22 août 2011

Hier matin, maman est allée au marché en banlieue

Quand on était jeunes, riches et méga ten­dance on vous avait parlé du mar­ché de Nel­son Park, où les gens jeunes, riches et méga-tendance vont le samedi matin avec leur sac recy­clable en tissu Whole Foods et leurs tongs et leur petit cha­peau Panama pour ache­ter des fraises orga­niques locales, goû­ter du miel orga­nique local, choi­sir des arran­ge­ments de sel orga­niques locaux, et plus géné­ra­le­ment sau­ver la planète.

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Main­te­nant on est vieux, pauvres, et on habite en ban­lieue, mais ça veut pas for­cé­ment dire qu’on peut plus aller au mar­ché non plus. Le mar­ché de Bur­naby se trouve pas très loin de chez nous et dans un cadre supre­nant: le village-musée his­to­rique de Bur­naby.

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Il s’agit d’une simple recons­truc­tion de ce à quoi res­sem­blait un vil­lage de Colombie-Britannique typique des années 1920s, avec un mélange de repro­duc­tions ultra-artificielles et d’objets de toute évi­dence authen­tiques. Rien de bien pas­sio­nant, mais l’endroit a son petit charme, et ça donne une ath­mo­sphère bien par­ti­cu­lière au marché.

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Le public est aussi très dif­fé­rent… le bobo du West End est ici rem­placé par la mère de famille de 35 ans avec ses 2 gamins, et la Cana­dienne de 65 ans qui refuse de quit­ter sa vieille mai­son pour qu’on y construise un immeuble de 40 étages est rem­pla­cée par la Chi­noise de 75 ans qui essaie de vendre sa mai­son à 20% au-dessus du prix du marché.

A part ça, on retrouve les clas­siques: des petits kiosques avec des tentes poin­tues, divers pro­duits frais et bidules arti­sa­naux, de la musique, et un mec déguisé en cuis­tot qui pisse sur un éta­lage de chocolat.

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Et des sculp­tures végé­tales de vaches, aussi.

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Non, moi non plus je sais pas.

Allez hop, j’espère que vous aussi vous sau­vez la pla­nète le samedi matin entre 10h30 et 11h15.

10 août 2011

Les Midis Musicaux de la CBC

Ben voilà, c’est l’été, alors la fré­quence de mise à jour de ce blog s’effondre sur l’autel des balades en forêt, pro­me­nades de plages, accueil de tou­ristes inno­cents et BBQs multi-culturels. Et puis vous savez ce que c’est, il faut que je fasse le plein de pho­tos fai­sant figu­rer un mini­mum de ciel bleu his­toire d’avoir des trucs pas trop moches à pos­ter pen­dant l’hiver…

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Je vous disais récem­ment qu’avec plu­sieurs évè­ne­ments musi­caux gra­tuits, je me deman­dais ce qui se pas­sait avec Van­cou­ver. Et bien cette année, par des­sus le mar­ché, j’ai été voir les Midis Musi­caux devant les locaux de la CBC, le ser­vice public de radio et télé­vi­sion cana­dien.

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Il s’agit d’une qua­ran­taine de concerts en plein air, tous les jours de semaine entre midi et 13h. C’est abso­lu­ment gra­tuit, bien que la cafe­té­ria de la CBC doit bien être contente de l’afflux de clients. Les groupes qui s’y suc­cèdent couvrent un grand spectre musi­cal, du clas­sique au blues en pas­sant par du folk hip­pie, du fla­menco, du jazz, du hip-hop et même de la musique mexi­caine ultra-kitsch.

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La plu­part des artistes sont sym­pa­thiques à écou­ter, même si pour la plu­part je n’irai pas me ruer pour ache­ter leur cas­sette. Ou leur CD. Euh… ou… ils achètent quoi les jeunes main­te­nant? Ils achetent direc­te­ment sur iTunes? J’en sais rien moi, je suis vieux main­te­nant. J’écoute encore ma musique sur des cylindres en cire, je trouve que ça retrans­crit bien mieux le son de la voix humaine (ah, ces jeunes et leurs aime­pé­trois, ils y connaissent rien). Enfin bon, en tous cas j’ai pu voir Dan Moxon de Bend Sinis­ter, un groupe que j’avais raté à Sum­mer Live et qui me sem­blait pas mal du tout.

