14 novembre 2009

Dramatique scène de fin de film d’horreur

Mon billet pré­cé­dent m’a rap­pellé que j’avais des pho­tos inté­res­santes qui poi­reau­taient sur mon télé­phone por­table. Parmi elles se trouvent les pho­tos sui­vantes, pour les­quelles j’aurais bien aimé avoir mon vrai appa­reil photo et avoir des images moins pourries.

Nuages (2)

Pen­dant quelques minutes, les nuages fai­saient ces motifs bizarres au-dessus du centre ville, genre scène de fin de film d’horreur où l’antéchrist se trouve sur le toit de l’immeuble le plus haut de la ville et s’apprête à déchaî­ner son cour­roux infer­nal sur l’humanité, et seuls un prêtre défro­qué et une blon­dasse en jeans mou­lants peuvent l’arrêter.

C’était sans doute pas ça, mais bon, on sait jamais. Le prêtre et la blon­dasse ont peut-être gagné et on ne sait pas ce qu’on vient d’éviter.

Nuages (1)

En tous cas c’était un autre phéo­no­mène météo­ro­lo­gique assez impressionnant.

19 octobre 2009

C’est balaud ce qui arrive au bateau…

Y’a quelques semaines, on a eu une jour­née par­ti­cu­liè­re­ment ven­tue… ou ven­tée… voire ven­teuse? …euh, enfin avec plein de vent, quoi. Tel­le­ment, en fait, que cer­tains des petits bateaux de False Creek n’étaient pas en service.

Bref, le len­de­main, y’a un pauvre gars qui a retrouvé son bateau comme ça sur Kits Beach

Bateau échoué sur Kits Beach

C’est balaud hein?

28 juillet 2009

Tout le monde parle du ciel orange

Bon alors samedi der­nier y’a eu un orage sur Van­cou­ver et tout le monde en parle depuis 3 jours. A croire qu’il se passe rien d’intéressant dans le coin (alors que si, y’a plein de trucs inté­res­sants, genre, euh, mmh, atten­dez un peu… euh, y’a une nou­velle piste cyclable à l’essai sur le pont de Bur­rard?).

Bon, ceci dit, c’était assez “mignon­net” comme dirait un ami. Les nuages se sont amas­sés en fin de jour­née juste à temps pour le cou­cher de soleil qui a du coup dif­fusé sa lumière oran­gée uni­for­mé­ment à tra­vers un ciel balayé d’éclairs.

Mal­heu­reu­se­ment, j’ai pas de pho­tos incroyables à vous mon­trer vu que j’étais coincé chez moi ce soir là, mais j’ai quand même pu faire un ou deux trucs pas trop mal depuis la chambre:

Ciel orange sur Vancouver

Et oui, c’était vrai­ment comme ça (parce que sinon, comme dirait l’autre, c’est facile à retou­cher). De toutes façons, vous trou­ve­rez faci­le­ment des mil­liards d’autres pho­tos et videos pos­tés sur inter­net par les Van­cou­vé­rois tou­jours plus Web 2.0 chaque jour. Vous pou­vez même regar­der le chan­ge­ment sou­dain à 0:47 sur cette vidéo pour com­prendre pour­quoi tout le monde en ville a du faire “ooooh aaaah” en même temps. Le ciel orange était bref mais assez intense. Un peu comme… euh, non rien, j’voulais dire quelque chose mais c’est une conne­rie.

Ah oui, au fait, ce soir là, l’Afrique du Sud don­nait son spec­tacle pour la Cele­bra­tion of Light. Je suis pas sûr que beau­coup de gens aient fait atten­tion à leurs feux d’artifice après tout ça.

18 janvier 2009

Tout foutu en l’air

Pen­dant notre hia­tus blog­guesque des fêtes de fin d’année, il s’est passé un truc affreux à Van­cou­ver. Si vous sui­vez nos confrères, vous n’avez pas pu rater l’évè­ne­ment vu le nombre d’articles sur le sujet.

Donc ouais, il a neigé comme jamais depuis 1964, avec pra­ti­que­ment 90cm de “marde blanche” tom­bée en ville pen­dant le mois de décembre. C’est les pauvres pal­miers de English Bay qui ont du se deman­der ce qui leur arrivait…

Palmier sous la neige

Pour­quoi est-ce affreux, me demandez-vous?

