10 août 2011

Les Midis Musicaux de la CBC

Ben voilà, c’est l’été, alors la fré­quence de mise à jour de ce blog s’effondre sur l’autel des balades en forêt, pro­me­nades de plages, accueil de tou­ristes inno­cents et BBQs multi-culturels. Et puis vous savez ce que c’est, il faut que je fasse le plein de pho­tos fai­sant figu­rer un mini­mum de ciel bleu his­toire d’avoir des trucs pas trop moches à pos­ter pen­dant l’hiver…

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Je vous disais récem­ment qu’avec plu­sieurs évè­ne­ments musi­caux gra­tuits, je me deman­dais ce qui se pas­sait avec Van­cou­ver. Et bien cette année, par des­sus le mar­ché, j’ai été voir les Midis Musi­caux devant les locaux de la CBC, le ser­vice public de radio et télé­vi­sion cana­dien.

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Il s’agit d’une qua­ran­taine de concerts en plein air, tous les jours de semaine entre midi et 13h. C’est abso­lu­ment gra­tuit, bien que la cafe­té­ria de la CBC doit bien être contente de l’afflux de clients. Les groupes qui s’y suc­cèdent couvrent un grand spectre musi­cal, du clas­sique au blues en pas­sant par du folk hip­pie, du fla­menco, du jazz, du hip-hop et même de la musique mexi­caine ultra-kitsch.

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La plu­part des artistes sont sym­pa­thiques à écou­ter, même si pour la plu­part je n’irai pas me ruer pour ache­ter leur cas­sette. Ou leur CD. Euh… ou… ils achètent quoi les jeunes main­te­nant? Ils achetent direc­te­ment sur iTunes? J’en sais rien moi, je suis vieux main­te­nant. J’écoute encore ma musique sur des cylindres en cire, je trouve que ça retrans­crit bien mieux le son de la voix humaine (ah, ces jeunes et leurs aime­pé­trois, ils y connaissent rien). Enfin bon, en tous cas j’ai pu voir Dan Moxon de Bend Sinis­ter, un groupe que j’avais raté à Sum­mer Live et qui me sem­blait pas mal du tout.

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Bref, j’espère que vous aimez les pho­tos répé­ti­tives, parce que c’est pas comme ci y’avait beau­coup de trucs dif­fé­rents à photographier.

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Hop, bon appétit!

27 décembre 2009

Bon, il faudrait que je marque la date sur mon calendrier…

…parce que je viens encore de rater l’anni­ver­saire de mon blog (et acces­soi­re­ment l’anniversaire de notre arri­vée à Van­cou­ver).

Bon, pas grave. Voilà, hop, joyeux anni­ver­saire à mon blog. Quoi de neuf depuis l’étape des 2 ans?

Eh bien déjà, je trouve qu’on entend beau­coup plus sou­vent par­ler fran­çais dans la rue. Cet été, j’ai même eu l’impression que c’était une inva­sion. Il faut croire que la récente vague média­tique à pro­pos de l’ouest cana­dien a porté ses fruits – rien qu’à en juger par le nombre d’emails que je reçois depuis 6 mois, on dirait que les fran­çais ont réa­lisé qu’il n’y avait pas que le Qué­bec au nord des Etats-Unis, et un bon nombre de petits jeunes et moins jeunes tentent l’aventure d’une car­rière en Colom­bie Bri­tan­nique ou Alberta… D’ailleurs, je suis sidéré par:

  • Le manque d’initiative de cer­tains: comme le diraient Sté­pha­nie ou Véro­nique, on est juste des péque­nots avec un blog, on est pas l’ANPE. Je connais le mar­ché du tra­vail dans le domaine des télé­com­mu­ni­ca­tions aussi bien que je connais l’histoire du Kir­ghi­zis­tan (pour vous don­ner une idée, j’ai du aller voir y’a 2 minutes sur wiki­pé­dia pour savoir com­ment ça s’écrit et où ça se trouve). J’essaie d’aider comme je peux, mais fran­che­ment, démar­rer sa recherche d’emploi en écri­vant à l’auteur d’un blog, ça me rend pas optimiste.
  • Le niveau déplo­rable en anglais: quand on com­pare le niveau d’anglais des fran­çais à celui, par exemple, des pays nor­diques d’Europe, y’a comme un pro­blème. Moi, perso, j’accuse le dou­blage sys­té­ma­tique (et sou­vent pourri) des films et séries TV, mais bon, c’est un autre débat. En tous cas, j’applaudis bien fort les cou­ra­geux fran­çais qui débarquent ici la bouche en fleur avec une mai­trise de l’anglais com­pa­rable à celle d’un cui­si­nier chi­nois de Crys­tal Mall. Ceux qui s’accrochent peuvent sou­vent se féli­ci­ter d’être deve­nus bilingues en moins de 6 mois… les autres repartent la langue entre les dents, ou se rabattent sur Mont­réal. Les plus pru­dents com­mencent d’ailleurs par Mont­réal et vont seule­ment ensuite en ter­ri­toire anglo­phone, his­toire de tem­pé­rer leur choc cultu­rel et linguistique.

