28 janvier 2010

Vidéos “time-lapse” de Vancouver

Cette vidéo com­mence à faire le tour de Van­cou­ver via Face­book, Twit­ter et com­pa­gnie, donc tant qu’à faire autant la repos­ter ici puisqu’elle vous mon­trera com­ment Van­cou­ver c’est jooo­liiiii. Notez égale­ment les quelques plans fai­sant figu­rer une couche d’inversion.

Si vous vou­lez encore plus de vidéos accé­lé­rées de Van­cou­ver, l’incontournable Miss 604 a un article juste pour vous.

8 mai 2009

Vancouver c’est trop super bien, si si on vous jure

Je vous avais déjà parlé de plu­sieurs termes anglais qui n’existent pas vrai­ment en fran­çais, et voilà l’occasion d’en pré­sen­ter un nou­veau: “cheesy”.

Cheesy: de piètre qua­lité à cause de cli­chés à outrance, d’excès dra­ma­tique, et d’autres éléments inuti­le­ment exa­gé­rés. Prin­ci­pa­le­ment uti­lisé comme qua­li­fi­ca­tif pour scènes de films.

Notez que la qua­lité tech­nique d’un film n’a rien à voir avec sa “chee­si­ness”. “Inde­pen­dance Day” ou “Trans­for­mers” sont très cheesy, alors que “Bad Taste” ne l’est assu­ré­ment pas. “Star Trek”, quant à lui, est sou­vent cheesy non pas à cause des pyja­mas et décors en car­ton pâte, mais au jeu d’acteur de William Shat­ner.

Si vous vou­lez un bon exemple de cheesy, rega­rez la vidéo sui­vante, ça vaut son pesant de caca­huètes: léchage de cou­teau, déchi­rage de che­mise, gri­maces et coups de pied retour­nés… la totale, quoi.

Tout ça pour quoi, donc?

Tout ça pour une vidéo assu­ré­ment “cheesy” qui pré­sente Van­cou­ver aux futurs tou­ristes de l’hiver 2010. On a tous les éléments clés: des séquences aériennes sur fond de easy-rock, des gens qui rigolent dans des bars pen­dant qu’une voix off annonce fiè­re­ment qu’il y a “plein de choses à faire à Van­cou­ver” (le code secret pour dire qu’en fait on s’y emmerde), des images de bou­tiques de mode et de res­tau­rants (his­toire de prou­ver qu’on en a quelques-uns), des enfants qui sau­tillent dans la foret et des couples qui se tiennent la main, le tout sur fond de ciel constam­ment bleu… ah ben tiens… il vont en avoir un beau, de choc, les pauvres gens qui vont se rame­ner en décembre…

Meuh qu’est-ce que j’raconte… si, si, Van­cou­ver, c’est trop bien! On vous jure! C’est pas nous qui le dit, c’est… euh… des gens payés pour. Regardez:

Enfin bon, remar­quez, ça pour­rait être pire, on pour­rait habi­ter à Cle­ve­land:

27 janvier 2009

Pendant que j’y suis…

Y’en a qui aiment embê­ter les expa­triés van­cou­ve­rois sur le sujet parce qu’ils savent que ça nous énerve, mais pour les cen­taines d’autres qui le disent en le pen­sant vraiment:

NON, on n’attrapera pas l’accent Qué­be­cois à Van­cou­ver, pour la même rai­son qu’on attrape géné­ra­le­ment pas l’accent Mar­seillais en allant vivre en Bre­tagne.

Merci bien.

(et je com­prends bien que le simple fait de pos­ter ceci va tri­pler le nombre de fois où on me le dit mais bon…)

23 décembre 2008

Merde, j’ai raté mes deux ans

En ce moment c’est un peu le bor­del, j’ai pas beau­coup de temps libre pour pos­ter (comme me le font remar­quer cer­tains lec­teurs), donc j’ai raté le 2ème anni­ver­saire de ce blog… Mais bon, y’a pas grand chose de nou­veau par rap­port à l’année der­nière. Van­cou­ver c’est tou­jours trop méga bien bien.

La 2ème année marque la fin des pre­mières expé­riences. On sait déjà à quoi res­semblent les dif­fé­rentes sai­sons, on a déjà été chez le doc­teur ou le den­tiste au moins une fois, on a déjà payé ses impôts, on mai­trise vague­ment les conver­sions d’unités, le cal­cul des pour­boires et des taxes, et on connait au moins le pre­mier cou­plet de la chan­son du bûcheron.

On com­mence aussi à avoir des sacrés mélanges sur les étagères, avec des livres en fran­çais et anglais, des for­mats A4 et Lettre, et des DVDs zones 1 et 2. Dans le reste de la mai­son, on trouve des cla­viers AZERTY et QWERTY, des appa­reils 220V bran­chés sur des conver­tis­seurs et des appa­reils “natifs” 110V, et on se dit qu’il nous faut abso­lu­ment ache­ter un bar­be­cue avant l’été pro­chain… Bref, ça com­mence clai­re­ment à se voir qu’on est un expa­trié de longue date.