Cer­tains vous diront que la neige ça fait chier, ça veut dire qu’il fait froid et qu’on va avoir les pieds mouillés. D’autres vous diront que la neige c’est de la merde, ça bloque les bus et ça vous empêche de sor­tir la voi­ture. Et enfin, y’a ceux qui sont éner­vés parce qu’ils doivent dénei­ger devant chez eux, et tout ce qu’ils ont c’est la pelle de plage en plas­tique de leur gamin. Sans comp­ter les divers cana­diens qui nous disent qu’ils ont quitté l’Onta­rio ou le Qué­bec pour échap­per à ce genre de truc.

Raquettes dans la rue

Moi j’aime bien la neige. Ca craque sous les pieds, ça rend la ville toute blanche, ça per­met de faire des batailles de boules de neige, et ça aug­mente sévè­re­ment le plai­sir de prendre un cho­co­lat chaud quand on rentre chez soi. C’est juste super moche ensuite quand ça fond, mais c’est pas grave.

Alors pour­quoi je trouve que c’est affreux?

Eh bien parce qu’après avoir passé 2 ans à essayer d’éduquer les fran­çais sur la météo de l’ouest cana­dien, si tout le monde se met à pos­ter des pho­tos où on voit 40cm de neige à Van­cou­ver, on est bons pour tout recom­men­cer.

Va chercher la pelle chérie

Alors voilà, super, merci tout le monde. Vous pou­viez pas gar­der vos pho­tos pour vous, ou faire croire que vous étiez à Toronto pour les fêtes? Hein? Eh beh non. Allez hop, c’est la fête du slip, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, tout le monde poste ses pho­tos pleines de neige. Tenez, vous voyez, moi, j’ai même mis les miennes en noir & blanc comme ça c’est encore plus mar­quant. Tant qu’à faire, pen­dant qu’on y est.

Kiosques à journaux

Moi main­te­nant, c’est bien simple, je laisse tom­ber. Oui, il fait –40°C à Van­cou­ver l’hiver. Oui, on a régu­liè­re­ment 1m50 de neige. Oui on va au bou­lot en traî­neau, mais pour l’hiver pro­chain on compte inves­tir dans une moto-neige. Ché­rie, remets une bûche sur le feu, y’a les ours qui s’approchent de la bouffe.

Bon, bref, vous trou­ve­rez quelques autres pho­tos dans l’album “Van­cou­ver sous la neige”, sur Fli­ckr. Je vous laisse aussi lire les articles des autres blogs que j’ai men­tio­nés au début, et qui décrivent com­ment Van­cou­ver est trop bien pré­pa­rée pour gérer la neige, entre la poli­tique muni­ci­pale du “pas la peine de déblayer, atten­dons plu­tôt que ça fonde” et les com­por­te­ments rou­tiers genre “si j’accélère à fond, je peux sûre­ment mon­ter cette pente”.

White False Creek

Bonne année à tout le monde, au fait!

5 novembre 2008

Une saison qui n’existe que dans le nord de l’amérique

Sacré Joe. Grâce à lui, tout le monde en France connaît l’été indien, sait que ça existe seule­ment dans le nord de l’amérique, et sait, que, euh, avec ta robe longue tu res­sem­blais à une aqua­relle de Marie Lau­ren­cin.

Mais c’est quoi, en fait, l’été indien? Qui est Marie Lau­ren­cin? Et, la ques­tion que tout le monde se pose: com­ment est-ce qu’on peut encore s’aimer quand l’amour sera mort? Bref, des ques­tions ma foi fort pas­sion­nantes, mais comme seule la pre­mière est vrai­ment per­ti­nente pour ce blog, on va rapi­de­ment pas­ser sur les 2 autres:

  • Marie Lau­ren­cin, c’est cette vieille madame. Et voilà une de ses aqua­relles. J’en déduis donc que la copine de Joe Das­sin était à moi­tié à poil et affli­gée d’une dif­for­mité mam­maire carac­té­ri­sée par l’absence de tétons.
  • On peut s’aimer après que l’amour soit mort à condi­tion de s’être préa­la­ble­ment enfer­més dans un véhi­cule qui, avant la mort de l’amour, est accé­léré de manière à appro­cher la vitesse de la lumière, créant ainsi un sys­tème isolé dans lequel l’écoulement ralenti du temps per­met­tra de finir sa vie en pro­fi­tant des avan­tages pro­cu­rés par le concept, encore bien vivant dans le sys­tème sus-défini, d’amour. J’en déduis donc que Joe Das­sin était super riche, parce que ça coûte quand même la peau des fesses de se faire construire un truc pareil dans sa cave, sur­tout vu le prix du baril de pétrole et du mètre carré.

