5 janvier 2010

Changements normalement pas importants

Dans un souci d’harmonisation de mes dif­fé­rents sites, je m’apprête à faire pas­ser ce blog de Blog­ger à un Word­Press hébergé sur mon ser­veur. Nor­ma­le­ment, ça ne devrait rien chan­ger pour vous, sur­tout si vous lisez ce blog via son flux RSS ou Facebook.

Si vous ne com­pre­nez rien à ce que je raconte, c’est pas grave. Prévenez-moi juste si, après ce mes­sage, vous ne voyez plus aucun nou­vel article dans les jours qui suivent, ou si quelque chose ne marche plus, ou pas aussi bien qu’avant.

Mise à jour: et voilà, si vous voyez ce texte et qu’il y a un nou­vel article avec une photo, c’est que tout marche à peu près!

27 décembre 2009

Bon, il faudrait que je marque la date sur mon calendrier…

…parce que je viens encore de rater l’anni­ver­saire de mon blog (et acces­soi­re­ment l’anniversaire de notre arri­vée à Van­cou­ver).

Bon, pas grave. Voilà, hop, joyeux anni­ver­saire à mon blog. Quoi de neuf depuis l’étape des 2 ans?

Eh bien déjà, je trouve qu’on entend beau­coup plus sou­vent par­ler fran­çais dans la rue. Cet été, j’ai même eu l’impression que c’était une inva­sion. Il faut croire que la récente vague média­tique à pro­pos de l’ouest cana­dien a porté ses fruits – rien qu’à en juger par le nombre d’emails que je reçois depuis 6 mois, on dirait que les fran­çais ont réa­lisé qu’il n’y avait pas que le Qué­bec au nord des Etats-Unis, et un bon nombre de petits jeunes et moins jeunes tentent l’aventure d’une car­rière en Colom­bie Bri­tan­nique ou Alberta… D’ailleurs, je suis sidéré par:

  • Le manque d’initiative de cer­tains: comme le diraient Sté­pha­nie ou Véro­nique, on est juste des péque­nots avec un blog, on est pas l’ANPE. Je connais le mar­ché du tra­vail dans le domaine des télé­com­mu­ni­ca­tions aussi bien que je connais l’histoire du Kir­ghi­zis­tan (pour vous don­ner une idée, j’ai du aller voir y’a 2 minutes sur wiki­pé­dia pour savoir com­ment ça s’écrit et où ça se trouve). J’essaie d’aider comme je peux, mais fran­che­ment, démar­rer sa recherche d’emploi en écri­vant à l’auteur d’un blog, ça me rend pas optimiste.
  • Le niveau déplo­rable en anglais: quand on com­pare le niveau d’anglais des fran­çais à celui, par exemple, des pays nor­diques d’Europe, y’a comme un pro­blème. Moi, perso, j’accuse le dou­blage sys­té­ma­tique (et sou­vent pourri) des films et séries TV, mais bon, c’est un autre débat. En tous cas, j’applaudis bien fort les cou­ra­geux fran­çais qui débarquent ici la bouche en fleur avec une mai­trise de l’anglais com­pa­rable à celle d’un cui­si­nier chi­nois de Crys­tal Mall. Ceux qui s’accrochent peuvent sou­vent se féli­ci­ter d’être deve­nus bilingues en moins de 6 mois… les autres repartent la langue entre les dents, ou se rabattent sur Mont­réal. Les plus pru­dents com­mencent d’ailleurs par Mont­réal et vont seule­ment ensuite en ter­ri­toire anglo­phone, his­toire de tem­pé­rer leur choc cultu­rel et linguistique.

A la mai­son, la plu­part des équi­pe­ments éléc­tro­niques fran­çais ont été rem­pla­cés, et quand on tombe dans une boite à chaus­sure sur des vieux cables 220V, on se dit que ah oui tiens, c’est vrai, les prises sont plus grosses en France. On garde jalou­se­ment les quelques élé­ments cru­ciaux introu­vables ici, genre un verre doseur, du mito­syl, ou un mouche-nez pour bébé qu’est pas pourri du cul. On suit de loin ce qui se passe en France grâce au Jour­nal de France2 sur TV5, et divers sites de nou­velles, mais on est com­plè­te­ment à la masse en ce qui concerne les nou­veaux trucs à la mode depuis la teck­to­nik, José­phine Ange Gar­dien, ou le port du voile inté­gral (on compte sur vous pour nous mettre à jour, les gars).

