13 septembre 2010

Dog Mountain

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3 août 2010

La plage désastreuse

L’été, quand il fait trop chaud, le plus facile pour se rafrai­chir c’est d’aller se foutre à poil sur la plage. Si, si, je vous assure, c’est le plus facile.

A Van­cou­ver, Wreck Beach, située à l’extrémité ouest de la ville juste der­rière l’Uni­ver­sité de Colom­bie Bri­tan­nique, vous offre une vue impre­nable sur l’Océan Paci­fique, les mon­tagnes alen­tours, et les fesses de vos voi­sins. C’est une des plus grosses plages nudistes d’Amé­rique du Nord, mais c’est aussi sur­tout une plage où les hip­pies sur le retour et les jeunes homo­sexuels aiment se libé­rer des contraintes de la société urbaine moderne. Com­prendre: vous ver­rez plus de bites flé­tries que de poi­trines gon­flées par le désir de vivre.

Pour y accé­der vous devrez des­cendre le long de l’un des divers sen­tiers qui des­cendent la falaise du cam­pus de UBC jusqu’au bord de mer. Et par “sen­tier”, je veux plu­tôt dire “escalier”.

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Après un bon nombre de marches, on arrive à la plage. L’escalier n’est pas énorme (j’veux dire, c’est pas le Grouse Grind, non plus), mais il est quand même assez long pour se dire que ça va être dur de se reta­per tout ça après la sieste.

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La plage est lité­ra­le­ment au pied de la falaise. C’est mignonnet.

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Je vous ai épar­gné les pho­tos de gens prises de près, mais je vous confirme, ils sont tous à poil. Le plus étrange c’est qu’on en a vu cer­tains qui sont certes à poil, mais qui gardent quand même leur sens pra­tique: des chaus­sures pour pas se faire mal aux pieds, un cha­peau et un court t-shirt pour pas crâ­mer au soleil, etc… bref, des gens habillés nor­ma­le­ment, à l’exception du slip. Dans un autre registre, men­tion spé­ciale au petit vieux à poil tout frippé qui vend des bois­sons fraiches.

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Comme vous pou­vez le voir, la plage s’enfonce très len­te­ment dans la mer, ce qui la rend très pro­pice au skim­board.

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Sur la plage, vous pour­rez aussi ache­ter diverses bri­coles auprès des quelques hip­pies hon­teu­se­ment capi­ta­listes qui y sont installés.

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Ah oui, petit aver­tis­se­ment: quand vous faites face à la mer, vous pou­vez aller vous bala­der soit à gauche, soit à droite (il y a de nom­breux che­mins de balade à tra­vers la foret de UBC). N’ALLEZ PAS A GAUCHE.

Sûr, à gauche, c’est joli, y’a des petites plages pri­vées et autres coins roman­tiques avec vue sur la mer… mais bon, moi j’dis ça, j’dis rien, y’a des chances de tom­ber sur des scènes inavouables. L’éti­quette de la plage a beau offi­ciel­le­ment condam­ner ce genre de trucs (point numéro 4), on ne peut de toute évi­dence pas mettre l’amour en cage… enfin, sauf s’il est en string à l’intérieur de la cage et qu’il y a de la techno à fond la caisse, mais ça c’est une autre histoire.

4 mai 2010

Parce que c’est choli

Je suis en train de trier mes pho­tos pour voir sur quoi je vais pos­ter pen­dant le prin­temps, et hop, je tombe sur des pho­tos migno­nettes de la vue depuis un télé­siège de Cypress, prises y’a pas long­temps lors du der­nier jour de la sai­son (d’où le peu de neige sur les som­mets). J’avais déjà posté des pho­tos simi­laires (et plus jolies) les années pré­cé­dentes (et prises en milieu de sai­son avec plein de neige) mais bon, ça fait office de rap­pel pour les nou­veaux lecteurs.

Vue depuis Cypress (2)

Vue depuis Cypress (1)

L’une des nou­veau­tés cette année c’est qu’ils ont lais­sés les cercles olym­piques en haut du half-pipe. On y trouve tout un tas de gens qui font la queue pour grim­per dedans et se prendre en photo.