Je me demande si je devrais por­ter des che­mises rouges à carreau?

18 juin 2008

Deux poids, deux mesures

Un ancien col­lègue de France m’a récem­ment demandé si les cana­diens uti­li­saient des grammes comme unité de mesure pour les recettes de cui­sine. La réponse est bien évidem­ment… “Eh non, les cana­diens uti­lisent… la tasse.”

Pour la cui­sine, les bou­quins ache­tés sur place ainsi qu’équipements (e.g. le four) et acces­soires (e.g. le très utile verre mesu­reur) indiquent tout en sys­tème amé­ri­cain. Les poids sont expri­més en livres ou onces, mais vous trou­ve­rez plus sou­vent des volumes expri­més en tasse, cuiller, et plus rare­ment can­nette. Par exemple, dans mon livre de cui­sine acheté sur place, les quan­ti­tés de beurre sont indi­quées en por­tions de tasses (Note de Ludo: trop pra­tique de mesu­rer une quan­tité de beurre avec une tasse, tiens). Les tem­pé­ra­tures pour le four vont vous être don­nées en degrés Fah­ren­heit.

Autre fait rigolo: les poids sont affi­chés en sys­tème métrique, mais cor­res­pondent à des poids en sys­tème impé­rial. C’est pas clair? Voici un exemple: le beurre s’achète par 454 grammes, ce qui coïn­cide avec une livre.

Je fais l’envie de mes com­pa­triotes fran­çais lorsque je sors le verre mesu­reur que j’ai pensé à glis­ser dans les car­tons du démé­na­ge­ment, et qui indique les grammes pour un cer­tain volume de farine, sucre, etc. et les mil­li­litres pour le liquide. A bon entendeur…

Verre doseur

Plus géné­ra­le­ment, il y a un joyeux mélange dans les uni­tés de mesures uti­li­sées dans diverses situa­tions de la vie cou­rante. Si les pan­neaux de signa­li­sa­tion indiquent les dis­tances en kilo­mètres, en revanche toutes les annonces pour les appar­te­ments vont vous don­ner des sur­faces en pieds carré. Chez le méde­cin, taille et poids vous seront don­nés en sys­tème métrique (mètres et kilo­grammes). Par contre, si un col­lègue vous demande votre taille et que vous répon­dez “1 mètre 71″, vous le ver­rez cogi­ter un moment pour faire la conver­sion en pieds et pouces! (Note de Ludo: comme je suis un gros chieur, à chaque fois qu’un cana­dien me donne une mesure en sys­tème impé­rial, je lui rétorque un “hey gars, le Canada uti­lise le sys­tème métrique, je sais pas de quoi tu parles”… pour l’instant, ils se contentent tous de sou­rire et de regar­der leurs pieds en rougissant).

Pas de panique, Wiki­pe­dia est notre ami et nous aide à faire les conver­sions Google est sympa aussi et fait la conver­sion pour vous… Vous pou­vez vous amu­ser à entrer la requête “50 kg in pounds” dans le champ de recherche… c’est magique (Note de Ludo: ça marche aussi dans Yahoo et Live Search/MSN, mais pas dans Exa­lead… vive la tech­no­lo­gie Fran­çaise! (je me per­mets parce que je sais qu’un des ingé­nieurs d’Exa­lead lit ce blog… Salut Philippe!)).

6 janvier 2008

Bonne année, mais pas nécessairement pour tout le monde

Après mon article sur les grosses affaires van­cou­ve­rites pas joyeuses du moment, je me suis dit que je pour­rais bien par­ler des pro­blèmes locaux plus cou­rants. Déjà, ça vous chan­gera de mes pho­tos traf­fi­quées pour vous faire croire que le ciel est tou­jours bleu à Van­cou­ver. Ensuite, ça vous gâchera votre eupho­rie de la nou­velle année. Et puis ça vous chan­gera de la rou­tine habi­tuelle des syn­di­cats et des grèves, de l’Europe, des ban­lieues, du cho­mâge, du trou de la sécu, de la gauche, de la droite, du milieu, et autres ran­gaines socio-politiques fran­çaises. Enfin, ça vous per­met­tra de savoir, en contre­par­tie, quelles sont les ran­gaines d’ici.

