19 février 2013

Un vaccin et un kilo de tomates

Par chez nous, y’a pas de bureaux de poste. Et y’a pas de phar­ma­cies non plus.

Vous pou­vez vous bala­der dans la rue autant que vous vou­lez, vous en trou­ve­rez
pas. C’est parce qu’ils sont tou­jours héber­gés dans un autre maga­sin, la plu­part
du temps une grande surface.

En pra­tique, ça change pas grand chose au schmil­blic, vous allez tou­jours
faire la queue quelque part pour récu­pé­rer vos petits médi­ca­ments déli­ca­te­ment
dosés
… sauf qu’on peut aussi vous y admi­nis­trer des vac­cins, comme
celui contre la grippe. Rajou­tez un kilo de tomates et quelques bananes, et hop,
vous avez fini tout ce que vous deviez faire aujourd’hui.

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Notez le petit paravent der­rière lequel on va vous piquer avec la seringue.
C’est très chou[1]


  1. Chou? Legumes? Ho ho? Ha ha?  ↩

30 avril 2012

Une vidéo vaut mieux que 10 articles

Alors hop un peu de pub pour Sté­pha­nie qui a par­ti­cipé à ce clip, qui vous illustre des points qu’on a déjà abor­dés sur ce blog :

Ainsi que d’autres faux-pas cultu­rels que les fran­çais font à Vancouver.
Aussi, au Canada lorsqu’on est fran­çais, on doit tou­jours pré­ci­ser : “de France” sinon les gens croient qu’on est québécois.
Bon vision­nage, et s’il y a des pri­vate jokes van­cou­vé­roises que vous ne com­pre­nez pas, il faut nous l’indiquer dans les com­men­taires : ça nous fera de bons sujets d’articles !

12 avril 2012

Commander un café Starbucks : le tutoriel utile

Vous êtes fraî­che­ment débar­qué de France, c’est votre pre­mière balade dans les rues de Van­cou­ver. Un peu dépaysé, vous cher­chez une enseigne fami­lière. Star­bucks vous saute à l’œil et vous ren­trez pour com­man­der un café.
Short Blonde with a Double Chocolate Brownie
Quelle chance, il n’y a per­sonne. Vous vous diri­gez vers la caisse et deman­dez “a cof­fee please” à la ser­veuse, dyna­mique et sou­riante. La jeune femme ne semble pas satis­faite, elle bara­gouine quelque chose. Votre anglais est un peu rouillé mais vous avez assez com­pris pour recon­naître qu’on vous demande quelle taille de café. D’un ton confiant, vous répondez :

- Small please

- OK tall cof­fee [bara­gouine très vite]

- Euh no, SMALL please

- Yes tall [bara­gouine encore plus vite]

Le client der­rière vous vient à votre secours. Il vous ras­sure que oui oui, tall c’est la plus petite taille de café. La ser­veuse confirme. Ah OK, bizarre. Bon. Vous sor­tez votre carte bleue. “On visa, please”. La ser­veuse recom­mence à vous par­ler très très vite. La file der­rière vous s’allonge. A tout hasard, vous arti­cu­lez un timide “Yes”. Clai­re­ment ce n’était pas une option valide. La ser­veuse n’en a pas fini avec vous, mais on arrive quelque part. Vous recon­nais­sez “medium” et “dark”. Ah bah “medium” alors.

Vous res­sor­tez fina­le­ment avec votre café en main. Mais tout penaud. Et un peu triste de consta­ter l’énorme queue qui s’est accu­mu­lée pen­dant que vous com­man­diez. Tout ce stress aurait pu être évité avec un peu de pré­pa­ra­tion. Voici en trois étapes com­ment com­man­der comme un pro chez Star­bucks. Lire la suite… »

27 mars 2012

Et vous, est-ce que vous attachez votre bébé ?

