28 avril 2011

Gris et bleu

En ce moment, j’adore, la météo tangue entre le beau-temps et la pluie et ça donne des ciels contras­tés incroya­ble­ment beaux. La caméra de mon télé­phone a du mal à cap­tu­rer le moment, mais croyez-moi, c’est joli.

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Pour ceux qui ont oublié leur géo­gra­phie van­cou­vé­roise, la grosse boule avec plein de tra­vaux de réno­va­tion autour, c’est le Science World, une sorte de Palais de la Décou­verte en plus naze. A droite, des gens qui font du bateau-dragon. En bas, de l’eau.

24 avril 2011

Dernières neiges

On est presque en Mai mais y’a encore de la neige sur les mon­tagnes. Les sta­tions de ski de ban­lieue ferment, mais pas de panique, on peut encore faire de la luge en admi­rant la vue.

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A Whistler/Blackcomb par contre, la neige est excep­tion­nel­le­ment bonne pour une fin de sai­son. Ici, au som­met du gla­cier, on croi­rait sur­fer sur du lait…

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16 février 2011

Gastown c’est super trop top cool tendance

La scène de la res­tau­ra­tion van­cou­ve­roise a vu pas mal de hauts et de bas depuis quelques années. La venue de grands chefs New-Yorkais, la crise, les jeux olym­piques, l’évolution de la cui­sine popu­laire… on a vu pas mal de res­tau­rants haut-de-gamme se cher­cher de nou­veaux clients, par­fois en ouvrant cer­tains jours de semaine pour le repas de midi, par­fois en ré-ouvrant avec nou­veaux noms, nou­veaux menus, ou nou­veaux concepts. Les gens font plus atten­tion a leur bud­get qu’avant, et les éta­blis­se­ments cherchent donc d’autant plus à fidé­li­ser ceux qui viennent à leur table via moultes stra­ta­gèmes, de la pré­sence sur Twit­ter ou Fours­quare, à la pré­sen­ta­tion fami­liale et décon­trac­tée, en pas­sant par des plats qui riva­lisent en raf­fi­ne­ment, authen­ti­cité ou rap­port qualité/prix. Et pour faire des éco­no­mies, les res­tau­ra­teurs ouvrent de plus en plus de petits éta­blis­se­ments à Gas­town, le quar­tier “his­to­rique” super ten­dance de Van­cou­ver qui repousse len­te­ment mais sur­ement la fron­tière du Down­town East­side, le quar­tier des SDFs et des dro­gués.

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Gas­town, c’est un quar­tier fabu­leux. Si vous y sor­tez pour la soi­rée, vous pour­rez tour a tour:

  • Ren­con­trer quelqu’un qui sent mau­vais et veut vous vendre du crack.
  • Tra­ver­ser le tour­nage d’une série TV ou d’un film censé se dérou­ler à Seat­tle ou San-Francisco.
  • Croi­ser des top-modèles en talon aiguille qui se rendent dans une boite de nuit trendy, et pro­ba­ble­ment pour un évè­ne­ment VIP-only.
  • Vous faire arrê­ter par un poli­cier qui vous dit de faire le tour du bloc parce qu’une bagarre entre SDFs a dégé­né­rée et y’a le SAMU qui doit arriver.

Mais bon, bref, je vou­lais vous par­ler des res­tau­rants de Gas­town, moi. Parce que si vous vou­lez en ouvrir un trop méga cool d’où que tout le monde veut y venir parce qu’on y a vu Tom Cruise la semaine der­nière, j’ai quelques conseils.