A la mai­son, la plu­part des équi­pe­ments éléc­tro­niques fran­çais ont été rem­pla­cés, et quand on tombe dans une boite à chaus­sure sur des vieux cables 220V, on se dit que ah oui tiens, c’est vrai, les prises sont plus grosses en France. On garde jalou­se­ment les quelques élé­ments cru­ciaux introu­vables ici, genre un verre doseur, du mito­syl, ou un mouche-nez pour bébé qu’est pas pourri du cul. On suit de loin ce qui se passe en France grâce au Jour­nal de France2 sur TV5, et divers sites de nou­velles, mais on est com­plè­te­ment à la masse en ce qui concerne les nou­veaux trucs à la mode depuis la teck­to­nik, José­phine Ange Gar­dien, ou le port du voile inté­gral (on compte sur vous pour nous mettre à jour, les gars).

Niveau adm­nis­tra­tif, on a main­te­nant la rési­dence per­ma­nente, ce qui nous per­met de chan­ger de bou­lot beau­coup plus faci­le­ment – un avan­tage que je vais uti­li­ser très bien­tôt. Et pour la double natio­na­lité, que notre fils a déjà pour être né au Canada, on devrait pou­voir la deman­der pour nous-mêmes dans moins de 2 ans. D’ailleurs, comme vous pou­vez le devi­ner, Van­cou­ver est devenu le lieu de divers rebon­dis­se­ments per­so­nels et fami­liaux, et n’est donc plus une simple anec­dote géo­gra­phique dans nos vies.

Bref, après 3 ans, on s’y plait tou­jours autant, et même plus. L’intégration est enfin à peu près com­plète (avis aux expa­triés impa­tients) et on se sent chez nous.

Chez soi

En cadeau bonus exclu­sif, si vous vous deman­dez ce qu’on bouffe à Van­cou­ver pour Noël, eh bien voilà: baguette, sau­cis­son et salami au pros­ciutto, foie gras de canard, tape­nade verte, bli­nis au sau­mon et sauce au per­sil et cibou­lette, roque­fort, vieux pané, salade, et, en des­sert, une fon­due au cho­co­lat. C’est clai­re­ment pas cana­dien pour un sou, mais bon, pour notre pre­mier Noël en famille, on fait ce qu’on veut (et si pos­sible pas trop com­pli­qué à préparer!).

Petit repas de Noël en famille

Bonne année à tous!

11 août 2009

Le jeu des différences pas importantes: divers trucs médicaux

Pour conti­nuer sur le sujet médi­cal, voici quelques dif­fé­rences pas impor­tantes. Enfin en fait, y’en a dans le tas qui sont super impor­tantes sur le fond, mais bon.

La pre­mière dif­fé­rence, j’en avais parlé dans les com­men­taires mais comme tout le monde ne les lit pas, autant la remettre ici. Elle concerne les bureaux des méde­cins qui, ici, res­semblent vrai­ment à des petites cli­niques, avec plu­sieurs pièces rela­ti­ve­ment iden­tiques et avant tout fonc­tion­nelles avec un lit, du maté­riel médi­cal, par­fois un ter­mi­nal infor­ma­tique, etc. En France, par contre, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans les grandes villes, les bureaux des méde­cins sont dans des immeubles d’habitation, et limite sur le meme palier que des appar­te­ments “nor­maux”. La visite médi­cale se déroule dans le bureau même du mede­cin, avec sa biblio­theque, ses pho­tos de famille, sa veste sur le porte man­teau, etc. Du coup, j’ai entendu plu­sieurs per­sonnes ori­gi­naires d’Amé­rique du Nord et ayant vecu un peu en France dire qu’elles avaient été un peu éton­nées lors de leur pre­mière visite chez le doc­teur: elles avaient l’impression d’aller “direc­te­ment chez quelqu’un”, comme si le méde­cin opé­rait depuis son salon… elles se deman­daient si c’était un vrai méde­cin ou une opé­ra­tion clandestine!

La deuxième dif­fe­rence concerne les médi­ca­ments que vous rece­vez à la phar­ma­cie. Ici, on vous donne exac­te­ment ce dont vous avez besoin. Si votre méde­cin vous a pres­crit 42 gélules rouges et 3 gélules bleues, c’est ce qu’on vous don­nera. Pas plus, pas moins. Et tout ça vient dans des petites boites en plas­tique avec votre nom et quelques infor­ma­tions sup­plé­men­taires écrites des­sus (vous avez sûre­ment vu ce genre de truc dans les films). C’est assez impor­tant car ça éli­mine, ou mitige énor­mé­ment, les pro­blèmes de gâchis et d’auto-médication que l’on a en France. Je sup­pose aussi que ça aug­mente les frais d’opération des phar­ma­cies. En pra­tique, et c’est ce qui vous inté­resse, ça fait sur­tout que vous devez patien­ter 5 minutes de plus avant d’avoir vos médicaments!

