8 novembre 2011

Terry qui?

Avec la fin récente des tra­vaux de réno­va­tion du BC Place, le gros stade de Van­cou­ver, la ville a dévoilé une oeuvre d’art vague­ment moche avec un mec qui se court après 3 fois de suite et avec une jambe arti­fi­cielle… et si vous dites exac­te­ment ça à un Cana­dien, il va vous regar­der de tra­vers. Parce qu’au Canada, on rigole pas avec Terry Fox.

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Ce mémo­rial, réa­lisé par Dou­glas Cou­pland, l’un des artistes Van­cou­vé­rois dont on arrive pas à se déba­ras­ser, est donc là en l’honneur de Terry Fox, un mec qui, euh, court avec une jambe arti­fi­cielle. Il court même pas super vite, hein, mais bon, il a un mémorial.

Bon allez, j’arrête de me moquer, c’est moins rigolo quand y’a pas de Cana­dien à côté qui s’offusque… là à côté y’a juste mon chat qui ronfle et qui s’en branle tota­le­ment. Et c’est dom­mage parce que Terry Fox est l’un des grands acteurs de la lutte contre le can­cer (quoique mon chat s’en foute aussi pro­ba­ble­ment bien… appa­rem­ment tout ce qui l’intéresse c’est de fumer des pétards et de jouer au baby­foot).

Amputé de sa jambe droite à 18 ans des suites d’un can­cer, il décide 3 ans plus tard, en 1980, de com­men­cer un “Mara­thon de l’Espoir” pour lever des fonds pour la recherche contre le can­cer: par­tant de la côte Atlan­tique du Canada à Terre-Neuve, il pré­voit de cou­rir à tra­vers tout le pays, jusqu’à la côte Paci­fique en Colombie-Britannique. Mal­heu­reu­se­ment, après avoir par­couru plus de 5000 kilo­mètres, son can­cer revient et le force à inter­rompre son pro­jet. Quelques mois plus tard, il décède dans l’hôpital de New West­mins­ter, dans la ban­lieue Vancouvéroise.

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L’héritage de Terry Fox est énorme en ce qui concerne la lutte contre le can­cer – son mara­thon à lui seul a levé 23 mil­lions de dol­lars – et conti­nue de nos jours avec notam­ment la “Course Terry Fox”, orga­ni­sée annuel­le­ment dans de nom­breux pays… mais pas en France, appa­rem­ment, ce qui explique pour­quoi je ne connais­sais pas du tout le mon­sieur (et puis c’est pas ma faute s’ils ne parlent pas de lui dans Spider-Man ou Call of Duty, mince).

Au Canada, c’est un véri­table héros natio­nal. Il vous suf­fira d’aller faire un tour sur sa page Wiki­pé­dia (en Fran­çais par ici) pour vous rendre compte que c’est pro­ba­ble­ment le gars le plus res­pecté du pays.

Bref, à moins de vou­loir pas­ser pour un gros bar­bare débile, vous n’aurez main­te­nant plus à deman­der: “c’est qui ces qua­dru­plés uni­jam­bistes qui se courent après?” en poin­tant du doigt le mémo­rial. Parce que je vous assure, ça la fout mal en société.

6 juillet 2011

Le lac de monsieur Buntzen

Le Bunt­zen Lake, c’est appa­rem­ment la des­ti­na­tion de week-end d’été pour les ban­lieu­sards de l’est. S’il rap­pelle un peu Alouette Lake, avec des mon­tagnes tout autour de l’eau, il est sur­tout bien plus amé­nagé, et beau­coup moins loin (et du coup les mon­tagnes sont moins hautes donc c’est moins impressionnant).

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Mr. Bunt­zen, c’est le pre­mier direc­teur de BC Hydro (le EDF local) et le lac est uti­lisé par une de leurs cen­trales hydro­élec­triques depuis le tout début du 20ème siècle. Il a depuis été lar­ge­ment amé­nagé avec moultes aires de pique-niques, toi­lettes, sen­tiers de ran­don­née, loca­tions de canoës, aires de jeu pour chiens, et j’en passe. On peut même y accé­der par trans­ports en commun.

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Je vous conseille d’y aller le matin quand il fait encore un peut frais, parce que tout le monde se ramène autour de midi pour faire des bar­be­cues sui­vis d’une bonne sieste. Ca peut rapi­de­ment se rem­plir, sur­tout si vous avez besoin d’une table.