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D’abord, il faut qu’on puisse voir les mecs qui font la bouffe. Il faut que ca ait l’air d’un pote qui te fait ton sand­wich, tu vois (ca te dérange pas que je te tutoie, au fait, hein?). Pas d’uniforme, évi­dem­ment — ça fait plus authen­tique, ça fait euro­péen. Points bonus si le cuis­tot porte un béret ou autre type de couvre-chef qui fait classe mais popu­laire. Et authen­tique. Ah oui et le tablier, il faut qu’il soit propre, mais pas trop: à mi che­min entre “pas de chi­chis entre amis, on peut se refi­ler nos rhumes” et “atten­tion y’a peut-être un ins­pec­teur de l’hygiène qui va venir donc faut pas décon­ner non plus”.

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Ensuite, il faut que les menus soient écrits à la craie sur des tableaux noirs. Les menus a la craie, ça fait authen­tique, ça fait euro­péen. Ca fait genre on change le menu tout le temps parce que bon, c’est un peu tu viens chez nous alors tu manges ce qu’on a fait aujourd’hui. Points bonus si tu mets des noms de fro­mages ou de vins super obscurs.

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La déco doit être bare­bones, genre (tu vois ce que je veux dire?). Déjà, tu ouvres ton resto dans un vieux bâti­ment parce que ça fait authen­tique (et euro­péen), alors il faut qu’on voie les poutres en bois et les cana­li­sa­tions et tout ça (tu peux en rajou­ter exprès si y’en a pas, on en trouve à Ikea). Pour aug­men­ter le ren­de­ment du resto tu mets des super petites tables avec des petites chaises pas confor­tables du tout, et tu en entasses autant que pos­sible dans les 30m2 que t’as. T’inquiètes pas, les gens vont pas râler, ils vont trou­ver que ça fait plus euro­péen, donc c’est bon. Points bonus si en fait t’as juste une seule grande table et tout le monde bouffe ensemble des­sus. Ca fait genre “can­tine”. C’est fami­lial et authen­tique. Voire même: européen.

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Oublie pas aussi de déco­rer avec plein de merdes que t’as trou­vées à la décharge. Rajoute de la bouffe par-ci par-là, genre tu entre­poses tes vieux fro­mages et tes sau­cis­sons à côté des veilles machines que ta grand-mère uti­lise plus parce qu’elle s’est acheté un iPad à Noël. Je t’assure, ca va don­ner un côté… euh… com­ment dire… plus authen­tique? Ou plus euro­péen? Enfin ca va plaire aux gens, crois-moi.

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Oublie pas aussi de te la péter avec un éta­lage de bou­teilles de vin. Y’a rien qui fasse plus euro­péen qu’un éta­lage de bou­teilles de vin.

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Enfin, il faut pas oublier de faire atten­tion aux plats. Ah ben oui parce qu’il faut aussi que ca ait l’air auth… ouais, voila, t’as com­pris. Donc par exemple si tu récu­pères plein de four­chettes et cou­teaux d’occase qui vont pas ensemble, c’est d’autant mieux, ça fait fami­lial. Et puis prends des plats avec de la fonte et de la céra­mique et du bois et tout. Points bonus si tes plats ont des formes tota­le­ment pas fonc­tion­nelles ou ergo­no­miques, mais O-RI-GI-NALES. Les gens vont se foutre de la bouffe sur le pan­ta­lon, mais au moins quand le plat arrive ils font “Ouah, ça c’est une assiette ori­gi­nale! Attends, je prends une photo avec Hips­ta­ma­tic!”. C’est la pre­mière impres­sion qui compte. Et oublie  pas qu’on est trop super à l’opposé de ces grosses chaines de res­tos cor­po­ra­tistes de merde avec leurs mugs qui se res­semblent tous avec le logo de la boite des­sus. On est comme des anar­chistes de la cui­sine fusion, tu vois, mais avec plus de classe, genre jeans mou­lants, iPhone 4, et une carte de membre Green­peace.

Bref, voilà j’espère que ça vous aidera à ouvrir votre resto ten­dance à Gas­town. J’ai pas trop varié les pho­tos (vous y voyez prin­ci­pa­le­ment du Meat & Bread et du Salt Tas­ting Room), mais j’aurais pu vous pho­to­gra­phier du Café Medina, du Brioche, du Alibi Room, ou n’importe quel autre resto rapide dans un rayon de 5 blocs et ça aurait été pareil. Tenez, jusqu’à récem­ment on avait même un resto nommé “So.Cial at Le Maga­sin” — ça vaut son pesant de pros­ciutto, non?