Main­te­nant, vous allez me dire que les pro­blèmes en France viennent de l’apparente gra­tuité des soins médi­caux et des médi­ca­ments, mais ici non plus on ne paie pas grand chose direc­te­ment. La BC Care Card (en Bri­tish Colum­bia) agit comme la Carte Vitale Fran­çaise en ce qui concerne les paie­ments à l’intention des méde­cins et spé­cia­listes (pas de par­ti­ci­pa­tion for­fai­taire de 1 euro!) ainsi qu’à l’hôpital (urgences, etc). A la phar­ma­cie, elle vous paie une por­tion de vos médi­ca­ments si vous êtes éli­gibles pour le plan Phar­ma­Care, mais la plu­part du temps vous sor­ti­rez plu­tôt la carte de votre mutuelle parce que vous êtes un trop gros riche capi­ta­liste pour être éli­gible pour quoique ce soit.

Les gens ici ont ten­dance à être plus regar­dants sur leurs dépenses médi­cales car la part rem­bour­sée auto­ma­ti­que­ment par le gou­ver­ne­ment est plus basse qu’en France – la majo­rité des soins est rem­bour­sée par la mutuelle que votre employeur vous four­nit, et com­plé­tée éven­tuel­le­ment par l’employeur de votre conjoint. En fait, la cou­ver­ture médi­cale est l’une des prin­ci­pales pré­oc­cu­pa­tions lors des négo­cia­tions d’embauche. Il y a aussi des dif­fé­rences entre pro­vinces – par exemple, le Qué­bec a de meilleurs soins médi­caux que les autres pro­vinces pour cer­taines situa­tions, mais bon, on va pas ren­trer dans les détails non plus.

Et voilà, vous pou­vez main­te­nant aller pos­ter vos féli­ci­ta­tions chez Elo­die et Syl­vain, qui sont éga­le­ment en train de tes­ter le sys­tème de santé Cana­dien en long et en large.

12 mars 2009

Les français, ces gros sales

Allez hop, je me suis dit que ça fai­sait long­temps, alors revoilà un article sur les toi­lettes… car oui, il existe une dif­fé­rence sub­tile mais néan­moins impor­tante entre les toi­lettes Fran­çaises et Nord-Américaines

Rap­pel­lons d’abord les bases: selon la plu­part des natio­na­li­tés, les Fran­çais sont cen­sés être des gros sales. Qui n’a jamais eu, à son bou­lot, ce fameux schisme où la moi­tié du ser­vice note à quel point l’autre moi­tié du ser­vice ne se lave pas les mains en sor­tant des toi­lettes? Qui n’a jamais entamé une dis­cus­sion sur le sujet pour se faire rétor­quer que “Bof, c’est bon, moi je me pisse pas sur les mains!”?

En fait, il est nor­mal en France de ne pas se laver les mains en sor­tant des toi­lettes. Après tout, chez les par­ti­cu­liers, les toi­lettes sont géné­ra­le­ment une pièce tota­le­ment à part, sans rien d’autre que le trône et un paquet de vieux maga­zines. Se laver les mains néces­site d’aller dans une autre pièce, la salle de bain, à moins de ren­con­trer quelqu’un sur le che­min, auquel cas on s’empressera de lui ser­rer la main sans scru­pules… d’où l’avantage de faire la bise, plutôt.

Dans les toi­lettes publiques ou du tra­vail, les toi­lettes sont éga­le­ment des pièces com­plè­te­ment fer­mées où on pro­fite de sa petite inti­mi­tée et de ses petites odeurs. Et des odeurs de la per­sonne pré­cé­dente. Voire des 10 per­sonnes pré­cé­dentes si tout le monde a choisi le chili à la caféteria.

Dans les mai­sons et appar­te­ments d’Amé­rique du Nord, par contre, vous n’aurez pas de toi­lettes sépa­rées: elles font par­tie de la salle de bain. Pas d’excuses pour ne pas res­pec­ter les règles élé­men­taires d’hygiène, donc. Par contre ça crée une res­source cri­tique qui empêche la paral­lé­li­sa­tion de la rou­tine mati­nale des couples, et c’est pour­quoi il sera plus cou­rant de trou­ver des habi­ta­tions avec 2 salles de bain.

