison s'arrête là.

Tout d'abord, ici, on a le prélèvement à la source. L'argent qu'on reçoit toutes les 2 semaines de son employeur est donc net d'impôts. Enfin sauf qu'entre les impôts prévus et les impôts réels, y'a une différence, qui est généralement en faveur du CRA (Canadian Revenue Agency, le FISC local). Donc pendant plusieurs mois, le gouvernement s'enfile les intérêts sur un paquet de dollars prévelés en trop... et en avril, tout le monde remplit sa déclaration pour rectifier tout ça et recevoir un joli versement en compensation. D'un côté, ça motive vachement plus à remplir sa déclaration. De l'autre, l'état est plus riche, et la relation entre les citoyens et leur gouvernement est que les premiers reçoivent tout le temps de l'argent du second. Finalement, tout le monde est plus heureux.



Le hic, c'est la déclaration elle-même.

Ca commence avec le T4, ou "Statement of Remuneration Paid". Ca liste ce que vous avez gagné pendant l'année, avec les valeurs des cases qui vont bien. On reçoit ça assez tôt pour pas avoir d'excuse pour être en retard. Ensuite, il faut aller chercher sur le site du CRA et imprimer comme des grands (ça doit être ça un "acte citoyen volontaire") le T1, "Income Tax and Benefit Return".

Quatre pages de bonheur.

Non seulement il faut remplir les valeurs dans les boites, mais il faut aussi faire des calculs. "Additionnez les boites 101, 104 à 143, et 147". "Ligne 150 moins ligne 233, si négatif alors 0". Vous voyez le principe.

Une fois les chiffres donnés par le T4 remplis dans les cases indiquées, on se dit que c'était pas si pire qu'en France. Mouah ha ha. Grave erreur. On constate rapidement qu'il y a des cases avec des textes du genre: "Taxe fédérale nette: entrez le montant de la ligne 50 du Schedule 1". Mmmh. Euuuh... Mais kezako le Schedule 1? On va faire un tour sur le site du CRA, on downloade, on imprime...

Deux pages de bonheur.

Mais mieux.

Ce coup-ci, les calculs se corcent. "Si la ligne 260 de votre Income Tax Return est comprise entre 36378$ et 72756$, retirez 36378$ et multipliez par 22%". "Minimum entre la ligne 330 moins 1884$, ou 3% de la ligne 236". Sans compter les cases qu'il faut faire au prorata de sa présence en nombre de jours au Canada.

Vous possédez une propriété à l'étranger? Trois pages de bonheur en plus. Vous cotisez au fond de pension de Sasquatchewan? Deux pages de délectation supplémentaire. Vous avez une grand-mère à charge? Encore une page de plaisir jouissif. Allez, et pour la route, si vous avez des bénéfices CPP ou QPP, voire du RRSP, attachez les formulaires T5025, T612 et T613, entrez les montants obtenus sur les lignes 540 et 541, et soustrayez le tout à 520. A ce niveau, je suis à la limite de l'orgasme comptable.

Ah oui, multipliez le résultat intermédiaire, ligne 410, par 15.25%.



Au final, on a un bon petit tas de papier, plus les 25 versions qu'on avait déjà remplies avant mais sur lesquelles on s'est gourrés. Pas grave, y'a plein d'arbres dans la région. Et puis comme chaque nouveau formulaire rempli se traduit généralement par une réduction d'impôts additionnelle, les arbres, franchement, ils peuvent aller se brosser l'écorce avec leurs petites branches.

Pour les gens qui liraient ce blog à la recherche d'infos sérieuses, le truc qui sauve la vie, c'est le guide T4055, expliquant les impôts aux nouveaux venus au Canada. Sinon, il existe divers sites qui aident les gens à remplir leurs déclarations. Quicktaxweb le fait pour 25$, mais on peut avoir une version pas imprimable et à moitié remplie gratuitement. Ca permet de vérifier si on a à peu près les mêmes résultats.

Maintenant, le plus dur quand on reçoit 1400$ du gouvernement, c'est de ne pas le dépenser dans le premier gadget électronique venu, en se disant "bah de toutes façons, c'est cadeau". Gnnnnn. Ils sont forts pour pousser à la consommation, ces Canadiens, dites donc.

lundi 7 mai 2007

Elections à distance

Nos concitoyens bloggueurs Elo & Matt ont déjà posté sur les résultats des votes à Vancouver, mais on va le refaire ici... Apparemment, les français de Colombie Britannique ont globalement voté de manière assez similaire aux métropolitains, avec peut-être moins de votes aux "petits candidats" (je me demande quand même ce que les 0,01% de votants pour Nihous viennent faire au Canada...). Par contre, le taux de participation était assez déplorable, tournant autour des 30% (apparemment, quand on s'exile, on a plus grand chose à faire de la mère patrie).