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Bref, j’espère que vous aimez les pho­tos répé­ti­tives, parce que c’est pas comme ci y’avait beau­coup de trucs dif­fé­rents à photographier.

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Hop, bon appétit!

30 mai 2011

Le jeu des differences pas importantes: les rues et les avenues

Je sais pas vous, mais moi, après toute une enfance pas­sée en France, je me suis habi­tué à cer­tains trucs vis-à-vis de la signi­fi­ca­tion des mots. Par exemple, une “entrée” (en fran­çais dans le texte) désigne le plat qui pré­cède le plat prin­ci­pal, et non pas le plat prin­ci­pal lui-même (les trois quarts des res­tau­rants nord-américains s’entêtent à pen­ser le contraire). Et une douche, c’est ce que tout le monde prend le matin pour être propre et sen­tir bon – c’est pas un truc pour se net­toyer le vagin.

Dans le même genre, quand on me parle de rues et d’avenues, je m’imagine des voies de cir­cu­la­tion urbaines plus ou moins grosses… mais pas ici. Regar­dons rapi­de­ment une carte de Van­cou­ver:

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Voilà, hop, c’est déjà n’importe quoi. Ils ont plein de petites ave­nues (une pour chaque pâté de mai­son) qui croisent une grosse rue. Ca devrait pas être l’inverse?

En fait, au Canada (ainsi que dans d’autres pays comme les Etats-Unis), la plu­part des villes adoptent un sys­tème où les déno­mi­na­tions de “rue” et “ave­nue” sont don­nées aux axes orien­tés dans un sens donné. Ainsi, à Man­hat­tan, les rues sont orien­tées d’Est en Ouest, alors que les ave­nues sont orien­tées du Nord au Sud. A Van­cou­ver, comme vous pou­vez le consta­ter, c’est l’inverse – les ave­nues sont orien­tées Est/Ouest et les rues Nord/Sud (vous vous rap­pel­lez qu’ici on a un sys­tème rou­tier en grille, j’espère?). Il n’y a pas vrai­ment de stan­dard, chaque ville fait ce qu’elle veut (et cer­taines ont un sys­teme encore com­plè­te­ment différent).

Là où ça devient le bor­del, c’est que cer­taines de ces villes (et plus par­ti­cu­liè­re­ment Van­cou­ver) se sont déve­lop­pées en l’espace de quelques décen­nies plu­tôt que quelques siècles. Les res­pon­sables de la pla­ni­fi­ca­tion urbaine n’ont pas tou­jours pris le temps de renom­mer les voies ou de pré­voir de la place dans les numé­ros pour des futurs quar­tiers. Ainsi, vers Stra­th­cona et Grandview-Woodlands, au Nord de la 1ère Ave­nue, toutes les rues sont, euh, des rues (c’était ça ou numé­ro­ter les ave­nues avec des nombres néga­tifs). Et le gros axe qui tra­verse le quar­tier s’appelle “Com­mer­cial Drive”, alors que le suf­fixe “Drive” est d’habitude réservé aux rues semi-privées qui vous amènent chez un particulier.

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Vous avez aussi d’autres sub­ti­li­tés comme les rues inter­rom­pues: si vous avez un obs­tacle, genre un parc, un lac ou je sais quoi, une rue peut se ter­mi­ner en cul-de-sac, et reprendre de l’autre côté. Par exemple, ici, “Osler Street” (orien­tée Nord/Sud, donc… vous sui­vez un peu, oui?) s’arrête devant le Jar­din Bota­nique de Van Dusen et conti­nue vers Sud.

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C’est super pour trou­ver une addresse non? Et ça c’est sans comp­ter les rares (mais bien réelles) occu­rences de rues et d’avenues por­tant le même nom.

Bref, pre­nez un GPS quand vous par­tez en vadrouille…

17 avril 2011

Prenez la télécommande, l’infirmière sera là dans une minute

Vous avez déjà vu le géné­rique de Dex­ter? Ou n’importe quelle scène se dérou­lant dans une salle de bains nord-américaine? Vous savez, le genre de scène pen­dant laquelle les per­son­nages se net­toient bien conscien­cieu­se­ment les dents avec du fil den­taire? Ouais, eh ben vous savez com­bien de fois j’ai uti­lisé du fil den­taire pen­dant mon quart de siècle passé en France? Zero… ce qui est aussi le nombre de fois où l’un de mes den­tistes m’aurait recom­mendé de le faire.

