9 janvier 2010

Le caribou, cet animal charismatique et symbolique

Alors voilà, pour être abso­lu­ment cer­tain que vous ayez assez de sté­réo­types cana­diens en tête pour tenir l’année 2010, je vous pré­sente un cari­bou, cet ani­mal sym­bo­lique et presque syno­nyme de Canada. Enfin sym­bo­lique pour la moi­tié du Canada où on le trouve. Ce qui n’inclut pas du tout Van­cou­ver, ni la plu­part de la pro­vince. Mais bon, je vou­drais pas bri­ser les idées pré­con­çues des gens, hein.

Bref, voilà le cari­bou, ani­mal majes­tueux des plaines du nord:

Caribou

Et voilà un gros plan de ses couilles:

Couilles de caribou

Pas la peine de me remer­cier, mes­dames, mes­sieurs, et bonne soi­rée à tous!

Un peu de clichés Canadiens

En ce moment, avec le bor­del météo­ro­go­lique qu’il y a en Europe, je reçois des mes­sages du genre “ah ils doivent être mieux pré­pa­rés chez toi, vu que c’est le Canada et tout”, ou encore “j’espère que ton reveillon dans le grand nord était sympa, au coin de la che­mi­née! Ici on est pas habi­tués mais on fait avec ce qu’on a”, voire même “Pfiou, je sais pas com­ment vous faites là-bas à Van­cou­ver, parce qu’ici y’a 20cm de neige et je sup­porte déjà pas”.

Gnnnn.

Ghhh­heeeeeee.

Bon.

Ok. Mal­gré plus de 3 ans à essayer d’éduquer ces ignares de fran­çais, je vois que les cli­chés habi­tuels ont la vie dure. Et encore, je vous épargne les 2 ou 3 qui nous demandent si on “chope l’accent”… et non, ils ne parlent pas de l’accent anglais, hein… on a véri­fié. Disons juste qu’ils men­tionnent Celine Dion

(sou­pir)

Mais bon, allez, vu que ça a l’air d’être vrai­ment le bor­del en France, entre les auto­routes blo­quées, les trains immo­bi­li­sés et (oh mon dieu) les matches de foot annu­lés, je vais lais­ser pas­ser… et je vais même (atten­tion soyons fous), vous diver­tir avec quelques pho­tos fai­sant figu­rer votre sté­réo­type cana­dien favori: le bar­ra­qué, sen­suel, bourru et sym­pa­thique bûcheron.

Bucherons sexy

(j’espère que la mythique et incon­tour­nable che­mise à car­reau, ainsi que l’intemporel pan­ta­lon à bre­telles, vous rendent tout chose)

Les pho­tos pro­viennent du spec­tacle de bûche­rons inter­na­tio­na­le­ment connu (soit-disant) que j’avais men­tionné quand je vous avais pré­senté Grouse Moun­tain et ses dif­fé­rentes acti­vi­tés. Et j’ai fran­che­ment pas grand chose à dire sur ce spec­tacle à part que, euh, y’a des bûche­rons, du bois, et divers outils pour cou­per le bois sus-nommé.

Coupage de bois

Ah, et puis diverses acti­vi­tés qui montrent que les bûche­rons, ils savent s’amuser le week-end.

Lancer de haches

Les bucherons ils savent s'amuser le week-end

Ceci dit, le spec­tacle est effec­ti­ve­ment sym­pa­thique. Beau­coup de “blagues de bûche­rons” qui sont en fait rigo­lotes (oui oui, c’est tota­le­ment inat­tendu), et un pas­sage assez sur­pre­nant, voire impres­sion­nant, mais dont je ne par­le­rai pas (ni ne pos­te­rai de pho­tos) car l’effet de sur­prise joue un rôle important.

Allez hop, on ter­mine avec une autre photo d’un des 2 grizz­lis de Grouse Moun­tain.

Grizzli a Grouse Mountain

Bon, voilà. Ca va, vous avez eu assez de cli­chés cana­diens pour tenir jusqu’en 2011?

22 décembre 2009

Les piverts c’est méchant

Ben oui, c’est méchant, ça défonce com­plè­te­ment les arbres.

Arbre defonce

Et voilà le cou­pable. Il est loin parce que j’avais pas mon zoom ce jour-là.