Contrai­re­ment à ce que les mau­vaises langues diront, la pluie n’est pas le pro­blème numéro 1 à Van­cou­ver (comme le prouvent mes pho­tos avec des ciels bleus, donc), mais bien les sans-abris et la drogue. Oui, je sais, ça fait théo­ri­que­ment deux pro­blèmes, mais les deux sont sou­vent étroi­te­ment liés. D’ailleurs, ils sont tous les deux bien cor­rec­te­ment ran­gés dans le Down­town East­side, situé juste der­rière Chi­na­town et Gas­town. D’après cer­tains, c’est car­ré­ment le quar­tier le plus pauvre de tout le Canada (Wou­houh! Allez Van­cou­ver!). Et quand je dis “cor­rec­te­ment rangé”, c’est vrai­ment le cas: 2 pâtés de mai­son avant d’y ren­trer, on est encore dans des endroits bran­chés rem­plis de gens riches et bien por­tants. On a vrai­ment l’impression de tra­ver­ser un por­tail inter-dimensionnel, par endroits.

Sans abri

(remar­quez au pas­sage l’utilisation judi­cieuse de filtres de cou­leur pour faire pas­ser ce qui est pro­ba­ble­ment un ingé­nieur d’IBM aux goûts ves­ti­men­taires dou­teux pour un pauvre SDF… c’est ça, la magie des images)

His­to­ri­que­ment, toutes les villes olym­piques ont eu un pro­blème avec les sans-abris, car il s’agit de faire bonne figure pour les tou­ristes et les camé­ras. De Londres à Atlanta en pas­sant par Syd­ney ou Pékin, seule la méthode change: cer­tains offrent gra­cieu­se­ment un billet de bus pour envoyer les clo­chards en grande ban­lieue, d’autres les font fuir en uti­li­sant la police pour faire pres­sion. Les plus gen­tils ouvrent des foyers d’acceuil, mais prennent bien soin de les pla­cer le plus loin pos­sible. Van­cou­ver ne devrait nor­ma­le­ment pas échap­per à la règle, mais le pro­blème y est un peu plus complexe.

Piccadilly Pub

Au début des années 90, le Canada était dans une situa­tion écono­mique très dif­fi­cile, et a été redressé par des coupes bud­gé­taires, un rem­bour­se­ment sys­té­ma­tique de la dette natio­nale1, et diverses autres ini­tia­tives issues de gou­ver­ne­ments libé­rals et social-démocrates. Si l’économie cana­dienne a très bien récu­péré depuis, la théo­rie selon laquelle la crois­sance du pays béné­fi­cie­rait à tout le monde a été infir­mée par les inéga­li­tés dans les dif­fé­rents sec­teurs. Ces inéga­li­tés ne sont pas signi­fi­ca­ti­ve­ment pires que dans les autres pays occi­den­taux, mais par­ti­cu­liè­re­ment décriées ici, pro­ba­ble­ment parce qu’elles incluent par des­sus le mar­ché les pro­blèmes d’exclusion des per­sonnes d’origines abo­ri­gènes (dont on par­lera dans un futur article sur les autres pro­blèmes cou­rants du coin).

Lentement

Les pro­blèmes spé­ci­fi­que­ment van­cou­ve­rois s’ajoutent ensuite aux pro­blèms natio­naux. Par exemple, le déve­lop­pe­ment ful­gu­rant de la ville dans cer­tains sec­teurs (nou­velles tech­no­lo­gies et construc­tion, entre autres) aggravent les pro­blèmes d’inégalité men­tion­nés pré­cé­dem­ment. Les nou­velles construc­tions, les réno­va­tions, les modi­fi­ca­tions du réseau de trans­port public, et tous les autres amé­na­ge­ments pré­vus pour 2010, qu’ils soient à l’initiative de la muni­ci­pa­lité ou de com­pa­gnies pri­vées, gal­va­nisent le mar­ché immo­bi­lier déjà bien en forme grâce, entre autres, aux taux d’emprunt his­to­ri­que­ment bas simi­laires à ce qu’on a connu en France ces quelques der­nières années.

Un cas cou­rant est ainsi celui où un établis­se­ment change de main pour être rénové, réha­bi­lité, voire démoli pour faire place à des loge­ments de meilleure qua­lité. Les occu­pants doivent alors trou­ver une autre habi­ta­tion, et peuvent se retrou­ver devant un dilemme bud­gé­taire où toit et nour­ri­ture ne peuvent plus coha­bi­ter. Car dans une situa­tion fina­le­ment très simi­laire à cer­taines région de France, la mon­tée des prix a dépassé la mon­tée des salaires2, et ne pas pou­voir se payer un appar­te­ment, même dans les loca­tions à bas prix, est l’une des prin­ci­pales rai­sons pour res­ter à la rue. Selon les endroits, on peut trou­ver jusqu’à un tiers de SDFs qui ont, en fait, un emploi qui les occupe au moins 30h par semaine. Mais l’emploi ne fait géné­ra­le­ment pas long feu à par­tir de là.