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La pre­mière chose qu’on m’a dit en arri­vant ici, c’est “mon­sieur Cha­bant, vous êtes au Canada, main­te­nant, et chez nous, on flosse” (du verbe “flos­ser”, angli­cisme tota­le­ment assumé parce qu’on uti­lise tel­le­ment peu de fil den­taire en France qu’on a même pas de verbe pour en dési­gner l’usage). Et juste après, on m’a dit “alongez-vous, pre­nez la télé­com­mande, l’infirmière sera là dans une minute”.

Hein?

Je sais pas pour vous, mais tous les den­tistes que j’ai eu en France étaient des bon­hommes qui fai­saient leur truc tout seul. On a droit à ses trous-de-nez poi­lus et à une grosse lampe dans la gueule assis dans un coin de son bureau. Mais un peu comme pour les rendez-vous chez le méde­cin, les dif­fé­rences entre les den­tistes fran­çais et cana­diens com­mencent avec le décor: on va dans une “cli­nique den­taire” où plu­sieurs den­tistes exercent et passent de salle en salle plu­tôt que chez un den­tiste par­ti­cu­lier où on se fait soi­gner dans son bureau. Ensuite, le den­tiste ne s’occupe que des pro­cé­dures médi­cales à pro­pre­ment par­ler – pour tout ce qui est net­toyage et entre­tien des dents, les infir­mières s’occuperont de vous. Vous avez tou­jours la lampe dans la gueule, mais la petite étu­diante en den­tis­te­rie est quand même plus mignonne que le gros den­tiste barbu (non pas que ça aide beau­coup puisqu’elle va quand même vous char­cu­ter les gen­cives mais bon, on fait ce qu’on peut pour oublier). En plus, comme je le men­tion­nais pré­cé­dem­ment, les cli­niques den­taires semblent sou­vent avoir une télé­vi­sion au pla­fond ainsi que des écou­teurs sans fil, si jamais vous vou­lez vous chan­ger les idées pen­dant la séance de tor­ture (mais bon, en semaine, à 10h30, y’a pas grande chose d’autre à la télé que des trucs genre “Mai­tresses et patients”…). Ah là là, une télé­vi­sion au pla­fond, moi, ça me laisse rêveur pour notre chambre à cou­cher… mais ça serait beau­coup de bou­lot à ins­tal­ler, il fau­drait virer le miroir et toute la déco “peau de zèbre” alors bon, pfiou…

Ma femme me dit que son den­tiste en région pari­sienne avait aussi la TV, mais alors ça, c’est les pari­siens, ils se la pètent tout le temps… chez moi dans le Nord, on avait juste un mar­teau, une per­ceuse, et du ciment (j’exagère à peine).

Enfin bref, si c’est pas la pana­cée niveau méde­cine géné­rale à Van­cou­ver, on trouve par contre que les soins den­taires sont de meilleure qua­lité ici. Et non, c’est pas (seule­ment) à cause de l’infirmière!

21 novembre 2010

Faites attention aux flaques d’eau

A Van­cou­ver, il pleut légè­re­ment un peu en novembre et décembre. Et jan­vier. Voire février, mars et avril. Et mai. Et  main­te­nant que l’été indien est passé, je n’ai qu’une chose à recom­man­der aux nom­breux fran­çais qui ont débar­qué dans le coin au prin­temps: faites atten­tion aux flaques d’eau, et tenez vous loin des bords des trottoirs.

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Voilà, je crois que c’est clair.

25 octobre 2010

Maintenant, c’est plus loin

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Vue du front de mer, dans le centre ville de Van­cou­ver. Avant, c’était à 5 minutes à pied de chez nous… main­te­nant, c’est plus loin

17 septembre 2010

Le jeu des différences pas importantes: les prises électriques polarisées

Y’en a cer­tains parmi vous qui m’ont dit que, en effet, mon article pré­cedent était long et chiant… alors voilà, je me venge. J’écris un truc sur les prises élec­triques. Parce que y’a pas grand chose à dire des­sus. Et en plus c’est chiant aussi. Non mais.