Pour les toi­lettes publiques ou du tra­vail, et vous le savez bien grâce à la télé­vi­sion et au cinéma, chaque trône se trouve dans une petite cabine for­mée par des pan­neaux à peine assez hauts pour vous dis­si­mu­ler des autres per­sonnes pré­sentes. Les pan­neaux, et plus spé­cia­le­ment la porte de la cabine, ne des­cendent même pas jusqu’au sol. C’est ainsi que, dans les films, vous voyez les per­son­nages regar­der sous la porte des cabines pour voir si les toi­lettes sont occu­pées. Et comme tout le monde est, au final, dans la même grande pièce conte­nant cabines, uri­noirs et lava­bos, il arrive d’assister à des conver­sa­tions entre occu­pants de 2 cabines adjacentes.

Si vous vou­lez créer un double effet Kiss Cool et vous faire ban­nir à tout jamais de toute inter­ac­tion sociale, vous pou­vez com­bi­ner le non-lavage de main avec le double-dipping, je suis sûr que ça sera super efficace.

A bon entendeur…

20 octobre 2008

Garage ou jardin

A ma connais­sance, il n’y a pas en amé­rique du nord de bra­de­ries comme on en trouve en France ou en Bel­gique. Le Qué­bec a bien la “Bra­de­rie de Mode Qué­be­coise”, mais, euh, c’est pas tout à fait la même chose…

La bra­de­rie la plus connue en France est la bra­de­rie de Lille, qui à une époque pas si loin­taine était un énorme évè­ne­ment où on pou­vait trou­ver sur les trot­toirs de la ville tout un tas de trucs et bidules sor­tis des gre­niers et caves de per­sonnes en tous genre. Main­te­nant, c’est sur­tout une excuse pour se bour­rer la gueule de bière et de moules-frites, les trot­toirs étant squat­tés par des ven­deurs ambu­lants sud-américains qui jouent en boucle des reprises de la lam­bada à l’oca­rina, et les rues blo­quées par des mil­lions de visi­teurs ayant vu “Bien­ve­nue chez les Ch’tis”… mais bon, c’est tou­jours aussi rigolo.

Je ne sais pas trop pour­quoi il n’y a pas de bra­de­ries simi­lai­re­ment orga­ni­sées en amé­rique du nord puisqu’après tout les trot­toirs y sont plus propres et beau­coup plus larges, mais ici ils pra­tiquent une variante qui est assez proche de cer­tains de nos vide-greniers. Ils appellent ça “yard sale” ou “garage sale” (“vente de jar­din” ou “vente de garage”, lit­té­ra­le­ment). Comme le nom l’indique, ça se passe dans le jar­din ou dans le garage d’un particulier.

Vente de garage, de jardin

Pen­dant l’été, on voit ainsi plein de pan­neaux en car­ton ou d’affiches faites à la main qui indiquent une vente en cours à proximité.

La grosse dif­fé­rence c’est qu’ils uti­lisent sou­vent le “honour sys­tem” (“système de l’honneur”), un sys­tème de fonc­tion­ne­ment qu’on retrouve un peu par­tout dans les socié­tés anglo-saxonnes. Avec ce sys­tème, le pro­prié­taire laisse toutes ses affaires devant chez lui, ajoute quelques infor­ma­tions de prix, et place un récep­tacle quelque part pour que les ache­teurs de pas­sage puissent lais­ser leur argent. Ainsi, si vous n’avez pas besoin de mar­chan­der un prix, vous n’avez pas à attendre que le ven­deur revienne…

Si vous êtes cho­qués par ce type de sys­tème, vous deman­dant comme ça peut bien mar­cher en pra­tique, bravo, vous êtes français.

Un autre endroit typique où vous pou­vez retrou­ver le sys­tème de l’honneur est votre lieu de tra­vail. A mon bou­lot, les crois­sants, barres cho­co­la­tées, soupes ins­tan­ta­nées et autres petits snacks sont en libre accès. Une grille de prix est affi­chée sur un mur et un petit panier est placé en dessous.

J’espère que votre maman vous a bien éle­vés. Sinon, pas de pro­blème: “je suis fran­çais” est une excuse en soi.

1 septembre 2008

La cour de la nourriture

En tant que fran­çais, on le sait bien, un repas est un évè­ne­ment hau­te­ment social. Le pro­blème, c’est qu’avant de choi­sir où aller man­ger, il faut que tout le monde se mette d’accord sur le type de nour­ri­ture… et là, c’est le drame. Sur­tout quand on est sur la côte ouest où les végé­ta­riens sont légion.

Le food court vient au secours des groupes en détresse, à condi­tion de bien vou­loir sacri­fier un peu sur la qua­lité de la nourriture.

Food Court

Un food court, c’est un endroit où tout un tas de ser­vices de res­tau­ra­tion rapide sont regrou­pés autour d’une “cour” où les gens peuvent man­ger ensemble, indé­pen­dam­ment du comp­toir où ils ont acheté leur déjeuner…

Mais laissez-moi tout d’abord faire une petite digres­sion sur la res­tau­ra­tion rapide, ou fast food, en amé­rique du nord.