Voilà, main­te­nant que tout cela est réglé, on va pou­voir pas­ser aux choses sérieuses, à savoir: kezako l’été indien?

L’été indien, c’est un bref sur­saut dans les tem­pé­ra­tures, accom­pa­gné d’une baisse des pré­ci­pi­ta­tions, et qui débarque géné­ra­le­ment entre fin sep­tembre et mi-octobre. Les semaines pré­cé­dentes ayant sou­vent mar­qué la fin de l’été avec des jours de pluie froids, ces 2 ou 3 semaines de beau temps renou­ve­lés sont tou­jours bienvenues.

C’est assez dif­fi­cile de défi­nir si oui ou non on peut par­ler d’été indien pour d’autres régions que le nord-est amé­ri­cain. Le terme trouve ses ori­gines en Nou­velle Angle­terre au 18ème siècle, et cer­tains estiment que le phé­no­mène est unique à cette région… enfin sauf si des gens de la région des grands lacs se mèlent à la conver­sa­tion, auquel cas on aura ten­dance à élar­gir la zone pour englo­ber le Qué­bec, l’Onta­rio, le Michi­gan, l’état de New-York, etc. D’autres ajoutent qu’un véri­table été indien sur­vient après une pre­mière vague de gel.

Par ces stan­dards, on ne peut pas vrai­ment par­ler d’été indien pour la côte ouest, mais comme notre ami Joe il était à fond sur la Cali­for­nie, on peut peut-être faire une petite entorse à la règle… si vous faites par­tie des éli­tistes de l’été indien, vous pour­rez m’insulter dans les com­men­taires, c’est fait pour ça.

Grâce au site des sta­tis­tiques météo­ro­lo­giques du Canada, voici quelques jolis dia­grammes qui vous per­met­tront de faire croire à votre boss que vous êtes en train de travailler…

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Vous pou­vez y recon­naitre l’été indien faci­le­ment. Cette année, il a duré un peu moins de 2 semaines à par­tir des tous der­niers jours de sep­tembre. L’année der­nière, des amis en visite avaient pu en pro­fi­ter pour un voyage à Tofino à peu près à la même époque.

Pour com­pa­rer, voici les sta­tis­tiques météo­ro­lo­giques de Mont­réal:

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L’été indien y est passé un peu plus tard que chez nous, mais avec des tem­pé­ra­tures très simi­laires. La vague de froid pré­cé­dent l’été indien y était un peu plus mar­quée, par contre. Notez au pas­sage la dif­fé­rence de ten­dances entre la fin des étés mont­réa­lais et van­cou­ve­rois.

Je vous aurais bien mon­tré les sta­tis­tiques pour Paris, mais les don­nées télé­char­geables sur le site de Météo France sont assez pour­ries, et pour avoir celles qui sont réel­le­ment utiles, il faut appa­rem­ment payer… merci Météo France.

En amé­rique du nord, l’été indien est très prisé prin­ci­pa­le­ment à cause de la com­bi­nai­son entre le beau temps et les jolies cou­leurs d’automne. C’est d’autant plus notable sur la côte est, comme par exemple aux Lau­ren­tides, au Qué­bec, où les érables rouges sont légion, ce qui donne de magni­fiques pay­sages. Pour vos vacances d’octobre, vous pou­vez de toutes façons aller dans n’importe quelle région du nord-est amé­ri­cain et vous y trou­ve­rez de jolis coins.

En Colom­bie Bri­tan­nique, le pro­blème c’est d’abord qu’on a très peu d’érables rouges. Les arbres locaux sont prin­ci­pa­le­ment jaunes. Ensuite, on a des grosses mon­tagnes par­tout. C’est sympa l’hiver, mais mine de rien, au des­sus d’une cer­taine alti­tude, les arbres, ils ont pas que ça à foutre d’avoir des cou­leurs cha­toyantes pen­dant un mois de l’année.

Harrisson Lake

Comme vous pou­vez le voir, tous les arbres jaunes sont entas­sés en bas.