Prise 110V

Vous savez déjà pro­ba­ble­ment que la France uti­lise du 220V, et que les pays d’amérique du nord uti­lisent du 110V. Et tout comme la France, il existe des prises à 2 branches (ci-dessus) et des prises à 3 branches (ci-dessous) qui pola­risent la prise et la rendent un peu plus sécu­ri­sée en obli­geant l’utilisateur à l’insérer dans un sens prédéfini.

Prise 110V a trois branches

Mais il y a aussi une variante de la prise à 2 branches où l’une des branches est plus grosse que l’autre. Oui, c’est tota­le­ment dingue, je sais.

Prise 110V polarisee

Les mai­sons et appar­te­ments construits après les années 60 (ce qui inclut à peu près l’intégralité de Van­cou­ver) sont ainsi équi­pées de prises murales accep­tant l’une ou l’autre ver­sion des prises à 2 branches. Pen­dant vos pre­miers jours en amé­rique du nord, il y a donc de fortes chances que vous essayiez de bran­cher une lampe dans une prise murale, et vous aper­ce­voir que ça rentre pas… pas de panique, pas la peine de for­cer, il faut juste bran­cher dans l’autre sens.

Comme sou­vent dans la vie, si ça rentre pas dans le trou d’un côté, il suf­fit juste d’essayer le trou de l’autre côté.

3 août 2010

La plage désastreuse

L’été, quand il fait trop chaud, le plus facile pour se rafrai­chir c’est d’aller se foutre à poil sur la plage. Si, si, je vous assure, c’est le plus facile.

A Van­cou­ver, Wreck Beach, située à l’extrémité ouest de la ville juste der­rière l’Uni­ver­sité de Colom­bie Bri­tan­nique, vous offre une vue impre­nable sur l’Océan Paci­fique, les mon­tagnes alen­tours, et les fesses de vos voi­sins. C’est une des plus grosses plages nudistes d’Amé­rique du Nord, mais c’est aussi sur­tout une plage où les hip­pies sur le retour et les jeunes homo­sexuels aiment se libé­rer des contraintes de la société urbaine moderne. Com­prendre: vous ver­rez plus de bites flé­tries que de poi­trines gon­flées par le désir de vivre.

Pour y accé­der vous devrez des­cendre le long de l’un des divers sen­tiers qui des­cendent la falaise du cam­pus de UBC jusqu’au bord de mer. Et par “sen­tier”, je veux plu­tôt dire “escalier”.

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Après un bon nombre de marches, on arrive à la plage. L’escalier n’est pas énorme (j’veux dire, c’est pas le Grouse Grind, non plus), mais il est quand même assez long pour se dire que ça va être dur de se reta­per tout ça après la sieste.

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La plage est lité­ra­le­ment au pied de la falaise. C’est mignonnet.

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Je vous ai épar­gné les pho­tos de gens prises de près, mais je vous confirme, ils sont tous à poil. Le plus étrange c’est qu’on en a vu cer­tains qui sont certes à poil, mais qui gardent quand même leur sens pra­tique: des chaus­sures pour pas se faire mal aux pieds, un cha­peau et un court t-shirt pour pas crâ­mer au soleil, etc… bref, des gens habillés nor­ma­le­ment, à l’exception du slip. Dans un autre registre, men­tion spé­ciale au petit vieux à poil tout frippé qui vend des bois­sons fraiches.

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Comme vous pou­vez le voir, la plage s’enfonce très len­te­ment dans la mer, ce qui la rend très pro­pice au skim­board.

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Sur la plage, vous pour­rez aussi ache­ter diverses bri­coles auprès des quelques hip­pies hon­teu­se­ment capi­ta­listes qui y sont installés.

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Ah oui, petit aver­tis­se­ment: quand vous faites face à la mer, vous pou­vez aller vous bala­der soit à gauche, soit à droite (il y a de nom­breux che­mins de balade à tra­vers la foret de UBC). N’ALLEZ PAS A GAUCHE.

Sûr, à gauche, c’est joli, y’a des petites plages pri­vées et autres coins roman­tiques avec vue sur la mer… mais bon, moi j’dis ça, j’dis rien, y’a des chances de tom­ber sur des scènes inavouables. L’éti­quette de la plage a beau offi­ciel­le­ment condam­ner ce genre de trucs (point numéro 4), on ne peut de toute évi­dence pas mettre l’amour en cage… enfin, sauf s’il est en string à l’intérieur de la cage et qu’il y a de la techno à fond la caisse, mais ça c’est une autre histoire.