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Le jour où j’ai pris ces pho­tos, d’ailleurs, le lac était plus rem­pli que d’habitude, et cer­taines des tables de pique-nique avaient les pieds dans l’eau. Une par­faite occa­sion pour s’y mettre et s’imaginer pique-niquer en plein milieu du lac.

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(non, c’est pas nous ça… on a pas autant grossi, quand même)

Evi­dem­ment, il faut pas se retour­ner, sinon l’illustion dis­pa­rait aussitôt.

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Vers 13h, ça sent bon la bar­baque qui cuit, y’a des gamins qui braillent, des ado­les­cents qui flirtent, des beaux gosses qui font du foo­ting, et des gens qui savent pas jouer au volley-ball qui jouent au volley-ball.

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Et voilà. De l’eau, des arbres, des mon­tagnes et de la viande qui grille – le passe-temps favori des vancouvérois.

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30 juin 2011

La fête de la musique

La fête de la musique, en France, on connait ça depuis le début des années 80, mais ces der­nières années l’idée s’est répan­due dans un bon nombre d’autres pays à tra­vers le monde. Un peu comme la TVA en son temps, quoi. Ah ça, en France, on a pas de pétrole, mais on a des idées… Mais bref, pour la pre­mière fois dans toute l’histoire de l’univers du monde de Van­cou­ver (pas très long­temps, donc), la fête de la musique est arri­vée chez nous!

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Annon­cée sous le sobri­quet de “Make Music Van­cou­ver” (tra­duc­tion semi-litérale de “Faites de la Musique Van­cou­ver”), ses ori­gines fran­çaises, et donc son choix dans la date, sont lar­ge­ment pas­sés au-dessus de la tête de la moi­tié des indi­gènes. Mes col­lègues s’étonnaient ainsi de voir un fes­ti­val de musique débou­ler un mardi soir en centre-ville… c’est vrai que ça fait un peu arbi­traire si on ne sait pas qu’il est censé être orga­nisé pour le sol­stice d’été. Et vu la météo ces der­niers temps, on peut pas trop leur repro­cher de ne pas avoir fait le rapprochement.

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Situé à Gas­town, le super quar­tier bran­chouille yeah trop cool cen­tré autour de la sta­tue de “Gassy Jack” et de l’horloge à vapeur, le fes­ti­val a appa­rem­ment attiré plus de monde que prévu.

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Par exemple, pour une rai­son incon­nue, les rues n’étaient pas fer­mées pour l’occasion et les nom­breux spec­ta­teurs débor­daient bien sou­vent sur l’enrobé bitu­meux (cer­tains affirment que la mai­rie ne vou­lait pas blo­quer la cir­cu­la­tion 2 semaines de suite, le fes­ti­val de jazz com­men­çant le week-end suivant).

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A part ça, c’est à peu près comme à la mai­son: des groupes super nazes, des groupes nazes, et des groupes pas trop mal.

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On a aussi eu droit à un mélange des genres pas tou­jours réussi… par exemple avec le groupe de punk bruyant qui joue juste à côté de la petite vio­lo­niste timide et tota­le­ment naïve (genre “je vais jouer dans la rue sans aucun micro ou ampli”). Heu­reu­se­ment, les artistes jouaient sou­vent plu­sieurs fois à plu­sieurs endroits dif­fé­rents, donc on pou­vait les réécou­ter plus tard poten­tiel­le­ment dans de meilleures conditions.

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Au final, c’était sympa d’avoir un petit fes­ti­val de musique tota­le­ment gra­tuit et dans un cadre mignon­net comme Gas­town. Et j’ai du croi­ser à peu près tous les fran­çais de l’agglomération van­cou­vé­roise, sor­tis en masse pour la soirée.

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Et voilà, a l’année prochaine!

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18 juin 2011

Riot 2011

Voilà que s’achève une semaine bien agi­tée pour Van­cou­ver.. si vous n’y habi­tez pas, vous avez pro­ba­ble­ment vu dans les jour­naux ce qui s’y est déroulé mer­credi soir, mais le plus impor­tant est ce qui s’est passé jeudi… mais réca­pi­tu­lons un peu d’abord.