Le pro­blème du terme “fast food” est qu’il a non seule­ment une conno­ta­tion extrê­me­ment péjo­ra­tive en France, mais est en plus bien sou­vent syno­nyme avec ham­bur­gers, voire même car­ré­ment McDonald’s. Cer­tains asso­cient à ce terme tous les bons vieux débats sur la “mal­bouffe”, l’invasion du mode vie amé­ri­cain, et les gros mous­ta­chus qui démontent des bâti­ments avec leurs potes.

A la base, le fast food est sim­ple­ment un res­tau­rant dans lequel vous allez com­man­der votre repas au comp­toir, contrai­re­ment à s’assoir à une table et attendre qu’un ser­veur daigne venir s’occuper de vous. Une autre pro­priété cou­rante est la pos­si­bi­lité de prendre votre nour­ri­ture à empor­ter, plu­tôt que de la man­ger sur place.

Enfin, étant donné le nom, il est bien évident que le fast food est censé vous déli­vrer de la nour­ri­ture rapi­de­ment, ce qui exclut toute cui­sine néces­si­tant plus de 10 minutes de cuis­son. Cela ne veut pas dire, par contre, que la nour­ri­ture est for­cé­ment pré­pa­rée à l’avance et vous est ser­vie réchauf­fée (comme c’est sou­vent le cas chez Mc Do ou Quick). Cela veut juste dire qu’il faut que le plat soit prêt rapi­de­ment. Cer­taines chaînes comme Fat­bur­ger (enfin un resto pas hypo­crite) ou Vera’s Bur­ger Shack vous cui­ront votre bur­ger à la demande, sur mesure.

Bref, le fast food en soi n’est qu’un cer­tain type de ser­vice qui se dif­fé­ren­tie du res­tau­rant “clas­sique” de la même façon qu’un pub se dif­fé­ren­tie d’un bar. On peut qua­li­fier de fast food n’importe quel ven­deur de kebab, de pizza, ou de sand­wich, ainsi que les café­te­rias diverses et variées.

Bref, reve­nons à notre food court.

Dans un food court, tous les fast foods sont réunis autour d’une zone où de nom­breuses tables et chaises sont dis­po­nibles. Cha­cun va cher­cher la nour­ri­ture qui lui convient, et tout le monde se réunit ensuite pour man­ger ensemble.

Les types de nour­ri­ture dis­po­nibles sont plus ou moins variés en fonc­tion de la taille du food court, mais on y trouve sou­vent les mêmes incon­tour­nables comme des bur­gers, des sushis, des plats thai­lan­dais ou viet­na­miens (dont de la cuis­son au wok), des salades (ce qui inclut les salades de fruits éga­le­ment), des piz­zas, des donairs, des kebabs, des souv­la­kis, des sand­wichs, etc.

Géné­ra­le­ment, la qua­lité de la nour­ri­ture est en des­sous de ce qu’on peut trou­ver dans un “véri­table” res­tau­rant du même type, mais comme je le disais au début, on va au food court quand on a un temps de déjeu­ner limité, quand on arrive pas à se mettre d’accord avec ses com­pa­gnons, ou quand on a tout sim­ple­ment aucune autre idée. Et puis des fois on trouve des trucs très bien, comme par exemple un stand qui sert d’authentiques et excel­lentes crêpes bre­tonnes au food court du Har­bour Centre (dites bon­jour au chef de ma part).

Allez, je vais me prendre une salade au tofu, moi… (okay, pas crédible).

30 juin 2008

A la recherche du nouvel astronaute

Y’a pas long­temps, les gens du CSA1 se sont dit “mince, on a besoin de nou­veaux astro­nautes, ceux qu’on a ils sont trop vieux”. Pour en trou­ver des plus frais, ils ont donc ouvert un grand concours public: envoyez-vos CVs, une vidéo dans laquelle vous chan­tez et vous dan­sez, et votre numéro de télé­phone (la vidéo est optio­nelle, mais si vous avez chanté devant un stade hol­lan­dais entier, ça peut aider).

C’est la 3ème fois seule­ment que le CSA recrute, et les fois pré­cé­dentes, c’était en 1983 et 1992, donc si vous rêvez d’avoir un bou­lot où on vous fait pas­ser des tests médi­caux intru­sifs tout le temps, où on vous met dans une cen­tri­fu­geuse une fois par jour, où on vous apprend à uti­li­ser des toi­lettes bizarres, et où l’apogée de votre car­rière sera de pou­voir vous pro­pul­ser dans l’air en pétant pour faire rigo­ler votre col­lègue Russe (qui se conten­tera pro­ba­ble­ment de secouer la tête en men­tio­nant le déclin de la civi­li­sa­tion occi­den­tale), c’est une occa­sion unique!