Niveau adm­nis­tra­tif, on a main­te­nant la rési­dence per­ma­nente, ce qui nous per­met de chan­ger de bou­lot beau­coup plus faci­le­ment – un avan­tage que je vais uti­li­ser très bien­tôt. Et pour la double natio­na­lité, que notre fils a déjà pour être né au Canada, on devrait pou­voir la deman­der pour nous-mêmes dans moins de 2 ans. D’ailleurs, comme vous pou­vez le devi­ner, Van­cou­ver est devenu le lieu de divers rebon­dis­se­ments per­so­nels et fami­liaux, et n’est donc plus une simple anec­dote géo­gra­phique dans nos vies.

Bref, après 3 ans, on s’y plait tou­jours autant, et même plus. L’intégration est enfin à peu près com­plète (avis aux expa­triés impa­tients) et on se sent chez nous.

Chez soi

En cadeau bonus exclu­sif, si vous vous deman­dez ce qu’on bouffe à Van­cou­ver pour Noël, eh bien voilà: baguette, sau­cis­son et salami au pros­ciutto, foie gras de canard, tape­nade verte, bli­nis au sau­mon et sauce au per­sil et cibou­lette, roque­fort, vieux pané, salade, et, en des­sert, une fon­due au cho­co­lat. C’est clai­re­ment pas cana­dien pour un sou, mais bon, pour notre pre­mier Noël en famille, on fait ce qu’on veut (et si pos­sible pas trop com­pli­qué à préparer!).

Petit repas de Noël en famille

Bonne année à tous!

23 décembre 2008

Merde, j’ai raté mes deux ans

En ce moment c’est un peu le bor­del, j’ai pas beau­coup de temps libre pour pos­ter (comme me le font remar­quer cer­tains lec­teurs), donc j’ai raté le 2ème anni­ver­saire de ce blog… Mais bon, y’a pas grand chose de nou­veau par rap­port à l’année der­nière. Van­cou­ver c’est tou­jours trop méga bien bien.

La 2ème année marque la fin des pre­mières expé­riences. On sait déjà à quoi res­semblent les dif­fé­rentes sai­sons, on a déjà été chez le doc­teur ou le den­tiste au moins une fois, on a déjà payé ses impôts, on mai­trise vague­ment les conver­sions d’unités, le cal­cul des pour­boires et des taxes, et on connait au moins le pre­mier cou­plet de la chan­son du bûcheron.

On com­mence aussi à avoir des sacrés mélanges sur les éta­gères, avec des livres en fran­çais et anglais, des for­mats A4 et Lettre, et des DVDs zones 1 et 2. Dans le reste de la mai­son, on trouve des cla­viers AZERTY et QWERTY, des appa­reils 220V bran­chés sur des conver­tis­seurs et des appa­reils “natifs” 110V, et on se dit qu’il nous faut abso­lu­ment ache­ter un bar­be­cue avant l’été pro­chain… Bref, ça com­mence clai­re­ment à se voir qu’on est un expa­trié de longue date.

Je me demande si je devrais por­ter des che­mises rouges à carreau?

1 février 2008

Photos indisponibles

Comme vous pou­vez le consta­ter, la plu­part des pho­tos récentes sont indis­po­nibles. Ces bran­qui­gnoles de chez Zooomr sont en train de mettre à jour et de migrer leurs ser­veurs, et comme d’habitude il y a des pro­blèmes. Comme les pho­tos nou­vel­le­ment rajou­tées ne sont pas impac­tées, je vais vous balan­cer 3 articles à la suite qui poi­reau­taient jusqu’à main­te­nant dans mes brouillons his­toire de rem­plir la page d’accueil avec autre chose que des car­rés blancs avec un “una­vai­lable” au milieu.