Cuban Cigars

Evi­dem­ment, la drogue et les mala­dies (men­tales ou phy­siques) jouent tou­jours un rôle impor­tant. Sur le plan de la drogue, les Triades, la mafia chi­noise, seraient assez actifs dans le coin, rap­port au fait que Van­cou­ver est un impor­tant port de la côte Paci­fique, et le prin­ci­pal accès au ter­ri­toire cana­dien depuis l’Asie. Enfin j’ai pas fait un enquête appro­fon­die sur le sujet, hein, remar­quez, et comme j’ai pas envie de perdre un doigt, j’irai pas infil­trer les clubs de East Has­tings juste pour vos beaux yeux. Mais tou­jours est-il que le traf­fic de drogues dures, et plus par­ti­cu­liè­re­ment l’héroïne, est impor­tant, et touche beau­coup de monde. Van­cou­ver ouvrait ainsi en 2003, et dans le Down­town East­side, jus­te­ment, des sites d’injection super­vi­sée (Les pre­miers d’amérique du nord! Wou­houh! Allez Van­cou­ver!) pour ten­ter de limi­ter les pro­blèmes annexes liés à la drogue (prin­ci­pa­le­ment la trans­mis­sion de mala­dies comme le SIDA par les seringues).

Drugs

On estime entre 2000 et 2300 le nombre de SDFs à Van­cou­ver, ce qui est, en pour­cen­tage de popu­la­tion totale, assez simi­laire à Paris où les esti­ma­tions oscil­lent entre 8000 et 12000. Mais c’est la ten­dance qui est le pro­blème ici, puisqu’à moins d’une inflec­tion, on dépas­sera les 3000 sans-abris pour les Jeux Olym­piques de 2010. Oui, ça aug­mente vite. Wou­houh! Allez Van­cou­ver!

Petit vélo

Diverses orga­ni­sa­tions et asso­cia­tions oeuvrent pour l’amélioration des condi­tions de vie dans le Down­town East­side, et pour les gens dému­nis en géné­ral, et il y a pas mal d’attention et d’attentes sur ce que le maire va mettre en place pour régler le pro­blème… mais fau­dra pas rêver non plus.

Voilà, j’espère que ça vous inté­resse, tout ça, et si j’ai dit des conne­ries (vous savez ce que c’est, la recherche d’infos sur inter­net…), n’hésitez pas à pos­ter des rec­ti­fi­ca­tions dans les commentaires.

Cash

Allez, main­te­nant que j’ai un nou­vel objec­tif avec un gros zoom (merci Papa Noël… à savoir moi-même), il fau­dra que j’y retourne pour vous faire de meilleures pho­tos du quartier.

1 Le Canada est l’un des rares pays déve­lop­pés à avoir une dette en baisse et peu, voire pas du tout, de dépas­se­ment de son bud­get fédé­ral chaque année.

2 Pour vous faire une idée très vague des prix van­cou­vé­rois, il faut comp­ter 6000$ (soit 4000€) par mètre carré en centre ville. En com­pa­rai­son, le prix moyen du mètre carré sur Paris est à un peu plus de 6300€. Cela n’empêche pas les cana­diens d’être cho­qués par les prix de Van­cou­ver qui est main­te­nant la ville la plus chère du pays en terme de loge­ment (Wou­hou! Allez Van­cou­ver!). Il y a quelques années, les pro­vinces de l’est, avec Toronto et Mont­réal comme villes prin­ci­pales, domi­naient le mar­ché, mais le déve­lop­pe­ment des pro­vinces de l’ouest a pro­pulsé Van­cou­ver, Cal­gary, Edmon­ton et même Sas­ka­toon vers le haut, par­fois de manière tota­le­ment obs­cène, du genre des prix lit­té­ra­le­ment 2 fois plus cher ici (faut dire qu’on a la ville la plus mieux bien, aussi… Wou­houh! Allez Van­cou­ver!). L’arrivée de nom­breux immi­grants avec leurs poches pleines d’argent tout neuf n’a pas amé­lioré la situa­tion, alors que le mar­ché qué­be­cois ou onta­rien res­tait rela­ti­ve­ment sage. De toutes façons, le mieux, c’est d’investir à Iqa­luit, une super ville où l’aéroport est plus grand que la ville elle-même.

28 novembre 2007

Trois en un

Ca y est, c’est offi­ciel, les mas­cottes des Jeux Olym­piques de 2010 ont été dévoi­lées! Comme je sais que vous n’aviez que ça en tête depuis au moins une semaine, je vous pré­sente sans plus attendre Miga, Quat­chi et Sumi:

Et en bonus, il y a Muk­muk, qui vien­dra sou­te­nir ses 3 amis pen­dant toute la durée des jeux!