17 janvier 2011

En 2011, tout le monde est gentil

Oui, bon, ça com­mence à faire un peu tard pour sou­hai­ter une bonne année, mais on est encore en Jan­vier donc ça marche… et vous savez que pen­dant la sai­son de ski et de cadeaux, il faut pas trop comp­ter sur moi. Enfin bref, bonne année à tout le monde!

Quelle est donc la bonne réso­lu­tion de 2011? J’en sais rien, perso je prend pas de bonnes réso­lu­tions, mais si vous vou­lez ame­ner un peu du Canada dans votre vie, vous pou­vez déci­der de deve­nir plus gen­til! “Gen­til com­ment?”, allez-vous me deman­der… “Gen­til comme un poli­cier Cana­dien” que je vais vous répondre.

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Vous vous rap­pel­lez peut-être de cette anec­dote d’il y 2 ans, où un poli­cier, nous voyant pico­ler du vin rouge de manière tota­le­ment illé­gale sur la plage, vient nous voir pour nous dire “his­toire que vous soyez au cou­rant, ça, c’est illé­gal ici” et repart aus­si­tôt. Eh bien je peux vous en racon­ter d’autres, des anec­dotes… par exemple, un ami de Seat­tle qui, un peu fati­gué par la route pour venir à Van­cou­ver par le vol en avion pour Cal­gary, enchaine les bourdes rou­tières les unes après les autres. Un poli­cier l’arrête deux ou trois fois de suite, s’excusant à chaque fois: “excusez-moi, mon­sieur, mais vous sem­blez avoir grillé un feu rouge”. Ou “excusez-moi, mon­sieur, j’ai bien peur que vous ne vous soyez engagé dans une rue à sens unique”. Au final, le poli­cier offre de l’excorter jusqu’à son hotel.

Un autre ami, qui se fait cho­per sans titre de trans­port à la sor­tie du Sky­train, donne un faux nom au poli­cier qui décide ensuite d’appeller le cen­tral pour véri­fier son iden­tité, men­tion­nant que si tout est en ordre, il le lais­sera par­tir sans amende. Mon ami s’enterre dans un gouffre de cor­rec­tions à deux balles (“euh, en fait, mes amis m’appellent John, mais mon vrai nom c’est Ernest”), et le poli­cier, après un sou­pir et une deuxième véri­fi­ca­tion avec le cen­tral, le laisse par­tir avec un avertissement.

En par­lant du métro, d’ailleurs, les control­leurs de Trans­link sont les plus gen­tils du monde. En France, les control­leurs ils sont pas cons, ils contrôlent à la sor­tie du train, pour cho­per les malins qui ont voyagé sans payer. J’ai même vu plu­sieurs fois des control­leurs pos­tés der­rière un tour­nant du cou­loir de sor­tie, pour ne pas que les gens dans le train les aper­çoivent et décident de res­ter dans la rame jusqu’à la sta­tion sui­vante, mais avec des offi­ciers habillés en civil au niveau du quai pour jus­te­ment attra­per les per­sonnes ayant un com­por­te­ment sus­pect, genre “je fais demi-tour au der­nier moment”… mais ici non: ils contrôlent à l’entrée. A l’entrée! Et la moi­tié du temps, juste à côté des machines pour ache­ter les billets! Super intel­li­gent, non?