Comme quoi, c’est sympa de sou­te­nir les petites boites indé­pen­dantes qui uti­lisent des logi­ciels libres, mais au bout du compte, on serait mieux chez des gros capi­ta­listes comme Fli­ckr.

21 janvier 2008

Apéro-blog Francouverois

Pour les gens qui sont à Van­cou­ver, n’oubliez pas l’évènement de la semaine, cour­tesy of Véro­nique. Si vous avez un blog, ou si même si vous en avez pas mais que vous lisez ceux des autres, vous êtes invi­tés de fait. Ca se passe jeudi soir, 19h00, au Wolf and Hound, 3617 W Broad­way. En plus, les jeu­dis, y’a de la musique que­be­coise et aca­dienne, apparemment.

Plus de détails sur le blog de Véro­nique.

4 janvier 2008

Retour à l’ouest

S’il n’y a pas eu de mises à jour sur ce blog pen­dant les vacances, c’est parce qu’on était de retour dans la pre­mière des­ti­na­tion tou­ris­tique au monde1. De quoi cou­rir dans tous les sens pen­dant 2 semaines pour reve­nir plus cre­vés qu’avant de par­tir, sans avoir le temps de faire plus de 10 minutes de tourisme.

10 Minutes de Tourisme

Après un an dans le nou­veau monde2, ce séjour nous a per­mis de nous rap­pel­ler tout un tas de trucs qui sont pas pareils en France par rap­port au Canada3:

  • Les trot­toirs sont étroits, et il faut regar­der où on marche.
  • Y’a des petites rues à 1 voie à sens unique. Voire même à 1 voie et pas à sens unique. Avec des camions de livrai­son qui bloquent la cir­cu­la­tion et des gens qui klaxonnent.
  • Y’a des rues qui font des angles dif­fé­rents de 90°. Plein. Partout.
  • Y’a des bâti­ments qui remontent à plus loin que 1995.
  • Y’a des monu­ments. Genre des vrais, avec bouts d’histoire chia­dée et tout.
  • On tra­verse où on veut.
  • Il y a tou­jours au moins une per­sonne qui veut gru­ger dans les files d’attente. A moins qu’il n’y ait car­ré­ment pas de file d’attente parce que tout le monde veut gru­ger. Non mais sérieux, c’est dingue. On croyait qu’on exa­gé­rait les choses en bla­guant, mais en fait, non.
  • Y’a encore des gens qui fument au res­tau­rant, et on a les fringues qui puent quand on rentre chez soi.
  • On mange comme des porcs, et super plus gras. Si, si, j’vous jure. Bon okay, c’est les fêtes, et les gens étaient contents de nous avoir chez eux. Mais quand même.
  • Y’a des rues piétonnes.
  • On va dans des phar­ma­cies pour ache­ter des médi­ca­ments, et dans des postes pour pos­ter des lettres. Oui je sais ça a l’air con dit comme ça.
  • Avec le nombre de gens qui nous demandent si –30° ça fait pas trop froid (que ce soit ceux qui blaguent ou ceux qui sont sérieux), on se demande si on ne va pas lais­ser tom­ber et démé­na­ger au Qué­bec. Et oui, il fait quelques degrés de plus ici.
  • Y’a moins de publi­ci­tés à la télé. Par contre on peut pas faire avance rapide.
  • Les affaires de coeur du Pré­sident font la une des jour­naux, mal­gré le fait que c’est pas super intéressant.
  • Enfin (et non des moindres) on a décou­vert la teck­to­nik. On a pré­venu les auto­ri­tés d’immigration cana­diennes, au cas où.

Cer­taines de ces dif­fé­rences ont déjà été abor­dées sur ce site. D’autres sont sur ma liste d’articles à faire… en tous cas, il y a encore plein de sujets pour 2008!

Bonne année à tous, et sur­tout merci de venir sur notre humble blog!

1 Vive la République.

2 Celui des ours de Ker­mode, pas celui de Gérard Depar­dieu.

3 Bon, en fait, entre Van­cou­ver et Lille/Paris.

28 novembre 2007

Trois en un

Ca y est, c’est offi­ciel, les mas­cottes des Jeux Olym­piques de 2010 ont été dévoi­lées! Comme je sais que vous n’aviez que ça en tête depuis au moins une semaine, je vous pré­sente sans plus attendre Miga, Quat­chi et Sumi:

Et en bonus, il y a Muk­muk, qui vien­dra sou­te­nir ses 3 amis pen­dant toute la durée des jeux!