C’est t’y pas mignon tout ça? Ne vous donnent-ils pas envie de dépen­ser plein de thunes en gad­gets, t-shirts et autres pro­duits déri­vés? Ne permettent-ils pas d’intégrer magi­que­ment les enfants à la popu­la­tion ciblée? J’attends avec impa­tience le dessin-animé qui nous apprend à recy­cler et à res­pec­ter la nature, et bien sûr le CD 2 titres avec les chan­sons offi­cielles des jeux.

Mais bref, trève de cynisme, je suis sûr que vous vou­lez en savoir un peu plus sur ces mas­cottes joviales et entrai­nantes. D’après leur site offi­ciel, de gauche à droite:

  • Sumi est un esprit ani­mal qui vit dans les mon­tagnes de la Colombie-Britannique. Comme beau­coup de cana­diens, les anté­cé­dents de Sumi sont nom­breux. Il porte le cha­peau de l’épau­lard, vole avec les ailes du grand Oiseau-Tonnerre et court sur les pattes poi­lues de l’ours noir.
  • Quat­chi est un jeune sas­quatch qui vient des forêts mys­té­rieuses du Canada. Quat­chi est timide, mais il adore explo­rer de nou­veaux endroits et ren­con­trer de nou­veaux amis. Même si Quat­chi aime tous les sports d’hiver, il aime sur­tout le hockey. Il rêve de deve­nir un gar­dien de but célèbre de par le monde.
  • Miga est une jeune ourse de mer qui vit dans l’océan avec sa famille, au large de l’île de Van­cou­ver, près de Tofino, en Colombie-Britannique. Les ours de mer sont en par­tie épau­lard et en par­tie ours (Miga est en par­tie ours Ker­mode, un ours blanc rare qui ne vit qu’en Colombie-Britannique).
  • Muk­muk est une petite mar­motte ami­cale de l’île de Van­cou­ver qui appuie et encou­rage tou­jours ses amis pen­dant leurs par­ties et leurs courses.

Il devient de plus en plus cou­rant d’avoir plu­sieurs mas­cottes. Ca a com­mencé avec Cal­gary en 1988, suivi par Séoul la même année, avec cha­cun 2 mas­cottes. Dix ans plus tard, Nagano enfonce le clou avec 4 mas­cottes, et puis c’est la défer­lante: Syd­ney et Salt Lake City en ont 3, Athènes et Turin 2, et Pékin en annonce car­ré­ment 5. Celles de Van­cou­ver sont toutes basées sur des légendes abo­ri­gènes, le sas­quatch étant la plus connue.

Main­te­nant que vous ne tenez plus en place, vous pou­vez aller télé­char­ger les fonds d’écran, faire du colo­riage, ou même rem­plir un quizz pour savoir quelle mas­cotte vous res­semble le plus. Ouéééé, trop bien.

Je vous pré­viens, si je ne vois pas un peu plus de com­men­taires sur ce blog, je vais com­men­cer à envoyer des cartes pos­tales vir­tuelles avec des mas­cottes affreu­se­ment mignonnes. Vous êtes prévenus.

25 novembre 2007

Putain, un an

Il y a à peu près un an, j’arrivais à Van­cou­ver et démar­rais ce blog, tout plein de bonnes inten­tions et d’étoiles dans les yeux. Après un pre­mier contact un peu déli­cat, et la décou­verte des joies de la vie dans un hôtel, je me lan­çais à la décou­verte de la ville. Un an plus tard, je peux consta­ter que mes pré­ten­tions blo­guesques d’origine ont fina­le­ment été bien rem­plies. Avec une moyenne de 2 articles par semaine sur la Colom­bie Bri­tan­nique et ses étranges habi­tants1, et des pho­tos pseudo-artistiques2 en plus pour com­bler les trous, je m’épate moi-même (même si je com­mence à accu­mu­ler du retard dans mes idées d’articles).

Je poste rare­ment des choses per­son­nelles, mais le pre­mier anni­ver­saire du blog est l’occasion de faire un pre­mier point, de pro­cé­der à une intros­pec­tion du sujet van­cou­ve­rois, d’analyser mon expé­rience de 12 mois et d’en tirer des conclu­sions certes sub­jec­tives, mais posées et argumentées.

Donc voilà: Van­cou­ver c’est trop méga bien bien.

(oui c’est ma tronche, je porte une robe de chambre, et je vous emmerde)

Non, sérieux, c’est cool comme ville.