Mer­credi soir, les Canucks de Van­cou­ver affron­taient les Bruins de Bos­ton en finale de la coupe Stan­ley, un des tro­phées les plus impor­tants en hockey sur glace. Les enjeux étaient de taille (pour ceux qui se sou­cient de ce genre de truc), mais je vous redi­ri­ge­rai vers mon article d’il y a 3 jours si vous vou­lez plus de détails. L’important est de savoir que la der­nière fois où les Canucks etaient en finale, en 1994, ils avaient perdu et des émeutes avaient éclaté en centre-ville. Mal­gré l’optimisme ambiant dans la ville depuis le début de la semaine, tout le monde se deman­dait ce qui arri­ve­rait après le match.

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On pou­vait se dire que c’était mal parti en voyant le nombre abher­rant de gens venus regar­der le match dans les “fan-zones” du centre-ville sur écran géant. Là où, pour les matches pré­cé­dents, tout le monde était gen­ti­ment assis par terre, c’était tel­le­ment blindé mer­credi soir que tout le monde était debout, incon­for­ta­ble­ment ser­rés, et avec une vue sou­vent obs­truée de l’écran géant.

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Il y avait aussi plus de cré­tins que d’habitude, entre ceux qui arri­vaient déjà tout exci­tés à coups de “Fuck Bos­ton!”, et ceux qui esca­la­daient tout et n’importe quoi pour mieux voir.

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Il n’y avait pour­tant pas grand monde de bourré, d’après ce que j’ai pu voir. Les maga­sins d’alcohol avaient été for­cés de fer­mer en milieu d’après-midi, et la police contrôl­lait l’entrée des “fan-zones” pour empê­cher l’introduction de bois­sons alcoo­li­sées et d’objets dangereux.

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Assez rapi­de­ment, un doute planne quand même sur la ville. Les Bruins sont clai­re­ment meilleurs, et les Canucks, endor­mis, se font mener 1–0, puis 2–0, puis 3–0… Avant même que le score final ne soit atteint (un hon­teux 4–0), les gens com­men­çaient déjà à par­tir. Cer­tains parce qu’il étaient juste dégoû­tés, mais d’autres (par exemple les familles avec enfants) parce qu’ils crai­gnaient des vio­lences à venir. A la fin du match, cer­tains balancent leurs déchets vers l’écran géant et d’autres com­mencent à s’exciter. Un feu est allumé dans une pou­belle… c’est le début d’une émeute pas comme les autres.

Ima­gi­nez un petit groupe de gens qui font un feu, puis vont ren­ver­ser une voi­ture un peu plus loin…. et des dizaines de mil­liers de gens autour qui regardent et prennent des vidéos avec leur télé­phone (il y avait plus de 100.000 per­sonnes répar­tis sur quelques pâtés de mai­son à l’origine). C’est assez sur­réel. Alors que tout le monde allait par­tir dépité, tout d’un coup il y a un truc exci­tant qui se passe et ils décident de res­ter pour voir. C’est con les gens.

Face à une foule émo­tio­nel­le­ment vola­tile et en quête des sen­sa­tions fortes qui lui ont man­qué pen­dant le match, la police pré­pare l’équipement anti-émeute à quelques blocs de là. Mais un ami raconte comme ça s’est passé: à la simple vue des bou­cliers et des casques, les gens qui s’en allaient changent d’attitude et font demi-tour pour aller voir ce qui se passe! C’est con les gens.

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S’il est facile de décrire à quel point les réels cas­seurs – ceux qui ont brûlé les pre­mières voi­tures, cassé les pre­mières vitrines et déva­li­sés les pre­miers maga­sins – sont des petits cons de racailles qu’on devrait net­toyer au kär­cher (je vous fais un mix sar­ko­ziste pour l’occasion parce que j’ai pas trouvé grand chose dans les dis­cours de Ségo­lène), on ne pourra jamais assez répe­ter à quel point tous ces gens qui sont res­tés plan­tés là comme des mou­tons sont aussi des cré­tins de pre­mier ordre. Entre les gros blai­reaux qui se pre­naient fiè­re­ment en photo devant les voi­tures en feu et ceux qui pous­saient des cris d’encouragement aux cas­seurs, tous ces gens ont lar­ge­ment empê­ché la police de faire son tra­vail. Sans eux, les forces de l’ordre auraient été en mesure d’intervenir immé­dia­te­ment et d’arrêter le petit groupe de van­dales avant qu’ils ne fassent plus de dégâts ou qu’ils motivent d’autres à les rejoindre.