Pivert

7 novembre 2009

Le saumon c’est pas beau, mais les aigles, oui

C’est super bon (sur­tout fumé), mais c’est pas beau. Voyez un peu:

Saumon mort

La photo a été prise au bord de la rivière Har­ris­son, à envi­ron 1h de voi­ture à l’est de Van­cou­ver. Et c’était la loose:

  1. Pour des gens qui habitent dans une région avec autant de sau­mons, et qui en plus en bouffent abon­dam­ment dès que l’occasion se pré­sente, c’était un peu la honte de pas savoir à quoi ça res­semble en vrai (parce qu’entre les des­sins qu’on nous montre dans les livres, et un gros truc moche mort par terre à moi­tié bouffé, y’a une sacrée dif­fé­rence). Ca nous a pris bien 10 minutes de dis­cus­sion pro­fonde pour se rendre compte que, euh, qu’en fait y’avait un pan­neau expli­ca­tif 30 mètres der­rière nous. Merci BC Parks.
  2. Avec une cin­quan­taine de ces gros bes­tiaux échoués sur une plage de 200 mètres de long, et à force d’être bom­bar­dés de mes­sages éco­lo­gistes sen­sa­tio­na­listes par les médias, notre pre­mier réflexe était de cher­cher une grosse usine pol­luante capi­ta­liste. Mais non, en fait, le même pan­neau expli­ca­tif nous informe que c’est bien en octobre/novembre que les sau­mons finissent leur migra­tion. Vous savez, le truc où ils remontent les rivières pour aller bai­ser comme des fous avec plein d’étrangers, et ensuite, pour la plu­part, mou­rir de fatigue avec le sou­rire aux lèvres. De toute évi­dence, on était tom­bés sur un len­de­main de partouze.
  3. Le mois de novembre est, du coup, une super occa­sion de voir des aigles de près parce qu’ils viennent bouf­fer les cadavres échoués des sau­mons. Sauf, bien évi­dem­ment, ce jour là. Pas un seul aigle en vue. La dèche. Et c’était, genre, 5 jours avant le début du Fes­ti­val de l’Aigle Chauve de la Val­lée Fra­ser. Genre, style, genre. Merci bien, les aigles.

Mais bon, c’est pas grave, pas besoin de se taper 1h de voi­ture pour aller voir des aigles, on en a en centre ville. Eh ouais, c’est le Canada, ma bonne dame. Le pays où la nature chie sur votre voi­ture et essaie de tuer votre chat.

Du coup, hop:

Aigle chauve

Je sais pas ce que vous en pen­sez, mais c’est tout de suite un peu plus classe, je trouve. Il s’agit d’un pygarge à tête blanche, plus connu sous le nom d’“aigle chauve”, et encore plus connu comme l’emblème natio­nal des Etats-Unis. Il s’agit d’ailleurs là d’une autre source de raille­rie entre le Canada et nos voi­sins du sud puisqu’on observe géné­ra­le­ment plus d’aigles chauves par ici que par chez eux. Mwouah ha ha, les cons.

La photo a été prise cet été à côté de Vanier Park, où un couple d’aigles a fait son nid. On peut y voir les parents aller et venir, s’occuper de leurs deux petits, et tenir les cor­beaux à dis­tance. La Société Eco­lo­gique de Stan­ley Park recense les nids d’aigles de Van­cou­ver et les sur­veille de près. Par exemple, si un aiglon tombe du nid et se blesse gra­ve­ment, il sera pro­ba­ble­ment rapa­trié chez la Société de Réha­bi­li­ta­tion de Vie Sau­vage, à Delta. Parce que ouais, c’est con un aiglon.

20 octobre 2008

Cygnus

Grande décou­verte ani­ma­lière: les cygnes, ils ont une patte qui leur sort du cul.

Fais moi un cygne

14 septembre 2008

Les écureuils de Central Park

On le savait déjà, mais par ici, ils se font pas trop chier pour don­ner des noms. Donc si y’a un parc situé vague­ment au centre de la ville, hop, ils l’appellent “Cen­tral Park”.