Bon okay, vous vou­lez peut-être que je déve­loppe. D’abord, l’environnement est super joli, la lumière est magni­fique, les forêts sont luxu­riantes et les écureuils sont sau­tillants. Les gens sont glo­ba­le­ment sym­pa­thiques, et pro­viennent de plein de pays dif­fé­rents, avec les dif­fé­rentes pers­pec­tives sur le monde qui vont avec. On a la mon­tagne et la plage à deux pas, ce qui per­met de s’adonner aux joies du beach-volley, des bar­be­cues, du kayak ou du ski en pre­nant un simple bus3. On trouve des quar­tiers rési­den­tiels super calmes et mignons à deux pas des quar­tiers qui bougent. Le mar­ché du tra­vail, en tous cas dans l’informatique, est bouillo­nant, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans mon sec­teur, les jeux vidéos. Et les van­cou­ve­roises sont bien foutues.

Evi­dem­ment, si vous êtes anthro­po­logue, que vous n’aimez pas les sushis, que vous détes­tez les sports d’hiver et que la pluie vous déprime, vous pour­rez pas­ser votre che­min… mais en ce qui me concerne, Van­cou­ver place la barre assez haut en termes d’exigences à rem­plir pour être mon chez moi.

Bien sûr on peut lui repro­cher tout un tas de choses. On aime­rait plus de bou­tiques, plus de res­tau­rants, plus de lieux cultu­rels, plus de fes­ti­vals, plus de crottes de chien par terre, etc. Mais la ville est encore jeune. Incroya­ble­ment jeune, même. Ca ne veut pas dire qu’elle réus­sira mieux que les autres — pro­ba­ble­ment l’inverse, même, le temps de com­mettre quelques erreurs de jeu­nesse — mais cela veut dire qu’elle bouge, qu’elle se cherche, qu’elle se trans­forme, qu’elle s’adapte. Il faut bien se dire que Van­cou­ver n’a même pas 150 ans. Ca veut dire que, pen­dant que Paris avait déjà vu pas­ser une bonne dizaine de régimes poli­tiques, Van­cou­ver était une col­line avec de l’herbe et quelques huttes Mus­queam. Ca veut dire que pen­dant que Hauss­man s’attellait à d’impressionnants amé­na­ge­ments urbains, des cher­cheurs d’or boueux et des bûche­rons buri­nés allaient boire un coup dans la seule taverne du coin. Ca veut dire que pen­dant que la Tour Eif­fel était en construc­tion, quelques mil­liers de per­sonnes voyaient arri­ver la pre­mière ligne de che­min de fer dans leur ville nou­vel­le­ment constituée.

Le che­min qu’a par­couru Van­cou­ver en à peine plus d’un siècle est incroyable. C’est main­te­nant la 3ème plus grosse ville du Canada, et elle conti­nue de se déve­lop­per de manière ver­ti­gi­neuse, démo­gra­phi­que­ment et écono­mi­que­ment. Elle est cou­ram­ment consi­dé­rée comme l’une des meilleures villes du monde par divers cabi­nets d’étude. Elle a tout devant elle, et c’est bien ça son côté fas­ci­nant: son poten­tiel. A quoi va res­sem­bler Van­cou­ver après les Jeux Olym­piques de 2010, et tous les pro­jets d’urbanisme qu’ils amènent? A quoi va-t-elle res­sem­bler en 2020 avec une popu­la­tion qui devrait qua­dru­pler d’ici là? Com­ment l’installation toute récente de Micro­soft va-t-elle affec­ter l’industrie high-tech locale? Est-ce que Brad le Bache­lor va fina­le­ment rap­pel­ler Jenni?

Van­cou­ver est véri­ta­ble­ment une ville vivante en ce sens qu’elle se trans­forme sous nos yeux. Le résul­tat sera peut-être déce­vant — auquel cas on ira tout sim­ple­ment s’installer ailleurs — mais je sais que les pro­chaines années seront assu­ré­ment pas­sion­nantes à vivre.

1 Rappellez-vous les diverses acti­vi­tés inté­res­santes des indigènes.

2 Et fai­sant toutes figu­rer, de manière fort dou­teuse, un ciel bleu. La magie de la tech­no­lo­gie moderne est pro­ba­ble­ment à l’oeuvre.

3 Voire même en vélo pour la moi­tié des endroits.

27 août 2007

Toujours la plus mieux bien pour vivre

Fai­sant suite à une étude dont on a pré­cé­dem­ment parlé, The Eco­no­mist a publié les résul­tats de son étude annuelle sur la qua­lité de vie dans les grandes villes du monde. Encore une fois, Van­cou­ver se place très bien puisqu’elle est pre­mière (yee­hah!), devant Mel­bourne et Vienne. Contrai­re­ment à l’étude pré­cé­dente, le Canada n’a que 2 villes dans le Top 10 (avec Toronto), alors que l’Aus­tra­lie en place pas moins de 4 (avec Perth, Ade­laide et Syd­ney). Pas moyen de savoir où se placent les pre­mières villes fran­çaises, par contre, puisqu’il faut ache­ter le maga­zine pour avoir la liste complète.