Cercles olympiques

2 avril 2010

C’est l’printemps

C’est le prin­temps et comme d’hab’ je m’y suis pris trop tard pour aller voir les ceri­siers en fleur (sur­tout les espèces qui fleu­rissent en pre­mier et qui ont les cou­leurs roses les plus vibrantes).

Cerisier en fleur

Enfin bon j’ai une excuse cette année vu qu’on était par­tis en vacances pen­dant tout le mois de Mars, et qu’avec l’hiver étrange qu’on eu (vous vous rap­pel­lez des camions qui amènent la neige?), la plu­part des ceri­siers ont bour­geonné plu­sieurs semaines plus tôt que d’habitude. D’ailleurs, si vous vou­lez vous tenir au cou­rant de l’actualité ceri­sique (oui j’aime bien inven­ter des mots), vous pou­vez aller sur le site du Van­cou­ver Cherry Blos­som Fes­ti­val qui vous don­nera entre autres une carte avec les empla­ce­ment des plus jolis ceri­siers.

Cerisier au Stanley Park

C’est pas grave, on peut regar­der d’autres trucs en fleur, aussi… y’a pas que les ceri­siers dans la vie!

Truc en fleur

26 janvier 2010

Pour les pigeons

Le down­town east­side, qu’on trouve dans la par­tie est du centre ville, est de loin le quar­tier le plus démuni de Van­cou­ver. Il est aussi l’un des quar­tiers les plus polé­miques avec l’arrivée immi­nente des jeux olym­piques… mais la mai­rie vient de faire taire (au moins tem­po­rai­re­ment) cer­taines mau­vaises langues en bou­clant les tra­vaux de Pigeon Park, une petite place tri­an­gu­laire sur Car­rall et Has­tings.

Pigeon Park (1)

Cette place était jusque récem­ment prin­ci­pa­le­ment occu­pée par des four­nis­seurs et consom­ma­teurs de drogues dures, et les bancs squat­tés par des sans-abris. Il n’était pas inha­bi­tuel de trou­ver des seringues usées ou des excré­ments humains par terre. Le pro­blème c’est qu’à un pâté de mai­son de là on trouve Gas­town, avec ses bars hup­pés et ses vieux immeubles indus­triels trans­for­més en lofts bobos, et Chi­na­town, avec ses jar­dins, ses mar­chés, et son fes­ti­val du nou­vel an qui tom­bera pile pen­dant les J.O. Et des tou­ristes qui, en se trom­pant de rue, peuvent tom­ber sur des dro­gués et des odeurs de caca, ça fait pas super classe.

Pigeon Park (2)

Lorsque la muni­ci­pa­lité avait annoncé le pro­jet de revi­ta­li­sa­tion du down­town east­side il y a 3 ans, des gens avaient pré­dit que cer­tains tra­vaux trai­ne­raient en lon­gueur his­toire de gar­der les “indé­si­rables” en dehors des zones tou­ris­tiques. Mais au bout du compte, c’est la muni­ci­pa­lité qui a eu le der­nier mot… et si la théo­rie de la vitre bri­sée est un mini­mum vraie, ça pour­rait être le début d’une réha­bi­li­ta­tion pour un quar­tier mal­heu­reu­se­ment bien connu.

En retour­nant dans le down­town east­side avec mon appa­reil photo, j’ai pu encore une fois consta­ter que ses habi­tants sont pour­tant sym­pa­thiques et prompts à enga­ger la conver­sa­tion. Vous obtien­drez par exemple bien sou­vent des recom­men­da­tions de pho­tos ou de balades. J’en pro­fite d’ailleurs pour vous racon­ter cette ren­contre que j’ai eu l’année der­nière avec un barbu du quartier:

Le barbu

J’avais dis­cuté avec lui pen­dant une bonne demi-heure de pho­to­gra­phie, d’architecture et de sculp­ture. Il avait suivi, disait-il, les cours de l’Uni­ver­sité Emily Carr en art et design, mais avait ensuite enchainté les pro­blèmes… il ne s’est pas attardé sur le sujet mais avait men­tionné de rôle de la drogue, et un acci­dent qui l’a privé de sa main gauche, rem­pla­cée par un cro­chet méca­nique. Il sem­blait tou­te­fois tou­jours motivé par toute forme de créa­tion artis­tique. Après m’avoir indi­qué des endroits inté­res­sants à prendre en photo, il m’a confié qu’il abor­dait par­fois des pho­to­graphes ama­teurs pour leur deman­der de prendre une photo spé­ci­fique. Il m’avait ainsi raconté, le sou­rire aux lèvres, com­ment il avait repéré une fois un man­ne­quin dans une vitrine de maga­sin récem­ment aban­donné. Il man­quait une main au man­ne­quin. Il avait donc convaincu un pas­sant de le suivre, s’était glissé dans la vitrine à côté du man­ne­quin, enle­vant son cro­chet et pre­nant la même pose. Il aurait aimé voir la photo finale mais est sim­ple­ment content d’avoir eu l’idée.

Le truc con c’est que j’ai oublié de lui deman­der son nom.

22 décembre 2009

Les piverts c’est méchant

Ben oui, c’est méchant, ça défonce com­plè­te­ment les arbres.

Arbre defonce

Et voilà le cou­pable. Il est loin parce que j’avais pas mon zoom ce jour-là.

Pivert

Vancouver Biennale

Ca y est, le mys­tère des oeuvres de… euh, d’art… a été résolu. Il s’agit d’une exhi­bi­tion bi-annuelle bien nom­mée “Van­cou­ver Bien­nale”. Sur le site offi­ciel, on peut trou­ver les noms, auteurs, et des­crip­tions de chaque oeuvre. Celles dont on avait parlé ici sont par exemple “Mee­ting”, de Wang Shu­gang, et “Pillows”, de Liu Jian­hua. Les pan­neaux “stop” men­tion­nés dans les com­men­taires sont pro­ba­ble­ment “The Stop”, the Michael Zheng.

L’itération cou­rante de l’exposition a été lan­cée offi­ciel­le­ment mi-Novembre, ce qui explique pour­quoi on voit plein de truc bizarres autour de chez nous depuis quelques temps, et devrait durer jusqu’en 2011 avec une tren­taine de sculp­tures et le double d’oeuvres dites “nou­veaux médias”.

8 décembre 2009

Si tu sais pas ce que c’est, c’est probablement de l’art”

Tout est dans le titre pour expli­quer ces trucs qu’on trouve le long de la pro­me­nade du front de mer entre Canada Place et le Stan­ley Park.

Par exemple, on trouve des cous­sins, et des mon­sieurs qui semblent faire caca.

Coussins par terre

Messieurs qui font caca

Monsieur qui fait caca

Donc oui, c’est pro­ba­ble­ment de l’art.

7 novembre 2009

Le saumon c’est pas beau, mais les aigles, oui

C’est super bon (sur­tout fumé), mais c’est pas beau. Voyez un peu:

Saumon mort

La photo a été prise au bord de la rivière Har­ris­son, à envi­ron 1h de voi­ture à l’est de Van­cou­ver. Et c’était la loose:

  1. Pour des gens qui habitent dans une région avec autant de sau­mons, et qui en plus en bouffent abon­dam­ment dès que l’occasion se pré­sente, c’était un peu la honte de pas savoir à quoi ça res­semble en vrai (parce qu’entre les des­sins qu’on nous montre dans les livres, et un gros truc moche mort par terre à moi­tié bouffé, y’a une sacrée dif­fé­rence). Ca nous a pris bien 10 minutes de dis­cus­sion pro­fonde pour se rendre compte que, euh, qu’en fait y’avait un pan­neau expli­ca­tif 30 mètres der­rière nous. Merci BC Parks.
  2. Avec une cin­quan­taine de ces gros bes­tiaux échoués sur une plage de 200 mètres de long, et à force d’être bom­bar­dés de mes­sages éco­lo­gistes sen­sa­tio­na­listes par les médias, notre pre­mier réflexe était de cher­cher une grosse usine pol­luante capi­ta­liste. Mais non, en fait, le même pan­neau expli­ca­tif nous informe que c’est bien en octobre/novembre que les sau­mons finissent leur migra­tion. Vous savez, le truc où ils remontent les rivières pour aller bai­ser comme des fous avec plein d’étrangers, et ensuite, pour la plu­part, mou­rir de fatigue avec le sou­rire aux lèvres. De toute évi­dence, on était tom­bés sur un len­de­main de partouze.
  3. Le mois de novembre est, du coup, une super occa­sion de voir des aigles de près parce qu’ils viennent bouf­fer les cadavres échoués des sau­mons. Sauf, bien évi­dem­ment, ce jour là. Pas un seul aigle en vue. La dèche. Et c’était, genre, 5 jours avant le début du Fes­ti­val de l’Aigle Chauve de la Val­lée Fra­ser. Genre, style, genre. Merci bien, les aigles.

