16 janvier 2008

Grouse by night

Après Cypress de nuit voici Grouse Moun­tain de nuit. Cette fois-ci, je ne suis pas monté à pied, j’ai plu­tôt pris le Sky­ride comme tout le monde (de toutes façons, le sen­tier du Grouse Grind est offi­ciel­le­ment fermé l’hiver).

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Donc voilà, vous aviez vu les pho­tos des lumières de Grouse vues depuis le centre ville, et main­te­nant, vous voyez les lumières du centre ville1 vues depuis Grouse! Si c’est pas une mise en abyme pro­fonde de la quin­tes­sence lumi­nique futile de notre per­cep­tion humaine, je sais pas ce que c’est2.

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Nor­ma­le­ment, his­toire d’être com­plet, il fau­drait que j’aille à Mount Sey­mour, le mont le plus à l’est, mais il parait que c’est assez plat, et qu’on y trouve que des pistes bleues et vertes. C’est par contre par­fait pour faire du ski de fond, des ran­don­nées en raquettes, ou pour apprendre à skier.

Moi je me conten­te­rai d’alterner entre Cypress et Grouse. En plus, quand je suis tout seul, je peux uti­li­ser la fameuse file d’attente pour les gens qui n’ont pas d’amis. Et même qu’après, je rentre en bus et en métro avec tous les autres skieurs, et ça sent bon la trans­pi­ra­tion givrée dans la rame. Ca change des odeurs habi­tuelles, remarquez.

1 En pra­tique, on voit jusqu’à Sur­rey et Rich­mond en grand banlieue.

2 La bonne réponse était bien sûr: “c’est rien du tout, ta phrase c’est du flan qui veut rien dire”. Ma copine ajou­te­rait aussi sans doute “pauvre naze”. Elle est gen­tille, ma copine.

13 janvier 2008

Cypress by night

Les amou­reux de ski se rap­pellent pro­ba­ble­ment que Van­cou­ver jouit de 3 sta­tions de sports d’hiver situées à moins de 30 minutes du centre ville. J’avais déjà été 2 fois à Cypress Moun­tain l’année der­nière, mais cette année j’ai fait péter le passe sai­son­nier me don­nant accès aux pistes tous les mer­credi soirs (de 16h à 22h), plus 5 jours com­plets au choix (évi­dem­ment, il y a plu­sieurs autres for­mules disponibles).

Pour la pre­mière sor­tie neige de 2008, mer­credi der­nier après le bou­lot, j’ai été accom­pa­gné par Mathieu et Elo­die (écou­tez ses chro­niques sur Radio Canada!).

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Le beau mec en surf au pre­mier plan n’est mal­heu­reu­se­ment pas moi (faut bien que je prenne les pho­tos, quand même). Il s’agit de Ber­trand, un gars qui a pro­ba­ble­ment des mol­lets d’acier (et un coeur plein d’arcs en ciel et de petits oiseaux) puisqu’il est en train de ter­mi­ner sa tra­ver­sée du Canada à vélo pour le compte de l’association “Enfants Ô Canada”. Oui, 15000 kilo­mètres à vélo, avec je sais pas com­bien de kilos d’équipement. Et avec le vent de face. Moi qui me plai­gnais quand je devais mon­ter le pont quand il pleu­vait pour aller à l’école. Enfin bon. Vous pou­vez aller voir ses pho­tos et ses vidéos (et plus par­ti­cu­liè­re­ment sa der­nière à ce jour).

Bref (comme disait Pépin), vous pou­vez voir que les pistes sont éclai­rées (encore heu­reux, sinon bon­jour le ravin), ce qui fait joli la nuit dans les nuages. Mais sur­tout, il y a de la magni­fique pou­dreuse… 4m de magni­fique pou­dreuse, pour être exact… et en milieu de piste, encore. Parce que mine de rien, on se tape peut-être plein de pluie à Van­cou­ver, mais ça veut dire aussi plein de neige fraiche sur les mon­tagnes, qu’il ont en plus le bon goût de ne pra­ti­que­ment pas damer!

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Et pour ne pas gâcher, il y a assez peu de monde le soir pour pro­fi­ter du domaine main­te­nant 40% plus grand que les années précédentes.

Allez hop, vive­ment mer­credi prochain!

25 avril 2007

Le jeu des différences pas importantes: le retour de la file d’attente

Vous vous rap­pel­lez peut-être que j’ai récem­ment abordé le pro­blème des files d’attentes Cana­diennes. Eh bien lors de notre der­nier week-end de glisse, j’ai pu consta­ter une dif­fé­rence cho­quante dans les files d’attentes aux remon­tées mécaniques.