Une autre étude, dont les lec­teurs de l’incontournable blog de Véro­nique ont déjà entendu par­ler, menée par Angus Reid uni­que­ment au sein du Canada montre égale­ment que Van­cou­ver est la ville la plus mieux bien du pays, mal­gré le fait que la plu­part des cana­diens aient voté pour leur propre ville. Pour­tant, Van­cou­ver se prend une baffe en ce qui concerne les sor­ties noc­turnes (res­tos, bars, boîtes de nuit) et le shop­ping, avec un score abys­sal qui la place même der­rière des trous de cam­pagne comme Sas­ka­toon (oui, c’est vrai­ment un nom de ville). Sans grande sur­prise, Mont­réal reigne en maître sur le sujet, alors que Toronto rem­porte la palme en ce qui concerne les acti­vi­tés spor­tives, l’art, la culture, et le busi­ness.

Pour ceux qui ont suivi, donc, à Van­cou­ver on vit super bien, mais sans aller au resto, sans faire la fête, sans rien ache­ter, sans se culti­ver, et sans tra­vailler. Oui, ça veut dire qu’on passe notre temps à glan­der sur la plage en fai­sant des bar­be­cues nous mêmes et en fumant de l’herbe

Je plai­sante, maman… tu te doutes bien que je laisse les autres s’occuper du barbecue.

25 août 2007

La plus connue des inconnues

Van­cou­ver (et plus géné­ra­le­ment la Colom­bie Bri­tan­nique) fait par­tie des endroits les plus fré­que­ment repré­sen­tés à la télé­vi­sion ou au cinéma, avec New York, Los-Angeles, San-Francisco, et Auber­vil­liers1. Si, si. C’est pas la peine de fron­cer les sour­cils en essayant de vous rap­pel­ler, à part cet épisode de Tha­lassa vieux d’un an, quelle émis­sion aurait pu faire figu­rer la magni­fique métro­pole van­cou­ve­rite… c’est comme ça.

Obser­vez la photo sui­vante, qui m’a été gen­ti­ment four­nie par Jacques, le main­te­nant célèbre pré­pa­ra­teur de confits de canard:

En regar­dant de près, on voit des gens qui pro­testent, agi­tant le slo­gan “Oui à la seringue”. Une voi­ture du SFPD (Dépar­te­ment de Police de San-Francisco) est garée devant les barrières.

Vous pou­vez vous dou­ter, si je vous montre cette photo sur ce blog, qu’elle a été prise à Van­cou­ver. Les lec­teurs les plus ciné­vores rem­pli­ront les blancs en se rap­pel­lant d’une scène de X-Men 3, se pas­sant soit-disant à San-Francisco, donc, et fai­sant figu­rer une mani­fes­ta­tion en faveur de l’injection obli­ga­toire qui pri­ve­rait les mutants de leurs pouvoirs.

Outre illus­trer l’un des thèmes scé­na­ris­tiques les plus pro­fonds de la tri­lo­gie qui remis les super-héros au goût du jour (au grand dam de cer­tains de mes amis), vous pou­vez vous rendre compte que le lieu où se déroule une his­toire est sou­vent bien dif­fé­rent du lieu où elle est tour­née.

Cette fois-ci, la photo pour­rie prise avec mon télé­phone por­table montre une scène de série poli­cière quel­conque qui vous fera pas­ser un maga­sin de centre-ville pour un tri­bu­nal de Washing­ton (encore une fois, la voi­ture de police est utile pour situer l’action). Et on va tout gober sans se poser de questions.

En fait, l’industrie du cinéma est l’un des sec­teurs d’activité prin­ci­paux de la Colom­bie Bri­tan­nique. Entre l’accès rapide à tout un tas de pay­sages variés (plage, mon­tagne, forêt, ville, cam­pagne, etc.), la rela­tive proxi­mité (sur une échelle amé­ri­caine!) avec Hol­ly­wood (3 heures d’avion), des avan­tages fis­caux très com­pé­ti­tifs, et de nom­breuses écoles for­mant les métiers concer­nés, Van­cou­ver a acquis le sur­nom de “Hol­ly­wood North”. Bon okay, géné­ra­le­ment, ce genre de sur­nom à deux balles est tota­le­ment sur­fait et auto-attribué, un peu comme Berck Plage dans le Pas-De-Calais, pro­ba­ble­ment sur­nom­mée “Le Saint-Tropez du Nord” parce qu’il a fait soleil une fois et que Johnny Hal­li­day, qui était tombé en panne sur l’A16, a dû y pas­ser la nuit du 18 au 19 sep­tembre 1987… mais là, non, on peut quand même pla­cer un bon nombre de titres connus dans la région. Et fait, Van­cou­ver est le 3ème centre d’activité ciné­ma­to­gra­phique d’amérique du nord der­rière Los Angeles et New York.