Notre glou­tonne pré­fé­rée en a parlé sur son blog, les méthodes édu­ca­tion­nelles fran­çaises sont à la mode. Ca me laisse per­plexe. On pour­rait pen­ser que, vu la répu­ta­tion des adultes fran­çais à l’étranger, les Nord-Americains ne vou­draient sur­tout pas édu­quer leurs enfants comme nous. J’aurais du mal à me pro­non­cer sur les méthodes fran­çaises. Mais d’après ce que je peux obser­ver, je qua­li­fie­rais les méthodes édu­ca­tion­nelles van­cou­vé­roises de “Attach­ment Paren­ting bor­der­line Crun­chy”. Mouaip. Tout ça. Détaillons un peu.
Allaitement sur la plage a Vancouver
Lire la suite… »

22 mars 2012

Le PMU du coin

Pen­dant que ma femme vous écrit des articles super infor­ma­tifs à pro­pos de trucs super sérieux, je me suis aperçu que je ne vous ai jamais parlé d’un sujet qui vous brûle la mous­tache depuis plu­sieurs années: “c’est quoi l’équivalent du bar PMU au Canada?

(oui, je sais, c’est tota­le­ment sidé­rant com­ment j’arrive à devi­ner les ques­tions de mon lectorat)

La réponse, aussi incroyable que ça puisse paraître, est que, euh, il n’y a pas d’équivalent. Désolé. Déjà, les courses de che­vaux, c’est pas trop le dada des Cana­diens. Ensuite, sur un conti­nent où les éta­blis­se­ments fran­chi­sés sont ultra-majoritaires, on ne trouve mal­heu­reu­se­ment pas autant de petits bars du coin où le pro­prio vous garde votre ardoise jusqu’à la fin du mois et vous inter­pelle par votre sur­nom avec un accent régio­nal amu­sant. Et enfin, dans une pro­vince où les régle­men­ta­tions sur la consom­ma­tion d’alcool sont dras­tiques, trou­ver un lieu où on peut s’enfiler un p’tit jaune à 15h30 pei­nard avec ses potes relève du défi.

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Mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas un lieu typique où les pauvres vont pour dis­cu­ter du der­nier match de foot en buvant des bières dégueu­lasses et en man­geant des caca­huètes cou­vertes d’urine des 12 pré­cé­dents clients. Enfin sauf qu’ici ça sera plu­tôt, dans l’ordre: hockey sur glace, café jus-de-chaussette, et bei­gnets. Pas d’urine, à priori, donc c’est déjà ça de gagné.

Tim Hortons Café

Vous avez déjà vu ces gobe­lets rem­plis de café brû­lant? Non? Eh ben soit vous n’habitez pas au Canada, soit vous êtes aveugle – on en voit par­tout ici. Et ça vient de chez Tim Hor­tons, une véri­table ins­ti­tu­tion Cana­dienne (vous pen­sez bien, la chaîne a été fon­dée par un ancien joueur de hockey).

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Evi­dem­ment, ils vous font croire que le café est pré­paré sur place, un peu comme chez Star­bucks, mais on ne me la fait pas, je sais que c’est une immense machination.

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L’autre grande tra­di­tion, chez Tim Hor­tons, c’est les bei­gnets. Ca, les Cana­diens ils les aiment leurs bei­gnets… mais je vais pas trop me plaindre vu qu’il est cou­rant que quelqu’un au bou­lot en ramène une boite de temps en temps pour par­ta­ger avec ses col­lègues. Et moi, du sucre plein de gras cou­vert de gra­tuité, je suis pour.

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Le pire, chez Tim Hor­tons, c’est qu’il se passe géné­ra­le­ment un truc comme ça à la caisse:

  • Bon­jour mon­sieur, que puis-je pour vous aujourd’hui?”
  • Bon­jour madame, je vou­drais une boite de 12 Tim­bits, 2 bei­gnets au cho­co­lat, un bei­gnet avec le sorte de pus jau­natre dedans, et un bei­gnet avec des petits bidules arc-en-ciel des­sus qui font joli.”
  • Bien sûr. Une bois­son avec cela?”
  • Euh oui, je vais prendre un café moyen et un cho­co­lat chaud de daube. Et met­tez moi un de vos crois­sants aussi. Ils sont pour­ris mais j’ai faim.”
  • Pas de pro­blème. Ca vous fera deux dol­lars qua­rante cinq.”
  • Euh… $2.45? Pour tout ça?”
  • Oui mon­sieur, tout est là sur la fac­ture. Vous vou­lez don­ner $1 en plus pour des orphe­lins malades unijambistes?”
  • UN DOLLAR? Non mais ça va pas, pour ce prix là je peux me reprendre deux dou­zaines de bei­gnets en plus! D’ailleurs, hop, ajoutez-les moi tout de suite.”