En France, c’est simple, y’a des bar­rières qui concentrent les gens jusqu’à n’avoir plus que le nombre néces­saire de per­sonnes pour le télé-siège. En fonc­tion des gens qui grugent, et de ceux qui veulent res­ter en groupe, les télé-sièges sont plus ou moins remplis.

Par ici, dans un souci écoeu­rant d’optimisation mondialo-capitaliste du ren­de­ment des télé-sièges per­met­tant de mini­mi­ser l’attente de la clien­tèle et ainsi de maxi­mi­ser le fac­teur éco­no­mique de cette énorme machine mar­ke­ting qu’est une sta­tion de ski, on trouve une petite file d’attente sup­plé­men­taire sur le côté. Il s’agit de la file des “singles”, à savoir les gens tous seuls. Cette file rejoint la file prin­ci­pale à la fin, et per­met ainsi de com­plé­ter tous les télé-sièges, s’assurant de leur plé­ni­tude. Euh, de leur plein­ti­tude. Enfin du fait qu’ils soient pleins, quoi (c’est moi ou il manque des mots à la langue française?).

C’est hon­teux. Du coup on se retrouve à côté de gens qui vous sortent des “oh bah il fait beau aujourd’hui”, ou encore “c’est la pre­mière fois que je viens par ici, c’est sym­pa­thique”, voire même “eh, gars, ça te dit de s’amuser à cra­cher sur les gens qui passent en des­sous?”. Alors qu’on pour­rait se la cou­ler douce à 3 sur un truc pour 5, à se prendre en photo et à chan­ter des chan­sons Savoyardes. Mais non. Du coup, on est à 5 sur un truc pour 5, et, euh, on se prend en photo, et on chante des chan­sons Savoyardes. Bah, c’est pas plus mal, ça exporte la culture fran­çaise, tiens.

19 avril 2007

Fin de saison

Non, je ne parle pas ici des diverses séries télé qui s’achèvent ces temps-ci, mais de la fin de la sai­son de ski! Le week-end der­nier, on est allés visi­ter Whist­ler pour deux jours de glisse folle1.

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La sta­tion est divi­sée en deux avec Whist­ler d’un côté, et Bla­ck­comb de l’autre. Les vrais gars qui sont pas des neu­neus, ils vont plu­tôt du côté de Bla­ck­comb, vu qu’il y a un gla­cier. La vue satel­lite vous per­met­tra de mieux cer­ner le coin.

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Qui dit mon­tagne au Canada dit petite cabane en bois. Hop, ça a pas raté, on s’en est loué une avec un couple d’amis. Parmi les conseils du jour, ne pas lais­ser trai­ner de la bouffe dehors, ou faire cuire des trucs sur la ter­rasse avant d’aller se cou­cher, ça peut atti­rer des ours. Ah ouais. C’est la nature, quoi. Enfin on nous ras­sure bien en nous disant que c’est “au cas où”, et qu’il n’y a jamais eu d’attaque d’ours à Whist­ler. Je sup­pose donc que les ours ont jusqu’à pré­sent plaidé la légi­time défense ou l’aliénation men­tale. A moins que la fron­tière du comté voi­sin se trouve habi­le­ment à 50m à gauche de la cabane. Enfin bref.

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A part le nombre incroyable de sur­feurs par rap­port à la France, c’est une sta­tion de ski tout ce qu’il y a de plus clas­sique, à part peut-être un vil­lage plus vivant et doté de plus de res­tau­rants. Du coup, le samedi soir, nos amis nous ont donc dégoté un res­tau­rant franco –bava­rois–je-sais-pas-quoi, où un ser­veur pro­ven­çal nous a tué à coups de fon­dues. Au plu­riel. Savoyarde et au cho­co­lat. Pour digé­rer, rien de mieux que de res­ter dans le froid et de pro­fi­ter des concerts en plein air du Telus Ski & Snow­board Fes­ti­val. On laisse l’estomac se tas­ser, on fait échap­per quelques fla­tu­lences, et hop, on est prêt pour aller au dodo, parce que le len­de­main, il faut être sur les pistes à l’ouverture, non mais.