De temps en temps, ils contrôlent à l’embarquement du train, loin der­rière la ligne de vali­da­tion du titre de trans­port, mais même là il est facile de s’en tirer. Par exemple, l’excuse du “oh mince, par­don, j’ai oublié de vali­der mon ticket, je vais aller le faire tout de suite” marche. Si si, j’ai testé pour vous, et quelques autres per­sonnes m’ont dit que ça avait mar­ché pour eux aussi. Trop gen­tils les control­leurs. Et c’est pas qu’ils sont stu­pides, hein… on voit clai­re­ment sur leur visage qu’ils ne vous croient pas, mais c’est juste que, ben, c’est la west coast, quoi. C’est pas grave… cool, gars. Relax. Pas de pres­sion. Wha­te­ver.

Evi­dem­ment, les poli­ciers et les control­leurs ne sont pas 100% gen­tils, faut pas pous­ser non plus. Le Canada c’est le pays des Bisou­nours, mais même chez les Bisou­nours y’a des méchants. Mais j’ai pour l’instant entendu énor­mé­ment plus d’anecdotes du genre “ils sont soit super gen­tils, soit super cons… peut-être les deux” que des anec­dotes du genre “CRS SS sales encu­lés de leur mère”… donc voilà, en 2011, répan­dez bon­heur et joie autour de vous, soyez gen­til comme un poli­cier Canadien!

14 novembre 2010

Cette fois-ci c’est la bonne

Grâce à mon cher ami Pierre, j’ai réussi à ne pas rater l’anniversaire de mon blog pour une fois… Donc, comme le veut la cou­tume: joyeux qua­trième anni­ver­saire à mon blog! Et comme d’habitude, c’est le moment de faire un petit bilan.

Tout d’abord, vous aurez peut-être remar­qué une légère baisse de fré­quence de publi­ca­tion. Entre le nou­veau bou­lot et le gamin qui gran­dit, le temps libre s’est fait plus rare… sans comp­ter mes expé­ri­men­ta­tions capil­laires esti­vales (les amis com­pren­dront). Ma liste d’idées d’articles me fait peur non seule­ment parce qu’elle est longue, mais aussi parce qu’elle contient tout un tas de sujets à moi­tié obso­lètes… enfin à moins que ça ne vous dérange pas de voir, en plein mois de décembre, des pho­tos prises en juillet sur la plage. Bref, je vais essayer de me reprendre dans les pro­chaines semaines, mais une fois que les sta­tions de ski ont ouvert leurs portes, je ne garan­tis plus rien.

On a aussi décidé d’arrêter de ter­gi­ver­ser sur le sujet immo­bi­lier (un sujet qui est par ici chaud comme une baraque à frites, comme on dit dans le Nord) et sommes deve­nus pro­prié­taires pour la deuxième fois… notre empire immo­bi­lier est offi­ciel­le­ment inter­na­tio­nal. Ca veut aussi dire qu’on ne peut plus trop tour­ner autour du pot: on est van­cou­vé­rois… ou bur­na­biens… enfin bref, on est des “locaux”.

La ten­dance de l’année der­nière, où j’entendais de plus en plus de gens par­ler fran­çais dans la rue, s’est pour­sui­vie jusqu’à la fin de l’été. C’était sur­réel, comme ci la moi­tié des cais­sers de super­mar­ché, de bou­lan­gers ou de ven­deurs de maga­sins étaient des PVTistes. L’un d’eux m’a d’ailleurs signalé que les quo­tas de PVT pour le Canada avaient lar­ge­ment aug­menté entre l’année der­nière et cette année, et que c’était sans doute la rai­son d’une telle inva­sion. C’était inté­res­sant de dis­cu­ter une minute par-ci par-là avec eux au détour d’un pas­sage à la caisse, et de récol­ter leurs impres­sions sur Van­cou­ver en quelques phrases courtes, ainsi que leurs rai­sons pour y reve­nir ou pas.

Et pour finir, n’oublions pas la photo de chat. Je sais abso­lu­ment pas pour­quoi j’ai posté une photo de chat l’année der­nière, mais j’avais sûre­ment une bonne rai­son… et qui suis-je pour me contredire?