21 juin 2010

Hier matin, maman est allée au marché

Je vous par­lais dans le billet pré­cé­dent des acti­vi­tés prin­tan­nières van­cou­vé­roises, eh bien en voilà une autre: aller au marché.

Farmer's Market Today

A Van­cou­ver, avec tous les bobos qui deviennent végé­ta­riens et éco­los après avoir vu des films où on tue des dau­phins, la pres­sion pour consom­mer des pro­duits locaux et bio est assez énorme. Du coup, nom­breux sont les gens qui, le prin­temps venu, vont faire leurs courses au mar­ché du coin. Bien sûr, le reste du temps on trouve des mar­chés cou­verts per­ma­nents comme celui de Gran­ville Island, mais les mar­chés de quar­tier sont beau­coup plus relax et convi­viaux, avec une petite touche esti­vale indéniable.

West End Farmers' Market (1)

Celui de notre quar­tier (le West End Far­mers Mar­ket, à quelques pâtés de mai­son de chez nous) res­semble à n’importe quel mar­ché de la côte ouest: des petits cha­pi­taux blancs au-dessus des éta­lages de pro­duits, et des musi­ciens qui s’occupent du fond sonore.

Musiciens au marché

On y trouve, comme vous pou­vez vous en dou­ter, des pro­duits frais, que ce soit des fruits et légumes, du pois­son ou de la viande (mais ça c’est plus rare, hein, rap­port aux bobos végétariens).

West End Farmers' Market (3)

West End Farmers' Market (4)

On trouve aussi divers pro­duits “faits mai­son”, du miel aux céréales en pas­sant par les tartes, gateaux et autres patis­se­ries, fro­mages, pains, et j’en passe.

West End Farmers' Market (5)

Miel

Fudge

Et il ne faut pas oublier l’incontournable crê­pe­rie fran­çaise, qui dis­tri­bue Nutella et bon­heur aux passants:

Crepes francaises

Bref, voilà, c’est le mar­ché du samedi matin. N’oubliez pas d’y aller en vélo avec vos sacs en tissu, hein… parce qu’il ne faut sur­tout pas frois­ser le bobo écolo, il pour­rait vous frap­per avec son iPhone.

West End Farmers' Market (7)

15 juin 2010

La complainte de l’expat’ (le retour de la vengeance)

Au prin­temps, à Van­cou­ver, il se passe plein de trucs… non, en fait, je rigole, il se passe pas grand chose.

Mais parmi le peu qui se passe, les van­cou­vé­rois, et plus par­ti­cu­liè­re­ment les expa­triés, se mettent à râler de manière crois­sante sur la météo (un des grands sujets de dis­cus­sion récur­rents). Appa­rem­ment, ils prennent sur eux-mêmes pen­dant l’automne et l’hiver, mais à par­tir de fin avril c’est plus sup­por­table, il faut que ça sorte. Après deux jours de pluie consé­cu­tifs, tout le monde poste géné­ra­le­ment sur Face­book à quel point ils en ont marre de la pluie, et com­ment à Mont­réal ou à Bor­deaux ou à Triffouillix-Sur-Yvettes il fait soleil et 21 degrés, et com­ment vous avez de la chance là-bas parce qu’ici il pleut, et patati et patata. A croire que les gens n’ont rien à faire quand il pleut, quand il neige, quand il fait froid… comme s’il n’y avait d’activités inté­res­santes lorsqu’il fait soleil et chaud.

Mais sur­prise! Cette fois-ci, alors qu’il fai­sait tou­jours moche début juin (on a vrai­ment eu une météo “étrange” cette année), les gens sont deve­nus fata­listes, voire rela­ti­vistes. La râle­rie a fait place à des haus­se­ments d’épaules et quelques remarques sar­cas­tiques, le sou­rire en coin. Les occa­sio­nels jours de soleils sont accueuillis avec joie, et non plus avec des remarques du genre “ah ben c’est pas trop tôt”… bref, je sais pas si c’est la débacle géné­rale euro­péenne à la coupe du monde, ou le fait que même les fran­çais ont leurs limites en ce qui concerne l’endurance en râle­rie, mais les gens semblent être pas­sés à autre chose… ou alors ils se reservent pour l’automne?