L’émeute en elle-même était ensuite très clas­sique – mais sim­ple­ment à une échelle van­cou­vé­roise: une quin­zaine de voi­tures retour­nées et brû­lées, une dizaine de maga­sins van­da­li­sés, et la police mon­tée cana­dienne sur leurs beaux che­vaux. Men­tion spé­ciale pour la police, d’ailleurs, qui est res­tée tota­le­ment de marbre face aux déluges d’insultes, de débris, et de gens qui s’embrassent par terre (oui, je sais, cette photo a été expli­quée et c’est pas vrai­ment ça qui se passe, mais bon…).

Tout ça nous amène donc à ce qui est le plus inté­res­sant, et qui ne sera pro­ba­ble­ment pas relayé dans les jour­naux étrangers.

Comme d’habitude de nos jours (et d’autant plus sur la west coast), ça com­mence sur Twit­ter et Face­book. Pen­dant la nuit, des mil­liers et des mil­liers de van­cou­vé­rois font part de leur indi­gna­tion face aux évè­ne­ments qui se déroulent en direct sur les télé­vi­sions locales. C’est qu’en France on est bla­sés, mais pour les gens de Van­cou­ver, c’est du jamais vu. Enfin, du très rare­ment vu. Genre une fois tous les 15 ans (chez nous en France c’est limite une fois tous les 15 jours…). Et c’est pro­ba­ble­ment incon­ce­vable pour des fran­çais, mais les van­cou­vé­rois sont réel­le­ment atta­chés à leur ville – sa beauté, sa pro­preté, la civi­lité bien cana­dienne de ses habi­tants, leur sens com­mu­nau­taire, leur com­mu­nion avec la nature, leur yoga, leurs petits chiens dans des pous­settes, leur maga­sins de pro­duits orga­niques hors de prix, leur… euh, je m’emballe un peu mais bon, vous voyez le topo. Voir des émeutes pareilles se dérou­ler au coeur de leur ville était un réel choc. Ils étaient si fiers d’avoir pu mon­trer leur belle ville au monde entier pen­dant les Jeux Olym­piques – c’était pas pour qu’une bande de voyous lui détruise sa répu­ta­tion en une soi­rée. Beau­coup de van­cou­vé­rois étaient donc moti­vés pour réta­blir l’image de marque de leur ville le plus vite possible.

Avant minuit déjà des groupes de volon­taires s’organisent pour venir net­toyer le centre ville. D’autres groupes, sur Face­book ou Tum­blr, essaient de tra­quer les pho­tos et vidéos pos­tées par les mil­liers de couillons dont on a parlé pré­cé­dem­ment, et qui per­met­tront au moins d’identifier un bon nombre de van­dales, pilleurs, pyro­manes… ou juste de rigo­ler un peu. Le nombre de pho­tos dis­po­nibles est ahu­ris­sant, la traque est sans pitié, mais la tâche est bien facile puisque ces idiots vont pour la plu­part se van­ter de leurs actions sur leur pro­fil Face­book, dont des cap­tures d’écran seront rapi­de­ment pos­tées sur inter­net et envoyées à la police. Enfin, une ten­dance nait consis­tant à pos­ter articles, pho­tos ou vidéos qui montrent com­ment Van­cou­ver c’est pas du tout des gens qui pètent des vitrines et qui gueulent, mais bel et bien tou­jours l’un des meilleurs endroit où vivre au monde grâce à la civi­lité bien cana­dienne de ses habi­tants, sa nature, son yoga, ses petits chiens dans… euh… enfin bref, que c’est top moumoute.

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A 10h le len­de­main matin la ville est déjà com­plè­te­ment net­toyée par les ser­vices muni­ci­paux aidés de cen­taines de volon­taires. Ces volon­taires auront d’ailleurs quelques jours plus tard droit à un petit déjeu­ner offert par The Bay ainsi que quelques autres cadeaux de remer­cie­ment de la part des com­merces du quar­tier. Les seuls indices des émeutes de la nuit sont les abris de bus endom­ma­gés et les vitrines des maga­sins rem­pla­cées par du contre-plaqué.