C’est t’y pas mignon tout ça? Ne vous donnent-ils pas envie de dépen­ser plein de thunes en gad­gets, t-shirts et autres pro­duits déri­vés? Ne permettent-ils pas d’intégrer magi­que­ment les enfants à la popu­la­tion ciblée? J’attends avec impa­tience le dessin-animé qui nous apprend à recy­cler et à res­pec­ter la nature, et bien sûr le CD 2 titres avec les chan­sons offi­cielles des jeux.

Mais bref, trève de cynisme, je suis sûr que vous vou­lez en savoir un peu plus sur ces mas­cottes joviales et entrai­nantes. D’après leur site offi­ciel, de gauche à droite:

  • Sumi est un esprit ani­mal qui vit dans les mon­tagnes de la Colombie-Britannique. Comme beau­coup de cana­diens, les anté­cé­dents de Sumi sont nom­breux. Il porte le cha­peau de l’épau­lard, vole avec les ailes du grand Oiseau-Tonnerre et court sur les pattes poi­lues de l’ours noir.
  • Quat­chi est un jeune sas­quatch qui vient des forêts mys­té­rieuses du Canada. Quat­chi est timide, mais il adore explo­rer de nou­veaux endroits et ren­con­trer de nou­veaux amis. Même si Quat­chi aime tous les sports d’hiver, il aime sur­tout le hockey. Il rêve de deve­nir un gar­dien de but célèbre de par le monde.
  • Miga est une jeune ourse de mer qui vit dans l’océan avec sa famille, au large de l’île de Van­cou­ver, près de Tofino, en Colombie-Britannique. Les ours de mer sont en par­tie épau­lard et en par­tie ours (Miga est en par­tie ours Ker­mode, un ours blanc rare qui ne vit qu’en Colombie-Britannique).
  • Muk­muk est une petite mar­motte ami­cale de l’île de Van­cou­ver qui appuie et encou­rage tou­jours ses amis pen­dant leurs par­ties et leurs courses.

Il devient de plus en plus cou­rant d’avoir plu­sieurs mas­cottes. Ca a com­mencé avec Cal­gary en 1988, suivi par Séoul la même année, avec cha­cun 2 mas­cottes. Dix ans plus tard, Nagano enfonce le clou avec 4 mas­cottes, et puis c’est la défer­lante: Syd­ney et Salt Lake City en ont 3, Athènes et Turin 2, et Pékin en annonce car­ré­ment 5. Celles de Van­cou­ver sont toutes basées sur des légendes abo­ri­gènes, le sas­quatch étant la plus connue.

Main­te­nant que vous ne tenez plus en place, vous pou­vez aller télé­char­ger les fonds d’écran, faire du colo­riage, ou même rem­plir un quizz pour savoir quelle mas­cotte vous res­semble le plus. Ouéééé, trop bien.

Je vous pré­viens, si je ne vois pas un peu plus de com­men­taires sur ce blog, je vais com­men­cer à envoyer des cartes pos­tales vir­tuelles avec des mas­cottes affreu­se­ment mignonnes. Vous êtes prévenus.

25 novembre 2007

Putain, un an

Il y a à peu près un an, j’arrivais à Van­cou­ver et démar­rais ce blog, tout plein de bonnes inten­tions et d’étoiles dans les yeux. Après un pre­mier contact un peu déli­cat, et la décou­verte des joies de la vie dans un hôtel, je me lan­çais à la décou­verte de la ville. Un an plus tard, je peux consta­ter que mes pré­ten­tions blo­guesques d’origine ont fina­le­ment été bien rem­plies. Avec une moyenne de 2 articles par semaine sur la Colom­bie Bri­tan­nique et ses étranges habi­tants1, et des pho­tos pseudo-artistiques2 en plus pour com­bler les trous, je m’épate moi-même (même si je com­mence à accu­mu­ler du retard dans mes idées d’articles).

