24 mars 2007

Télé — 1/2

Ce qu’il y a de bien, à Van­cou­ver, c’est qu’on capte des chaînes amé­ri­caines. Et les amé­ri­cains, eux, ils savent faire de la bonne télé-réalité !

En ce moment, je suis fan de deux shows (bon, à un moment j’avais honte, mais j’ai décidé que c’était plus facile de tout sim­ple­ment assu­mer) : What Not To Wear et Beauty and the Geek.

Le prin­cipe de What Not To Wear, c’est de reloo­ker des per­sonnes qui ne s’habillaient pas à leur avan­tage ou alors qui vont au bou­lot avec des vête­ments jugés non appro­priés par leurs collègues.

Pre­mière étape. Des “amis”, col­lègues ou famille nominent une per­sonne pour le show parce que cette per­sonne s’habille par­ti­cu­liè­re­ment mal. J’ai vu que des filles, je sais pas si c’est parce que les mecs ont le droit de s’habiller comme ils veulent et tout le monde s’en fout ou pour une autre rai­son. S’enclenche une conspi­ra­tion main­te­nant bien rodée pour fil­mer pen­dant deux semaines la per­sonne en ques­tion sur son lieu de tra­vail et dans l’intimité. Ensuite, les deux sty­listes de l’émission, Stacy et Clin­ton, piègent la per­sonne qui s’attendait à faire une quel­conque acti­vité, et amènent avec eux toute la famille et tous les amis. Com­mence alors la des­cente aux enfers pour la per­sonne nomi­née. Tout d’abord, on se moque de son look et on lui explique qu’on peut lui filer une carte de cré­dit avec 5000 $ ainsi qu’un voyage à New York pour y faire du shop­ping. La condi­tion est que la per­sonne accepte de don­ner toute sa garde-robe à Clin­ton et Stacy, qui vont faire le tri et déci­der de ce qui reste et ce qui part, et d’acheter selon leurs règles à eux. Ensuite, pour bien mettre le moral de la vic­time à 0, on regarde un petit mon­tage des deux semaines de look qui ont été fil­mées, en fai­sant des gros zoom des plis dis­gra­cieux des pan­ta­lons et en s’arrêtant pour faire des petits com­men­taires désa­gréables sur cer­tains looks par­ti­cu­liè­re­ment ridi­cules. Bien sûr, on regarde le mon­tage avec toute la famille et les amis — c’est pour ça qu’on les a fait venir.

La deuxième étape se déroule à New York, dans les stu­dios de l’émission. La vic­time contemple Stacy et Clin­ton mettre dans une pou­belle — en se moquant — ses pos­ses­sions ché­ries — par exemple le pull tri­coté avec amour par maman. Elle passe de temps en temps dans ce qu’ils appellent le “miroir 360°”, qui est en fait une cabine où tous les murs sont des miroirs, et où du coup on peut se contem­pler sous toutes les cou­tures. Dans le “miroir 360°”, la vic­time est cen­sée décrire cer­tains des habits qu’elle porte régu­liè­re­ment. En géné­ral la per­sonne ne voit pas du tout ce qu’il y a de mal avec cet accou­tre­ment (et des fois moi non plus, d’ailleurs…), dit qu’elle se sent très bien comme ça et essaie de se jus­ti­fier. Stacy et Clin­ton viennent bien évi­dem­ment la contre­dire et lui expliquent pour­quoi en fait c’est un crime de s’habiller comme ça. Stacy et Clin­ton montrent à la per­sonne des exemples — sur man­ne­quin — d’habits pour don­ner leurs “règles” et indi­quer à la per­sonne ce qu’elle doit cher­cher comme formes pour être mieux mise en valeur, ainsi que les cou­leurs et les motifs. En géné­ral ils donnent des conseils pas mal, et ce que j’aime bien, c’est qu’ils s’adaptent pas mal à la per­son­na­lité de la vic­time: ils essaient plus d’adapter le look exis­tant que de radi­ca­le­ment le transformer.

Troi­sième étape : le shop­ping. Ou com­ment cla­quer 5000 $ en deux jours. Eh bah visi­ble­ment c’est pas si facile que ça quand on est tout seul (le pre­mier jour). Heu­reu­se­ment, le deuxième jour, Stacy et Clin­ton viennent à la res­cousse, et recadrent un peu la per­sonne si elle s’était affran­chie de cer­taines règles. Le moral remonte: la vic­time devient chan­ceuse et on com­mence à la détes­ter parce que mine de rien, quand Stacy et Clin­ton s’occupent de son cas, elle devient méga-séduisante et sophistiquée.

Qua­trième étape : petite séance coif­fure — maquillage pour par­faire sa trans­for­ma­tion et se “révé­ler” à ses amis et famille dans toute sa splen­deur. A par­tir de là, tout le monde lui rabache qu’elle est super belle, qu’elle va faire un car­ton à par­tir de main­te­nant. Le moral est au top. Les amies font sem­blant d’être super contentes pour la per­sonne nomi­née mais je suis sûre qu’en leur fort inté­rieur elles se mau­dissent de l’avoir nomi­née — parce que les amies c’est quand même mieux quand elles sont moins jolies que vous, mine de rien…

Voilà, c’était un peu long alors je vais vous racon­ter Beauty and the Geek dans un autre post !

24 janvier 2007

La question du jour

Pour ceux qui se posaient la ques­tion, le Nutella ici semble simi­laire au Nutella Fran­çais. Peut-être un poil plus mou, mais c’est sans doute une ques­tion de dif­fé­rence de tem­pé­ra­ture de mon placard.

Dora L'Exploratrice

Main­te­nant, la ques­tion du jour est: “En France, Dora L’Exploratrice est un dessin-animé où les per­son­nages parlent à moi­tié en Fran­çais, à moi­tié en Anglais… et ici?”.

Acces­soi­re­ment, sachez que les 2 dessins-animés Fran­çais qui semblent s’être bien expor­tés vers le nou­veau monde sont:

Kid Paddle, une sorte de Titeuf / Petit Spi­rou mais avec des per­son­nages sou­vent col­lés à leurs jeux vidéo, et adapté de la BD du même nom.

 

Sky­land, une série pas mal du tout, bien qu’avec un scé­na­rio un peu trop naïf et sim­pliste. Mais c’est l’une des rares séries non-japonaises qui m’a le plus agréa­ble­ment sur­pris depuis l’incroyable Gar­goyles. Parmi les bons points, elle est “à suivre”, à savoir qu’elle ne pré­sente pas une his­toire dif­fé­rente par épi­sode, mais plu­tôt une grande aven­ture conti­nue d’un épi­sode à l’autre. On sent d’ailleurs l’influence de l’animation japo­naise à tra­vers bien des aspects de Sky­land. Un autre point notable est que la série est en images de synthèses.