Bon, le dia­logue n’est peut-être pas ultra fidèle (à part la fin), mais tout ça pour dire que Tim Hor­tons, c’est tel­le­ment pas cher que ça m’a troué le cul les 2 fois où j’y ai été. Com­pa­rez ça à un café super ten­dance fren­chouille du quar­tier bobo avec la déco industrio-Européenne où pour juste le même cho­co­lat chaud de daube et le même crois­sant moisi vous en avez pour $32 (avant taxes et pourboire)…

Bref:Tim Hor­tons. Allez-y, sinon vous n’avez pas eu l’expérience Cana­dienne complète.

21 mars 2012

Congé Parental

Et voilà le pre­mier article de la série pro­mise sur les enfants. On va par­ler du congé paren­tal en Colom­bie Bri­tan­nique. Pour les amou­reux des détails in English, hop, voici une des­crip­tion com­plète.

Pour résu­mer, le congé paren­tal est long et très flexible, mais il faut pré­voir une baisse de revenus.

Entre le congé mater­nel et le congé paren­tal, la maman peut tou­cher des indem­ni­tés pen­dant un an. Et il est cou­rant pour les mamans de s’arrêter un an ou presque. Moi j’avais pris 11 mois pour bébé #1 et j’ai prévu de prendre 10 mois pour #2. Lire la suite… »

18 mars 2012

Comment on fait les bébés à Vancouver

Comme je suis en congé mater­nité pour bébé #2, j’ai entre­pris de com­men­cer une série sur les enfants à Van­cou­ver. Je ne pro­mets pas que je vais pro­duire beau­coup d’articles dans la mesure où bébé n’est pas un très bon dor­meur (donc pas beau­coup de temps pour écrire) et que dans les prio­ri­tés ça vient loin derrière :

  1. Dor­mir
  2. Man­ger
  3. Faire pipi
  4. Prendre une douche
  5. Regar­der Bachelor
  6. Regar­der Mil­lio­naire Matchmaker
  7. Regar­der Cele­brity Apprentice
Mais si vous avez des requêtes spé­ciales, indiquez-le moi par mes­sage privé ou dans les com­men­taires. Je ver­rai ce que je peux faire ! Si vous avez des recom­men­da­tions de rea­lity show je prends aussi.
12 février 2012

Attention, conducteur Chinois

Si vous vous rap­pe­lez vague­ment de mon article sur la multi-culturalité Cana­dienne, vous savez que la plus grosse mino­rité d’immigrants à Van­cou­ver sont les Chi­nois. Et comme par­tout ailleurs, qui dit mino­rité dit aussi sté­réo­types. Eh bien l’un des prin­ci­paux sté­réo­types Chi­nois est celui du mau­vais conduc­teur… ce qui incite cer­tains rigo­los à affi­cher un signe “Atten­tion, conduc­teur Chi­nois” sur leur voi­ture à la façon des signes indi­quant un jeune conduc­teur:

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Ah ça, les Chi­nois, ils savent aussi bien faire des blagues que conduire une voiture.

Qui dit mino­rité dit aussi atti­tudes racistes, évi­dem­ment, bien que ce soit extrê­me­ment isolé… mais ça me rap­pelle une his­toire qui m’est arri­vée à la caisse d’un maga­sin. Il y avait une famille Coréenne ou  je sais pas quoi devant moi, et tout le monde braillait joyeu­se­ment dans leur langue natale à part le père qui disait juste un ou deux mots d’anglais par-ci par-là pour com­mu­ni­quer avec la caissière.

Quand c’est à mon tour de pas­ser, la cais­sière, une plouc Cana­dienne pure souche, mar­monne tout bas (in english): “Y’a des fois, on se demande vrai­ment si on est tou­jours au Canada”.

Moi, pei­nard, affi­chant un grand sou­rire et for­çant un accent tota­le­ment aléa­toire: “Que voulez-vous dire par là exac­te­ment?

La cais­sière me regarde avec des gros yeux ronds pen­dant une seconde, et s’empresse de mettre mes achats dans un sac. “Euh, non rien. Ca fera 12 dol­lars 52.