Je poste rare­ment des choses per­son­nelles, mais le pre­mier anni­ver­saire du blog est l’occasion de faire un pre­mier point, de pro­cé­der à une intros­pec­tion du sujet van­cou­ve­rois, d’analyser mon expé­rience de 12 mois et d’en tirer des conclu­sions certes sub­jec­tives, mais posées et argumentées.

Donc voilà: Van­cou­ver c’est trop méga bien bien.

(oui c’est ma tronche, je porte une robe de chambre, et je vous emmerde)

Non, sérieux, c’est cool comme ville.

Bon okay, vous vou­lez peut-être que je déve­loppe. D’abord, l’environnement est super joli, la lumière est magni­fique, les forêts sont luxu­riantes et les écu­reuils sont sau­tillants. Les gens sont glo­ba­le­ment sym­pa­thiques, et pro­viennent de plein de pays dif­fé­rents, avec les dif­fé­rentes pers­pec­tives sur le monde qui vont avec. On a la mon­tagne et la plage à deux pas, ce qui per­met de s’adonner aux joies du beach-volley, des bar­be­cues, du kayak ou du ski en pre­nant un simple bus3. On trouve des quar­tiers rési­den­tiels super calmes et mignons à deux pas des quar­tiers qui bougent. Le mar­ché du tra­vail, en tous cas dans l’informatique, est bouillo­nant, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans mon sec­teur, les jeux vidéos. Et les van­cou­ve­roises sont bien foutues.

Evi­dem­ment, si vous êtes anthro­po­logue, que vous n’aimez pas les sushis, que vous détes­tez les sports d’hiver et que la pluie vous déprime, vous pour­rez pas­ser votre che­min… mais en ce qui me concerne, Van­cou­ver place la barre assez haut en termes d’exigences à rem­plir pour être mon chez moi.

Bien sûr on peut lui repro­cher tout un tas de choses. On aime­rait plus de bou­tiques, plus de res­tau­rants, plus de lieux cultu­rels, plus de fes­ti­vals, plus de crottes de chien par terre, etc. Mais la ville est encore jeune. Incroya­ble­ment jeune, même. Ca ne veut pas dire qu’elle réus­sira mieux que les autres — pro­ba­ble­ment l’inverse, même, le temps de com­mettre quelques erreurs de jeu­nesse — mais cela veut dire qu’elle bouge, qu’elle se cherche, qu’elle se trans­forme, qu’elle s’adapte. Il faut bien se dire que Van­cou­ver n’a même pas 150 ans. Ca veut dire que, pen­dant que Paris avait déjà vu pas­ser une bonne dizaine de régimes poli­tiques, Van­cou­ver était une col­line avec de l’herbe et quelques huttes Mus­queam. Ca veut dire que pen­dant que Hauss­man s’attellait à d’impressionnants amé­na­ge­ments urbains, des cher­cheurs d’or boueux et des bûche­rons buri­nés allaient boire un coup dans la seule taverne du coin. Ca veut dire que pen­dant que la Tour Eif­fel était en construc­tion, quelques mil­liers de per­sonnes voyaient arri­ver la pre­mière ligne de che­min de fer dans leur ville nou­vel­le­ment constituée.

Le che­min qu’a par­couru Van­cou­ver en à peine plus d’un siècle est incroyable. C’est main­te­nant la 3ème plus grosse ville du Canada, et elle conti­nue de se déve­lop­per de manière ver­ti­gi­neuse, démo­gra­phi­que­ment et éco­no­mi­que­ment. Elle est cou­ram­ment consi­dé­rée comme l’une des meilleures villes du monde par divers cabi­nets d’étude. Elle a tout devant elle, et c’est bien ça son côté fas­ci­nant: son poten­tiel. A quoi va res­sem­bler Van­cou­ver après les Jeux Olym­piques de 2010, et tous les pro­jets d’urbanisme qu’ils amènent? A quoi va-t-elle res­sem­bler en 2020 avec une popu­la­tion qui devrait qua­dru­pler d’ici là? Com­ment l’installation toute récente de Micro­soft va-t-elle affec­ter l’industrie high-tech locale? Est-ce que Brad le Bache­lor va fina­le­ment rap­pel­ler Jenni?