Central Park

Y’a quelques temps, on est allés faire une balade là-bas, et à peine 20 secondes après être entrés dans le parc on aper­çoit des écu­reuils qui courent par­tout. Jusque là, rien de bien excep­tion­nel puisqu’on croise des écu­reuils un peu n’importe où à Van­cou­ver, ainsi que dans la plu­part des autres villes cana­diennes. La dif­fé­rence était que ces écu­reuils là sont vrai­ment super pas farouches du tout com­pa­rés aux autres.

Ecureuil gris

Dix minutes plus tard, on rem­place “pas farouches” par “bêtes affa­mées prêtes à tout”. Appa­rem­ment, les écu­reuils de Cen­tral Park prennent les humains pour des dis­tri­bu­teurs de bouffe ambulants…

What do we want? When do we want it?

En tous cas, si vous vou­lez des pho­tos d’écureuils, c’est l’endroit.

Ecureuil noir

14 août 2008

Sur un fil

Sur un fil

Chez les pigeons, y’a deux clans: ceux qui regardent à gauche, et ceux qui regardent à droite…

6 août 2008

Interlude: pour nous faire pardonner

Bon okay, ça fait long­temps qu’on a pas posté, mais il se passe plein de trucs ces temps-ci, pfiou, je vous raconte pas. Du coup, pour se faire par­don­ner, voilà des pho­tos de raton-laveurs prises au Stan­ley Park.

Allez, si, avouez, c’est mignon un raton-laveur, ça vous rend heu­reux pour la jour­née… Regardez-moi ce petit regard vicieux et stu­pide, cette four­rure dégueu­lasse, et ces griffes pleines de mala­dies affreuses… Aaaah, la majes­tueuse nature cana­dienne, c’est beau.

I Can Haz Cheezburger?

Le cor­beau, un grand rival du raton-laveur: tous deux se battent pour bouf­fer les restes de MacDo dans les pou­belles du parc.

Le Duel

Enfin tout ça c’est bien sympa mais c’est moins fun qu’un bon pigeon pari­sien (je parle des oiseaux, hein). Au moins, c’est facile à cho­per pour don­ner des coups de pied dedans quand on veut se défou­ler (après reflexion, non, en fait, ça marche pour tous les types de pigeons parisiens).

25 mai 2008

Chat Hawaiien

C’est pei­nard, la vie.

Chat Hawaiien

Aloha

En amé­rique du nord, et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur la côte ouest, il y a 2 des­ti­na­tions de vacances appa­rem­ment incon­tour­nables: le trip “je pars avec juste un sac à dos et je fais le tour de l’Europe” (prin­ci­pa­le­ment quand on est jeune, et prin­ci­pa­le­ment pour aller à Amster­dam, si vous voyez ce que je veux dire), et les vacances à Hawaii. Comme on est vrai­ment super dévoués, on s’est sacri­fiés, pour toi, public, et on est allés se faire une semaine de vacances à Maui.

Sur la route de Hana

D’abord, appa­rem­ment, on ne pro­nonce pas “Hawouaille”, mais “Hawouailli”. Par contre, oui, on a bien des fleurs autour du cou quand on arrive à l’aéroport. J’ose à peine ima­gi­ner com­bien d’hectares de ter­rain ont été rasés pour faire place à une culture inten­sive de fleurs à mettre autour du cou des tou­ristes. Mais bon, j’suis content, j’ai eu des fleurs autour du cou. Je suis un gros tou­riste. Youpi.

Si vous y allez en groupe, la grande classe c’est de louer une villa plu­tôt que d’aller à l’hotel.

Villa à Wailea (2)

Entre la pis­cine, la table de billard, les cas­settes VHS de “Sau­vés par le gong à Hawaii”, et (faut pas décon­ner non plus) le wifi, c’était assez gran­diose. Quoi de mieux que de glan­der sur inter­net assis sur une ter­rasse avec vue sur la mer, pro­fi­tant d’une légère brise rafraichissante?

Villa à Wailea (4)

Evi­dem­ment, Hawaii, c’est d’abord la plage. Là des­sus, pas grand chose à dire. Je veux dire, c’est la plage, quoi…

Ouais, bon, okay, l’eau est chaude, super claire, et y’a des petits pois­sons dedans, et tout. Mais le sable est brû­lant comme une baraque à frite, et le soleil tape comme un Mike Tyson bourré à la bière, donc bon…

Plage de Wailea

Non fran­che­ment, Berck Plage, c’est vache­ment mieux.