Marf. J’avais pas été aussi content que depuis la fois où, dans le métro de Paris, croi­sant un couple de pro­vin­ciaux qui mar­mon­naient que les Pari­siens ils sont vrai­ment trop pres­sés à vou­loir mar­cher dans les esca­la­tors et à for­cer les gens qui marchent pas à se mettre sur le côté, je me suis arrêté et j’ai sorti “Ouais je suis pressé mais c’est parce que j’ai vrai­ment super envie de faire caca”.

Y’a pas de petits plai­sirs dans la vie.

19 octobre 2011

Toilettes méga-publiques

On avait il y a long­temps abordé les grandes dif­fé­rences d’hygiène et d’organisation des toi­lettes entre la France et le Canada, et plus spé­cia­le­ment à quel point les toi­lettes publiques sont ici rela­ti­ve­ment peu pri­vées (c’est con à dire comme ça mais c’est impor­tant!)… eh bien j’ai récem­ment trouvé les pires des toi­lettes pos­sibles, dans un centre com­mer­cial de Seat­tle:

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Vous voyez les portes? Ouaip, elles ne vont pas beau­coup plus haut qu’une hau­teur d’épaule, et si vous êtes assez près, vous pou­vez faire cou­cou au mec qui fait caca sans avoir besoin de vous mettre sur la pointe des pieds. Ca donne envie, non?

Les tomates du bobo

Pour don­ner un der­nier aperçu de l’été qui s’est récem­ment achevé, je vous refais faire un petit tour dans les mar­chés fer­miers de Van­cou­ver… et pas un des moindres parce qu’aujourd’hui on va aller voir celui de Com­mer­cial Drive, l’un des plus bobos de la ville.

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Com­mer­cial Drive, c’est le quar­tier qui se veut vague­ment multi-culturel, avec des cafés, res­tau­rants, salons de coif­fure ou épi­ce­ries un peu plus authen­tiques et ori­gi­naux qu’ailleurs. Un peu comme Gas­town mais sans le côté jeune céli­ba­taire urbain qui se la pète, quoi. Plu­tôt fami­lial et com­mu­nau­taire que bran­ché et VIP. Plu­tôt robe de cou­tu­rière locale que pan­ta­lon Lulu­le­mon taille basse. Plu­tôt iPhone 3GS que 4GS. Bon, vous voyez le topo. C’est là bas qu’on avait par exemple vu les sym­pa­thiques célé­bra­tions d’Hal­lo­ween, ou l’un des divers mar­chés d’artisans locaux.

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Tenu à côté de Trout Lake (le lac de la truite… avec pro­ba­ble­ment aucune truite dedans vu la ten­dance qu’ont les cana­diens à men­tir avec leur noms de lacs), ce mar­ché fer­mier n’est fina­le­ment pas beau­coup dif­fé­rent des autres: des éta­lages de fruits et légumes sous des petites tentes, de la musique live,
des trucs inté­res­sants (genre du cho­co­lat ou des tartes), et des trucs dont on a rien à foutre (genre des céréales arti­sa­nales bio issues du com­merce équi­table et faites sans faire souf­frir les grains de blé, dans un cui­sine construite par un arti­san local n’ayant uti­lisé que du ciment et du bois orga­niques et qui lui même est végé­ta­rien et vote à gauche… c’est très impor­tant, tout ça, ça change com­plè­te­ment le goût de la céréale, et en plus ça sauve la pla­nète, me dit-on dans mon oreillette).

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La vraie dif­fé­rence est plu­tôt dans le nombre de gens avec des cha­peaux de paille et des tongs ou san­dales en cuir – le signe de recon­nais­sance du vrai bobo.

Autre signe de bobo-itude, d’ailleurs: la forte pré­sente de “heir­loom toma­toes” (qu’on pour­rait tra­duire par “tomates du ter­roir”), le légume favori du bobo (enfin il faut dire qu’il y en a des varié­tés qui sont super bonnes).

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Et une fois votre petit tour au mar­ché ter­miné, vous pou­vez vous bala­der autour du lac, vous assoir au bord de l’eau ou faire un barbecue.

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Y’a même une petite plage pour faire des pâtés de sable ou faire caca (selon ce que vous pré­fé­rez faire dans le sable, je sais que ça varie selon les gens).

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Allez, voilà, main­te­nant il reste plus qu’à tenir bon pen­dant tout l’automne jusqu’à ce que je vous remette des pho­tos de ski!