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Une fois la deuxième jour­née de ski finie, on fonce vers la bagnole pour ren­trer à Van­cou­ver. Ca met autour de 2 heures de route pour faire le tra­jet le long de la “Sea to Sky High­way” (“auto­route de la mer au ciel”). Bon, c’est pas encore vrai­ment une auto­route, mais y’en a qui y tra­vaillent. C’est que pour 2010, il faut un mini­mum d’aménagements, dites donc. Le pro­blème, c’est que pour rajou­ter 2 voies, plus bas-côtés, plus terre-plein cen­tral, à une route qui est coin­cée entre l’eau et la roche sur la moi­tié du che­min, il faut péter pas mal de mor­ceaux de mon­tagne. Du coup, les envi­ron­ne­men­ta­listes râlent (un peu), et demandent que des tun­nels soient creu­sés à la place, il parait que c’est plus écolo. En tous cas, quand on rou­pille pas parce qu’on est crevé, la vue du Détroit de Howe est très jolie.

Allez hop, une der­nière photo de pay­sage enneigé, avant l’année prochaine!

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1 Enfin moi, sur­tout. Laure, elle a rapi­de­ment aban­donné pour aller faire des balades en raquettes avec, soit-disant, “un moni­teur super mignon”. Pfff, un moni­teur qu’a trop peur d’aller sur des double black dia­mond2, ouais!!

2 Ici, y’a des pistes vertes, des pistes bleues, mais pas de rouges ou de noires. A la place, il y a des dia­mants noirs, et des double dia­mants noirs. Le bleues et les rouges sont éga­le­ment asso­ciées à des icônes, le rond et le carré. C’est qu’il faut pen­ser aux dal­to­niens, quand même, ma bonne dame.

30 janvier 2007

En bas, la pluie… en haut…

La météo­ro­lo­gie, c’est une chose fas­ci­nante. Les dépres­sions, les masses d’air froid, les effets des éten­dues d’eau sur le cli­mat, les jolies images de syn­thèse à télé à 20h451, tout ça… Enfin per­son­nel­le­ment, j’y com­prends rien mais le prin­ci­pal c’est que mal­gré le fait qu’il fasse entre 5 et 10°C chez nous, avec de l’eau qui tombe du ciel, il fasse en des­sous de 0°C en haut des mon­tagnes avoi­si­nantes, avec des trucs blancs au formes frac­tales qui s’amoncellent sur des pentes plus ou moins bossues.

Mora­lité de l’histoire, voici ce qu’on peut trou­ver à 20 minutes du centre-ville de Van­cou­ver2.

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Il s’agit ici de Cypress Moun­tain, l’une des 3 sta­tions de ski qui se trouvent immé­dia­te­ment autour de Van­cou­ver. Cha­cune de ces sta­tions offre entre une dou­zaine et une ving­taine de pistes skiables, des cir­cuits de snow­shooing (ran­don­née en raquettes), et des che­mins de ski de fond. On y trouve aussi, par exemple, du snow­tu­bing, comme on peut le voir ci-dessous.

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Les sta­tions sont ouvertes jusqu’au milieu de la nuit et il est fré­quent de voir, le soir, au-dessus des buil­dings, des étranges lumières qui semblent être sus­pen­dues dans le ciel noc­turne. Ces pistes illu­mi­nées sont l’idéal pour aller se défou­ler après une jour­née de bou­lot, si vous avez encore de l’énergie à dépenser.

Sur la route3, on a éga­le­ment droit à de jolies vues sur Van­cou­ver, ainsi que sur l’Océan Paci­fique.

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Mal­heu­reu­se­ment, l’orientation Sud de la vue rend les pho­to­gra­phies du centre-ville dif­fi­ciles à cause du contre-jour. La photo pré­cé­dente est donc prise légè­re­ment vers l’Est (on ne voit pas le centre-ville) avec, au fond, le Mont Baker, qui se trouve aux Etats-Unis.

Ce qui est beau dans tout ça, c’est que ça nous prend moins de temps d’aller skier que d’aller cher­cher des meubles chez Ikea.

1 Oui parce qu’ici, à la météo, y’a de la 3D, des effets de rota­tion et tout. C’est qu’on rigole pas avec la météo, hein.

2 Com­pa­ra­ti­ve­ment, à 20 minutes du centre-ville de Paris, il y a… euh, le centre-ville de Paris (vu qu’on a pas bougé à cause des embouteillages).

3 Ce qui m’épate sur la route, d’ailleurs, c’est qu’on voit sur les bas-côtés la neige appa­raître et faire des tas de 2 mètres en moins de 5 minutes de voiture…