Mal­heu­reu­se­ment, cette année, on a pas eu l’occasion de se bala­der beau­coup pen­dant l’été indien, d’où le manque cru­cial de pho­tos. On va s’arrêter donc là sur le sujet de l’été indien. En atten­dant, Fli­ckr vien­dra à la res­cousse, per­met­tant au pas­sage de repé­rer les coins inté­res­sants pour l’année prochaine…

Bref, cette année, on a tra­vaillé la théo­rie… En 2009 on tra­vaillera la pratique!

25 mai 2008

Aloha

En amé­rique du nord, et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la côte ouest, il y a 2 des­ti­na­tions de vacances appa­rem­ment incon­tour­nables: le trip “je pars avec juste un sac à dos et je fais le tour de l’Europe” (prin­ci­pa­le­ment quand on est jeune, et prin­ci­pa­le­ment pour aller à Amster­dam, si vous voyez ce que je veux dire), et les vacances à Hawaii. Comme on est vrai­ment super dévoués, on s’est sacri­fiés, pour toi, public, et on est allés se faire une semaine de vacances à Maui.

Sur la route de Hana

D’abord, appa­rem­ment, on ne pro­nonce pas “Hawouaille”, mais “Hawouailli”. Par contre, oui, on a bien des fleurs autour du cou quand on arrive à l’aéroport. J’ose à peine ima­gi­ner com­bien d’hectares de ter­rain ont été rasés pour faire place à une culture inten­sive de fleurs à mettre autour du cou des tou­ristes. Mais bon, j’suis content, j’ai eu des fleurs autour du cou. Je suis un gros tou­riste. Youpi.

Si vous y allez en groupe, la grande classe c’est de louer une villa plu­tôt que d’aller à l’hotel.

Villa à Wailea (2)

Entre la pis­cine, la table de billard, les cas­settes VHS de “Sau­vés par le gong à Hawaii”, et (faut pas décon­ner non plus) le wifi, c’était assez gran­diose. Quoi de mieux que de glan­der sur inter­net assis sur une ter­rasse avec vue sur la mer, pro­fi­tant d’une légère brise rafraichissante?

Villa à Wailea (4)

Evi­dem­ment, Hawaii, c’est d’abord la plage. Là des­sus, pas grand chose à dire. Je veux dire, c’est la plage, quoi…

Ouais, bon, okay, l’eau est chaude, super claire, et y’a des petits pois­sons dedans, et tout. Mais le sable est brû­lant comme une baraque à frite, et le soleil tape comme un Mike Tyson bourré à la bière, donc bon…

Plage de Wailea

Non fran­che­ment, Berck Plage, c’est vache­ment mieux.

Windsurfing in Waipio Bay

Allez, en grand prince, je vous l’accorde, c’est vague­ment plus la classe de faire de la planche à voile ou du kite-surf à Wai­pio Bay qu’à Berck Plage… mais à peine.

Kite-surfing in Waipio Bay

Mais je rap­pelle que le Nord, c’est le meilleur dépar­te­ment de France. Voilà. En plus, il parait qu’un récent film fran­çais a remis les ch’tis au goût du jour. Ou plus pré­ci­sé­ment, les a juste mis au goût du jour… je crois pas qu’on ait jamais été au goût du jour avant ça…

Mais bref, reve­nons au pays de Mag­num.

Le Halea­kala Natio­nal Park est situé sur un des nom­breux vol­cans de l’archipel. Quand on arrive en haut (3000m, quand même), on se croit sur Mars, avec la roche vol­ca­nique rouge et la quasi-absence de végé­ta­tion. Ca fait pas très “Hawaii des cartes pos­tales” mais c’est joli aussi, et on ne s’attendait pas à trou­ver un tel paysage.

En vacances sur Mars

On peut aussi avoir un aperçu du “cra­tère” qui n’en est pas un (mais plu­tôt une dépres­sion cau­sée par l’érosion).

Le

Pour­tant, pas loin, sur la route de Hana, la végé­ta­tion est luxu­riante, et res­semble beau­coup plus à ce qu’on peut voir, par exemple, dans la série TVLost”.

Vue depuis la route de Hana

La route de Hana est d’ailleurs assez répu­tée, d’abord pour ses points de vue magni­fiques, mais aussi pour ses 626 tour­nants. Parce que si la route est une auto­route (“Hana High­way”), elle a 1 voie et demi, avec des petits tour­nants tous les 20 mètres. Autant dire qu’on met 3 heures à faire 2 kilo­mètres, sans comp­ter les pauses pour vomir sur le bas côté. Ceux qui font l’aller-retour peuvent aller s’acheter un des divers t-shirts “J’ai sur­vécu à la route de Hana!”. De toutes façons, c’est un cul-de-sac donc vous n’avez pas le choix, une fois là-bas, il faut se reta­per les tour­nants dans l’autre sens. Nous, mal­heu­reu­se­ment, n’avons fait que la moi­tié du che­min, parce qu’on s’y était pris trop tard. Et mal­heu­reu­se­ment aussi, peu de pho­tos sont dis­po­nibles à cause de l’impossibilité de s’arrêter pour en prendre.