Pour le deuxième tour, c'était même plus serré ici qu'en France:

  • Nicolas Sarkozy: 52,75% (50,68% pour Vancouver uniquement)
  • Ségolène Royal: 47,25% (49,32% pour Vancouver uniquement)
Les plus curieux peuvent aller voir le détail des résultats du premier tour, et ceux du deuxième tour sur le site du Consulat Français.

dimanche 22 avril 2007

Surprise sur prise

Cette année, vous n'entendrez pas la formule consacrée du "mais on attend encore le vote des français à l'étranger" à 20h00, pendant que les premiers résultats des élections présidentielles sont dévoilés. En effet, à partir de maintenant, les français à l'étranger votent le samedi... ce que nous avons donc fait hier (oui maman, on a bien voté, j'espère que tu es rassurée).

Les années précédentes, voter le dimanche voulait dire que dès 11h du matin on pouvait voir les résultats métropolitains, ce qui, vous avouerez, gâche un peu la surprise. Surtout pour ceux qui ont été voter en connaissant la tendance du premier tour de 2002, et qui ont dû se trainer, déprimés, jusqu'aux urnes, pour un vote insignifiant.

Mais cette année, ça va être "comme les vrais". Je suppose que le nombre de français à l'étranger devient assez important pour que ça puisse réellement faire pencher la balance... ou alors quelqu'un s'est réveillé et s'est dit que c'était un peu stupide.

Update: ayé, c'est emballé, sans grand suspense. Pour ceux qui se demandent, à l'étranger on peut regarder TV5, qui diffuse les journaux de France 2, ainsi qu'un panel d'autres émissions françaises. Pour un peu plus d'accent chantant, on peut aussi regarder la couverture des élections françaises sur RDI, une chaîne québecoise. Et si on se fout totalement des élections, on peut regader Pimp My Ride, ou un bon match d'Ultimate Fighting.

jeudi 22 février 2007

Show me the money!

En France, les cartes crédit sont principalement des cartes de débit. On va dans un magasin, on file sa carte, on tape son code, et hop, on a moins d’argent sur son compte. Si on a une carte à débit différé, on a encore plein d’argent sur son compte, on achète comme un fou, et à la fin du mois on comprend pas pourquoi le site de la banque affiche des gros chiffres en rouge.

Par ici, c’est assez différent puisqu’ils font la différence entre les cartes de débit et les cartes de crédit.

Une carte de débit, c’est donc un bout de plastique avec une puce et un code à 4 chiffres qu’on file aux caissiers pour qu’ils nous subtilisent une partie, voire l’intégralité, de notre pécule dûment gagné. Bref, ça fonctionne comme une carte de crédit Française à débit immédiat. La seule différence, c’est que ça n’est évidemment pas une carte Visa ou MasterCard, et on ne peut pas acheter sur internet avec (ô rage, ô désespoir, cette poupée gonflable Taïwanaise avait pourtant l’air très bien).

La carte de crédit, elle, prend tout son sens ici. C’est un peu comme une carte à débit différé, sauf que le débit en question n’arrive pas forcément à la fin du mois car on rembourse quand on veut. Deux jours après l’achat, six mois après l’achat… Le hic, comme vous pouvez vous en douter, c’est les intérêts. Pendant un certains temps (couramment un mois), il n’y a aucun intérêt. Si vous remboursez avant la fin du mois, c’est donc comme une carte à débit différé (surtout si on met en place des remboursements automatiques, ce qui est possible auprès de la plupart des établissements bancaires). Après cette période de grâce, les taux varient, mais restent en dessous de 13.9%, qui est un plafond fixé par le FCAC (Agence Financière pour les Consommateurs du Canada).

Aux Etats-Unis, lorqu’on couple ce système à des services similaires où la station service ou le supermarché du coin proposent des cartes de crédit de fidélité, on obtient bien vite un cercle vicieux où les gens peu disciplinés remboursent une carte de crédit avec une autre. Les dettes s’empilent, et on se retrouve à vendre un rein à la mafia la plus proche, entre deux livraisons de cocaïne.

Au Canada, cette tendance est nettement moins prononcée, le Canadien moyen ayant entre 2 et 3 cartes de crédit, là où l’Américain en a entre 4 et 5, mais elle existe sûrement.

Autre différence flagrante, le paiement par carte de crédit se fait uniquement via le numéro de la carte bleue (comme sur internet). Dans le meilleur des cas, le commerçant prend l’empreinte de la carte avec le truc coulissant qui fait tchak tchak devant vous. Mais bien souvent, il part avec la carte et revient 5 minutes après pour vous la rendre, accompagnée du reçu à signer pour autoriser la transaction. Il ne vous reste plus que la confiance envers votre prochain1 pour chasser ces phantasmes où l’ignoble et vil individu crée moultes copies de votre carte afin d’acheter des tronçonneuses et des orphelins Malaisiens sur des sites secrètement surveillés par le FBI[2].

Pour les futurs toursites Vancouverois de notre lectorat, si vous êtes parano, vous pouvez toujours retirer 1000€, les changer en dollars Canadiens, et planquer le tout dans vos sous-vêtements. L’argent n’a pas d’odeur, donc ça passera inaperçu.