Windsurfing in Waipio Bay

Allez, en grand prince, je vous l’accorde, c’est vague­ment plus la classe de faire de la planche à voile ou du kite-surf à Wai­pio Bay qu’à Berck Plage… mais à peine.

Kite-surfing in Waipio Bay

Mais je rap­pelle que le Nord, c’est le meilleur dépar­te­ment de France. Voilà. En plus, il parait qu’un récent film fran­çais a remis les ch’tis au goût du jour. Ou plus pré­ci­sé­ment, les a juste mis au goût du jour… je crois pas qu’on ait jamais été au goût du jour avant ça…

Mais bref, reve­nons au pays de Mag­num.

Le Halea­kala Natio­nal Park est situé sur un des nom­breux vol­cans de l’archipel. Quand on arrive en haut (3000m, quand même), on se croit sur Mars, avec la roche vol­ca­nique rouge et la quasi-absence de végé­ta­tion. Ca fait pas très “Hawaii des cartes pos­tales” mais c’est joli aussi, et on ne s’attendait pas à trou­ver un tel paysage.

En vacances sur Mars

On peut aussi avoir un aperçu du “cra­tère” qui n’en est pas un (mais plu­tôt une dépres­sion cau­sée par l’érosion).

Le

Pour­tant, pas loin, sur la route de Hana, la végé­ta­tion est luxu­riante, et res­semble beau­coup plus à ce qu’on peut voir, par exemple, dans la série TVLost”.

Vue depuis la route de Hana

La route de Hana est d’ailleurs assez répu­tée, d’abord pour ses points de vue magni­fiques, mais aussi pour ses 626 tour­nants. Parce que si la route est une auto­route (“Hana High­way”), elle a 1 voie et demi, avec des petits tour­nants tous les 20 mètres. Autant dire qu’on met 3 heures à faire 2 kilo­mètres, sans comp­ter les pauses pour vomir sur le bas côté. Ceux qui font l’aller-retour peuvent aller s’acheter un des divers t-shirts “J’ai sur­vécu à la route de Hana!”. De toutes façons, c’est un cul-de-sac donc vous n’avez pas le choix, une fois là-bas, il faut se reta­per les tour­nants dans l’autre sens. Nous, mal­heu­reu­se­ment, n’avons fait que la moi­tié du che­min, parce qu’on s’y était pris trop tard. Et mal­heu­reu­se­ment aussi, peu de pho­tos sont dis­po­nibles à cause de l’impossibilité de s’arrêter pour en prendre.

A part ça, scan­dale, héré­sie, blas­phème: il fait gris et il pleut à Hawaii! Oui oui (des fois). Et après y’en a qui vont cri­ti­quer Berck Plage… pfff… Enfin du coup, on en a pro­fité pour aller jouer au golf, parce que quitte à res­ter au soleil pen­dant plu­sieurs heures, autant qu’il y ait pas de soleil.

Les sous-doués au golf

Mais même sans le ciel bleu, jouer au golf à Hawaii, c’est la classe (même si le fun vient prin­ci­pa­le­ment des petites voi­tures, en tous cas quand on joue comme un gros naze).

Parmi les autres acti­vi­tés, y’a quelques visites à faire comme un musée du sucre (il y a beau­coup de champs de cannes à sucre), ou l’aquarium, qu’en habi­tués des aqua­riums, on ne pou­vait pas lais­ser pas­ser (et puis c’est cli­ma­tisé à l’intérieur).

Rien de bien trans­cen­dant. Y’a des poissons.

Des poissons

Et des tortues.

Une tortue

Et d’autres pois­sons (atten­tion il est moche, celui-là).

Un poisson moche

Rajou­tez encore un peu de bai­gnade, de la plon­gée sous-marine, et beau­coup de glande et vous avez votre semaine de vacances remplie.

Encore la plage

Voilà… Quelques autres pho­tos sont dis­po­nibles sur Fli­ckr, et j’invite plus par­ti­cu­liè­re­ment les amis et la famille à aller y faire un tour pour pro­fi­ter de plein de pho­tos bonus de nous en maillots de bain (on épar­gnera ça aux autres).

Maholo pour votre visite sur ce site!

Surf cool