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Des van­cou­vé­rois decident alors d’ecrire sur les pan­neaux de The Bay (un équi­valent cana­dien des Gal­le­ries Lafayettes): mes­sages de sou­tien pour les Canucks, mes­sages d’excuses pour les pro­prié­taires de maga­sins ou pour le monde entier, mots d’amour pour Van­cou­ver, sa nature, son yoga, ses petits chiens dans des… MERDE, c’est dingue ça, désolé, je sais pas, ça vient tout seul. Bref. Tout le monde y va de son petit mot sentimental.

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En fin d’après-midi, il est dif­fi­cile de trou­ver une seule planche vierge en centre-ville.

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Une voi­ture de police, dont Véro­nique a des pho­tos, est éga­le­ment sou­dai­ne­ment recou­verte de post-its de remer­cie­ments à la police van­cou­vé­roise qui, si on peut lui repro­cher un cer­tain manque de pré­pa­ra­tion et de pré­ven­tion, a quand même très bien géré la situation.

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Comme le disait la même Véro­nique, qui m’a ôté les mots des doigts, ça montre à quel point le Canada, et par­ti­cu­liè­re­ment Van­cou­ver, est bel et bien le “pays des bisou­nours”, comme on aime à l’appeller. Et en tant que gros fran­çais cynique poilu, je ne me lasse pas de m’extasier sar­cas­ti­que­ment devant ces dif­fé­rences de men­ta­lité… mais ça me rap­pelle aussi pour­quoi j’ai quitté la France, et pour­quoi je me suis ins­tallé ici.

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19 mai 2011

Steveston, BC

Depuis le temps que Véro­nique nous en parle, on s’est dit qu’on allait peut-être aller y faire un tour, à Ste­ves­ton.

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Ste­ves­ton, c’est un petit vil­lage de pêcheurs au sud de Rich­mond, elle-même au sud de Van­cou­ver. Mais d’après les incon­tour­nables réfrac­taires habi­tants de longue date (oui, ça existe pas qu’en France ce genre d’animal), il s’agit sur­tout d’un vil­lage pour tou­ristes qui veulent ache­ter du pois­son et prendre des bateaux en pho­tos. Ca tombe bien, j’avais faim et mon appa­reil photo aussi.

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En fait, comme la plu­part des com­mu­nau­tés autour de Van­cou­ver, Ste­ves­ton doit s’adapter aux récents chan­ge­ments socio-économiques (prin­ci­pa­le­ment l’arrivée de plus en plus d’immigrants et d’entreprises dans la pro­vince, ainsi que la mon­tée de la valeur du dol­lar cana­dien par rap­port au dol­lar amé­ri­cain). Ces chan­ge­ments signi­fient, entre autres, une atten­tion plus grande accor­dée au tou­risme, ce qui, selon les réfrac­taires sus-cités, signi­fie une perte de l’ambiance “petit vil­lage de pêcheurs”. Mais bon, vu que j’ai jamais visité Ste­ves­ton avant cette année, je sau­rais pas vous dire… le prin­ci­pal c’est que ça sent le pois­son, qu’on entend les bateaux amar­rés cra­quer, et qu’on voie les mouettes virevolter.

Et si c’est assez “typique” pour y tour­ner X-Files, ça doit bien être assez typique pour deux glan­dus fran­çais en balade.

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Le détail qui tue: le musée du sau­mon en boite. Si, si.

On a pas visité, mais appa­rem­ment le musée vous explique com­ment Ste­ves­ton était, il y a quelques décen­nies, le pre­mier pro­duc­teur de sau­mon en boite en Colom­bie Bri­tan­nique. Pas­sio­nant. Main­te­nant, c’est un site his­to­rique fédéral.

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La pré­sence de diverses eth­nies asia­tiques est très mar­quée à Rich­mond1, donc il ne faut pas vous éton­ner de ren­con­trer des pêcheurs japo­nais ou chi­nois sur le quai.

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Cette fois-ci on s’est conten­tés de se bala­der autour de la marina, donc voilà plein de pho­tos de vieux bateaux sales (mais atten­dez qu’on aille faire un tour à Finn Slough pour des trucs encore plus vieux et sales).

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Et pour copier Véro­nique à fond, on a ter­miné la visite avec des crab-cake ben­nies (oeufs béné­dic­tine sur gateaux de crabe) au Sockeye City Grill. Véro­nique, elle est super cool, elle nous évite de devoir réfle­chir où aller manger!