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3 août 2010

La plage désastreuse

L’été, quand il fait trop chaud, le plus facile pour se rafrai­chir c’est d’aller se foutre à poil sur la plage. Si, si, je vous assure, c’est le plus facile.

A Van­cou­ver, Wreck Beach, située à l’extrémité ouest de la ville juste der­rière l’Uni­ver­sité de Colom­bie Bri­tan­nique, vous offre une vue impre­nable sur l’Océan Paci­fique, les mon­tagnes alen­tours, et les fesses de vos voi­sins. C’est une des plus grosses plages nudistes d’Amé­rique du Nord, mais c’est aussi sur­tout une plage où les hip­pies sur le retour et les jeunes homo­sexuels aiment se libé­rer des contraintes de la société urbaine moderne. Com­prendre: vous ver­rez plus de bites flé­tries que de poi­trines gon­flées par le désir de vivre.

Pour y accé­der vous devrez des­cendre le long de l’un des divers sen­tiers qui des­cendent la falaise du cam­pus de UBC jusqu’au bord de mer. Et par “sen­tier”, je veux plu­tôt dire “escalier”.

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Après un bon nombre de marches, on arrive à la plage. L’escalier n’est pas énorme (j’veux dire, c’est pas le Grouse Grind, non plus), mais il est quand même assez long pour se dire que ça va être dur de se reta­per tout ça après la sieste.

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La plage est lité­ra­le­ment au pied de la falaise. C’est mignonnet.

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Je vous ai épar­gné les pho­tos de gens prises de près, mais je vous confirme, ils sont tous à poil. Le plus étrange c’est qu’on en a vu cer­tains qui sont certes à poil, mais qui gardent quand même leur sens pra­tique: des chaus­sures pour pas se faire mal aux pieds, un cha­peau et un court t-shirt pour pas crâ­mer au soleil, etc… bref, des gens habillés nor­ma­le­ment, à l’exception du slip. Dans un autre registre, men­tion spé­ciale au petit vieux à poil tout frippé qui vend des bois­sons fraiches.

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Comme vous pou­vez le voir, la plage s’enfonce très len­te­ment dans la mer, ce qui la rend très pro­pice au skim­board.

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Sur la plage, vous pour­rez aussi ache­ter diverses bri­coles auprès des quelques hip­pies hon­teu­se­ment capi­ta­listes qui y sont installés.

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Ah oui, petit aver­tis­se­ment: quand vous faites face à la mer, vous pou­vez aller vous bala­der soit à gauche, soit à droite (il y a de nom­breux che­mins de balade à tra­vers la foret de UBC). N’ALLEZ PAS A GAUCHE.

Sûr, à gauche, c’est joli, y’a des petites plages pri­vées et autres coins roman­tiques avec vue sur la mer… mais bon, moi j’dis ça, j’dis rien, y’a des chances de tom­ber sur des scènes inavouables. L’éti­quette de la plage a beau offi­ciel­le­ment condam­ner ce genre de trucs (point numéro 4), on ne peut de toute évi­dence pas mettre l’amour en cage… enfin, sauf s’il est en string à l’intérieur de la cage et qu’il y a de la techno à fond la caisse, mais ça c’est une autre histoire.

17 juillet 2010

La pie qui pète

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Viva Espana

Oui, je sais, y’a pas beau­coup de nou­veaux articles ces temps-ci (trop de bou­lot!), mais pen­dant que c’est encore vague­ment d’actualité, voilà quelques pho­tos des gens qui regar­daient, sur un écran géant sur Gran­ville Street, la finale de la coupe du monde foot­ball – ou “soc­cer” comme ils disent ici, parce qu’apparemment y’a plus de bal­lon et de pied dans le foot­ball amé­ri­cain (où on trim­balle un truc ovale sous le bras) que dans le foot­ball du reste du monde (où on tape un bal­lon rond avec le pied)… aaaah là là, voilà encore un exemple de l’influence néfaste et inévi­table des Etats-Unis sur son pauvre voi­sin isolé du nord… enfin non pas que ça me sou­cie, hein. Moi, le foot­ball, je trouve ça inté­res­sant seule­ment quand Nietzsche joue, de toutes façons. Mais y’en a, ça les tra­vaille, on dirait.