Van­cou­ver est véri­ta­ble­ment une ville vivante en ce sens qu’elle se trans­forme sous nos yeux. Le résul­tat sera peut-être déce­vant — auquel cas on ira tout sim­ple­ment s’installer ailleurs — mais je sais que les pro­chaines années seront assu­ré­ment pas­sion­nantes à vivre.

1 Rappellez-vous les diverses acti­vi­tés inté­res­santes des indigènes.

2 Et fai­sant toutes figu­rer, de manière fort dou­teuse, un ciel bleu. La magie de la tech­no­lo­gie moderne est pro­ba­ble­ment à l’oeuvre.

3 Voire même en vélo pour la moi­tié des endroits.

17 août 2007

La charité, c’est bien, aussi

Pour une rai­son qui m’échappe, il semble que Van­cou­ver soit un endroit qui pas­sionne les gens à ten­dances nudistes. Outre Wreck Beach, la sec­tion de plage qui entoure UBC et qui est l’une des rares plages nudistes nord-américaines (bravo l’exemple pour les étu­diants étran­gers), on trouve tout un tas d’activités à faire à poil.

La Naked Bike Ride est sans doute la plus connue. C’est une mani­fes­ta­tion éco­lo­gique cycliste sur des thèmes du genre “Less gas, More ass” (“Moins d’essence, plus de fesse”) qui, certes, se déroule dans toutes les grandes villes du monde, mais a été fon­dée par chez nous, d’après un concept ori­gi­nal espa­gnol. Et y’en a plu­sieurs par an, hein, notez bien. Si vous ajou­tez à cela les évè­ne­ments orga­ni­sés par NIFTY, Van­Tan ou Skin­ner­Dip­per, des asso­cia­tions de gens qui n’aiment pas trop les vête­ments, ainsi que divers autres trucs fabu­leux comme le Naked Pump­kin Run ou le Bare Buns Run, vous aurez peut-être une idée de l’ambiance locale. Ah ça, la côte ouest, pour le coup, c’est détendu, hein (non pas que ça m’autorise à me bala­der à poil chez moi, pen­sez donc). Quand on me disait qu’ici, on ne se for­ma­lise pas de la tenue ves­ti­men­taire, j’avais pas trop com­pris ça comme ça, en fait.

Mais ce soir, ça rigole plus. Loin de tous ces autres éta­lages de chair vague­ment fraiche et cel­lu­li­tée, ce soir, donc, on a de la qua-li-té. Car ce soir, c’est Be Bare, “The Naugh­tiest Fashion Auc­tion” (“Les Enchères les plus Coquines de la Mode”). Le prin­cipe est simple: des top-models avec des fringues qui coûtent la peau du cul (ha ha) mises aux enchères (les fringues, hein, pas les top-models). Lorsqu’une pièce de vête­ment a trouvé acqué­reur, elle est direc­te­ment enle­vée du modèle, qui se retrouve donc rapi­de­ment en tenue digne de FHM ou Play­boy. L’argent va ensuite à des oeuvres de cha­rité. Parce que la cha­rité c’est bien, aussi. Sur­tout quand on peut voir des tétons dans la foulée.

Vous pou­vez donc vous dou­ter que ça n’est pas par pas­sion du blog que je suis encore ici à vous en par­ler plu­tôt que d’être là-bas en train de prendre des pho­tos avec mon gros objec­tif (bien que ça ne soit pas la taille qui compte, hein, entendons-nous), mais bien parce que je ne savais même pas que ça exis­tait avant aujourd’hui . Mais vive­ment l’an pro­chain, tiens.

Bon, ben du coup, pour me conso­ler, je vais aller mon­trer mes fesses au bal­con. Hop.

21 mars 2007

Pour les personnes qui lisent le flux RSS

Il est pos­sible que l’ordre des articles soit tota­le­ment bizarre. C’est parce que je suis retourné édi­ter des vieux articles pour répa­rer des liens, et mettre à jour les réfé­rences vers les pho­tos. Je crois que dès qu’un article est édité, il réap­pa­rait au début du flux pour que les gens soient noti­fiées des changements.