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1 Blague van­cou­vé­roise: “pour aller en Chine depuis le centre-ville, ça met une tren­taine de minutes et ça coute $2.50”.

6 avril 2011

Joyeux Anniversaire Vancouver

Aujourd’hui c’est le 125ème anni­ver­saire de Van­cou­ver. En ce jour de 1886, le cam­pe­ment de “Gran­ville”, issu du cam­pe­ment ori­gi­nal de “Gas­town” construit autour de la scie­rie du coin, décide de deve­nir une ville digne de ce nom à l’occasion de l’arrivée de la ligne de che­min de fer trans­con­ti­nen­tale cana­dienne. Il y a seule­ment un mil­lier de per­sonnes vivant sur le site à l’époque.

Deux mois plus tard, pra­ti­que­ment toute la ville est détruite par le feu.

Juste après, les pre­miers van­cou­vé­rois se disent que, hé, ça serait pas con d’investir dans une caserne de pom­piers. Et aussi un poste de police. Et un hopi­tal. Enfin bref tous ces trucs qui font une ville, quoi.

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Vue du centre-ville, d’une par­tie du Stan­ley Park, et des mon­tagnes au nord, orien­tée nord-ouest depuis Geor­gia et Hornby (1898?).

Et pen­dant ce temps, à Paris, fon­dée plus de 1500 ans plus tôt, on pré­pare la construc­tion de la Tour Eif­fel. Eh ouais, c’est quand même pas tout à fait pareil… mais comme je le disais dès ma pre­mière année pas­sée à Van­cou­ver, l’un des aspects fas­ci­nants de la ville c’est bien sa jeu­nesse – le fait que c’est encore une ville qui cherche son image, son ambiance et ses points forts. C’est pas for­cé­ment une ville qui bouge comme Ibiza, mais c’est une des rares villes du monde occi­den­tal qui bouge phy­si­que­ment, men­ta­le­ment, urbai­ne­ment. C’est très inté­res­sant de suivre ces chan­ge­ments, et encore plus inté­res­sant de par­ler aux gens qui ont suivi ces chan­ge­ments depuis leur enfance (et la plu­part du temps ils vous diront que c’était mieux avant, évidemment!).

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Ouver­ture du Pont de Bur­rard (1932)

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Cri­tial Mass Bike Ride, Pont de Gran­ville (2008)

Pour ceux qui veulent voir l’évolution en pho­tos de Van­cou­ver pen­dant ces petites 125 années, je recom­mande le site des archives de la ville de Van­cou­ver (fil­trez la recherche par “digi­ti­zed pho­to­graphs”), ou le site de l’incontournable Miss604 qui vous en fait une très bonne sélec­tion avec com­pa­ra­tifs “avant / après”.

1 avril 2011

De la multi-culturalité Canadienne

Il est inter­dit en France, depuis belle lurette, de col­lec­ter des infos sur les ori­gines eth­niques ou raciales des gens lors des recen­se­ments natio­naux. Dif­fi­cile alors d’estimer à quel point la France est multi-culturelle, mais les ins­ti­tuts comme l’INSEE et l’INED four­nissent des esti­ma­tions qui placent le nombre de per­sonnes nées à l’extérieur du ter­ri­toire fran­çais autour de 13% de la popu­la­tion totale.

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(non la photo n’a pas grand chose à voir mais il fal­lait bien mettre quelque chose pour vous atti­rer l’oeil… ça a marché?)

Le Canada, par contre, est un bon gros pays de droite qui a été fondé par des immi­grants bour­rus et qui n’a pas dans son his­toire récente d’épisode sombre concer­nant un quel­conque suivi d’une cer­taine mino­rité eth­nique à des fins lugubres. Du coup, l’institut natio­nal de sta­tis­tiques tient un compte pré­cis des dif­fé­rentes ori­gines eth­niques, et on sait par le der­nier recen­se­ment de 2006 qu’environ 21% des per­sonnes vivant au Canada n’y sont pas nées.