1 Ce concept étrange et oublié de l’hexagone.

2 Ce qui arrive, des fois. Heureusement, les banques semblent généralement faire confiance aux clients lors des contestations. Ce qui est beaucoup moins le cas du FBI, il parait.

samedi 18 novembre 2006

Des arbres morts pour rien

J’avais tout, comme indiqué sur le site du gouvernement Canadien:

  • Mon passeport, tout neuf, refait quelques mois avant.
  • Ma lettre originale d’embauche, signée.
  • Mon CV mis à jour.
  • Mes diplômes, retrouvés dans mes vieilles affaires chez mes parents, et récupérés à Toulouse dans mon ancienne école.
  • Mon “Labour Market Opinion”, à savoir le papier qui indique que les Canadiens veulent bien me donner un Visa.
  • Tout un tas d’autres papiers “juste au cas où”.

Lorsque je débarque de l’avion et que je me présente au bureau de l’immigration, je déballe fébrilement tous mes papiers devant la dame, blasée, qui occupe la chaise derrière le guichet. Derrière elle, un ranger Canadien prend la pose, la main sur son arme, rangée dans son étui. La dame me fait un grand sourire, pioche le “Labour Marker Opinion”, et me dit qu’elle n’a besoin que de ça. Cinq minutes plus tard, et $1501 de frais de dossier plus tard2, j’ai une feuille toute moche dans mon passeport indiquant que je peux travailler au Canada pendant 3 ans, et tous mes autres papiers n’ont servi à rien.

Les Canadiens, ils se prennent pas la tête.

1 Le dollar Canadien vaut en moyenne autour de 0,6€.

2 Gracieusement remboursés par ma boite.

mardi 14 novembre 2006

Obtenir un Visa de travail

Pour trouver un boulot par ici, vous avez 2 solutions:

  1. Obtenir un Visa de travail et venir chercher un boulot sur place.
  2. Trouver un boulot depuis chez vous et vous faire sponsoriser par votre nouvel employeur.

La première solution demande de suivre de longues démarches (un peu plus d’un an), et peut vous vider votre compte en banque, selon le temps que vous mettrez à trouver un boulot. Un chauffeur de taxi Pakistanais me racontait, avec son accent à couper à la hache de bûcheron, qu’il était venu chercher du travail en tant que technicien en informatique. Ca n’était pas la première fois que j’entendais parler de désillusions d’immigrés Canadiens, mais vu ce qu’il m’a dit quelques minutes plus tard (“méfiez-vous des Asiatiques. Mafia Asiatique mauvaise! Très mauvaise!”), je ne sais pas trop si c’est vraiment la faute au marché de l’emloi… enfin bref.

La deuxième solution est plus sécurisante et pratique, mais ne marche que si vous trouvez un emploi dans une société qui est prête à sponsoriser un étranger pour un Visa. La plupart du temps, ça veut dire une grosse société, bien qu’il y ait quelques exceptions. Le principe est ici d’envoyer des CVs jusqu’à décrocher des entretiens téléphoniques, puis éventuellement d’aller sur place quelques jours pour des entretiens en personne1. Si tout se passe bien, vous signez un contrat de travail et vous envoyez une copie de votre passeport. Ensuite, vous n’avez plus qu’à attendre la confirmation que votre Visa a été approuvé par le gouvernement Canadien. Cela prend entre 4 et 10 semaines, sauf pour le Québec où des accords spécifiques avec la France facilitent grandement les choses.

J’ai suivi la deuxième solution, ayant signé mon contrat début Septembre 2006, et déménagé mi-Novembre 2006. Le Visa de travail est valable 3 ans, et est bien sûr renouvelable, ou transformable en Résidence Permanente sous certaines conditions.

Une bonne nouvelle pour les couples (hétéro et homosexuels) est que le conjoint est normalement éligible pour un Visa de travail “ouvert” (“Open Work Permit”) lui permettant de chercher du travail sur place. Il suffit pour cela de justifier que vous êtes amoureux. Pour l’administration Canadienne, ça veut dire justifier d’une vie commune de plus d’un an (via des justificatifs de domicile, des comptes banquaires communs, etc.).

Un détail amusant est qu’il existe certaines situations exceptionnelles qui permettent d’expliquer pourquoi, malgré un amour infini et inconditionnel, deux personnes peuvent ne pas habiter ensemble. Si, toutefois, vous ne pouvez pas produire de preuves vous plaçant dans ces cas, vous n’êtes de toute évidence pas amoureux. Le site du gouvernement Canadien vous fait alors la morale, vous expliquant que l’absence de vie commune traduit un manque de maturité dans votre relation amoureuse, et que la force de vos sentiments ne résistera probablement pas à un changement aussi drastique qu’un déménagement à l’étranger.

Et non, faire l’amour sur le bureau de l’agent d’immigration n’arrangerait pas du tout votre dossier.

1 Ce qui veut dire se taper 11 heures d’avion pour parler boulot en anglais avec 9 heures de décalage horaire dans la tête. Fun, fun, fun.