A part ça, scan­dale, héré­sie, blas­phème: il fait gris et il pleut à Hawaii! Oui oui (des fois). Et après y’en a qui vont cri­ti­quer Berck Plage… pfff… Enfin du coup, on en a pro­fité pour aller jouer au golf, parce que quitte à res­ter au soleil pen­dant plu­sieurs heures, autant qu’il y ait pas de soleil.

Les sous-doués au golf

Mais même sans le ciel bleu, jouer au golf à Hawaii, c’est la classe (même si le fun vient prin­ci­pa­le­ment des petites voi­tures, en tous cas quand on joue comme un gros naze).

Parmi les autres acti­vi­tés, y’a quelques visites à faire comme un musée du sucre (il y a beau­coup de champs de cannes à sucre), ou l’aquarium, qu’en habi­tués des aqua­riums, on ne pou­vait pas lais­ser pas­ser (et puis c’est cli­ma­tisé à l’intérieur).

Rien de bien trans­cen­dant. Y’a des poissons.

Des poissons

Et des tortues.

Une tortue

Et d’autres pois­sons (atten­tion il est moche, celui-là).

Un poisson moche

Rajou­tez encore un peu de bai­gnade, de la plon­gée sous-marine, et beau­coup de glande et vous avez votre semaine de vacances remplie.

Encore la plage

Voilà… Quelques autres pho­tos sont dis­po­nibles sur Fli­ckr, et j’invite plus par­ti­cu­liè­re­ment les amis et la famille à aller y faire un tour pour pro­fi­ter de plein de pho­tos bonus de nous en maillots de bain (on épar­gnera ça aux autres).

Maholo pour votre visite sur ce site!

Surf cool

26 février 2008

Crépuscule boréal

Ce week-end, on a été gra­ti­fiés d’un cou­cher de soleil assez remar­quable… Comme quoi des fois, avoir un ciel nua­geux, c’est bien.

La preuve par pho­tos, du côté du pont de Gran­ville

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Bonne nuit!

15 janvier 2008

Le dessous des cartes

Après vous avoir fait peur sur la magie de l’hiver local (qui a quand même ses bon côtés), il faut que je réta­blisse la vérité sur la météo de Van­cou­ver… parce que bon, c’est rigolo de faire des blagues sur la pluie et tout ça, mais on vou­drait quand même avoir des gens qui nous rendent visite, des fois.

En regar­dant les sta­tis­tiques sur les 30 der­nières années, on peut voir qu’il tombe en effet énor­mé­ment d’eau1: 1160mm par an en moyenne, soit presque 80% de plus qu’à Paris (650mm), 20% de plus qu’à Mont­réal (950mm), et juste un poil plus qu’à Brest (1120mm). La sur­prise, c’est Londres, qui ne reçoit fina­le­ment pas beau­coup de volume (752mm). Par contre, il faut se rap­pel­ler que ce n’est ici qu’un total de pré­ci­pi­ta­tions. Il y par exemple une grande dif­fé­rence entre un endroit où il bruine tout l’année, et un endroit où il y a un déluge pen­dant 2 mois et un grand soleil le reste du temps.

Pour s’en rendre compte, on peut regar­der les sta­tis­tiques d’ensoleillement direct. En fai­sant la moyenne sur les 30 der­nières années, on constate qu’on a autant de soleil qu’à Mont­réal, 10% de plus qu’à Paris, plus de 40% de plus qu’à Londres, et juste 5% de moins qu’à Tou­louse! Au pas­sage, on peut se ras­su­rer en se disant que la répu­ta­tion de Londres vient du smog et de la pluie fine, phé­no­mènes géné­rant peu de volume d’eau mais dépri­mant les gens pho­to­sen­sibles tout de même.