Manque de bol, je suis à la bourre dans mes articles, et la date limite pour l’envoi de votre dos­sier était la semaine der­nière, donc, euh… ben voilà. Dom­mage. Vous avez raté votre vie. Mais atten­dez dix ou quinze ans, ils devraient réem­bau­cher d’ici là. Si vous êtes à Van­cou­ver, vous êtes dans la pro­vince la plus en forme du Canada, de toutes façons, donc vous avez vos chances d’être encore frais!

1 Cana­dian Space Agency, ou Agence Spa­tiale Cana­dienne… les mecs qui mettent des cari­bous dans l’espace, pas ceux qui sont cen­sés faire en sorte que vous voyez autant la bouille du gars de droite que la bouille du gars de gauche à la télé.

P.S: pour ceux qui se posent la ques­tion, le salaire d’un astro­naute varie entre $83.300 et $162.700. Pas super démen­tiel, mais pou­voir se dépla­cer en pétant, c’est quand même la classe.

26 novembre 2007

Bus 44

Mes­sage per­son­nel: le mug se porte bien, et voit du paysage.

Bus 44

Pour les autres, c’est la vue depuis la café­te­ria de mon boulot.

18 septembre 2007

Tout comme à la maison

His­toire de pas dépay­ser les fran­çais, et plus par­ti­cu­liè­re­ment les pari­siens, les employés du ser­vice public de Van­cou­ver orga­nisent depuis plus de 8 semaines une grande opé­ra­tion urbaine: la grève. Oui oui, vous lisez bien, les fonc­tion­naires van­cou­ve­rois sont en grève depuis 2 mois.

Ca veut dire que les Com­mu­nity Centres (pour faire du sport entre autres) sont clos, que cer­tains parcs et aires de diver­tis­se­ment sont fer­més (ou au mieux non entre­te­nus), que divers ser­vices muni­ci­paux sont indis­po­nibles (comme par exemple la biblio­thèque muni­ci­pale), et, cerise sur le gâteau, que le ramas­sage des ordures ne se fait pas.

Mais remet­tons tout ça dans son contexte, d’abord.

Au Canada, il n’y a vir­tuel­le­ment qu’un seul syn­di­cat pour les fonc­tion­naires: CUPE (pour “Cana­dian Union of Public Employees”, ou SCFP, pour “Syn­di­cat Cana­dien de la Fonc­tion Publique” dans les par­ties fran­co­phones du pays). Avec un logo qui fleure bon la SNCF des années 80, on ima­gine bien un mous­ta­chu bedon­nant et cin­quan­te­naire, porte voix à la main, en train d’insulter un quel­conque membre du gou­ver­ne­ment, alors que la fumée des sau­cisses grillées s’élève de la tente où sa femme et son beau frère dis­tri­buent des tracts… …fina­le­ment, j’ai presque rai­son (c’est le pré­sdient de CUPE B.C., lui).

Mais bon, reve­nons à nos mou­tons contex­tuels. En 2003, le taux de syn­di­qués au canada tour­nait autour des 35%, avec un ful­gu­rant 73% pour la fonc­tion publique (merci Sta­tis­tics Canada). Com­pa­ra­ti­ve­ment, en France, d’après ce que j’ai pu trou­ver, il y a en moyenne moins de 10% de syn­di­qués (entre 5% et 8% selon les sources). Et pour le syn­di­ca­lisme dans la fonc­tion publique fran­çaise, si y’en a qui peuvent me don­ner des chiffres avec leurs sources, ça m’arrangerait parce que je trouve des études qui se contre­disent entre elles, et qui contre­disent les chiffres avan­cés par les syn­di­cats… m’enfin bref, de toutes façons, il est clair que la France fait par­tie des pays les moins syn­di­qués com­pa­rés au reste de l’Europe ou à l’Amé­rique. Les syn­di­cats fran­çais sont éga­le­ment nota­ble­ment idio­syn­cra­siques. Par exemple, ils obtiennent leurs reven­di­ca­tions pour tout le monde (le bon vieux “on fait ça aussi pour vous autres!”), alors qu’ici (et bon nombre d’autres pays) les négo­cia­tions ne concernent que les gens syn­di­qués dans l’organisation concernée.

CUPE est orga­nisé en tout un tas de “locaux” à tra­vers le pays. Par exemple, CUPE Local 15 concerne les employés muni­ci­paux de Van­cou­ver reliés aux ser­vices com­mu­nau­taires ou à l’éducation, alors que CUPE Local 391 repré­sente les employés des biblio­thèques muni­ci­pales. Chaque local est repré­senté au niveau pro­vin­cial et natio­nal, mais garde son orga­ni­sa­tion interne propre, soit un sys­tème décen­tra­lisé qui res­semble à la façon dont marche le pays lui-même. Ainsi, par exemple, CUPE 391 a rejoint la grève 2 semaines après les autres locaux de la région.