Vu comme ça, on peut pas dire qu’il y ait un CRS qui pète 3 pattes à un canard sans papiers… mais la dif­fé­rence est dans l’évolution des chiffres: là où la diver­sité cultu­relle fran­çaise est plu­tôt stable depuis quelques décen­nies, la diver­sité cultu­relle cana­dienne monte, sur­tout dans les grandes villes du pays. Pour vous don­ner une idée de la chose, à la louche, il y a 2 fois plus de nou­veaux immi­grés arri­vant au Canada chaque année que pour la France, alors que la France a 2 fois plus d’habitants à la base.  Ainsi, l’institut natio­nal de sta­tis­tiques pré­voit qu’en 2031 un tiers des cana­diens serait membre de “mino­ri­tés visibles” (un terme cana­dien contro­versé qui com­mence à être uti­lisé aussi en France), avec des chiffres grim­pant jusqu’à 2 tiers pour les agglo­mé­ra­tions urbaines de Toronto et Van­cou­ver. Ce genre d’évolution démo­gra­phique aura sans doute un impact très mar­qué sur la vie poli­tique locale et nationale.

Y’en a qui vont me deman­der “Toronto et Van­cou­ver? Pas Mont­réal?”. Ben non, appa­rem­ment, pas trop. Je me suis posé la ques­tion aussi, et j’ai été voir les sta­tis­tiques démo­gra­phiques pour les 3 villes, ainsi que pour le pays en géné­ral. Atten­tion, les gars, il va y avoir des sta­tis­tiques et des graphes et plein de trucs chiants comme je sais que vous aimez. Comme d’hab’, si je raconte une conne­rie, corrigez-moi dans les commentaires.

Langue Prin­ci­pale du Foyer

D’abord, j’ai regardé la répar­ti­tion natio­nale de la langue prin­ci­pa­le­ment par­lée dans les foyers:

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On y voit que 89% des cana­diens parlent fran­çais ou anglais chez eux.

A Toronto et Van­cou­ver (res­pec­ti­ve­ment), seule­ment 72% des gens parlent prin­ci­pa­le­ment anglais, avec le fran­çais perdu quelque part entre le rou­main et le taga­log. Notez la pré­sence asia­tique plus mar­quée à Van­cou­ver (avec un total de 12% rien que pour les dif­fé­rents dia­lectes chinois).

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En com­pa­rai­son, Mont­réal mélange beau­coup plus fran­co­phones et anglo­phones (70% et 17% res­pec­ti­ve­ment), mais héberge moins de gens par­lant une langue étrangère:

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Pays de Naissance

Si on regarde la répar­ti­tion de per­sonnes nées au Canada par rap­port à celles nées ailleurs, on retombe sur le chiffre natio­nal déjà men­tionné de 79% contre 21%:

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Toronto est la ville la plus cos­mo­po­lite, avec un impres­sion­nant 47% d’immigrants, sui­vie par Van­cou­ver avec 42%… de quoi don­ner des cau­che­mars à l’extrême droite française:

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Mont­réal, par contre, reste pra­ti­que­ment iden­tique à la moyenne natio­nale avec 22% d’immigrés:

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D’après quelques esti­ma­tions trou­vées ça et là sur inter­net, il semble que c’est légè­re­ment supé­rieur au taux d’immigrés à Paris, par exemple.

Autres Chiffres

Si on regarde le nombre d’immigrés arri­vés dans les 3 villes depuis les années 60, on peut voir que Toronto est la ville la plus attrac­tive, pro­ba­ble­ment grâce aux nom­breuses oppor­tu­ni­tés de tra­vail qu’elle pos­sède. Mont­réal et Van­cou­ver ont des flux d’immigration simi­laires, mais il ne faut pas oublier que Mont­réal est 3 fois plus grande à la base.

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Les chiffres géné­ra­tio­nels confirment que les Mont­réa­lais sont prin­ci­pa­le­ment des Cana­diens de longue date com­pa­rés aux Toron­to­nois ou Van­cou­vé­rois (les chiffres sont en pour­cen­tages de la popu­la­tion totale de l’agglomération; “1ère géné­ra­tion” signi­fie immi­gré, “2ème géné­ra­tion” signi­fie enfant d’immigré):

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Bref, tout ça semble bien indi­quer que Mont­réal a pro­por­tio­nel­le­ment à Toronto ou Van­cou­ver non seule­ment moins d’immigrés, mais éga­le­ment un moindre flux d’immigration. La répu­ta­tion de Mont­réal comme ville super multi-culturelle en prend un coup, mais je sup­pose que cette répu­ta­tion est sur­tout issue des fes­ti­vals et évè­ne­ments cultu­rels qui s’y tiennent pen­dant l’été plu­tôt que de sa popu­la­tion (parce que bon, ici à Van­cou­ver, par exemple, on a un sacré paquet de Chi­nois, mais c’est pas avec une parade à 2 ronds tous les ans et quelques res­tos sym­pas qu’on va don­ner des orgasmes aux touristes…).