Enfin bref , voilà, y’avait plein de monde sur Gran­ville Street, regar­dant un truc chiant sur un écran géant. Allez com­prendre… (de toutes façons, le foot­ball, c’est gay)

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Encore moins com­pré­hen­sible était le petit groupe de pho­to­graphes (y com­pris votre humble ser­vi­teur) qui fai­saient dos à l’écran et qui se cris­paient sur leurs appa­reils dès que la foule s’emballait…

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…parce que les fans de foot, ils sont presque aussi forts pour faire du cinéma que les joueurs professionels.

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Et tout aussi beaux-joueurs!

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Mais le truc le plus rigolo c’était quand, en début de pro­lon­ga­tions, le flux vidéo fourni par Bell s’est arrêté pen­dant plu­sieurs minutes.

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Les fans étaient pani­qués, et un mec bos­sant pour Rogers, debout à côté de moi, me disait “Toutes les pho­tos qui sont prises en ce moment? C’est la meilleure publi­cité dont je puisse rêver”.

Mais bon, fina­le­ment, l’image et le son ont été réta­blis, et peu de temps après les fans espa­gnols se sont mis debout en criant, pour une rai­son qui m’échappe.

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Et pen­dant ce temps-là, devant la gal­le­rie d’art, y’avait des pauvres gens qui essayaient de mani­fes­ter… triste, non?

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Vous trou­ve­rez quelques autres pho­tos de l’évènement dans mon album Fli­ckr. Enjoy!

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21 juin 2010

On est pas rendu

Le surf, ça se fait aussi debout avec une pagaie.

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Par contre, on est pas rendu.

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15 juin 2010

La complainte de l’expat’ (le retour de la vengeance)

Au prin­temps, à Van­cou­ver, il se passe plein de trucs… non, en fait, je rigole, il se passe pas grand chose.

Mais parmi le peu qui se passe, les van­cou­vé­rois, et plus par­ti­cu­liè­re­ment les expa­triés, se mettent à râler de manière crois­sante sur la météo (un des grands sujets de dis­cus­sion récur­rents). Appa­rem­ment, ils prennent sur eux-mêmes pen­dant l’automne et l’hiver, mais à par­tir de fin avril c’est plus sup­por­table, il faut que ça sorte. Après deux jours de pluie consé­cu­tifs, tout le monde poste géné­ra­le­ment sur Face­book à quel point ils en ont marre de la pluie, et com­ment à Mont­réal ou à Bor­deaux ou à Triffouillix-Sur-Yvettes il fait soleil et 21 degrés, et com­ment vous avez de la chance là-bas parce qu’ici il pleut, et patati et patata. A croire que les gens n’ont rien à faire quand il pleut, quand il neige, quand il fait froid… comme s’il n’y avait d’activités inté­res­santes lorsqu’il fait soleil et chaud.

Mais sur­prise! Cette fois-ci, alors qu’il fai­sait tou­jours moche début juin (on a vrai­ment eu une météo “étrange” cette année), les gens sont deve­nus fata­listes, voire rela­ti­vistes. La râle­rie a fait place à des haus­se­ments d’épaules et quelques remarques sar­cas­tiques, le sou­rire en coin. Les occa­sio­nels jours de soleils sont accueuillis avec joie, et non plus avec des remarques du genre “ah ben c’est pas trop tôt”… bref, je sais pas si c’est la débacle géné­rale euro­péenne à la coupe du monde, ou le fait que même les fran­çais ont leurs limites en ce qui concerne l’endurance en râle­rie, mais les gens semblent être pas­sés à autre chose… ou alors ils se reservent pour l’automne?