Mais pour­quoi ils font la grève, alors? Déjà, avec les Jeux Olym­piques, et une pro­messe en jeu de ne pas faire de remous avec, oh, je sais pas moi, une grève, par exemple, les sala­riés sont théo­ri­que­ment en posi­tion de force pour négo­cier des avan­tages. Mais ça n’est pas dans les habi­tudes locales de faire grève à la légère. Il s’agit ici (d’après les syn­di­cats) d’accumulations d’inégalités, de pro­messes non-tenues, et autres com­plaintes habi­tuelles. Ainsi, sont en jeu, entre autres, l’amélioration des cou­ver­tures sociales, l’égalité des paies entre hommes et femmes, la sécu­rité de l’emploi, et bien sûr l’augmentation des salaires.

Le pro­blème, c’est que si les négo­cia­tions ont abouti dans cer­taines ban­lieues comme North Van­cou­ver, Van­cou­ver même, ainsi que cer­taines autres villes avoi­si­nantes, reste blo­quée. Comme on peut s’en dou­ter, la mai­rie et CUPE se pointent tous les deux du doigt en dénon­çant un refus de négo­cier de la part de l’autre. Des offres simi­laires à celles qui ont satis­fait les locaux qui ont stoppé la grève n’ont pas suffi, et les gre­vistes semblent déter­mi­nés à obte­nir plus d’engagements de la part de la mai­rie.

Mais si la mobi­li­sa­tion est mas­sive, vous ne ver­rez pas 2000 per­sonnes dans la rue en train de blo­quer la cir­cu­la­tion. La grève à la cana­dienne se fait de manière posée, avec un petit tabou­ret, quelques pan­cartes, et un café chaud à la main. La grande majo­rité des gre­vistes res­tent autour de leur lieu de tra­vail afin de sen­si­bi­li­ser les pas­sants à la situa­tion. Pour ceux qui se posent la ques­tion, les 10 pre­miers jours de grève ne sont pas payés, et sont uni­que­ment cou­verts par CUPE. Après, un pécule gou­ver­ne­men­tal s’ajoute. Le tout est détaillé sur le site de CUPE.

Si vous vou­lez vous amu­ser, il est rigolo de com­pa­rer les 2 ver­sions de l’histoire, d’après CUPE d’un côté, et Sam Sul­li­van de l’autre. Le site de la ville pré­sente un détail des offres. Vous pou­vez aussi en pro­fi­ter pour aller lire une nou­velle venue dans l’univers des blog­geurs fran­cou­ve­rois, qui vient de débar­quer de sa bre­tagne natale. Bah, au moins il fait beau, elle peut pas tota­le­ment se plaindre.

Pour l’instant, pas d’espoir de fin de grève à l’horizon, ce qui plait sûre­ment beau­coup aux entre­prises pri­vées de ramas­sage d’ordures qui font leurs choux gras depuis quelques semaines…

16 février 2007

J’ai trouvé un boulot

Et voilà, après envi­ron un mois et demi de recherches actives, je viens de signer une pro­messe d’embauche.

Conclu­sion de cette recherche : à Van­cou­ver, pour trou­ver du bou­lot, il faut soit pas­ser par les agences de recru­te­ment, soit acti­ver son réseau social. Les boîtes font beau­coup appel aux agences de recru­te­ment, que ce soit pour trou­ver des pres­ta­taires, ou des employés “per­ma­nents”. Pour ma part, j’ai trouvé par mon réseau social (eh oui, mes­sieurs dames, j’ai un réseau social figurez-vous). Il est beau­coup plus rare de trou­ver en pas­sant par les sites des boîtes (quoique j’ai obtenu un entre­tien comme ça), et Mons­ter et Wor­ko­po­lis m’ont uni­que­ment per­mis d’être contac­tée par des boîtes à la mora­lité dou­teuse qui vous pro­posent de deve­nir telemarketeur…

Voilà, sinon je peux pro­fi­ter de ce billet pour évo­quer les dif­fé­rences que j’ai obser­vées entre les pro­ces­sus de recru­te­ment ici et en France, ainsi que les dif­fé­rences entre nos SSII et leurs “staf­fing agen­cies”. Enfin, je ne le répè­te­rai jamais assez, mais il s’agit de mon avis, basé sur mon expé­rience, et pas du résul­tat d’une étude sérieuse vali­dée sur des mil­liers de sujets, hein…