On se rend éga­le­ment compte, en sui­vant à la fois l’évolution des pré­ci­pi­ta­tions et du taux d’ensoleillement au fil des mois de l’année, qu’il y a de grandes dif­fé­rences dans la répar­ti­tion des jours de beau et de mau­vais temps. Ainsi, à Paris, il pleut à peu près pareil tout l’année (entre 50 et 60mm par mois tous les mois). A Mont­réal, ils se tapent de la neige l’hiver (entre 60 et 90mm par mois2), et de la pluie l’été3 (entre 80 et 100mm)! Com­pa­ra­ti­ve­ment, Van­cou­ver se prend peut-être gavasse de pluie et de neige en hiver (entre 100 et 180mm!), mais l’été y est le plus beau (entre 35 et 45mm, et plus de jours d’ensoleillement que tous les autres)!

Bon, moi j’dis ça, j’dis rien, hein, mais vous savez main­te­nant quel est le bon choix pour vos pro­chaines vacances d’été…4

1On prend ici les pré­ci­pi­ta­tions géné­rales, soit la pluie, la neige, la rosée mati­nale, le brouillard, les gens qui pissent depuis leur bal­con, et autres formes d’humidité ambiante.

2 Je rap­pelle que le taux de pré­ci­pi­ta­tion mesure l’humidité glo­bale. Il ne s’agit donc pas de 60 à 90mm de neige (tout Mont­réa­lais sait bien qu’il en tombe bien plus!) mais 60 à 90mm d’équivalent en eau.

3 L’été Mont­réa­lais est rela­ti­ve­ment cani­cu­laire, avec des périodes de gros soleil et hautes tem­pé­ra­tures, et des périodes d’orage.

4 La bonne réponse était bien sûr “Hawaii”.

13 janvier 2008

Cypress by night

Les amou­reux de ski se rap­pellent pro­ba­ble­ment que Van­cou­ver jouit de 3 sta­tions de sports d’hiver situées à moins de 30 minutes du centre ville. J’avais déjà été 2 fois à Cypress Moun­tain l’année der­nière, mais cette année j’ai fait péter le passe sai­son­nier me don­nant accès aux pistes tous les mer­credi soirs (de 16h à 22h), plus 5 jours com­plets au choix (évi­dem­ment, il y a plu­sieurs autres for­mules disponibles).

Pour la pre­mière sor­tie neige de 2008, mer­credi der­nier après le bou­lot, j’ai été accom­pa­gné par Mathieu et Elo­die (écou­tez ses chro­niques sur Radio Canada!).

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Le beau mec en surf au pre­mier plan n’est mal­heu­reu­se­ment pas moi (faut bien que je prenne les pho­tos, quand même). Il s’agit de Ber­trand, un gars qui a pro­ba­ble­ment des mol­lets d’acier (et un coeur plein d’arcs en ciel et de petits oiseaux) puisqu’il est en train de ter­mi­ner sa tra­ver­sée du Canada à vélo pour le compte de l’association “Enfants Ô Canada”. Oui, 15000 kilo­mètres à vélo, avec je sais pas com­bien de kilos d’équipement. Et avec le vent de face. Moi qui me plai­gnais quand je devais mon­ter le pont quand il pleu­vait pour aller à l’école. Enfin bon. Vous pou­vez aller voir ses pho­tos et ses vidéos (et plus par­ti­cu­liè­re­ment sa der­nière à ce jour).

Bref (comme disait Pépin), vous pou­vez voir que les pistes sont éclai­rées (encore heu­reux, sinon bon­jour le ravin), ce qui fait joli la nuit dans les nuages. Mais sur­tout, il y a de la magni­fique pou­dreuse… 4m de magni­fique pou­dreuse, pour être exact… et en milieu de piste, encore. Parce que mine de rien, on se tape peut-être plein de pluie à Van­cou­ver, mais ça veut dire aussi plein de neige fraiche sur les mon­tagnes, qu’il ont en plus le bon goût de ne pra­ti­que­ment pas damer!

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Et pour ne pas gâcher, il y a assez peu de monde le soir pour pro­fi­ter du domaine main­te­nant 40% plus grand que les années précédentes.

Allez hop, vive­ment mer­credi prochain!

Le million! Le million!

MAJ: Allez aussi lire la 2ème par­tie de cet article, parce que bon, on rigole, on rigole, mais quand même…

Bon, en fait, c’est pas vrai­ment le mil­lion qu’on vise, mais, plus modes­te­ment, 31.