X-Files, et sa petite soeur Mil­le­nium, sont sans doute les pre­mières séries TV à avoir donné à Van­cou­ver un peu de renom­mée inter­na­tio­nale. Pour­tant, entre Mac­Gy­ver, 21 Jump Street2 et les épisodes amé­ri­cains de High­lan­der3, il y avait déjà de quoi faire de la publi­cité avant. Pour ce qui est des séries plus récentes, on trouve, sans ordre par­ti­cu­lier, et parmi beau­coup d’autres, Les 4400, Taken (Dis­pa­ri­tion en VF), Star­gate (mince, Mac­Gy­ver encore!) et com­pa­gnie, Small­ville, Bat­tles­tar Galac­tica (euh non, la nou­velle série4), Jere­miah (oui, Luke Perry trouve tou­jours du tra­vail on dirait) Dead Like Me (mouarf), The L Word, ou encore les Mas­ters of Hor­ror. On peut même retrou­ver des vieilles séries plus ou moins rin­guardes comme Sen­ti­nel, Sli­ders, Dark Angel, Dead Zone ou Pol­ter­geist (alors celui là il est tel­le­ment moisi que per­sonne s’est pris la peine de mettre le géné­rique sur You­Tube, tiens). Et pour ce qui est des inédits, les pre­miers épisodes de Aliens in Ame­rica (qui surfe appa­rem­ment sur le suc­cès de La Petite Mos­quée dans la Prai­rie) ou de Bio­nic Woman (ah non merde, encore la nou­velle série… on arrête pas le pro­grès) sont en tour­nage ici.

Pour ce qui est du grand écran, on peut citer, non sans honte, la série des Police Aca­demy au pal­ma­rès local. On se tour­nera ensuite rapi­de­ment vers tout un tas d’autres pro­duc­tions hol­ly­woo­diennes pas for­cé­ment toutes glo­rieuses, mais bon, rappellez-vous que com­paré à Police Aca­demy 5, même, euh, disons, Police Aca­demy 2 fait office de chef d’oeuvre. Citons donc Les Quatres Fan­tas­tiques, X-Men, L’Effet Papillon, Shoo­ter, Insom­nia, Des­ti­na­tion Finale, Under­world, Scary Movie, I Robot, et même (ose-je?) Elek­tra, Cat­wo­man (vive la France), Aliens vs. Pre­da­tor, et, non des moindres, Freddy contre Jason (bon, je sais, les liens ça devient n’importe quoi mais faut bien vous tenir occu­pés, aussi). Bref, que du bon. Ces temps-ci, on a droit, entre autres, à 2 adap­ta­tions de films asia­tiques (The Eye et A Tale of Two Sis­ters), et à l’adaptation par Zack 300Sny­der de Watch­men, un des chef d’oeuvre de la BD anglo-saxone (j’ai peur). Sans comp­ter les équipes qui ne font que pas­ser briè­ve­ment pour tour­ner quelques scènes, ce qui nous per­met d’avoir, par exemple, Pene­lope Cruz de pas­sage dans notre quar­tier pour du shop­ping et quelques restos.

Enfin en tous cas, moi, j’attends tou­jours de croi­ser Jes­sica Alba ou Kris­tin Kreuk chez mon fro­ma­ger… mais me connais­sant, si je voyais quelqu’un de connu dans la rue, je me dirais juste “tiens, c’est bizarre, il me rap­pelle quelqu’un lui” ou, au mieux, “wouah, c’est rigolo, il res­semble vache­ment à Tom Cruise, lui, là-bas… enfin… en plus petit”.

Pour ceux qui veulent se tenir au cou­rant, le site de la Bri­tish Colum­bia Film Com­mis­sion tient men­suel­le­ment à jour (c’est rigolo, ça, “men­suel­le­ment à jour”) une liste des pro­duc­tions en cours dans la province.

Et pour finir, en exclu­si­vité, voici la tech­nique secrète pour se dépla­cer en centre-ville quand y’a des bouchons!

Ah non, merde, c’est une autre photo du tour­nage des X-Men. N’importe quoi.

1 Ben oui, c’est que 14 sai­sons de Julie Les­caut, ça fait remon­ter les sta­tis­tiques, hein.

2 Habi­tants de Van­cou­ver, faites par­ti­cu­liè­re­ment atten­tion au bus au début du générique!

3 Aaaah, Queen, on s’en lasse pas tiens. Si si, Jérôme, je t’assure, on s’en lasse pas.

4 Mais moi j’adore la musique de la série ori­gi­nale (moins que celle de Cos­mos 1999, mais pas mal quand même). Et puis les Cylons qui sont super propres et bien bri­qués, ça m’a tou­jours intri­gué… est-ce qu’ils se frottent entre eux tous les soirs, dans les quar­tiers du vais­seau amiral?