Les “staf­fing agen­cies” — ou agences de recru­te­ment pour les fran­co­phones — vont vous per­mettre de trou­ver un job, au choix “contract” (pres­ta­tion d’une durée déter­mi­née à l’avance, éven­tuel­le­ment renou­ve­lable selon les besoins de l’entreprise) ou “per­ma­nent” (l’équivalent amé­ri­ca­nisé de notre cher CDI). Dans les deux cas, le rôle de la boîte de recru­te­ment est d’établir un pre­mier contact avec les can­di­dats, de véri­fier leurs réfé­rences (à savoir, envoyer un mail ou télé­pho­ner à vos anciens chefs pour leur deman­der si vous ne man­gez pas des enfants au petit déjeû­ner), et éven­tuel­le­ment vous faire pas­ser des “skill test” en ligne pour véri­fier que vous êtes vrai­ment une daube en J2EE, comme vous leur avez dit pen­dant l’entretien. Ensuite, ils pré­sentent une sélec­tion de leurs can­di­dats à la boîte, qui vous fait pas­ser un entre­tien si votre CV lui plaît.

Il faut savoir que lorsque vous êtes pres­ta­taire à Van­cou­ver, en fait, vous n’êtes pas en CDI chez la boîte de recru­te­ment, mais plu­tôt en inté­rim. En gros, si vous avez un contrat, tant mieux pour vous, mais sinon, vous n’êtes pas payé. Il faut savoir aussi qu’en tant que pres­ta­taire, vous ne rece­vez pas de la part de la boîte de “bene­fits” (com­plé­men­taire santé, assurance-vie). Autant de fac­teurs qui jouent sur le salaire (horaire) que vous allez devoir deman­der : en gros, divi­ser le salaire que vous vou­lez par 2000, qui est le nombre d’heures qu’un sala­rié per­ma­nent ferait dans l’année, ajou­ter 10% pour les périodes où vous ne tra­vaille­rez pas pour cause de vacances ou pas de contrat, et ajou­ter de nou­veau 10% pour vous payer un “bene­fit package” vous-mêmes. Là encore, deux pos­si­bi­li­tés : soit vous deman­dez à la boîte de recru­te­ment de tra­vailler pour elle, dans ce cas vous rece­vez votre paie par la boîte de recru­te­ment, et la boîte chez qui vous tra­vaillez la paie elle (comme en France, quoi), soit vous vous met­tez à votre compte, auquel cas la boîte de recru­te­ment récu­père une prime pour vous avoir placé, et vous vous débrouillez avec les lois locales pour être dans la légalité.

Lorsque vous deve­nez “per­ma­nent”, la boîte de recru­te­ment se contente de tou­cher une prime, et vous n’entendez plus par­ler d’elle jusqu’à votre pro­chaine recherche d’emploi. Enfin, il est pos­sible que la boîte qui vous embauche négo­cie que vous fas­siez un contrat à durée déter­mi­née pour rem­pla­cer la période d’essai, mais après ça, vous n’avez plus rien à faire avec elle.

Pour ce qui est des entre­tiens d’embauche sur place (deman­der à Ludo com­ment ça se passe quand la boîte vous fait venir de France…), le pro­ces­sus est plus orienté tech­nique qu’en France (enfin, tou­jours selon mon expé­rience). En géné­ral, la boîte va éta­blir un pre­mier contact, en géné­ral assez infor­mel, par télé­phone (“phone scree­ning”). Il s’agit essen­tiel­le­ment de véri­fier votre moti­va­tion pour bos­ser dans la boîte (oui, ici il faut mon­trer qu’on est motivé et qu’on n’a pas juste besoin de gagner de l’argent en fai­sant un truc pas trop chiant), et de véri­fier que ce que vous vou­lez est vague­ment lié à ce que la boîte peut vous offrir comme envi­ron­ne­ment de tra­vail (est-ce que vous pré­fé­rez bos­ser dans une grande ou petite struc­ture, quelle est votre expé­rience pas­sée, etc.). Si vous faites bonne impres­sion, c’est l’entretien en per­sonne. Là, on vous ques­tionne pen­dant 1 heure sur des ques­tions du style “qu’est-ce que l’encapsulation”, “quelle est la dif­fé­rence entre une Array­List et une Lin­ked­List”, ou bien sur des pro­blèmes plus concrets, du style leur faire le dia­gramme de classe d’une appli­ca­tion. L’entretien peut éga­le­ment se pro­lon­ger avec des ques­tions plus “RH”, du style “quelles sont les leçons que vous avez rete­nues de telle expé­rience” ou bien “racontez-moi une situa­tion qui était stres­sante pour vous dans votre expé­rience pro­fes­sion­nelle et com­ment vous y avez fait face”. Puis vous pou­vez poser des ques­tions et rap­pe­ler votre moti­va­tion pour la boîte (très impor­tant, la moti­va­tion). Ensuite, si vous leur plai­sez, ils véri­fient vos réfé­rences, et vous font éven­tuel­le­ment une offre. Et là, bah je vais décou­vrir bientôt …