Pour­quoi je vous parle de tout ça, au fait? Eh bien parce que le Canada effec­tue un recen­se­ment de la popu­la­tion tous les 5 ans et que le pro­chain est… la semaine pro­chaine. Rien qu’à nous deux on va faire grim­per le nombre de fran­co­phones dans le coin d’au moins, pfiou, 3 ou 4%!

25 octobre 2010

Le lac de l’alouette

Alouette Lake, situé à envi­ron 1 heure et demi de Van­cou­ver, était à l’origine nommé “Lil­looet Lake” jusqu’à ce que les gens s’aperçoivent qu’il y avait déjà un lac de ce nom plus au nord. Pas très malin. Afin de gar­der une sono­rité simi­laire, le lac a été renommé (et fran­cisé) “Alouette Lake” en 1914.

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Le lac est semi-artificiel – il a énor­mé­ment grossi depuis l’installation d’un bar­rage à la fin des années 1920 – et fait main­te­nant presque 10km de long. La Alouette River Mana­ge­ment Society s’assure depuis 1993 que les inté­rêts de BC Hydro (qui pos­sède le bar­rage) ne pié­tinent pas trop les plate-bandes des ani­maux indigènes.

Bref, tout ça c’est bien beau, mais pour les jeunes cadres modernes et urbains que nous sommes, Alouette Lake c’est sur­tout le coeur du parc pro­vin­cial Gol­den Ears, inter­na­tio­na­le­ment (in)connu comme le lieu de tour­nage du pre­mier “Rambo”, et loca­le­ment plus connu comme des­ti­na­tion esti­vale de week-end. On y trouve prin­ci­pa­le­ment des familles (pour le sacro-saint bar­be­cue et la détente au bord de l’eau), et des groups d’adolescents (pour faire les cré­tins dans l’eau, fumer des joints, et s’adonner aux joies des rela­tions sexuelles non pro­té­gées debout contre des cèdres roux tri-centenaires).

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L’endroit où on a été se trouve au milieu de la rive ouest du lac. Une fois garé au par­king, vous des­cen­dez pen­dant une dizaine de minutes le long d’un sen­tier qui mène à la plage en lon­geant une rivière où vous trou­ve­rez les ado­les­cents sus-mentionnés. Contrai­re­ment à d’autres endroits autour du lac, cette plage de sable et galets n’a pour seuls amé­na­ge­ments qu’une paire de toi­lettes turques, ce qui fait qu’il y a sans doute beau­coup moins de monde qu’ailleurs.

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Autour du lac, les mon­tagnes sont magni­fiques, s’élevant très haut sur ce qui semble être une dis­tance extrê­me­ment courte. Comme sou­vent, à Van­cou­ver et dans ses envi­rons, on peut être en short/t-shirt au bord de l’eau et pour­tant voir de la neige sur les som­mets avoisinnants.

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Bref, à part l’invention du “bagel bur­ger” (oui, on était à court de buns), pas grand chose de notable: sur­tout de la glande en écou­tant le cla­po­tis de l’eau et la gui­tare de votre humble serviteur.

Quand je vous disais que j’étais occupé cet été…

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4 mai 2010

Expo 86

Expo 86, don't miss it for the world!

On trouve ces temps-ci des affiches ori­gi­nales d’Expo 86, le pre­mier évè­ne­ment qui a réel­le­ment fait connaitre Van­cou­ver sur le plan inter­na­tio­nal, à l’occasion de son cen­te­naire (on vous l’avait dit qu’elle était pas très vieille cette ville!). Notez l’absence totale d’immeubles sur la moi­tié du centre-ville, et Yale­town encore tota­le­ment indus­triel, avec des entre­pots par­tout mais aucun bobo en vue.

11 avril 2010

Prout

Prout

(c’est le mont Saint-Helens, dans l’état de Washing­ton, à quelques heures de route de Van­cou­ver… avant 1980, il était tri­an­gu­laire…)