31 quoi”, me demandez-vous? Eh bien atten­tion gens du sud, amou­reux des cli­mats médi­ter­ra­néens, lézar­deurs au soleil, vous feriez mieux de vous asseoir. Et ceux qui dépriment après 2 jours de ciel gris (j’en connais), vous feriez mieux de vous sau­ver avant de lire la suite… parce que oui, 31 jours consé­cu­tifs de pluie, ça arrive, et c’est le record qu’on essaie de battre chaque année dans un grand esprit de cama­ra­de­rie com­pé­ti­tive avec Seat­tle.

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Dans les 2 villes, il s’agit de mesu­rer le taux de plu­vi­mé­trie dans les aéro­ports res­pec­tifs, où se trouve les sta­tions de col­lecte météo­ro­lo­gique. S’il y a plus de 0.2mm de pré­ci­pi­ta­tion1 en une jour­née, ça compte comme un jour de pluie. Le record a été éta­bli en 1953, quand Seat­tle a donc passé 31 jours avec des chaus­settes mouillées, alors que Van­cou­ver s’est arrêté après seule­ment 27 ou 28 jours selon les sources. Notez, ceci dit, que j’ai du mal à trou­ver des infor­ma­tions rela­tives à l’hiver der­nier, pen­dant lequel on a eu droit à des tem­pêtes de bonne enver­gure. Cer­tains disent qu’à cette occa­sion, le record van­cou­ve­rois aurait été battu avec 29 jours, mais je n’ai pas pu véri­fier ça de manière satisfaisante.

Décembre et Jan­vier sont les mois les plus humides de l’année et, en excluant les quelques jours qui ne sont pas tech­ni­que­ment des jours de pluie mais qui sont quand même des jours où il fait moche, on peut dire qu’on a un temps de merde pen­dant 2 mois, pra­ti­que­ment non-stop. C’est dès lors assez facile de tra­cer l’origine de la répu­ta­tion plu­vieuse de Van­cou­ver

Vent, couvert

Ce qui est rigolo, c’est la réac­tion des gens sur le sujet. Le fata­lisme est sous-jacent chez tout le monde puisqu’après tout, à part démé­na­ger ailleurs, on peut pas y faire grand chose, mais c’est tinté par ici d’une touche d’esprit spor­tif (“ça fait 22 jours qu’il pleut, alors autant que ça conti­nue encore une semaine et qu’on batte le record”), par là d’un soup­çon d’énervement (“je sais que c’est comme ça tous les hivers, ça fait 10 ans que j’habite ici, mais ça com­mence quand même à me les bri­ser”), par­fois d’un peu d’avis com­pa­ra­tif (“c’est quand même moins pire que s’il nei­geait, croyez-moi”), voire d’une bonne dose de déses­poir (“je suis arrivé y’a 2 mois… on m’avait pas pré­venu… je peux plus le sup­por­ter… tu peux me tenir le tabou­ret pen­dant que je fais le noeud?”).

Comme le disait mon ancien col­lègue, l’incontournable Charles, “Van­cou­ver, rien que le nom, ça donne pas envie”.

Pour finir, voilà une blague locale:

Un gars vient pour la pre­mière fois à Van­cou­ver pour s’installer. Il emmé­nage sous la pluie. Le len­de­main, il se lève et va à la fenêtre, et s’aperçoit qu’il pleut tou­jours. Le jour d’après, et le sur­len­de­main, il pleut tou­jours. Depuis la fenêtre de son bureau, il voit qu’il pleut toute la semaine. Il va au cinéma, et il pleut. Il va au res­tau­rant, et il pleut.

Fina­le­ment, il arrête un gamin dans la rue, et lui demande: “Dis-moi, est-ce qu’il s’arrête de pleu­voir, des fois, ici?”. Le gamin lui répond: “J’en sais rien, j’ai seule­ment 6 ans”.

Et vous, est-ce que la pluie ça vous dérange beau­coup?2

1 La mesure de pré­ci­pi­ta­tion est dif­fé­rente de la mesure de pluie elle-même. Perso, je trouve que c’est un peu de l’abus d’avoir un palier aussi bas. C’est juste pour gon­fler les chiffres du nombre de jours de pluie et se la péter, encore une fois.

2 Oui, ceci est une ten­ta­tive déses­pé­rée pour avoir des com­men­taires. Rappellez-vous, il pleut tout le temps en ce moment, on a besoin de lec­ture3.

3 Oui, je suis fourbe, j’essaie de vous faire pitié pour vous for­cer à poster.