Mais bon, c’est pas grave, pas besoin de se taper 1h de voi­ture pour aller voir des aigles, on en a en centre ville. Eh ouais, c’est le Canada, ma bonne dame. Le pays où la nature chie sur votre voi­ture et essaie de tuer votre chat.

Du coup, hop:

Aigle chauve

Je sais pas ce que vous en pen­sez, mais c’est tout de suite un peu plus classe, je trouve. Il s’agit d’un pygarge à tête blanche, plus connu sous le nom d’“aigle chauve”, et encore plus connu comme l’emblème natio­nal des Etats-Unis. Il s’agit d’ailleurs là d’une autre source de raille­rie entre le Canada et nos voi­sins du sud puisqu’on observe géné­ra­le­ment plus d’aigles chauves par ici que par chez eux. Mwouah ha ha, les cons.

La photo a été prise cet été à côté de Vanier Park, où un couple d’aigles a fait son nid. On peut y voir les parents aller et venir, s’occuper de leurs deux petits, et tenir les cor­beaux à dis­tance. La Société Eco­lo­gique de Stan­ley Park recense les nids d’aigles de Van­cou­ver et les sur­veille de près. Par exemple, si un aiglon tombe du nid et se blesse gra­ve­ment, il sera pro­ba­ble­ment rapa­trié chez la Société de Réha­bi­li­ta­tion de Vie Sau­vage, à Delta. Parce que ouais, c’est con un aiglon.

6 novembre 2009

Byron from England! Yay!

Ca y est, l’été est ter­miné depuis quelques temps, et ça veut dire quoi? Que les gens vont râler à tour de bras à pro­pos de la pluie? A pro­pos de la nuit qui tombe trop tôt? A pro­pos des bus qui sentent le chien mouillé? Non! Ca veut dire qu’on a plus a se taper ces sales spec­tacles de rue à deux balles dès qu’on va au Gran­ville Mar­ket ou au bord de l’eau!

Byron from England

Okay, la pre­mière fois c’est rigolo… y’a un mec qui gueule l’équivalent nord-américain des blagues belges pour atti­rer la foule pen­dant qu’il met en place son maté­riel, fait quelques jon­glages bizarres avec des cou­teaux et des trucs enflam­més, demande l’assistance du public, refait quelques blagues, et ter­mine en s’échappant d’une cami­sole en moins de 3 minutes.

Okay, okay. C’est assez convenu mais ça marche.

La fois d’après, on se dit “eh, cool, un autre spec­tacle, je vais jeter un coup d’oeil”.

Mmmh… blagues belges… un tri­cycle en plus de l’autre gars, assis­tance du public, blagues belges, camisole.

Okay.

En plus lui il a mis 5 minutes de plus à sor­tir de la cami­sole parce qu’il arrê­tait pas de racon­ter n’importe quoi.

Le samedi d’après, rebe­lote. Tou­jours pas le même mec, mais défi­ni­ti­ve­ment le même spec­tacle à 2 ou 3 acce­soires près. On dirait qu’ils sortent tous de la même école. Et ils font tous le coup de la cami­sole à la fin, en pré­ci­sant bien avant de le faire que woah mon dieu atten­tion ça marche pas à tous les coups parce que bon quand même ça leur a pris 10 ans à apprendre com­ment faire ça et n’essayez pas à la mai­son il faut être pro atten­tion mes­dames mes­sieurs ça va com­men­cer mais atten­dez d’abord je vais vous racon­ter une blague belge.

Sérieux, quoi. Et c’est le même cirque chaque été… Mais bon, là, ça va, il pleut tout le temps. Ouf.