vendredi 29 février 2008
Le jeu des différences pas importantes: la lettre au format lettre
En France, on utilise le format A4 pour le papier quotidien. Non, pas le papier toilette, hein, mais le papier pour les lettres. Genre les lettres des impôts, ou les factures de la banque. Bref, des trucs avec lesquels on se torcherait bien, mais qu'en pratique, non. Et puis ça serait assez rèche, quand même.
En amérique du nord, ils sont pas cons. Pour les lettres, il utilisent... le format lettre.
Wouah, dingue, pourquoi on y avait pas pensé avant? C'est si évident, pourtant! C'est comme appeller un parc d'attraction "Playland". C'est juste logique, on peut pas arguer.
En fait, le Canada (et le Mexique, pour le coup) se contente de suivre les Etats-Unis, et utilise leur format "Letter", qui fait 8 pouces et demi par 11 pouces. Dans un système de mesure civilisé, ça fait grosso-modo 215x219mm. Comparé au A4 (210x297mm), c'est donc plus large, et un peu moins haut.
Et là, c'est le drame: vous mettez vos bouquins européens à côté de vos bouquins américains dans votre bibliothèque, et ça s'aligne pas bien. Y'a des livres qui dépassent. Nggghhh.
(oui, je suis maniaque)
Mais c'est encore mieux parce qu'au Canada ils ont la série "P", avec les formats P1, P2, P3, etc., qui correspondent aux formats américains, mais arrondis à des valeurs métriques vaguement rondes. Nggggghhh. Ca dépasse juste un poil. Nnggggghhh. Je vous laisse caser vous-même une blague sur le format P4.
Pour être honnête, la série "A" de format papier, introduit en Allemagne dans les années 20, n'est arrivée qu'à la fin des années 60 en France. A cette époque, les Etats-Unis avaient déjà plus ou moins standardisé leurs formats papier. Mais bon, ça fait quand même tâche, quand le monde entier adopte un standard donné, de bouder dans son coin. Surtout, en plus, quand c'est un format défini avec des pouces, des pieds, et, limite, aussi, mon cul.
En attendant, j'ai des bouquins mal alignés dans ma bibliothèque. Nnngggggh.
lundi 25 février 2008
Crépuscule boréal
Ce week-end, on a été gratifiés d'un coucher de soleil assez remarquable... Comme quoi des fois, avoir un ciel nuageux, c'est bien.
La preuve par photos, du côté du pont de Granville...
Bonne nuit!
Etiquette Canadienne: Pipi, popo, et après, dis "camion"
Aujourd'hui, on va parler de pipi, de caca, et de sexe. Ouais.
C'est pas que ça m'amuse, hein, notez bien1, mais ce blog prétend à documenter les iodiosyncrasies de la culture ouest-canadienne telles que mises à jour par la subjectivité française, via une démarche parajournalistique empirique transpirant de notre quotidien2. C'est pas ma faute si ça inclut aussi le caca, le pipi, et Jessica Alba. Non pas qu'on avait déjà abordé les deux premiers sujets sur ce blog, hein. C'est un hasard. En tous cas, c'est vraiment pas parce que ça me fait glousser comme un débile3.
En France, quand on veut dire qu'on va faire caca ou pipi mais qu'on veut utiliser des termes "politiquement corrects", que ce soit à cause de sa propre sensibilité linguisitque ou de celle des autres, on va utiliser les termes "petite commission" ou "grosse commission". Lorsqu'on parle à un enfant, il est également courant d'utiliser les termes "pipi" et "popo".
Dans la culture anglo-saxone, on parle de "numéro 1" et "numéro 2"... Vous avouerez que c'est quand même assez plat. En plus, ça rappelle les restaurants asiatiques, où on commande bien souvent via le numéro du plat dans le menu. Bon appétit.
Pour le sexe, par contre, c'est beaucoup plus rigolo. En France, à ma connaissance, il n'y a pas d'expression consacrée pour désigner les différents stades d'interaction sexuelle. Il y a certes des expressions plus ou moins courantes, de "faire crack-crack" à "conter fleurette" en passant par le "sport en chambre" et la "bête à deux dos". Mais aucune de ces expressions ne me parait réellement incontournable, et l'usage de tournures imagées est réellement laissé à la discrétion de l'orateur qui pourra, selon sa maîtrise de la métaphore, éblouir son audience avec un "j'lui ai fait bouillir la crevette à en faire une soupe sans rien décortiquer", ou se contenter d'un simple "j'me la suis faite avec un sachet plastique derrière l'immeuble... j'peux l'prouver, ton frangin a pris des photos avec son portable". Et encore, notez que toutes ces expressions désignent l'acte sexuel lui-même, sous-entendant bien souvent la pénétration, ce qui montre qu'en bons Gaulois, on ne s'embarasse pas trop de préliminaires, on a pas que ça à foutre de la journée non plus.
Les américains, par contre, ont une série d'expressions standard empruntées du baseball. Ainsi, la "première base", c'est quand vous avez réussi à décrocher un baiser, de préférence avec la langue (le fameux "french kiss"). La "seconde base", c'est quand vous vous êtes tripotés, mais en restant relativement habillés. Les adolescents y font donc principalement référence pour se targuer d'avoir pu agripper la poitrine de leur petite amie... ce qui nous amène à la "troisième base", où les choses commencent à devenir intéressantes puisqu'il s'agit ici de masturbation mutuelle, de fellation, ou de cunnilingus. Enfin, le "home run" désigne la pénétration, et plus généralement le fait d'avoir fait toutes les folies de son corps, ce qui permet à tous vos potes de vous faire un "high five" en gloussant et en vous proposant une nouvelle bière. Notez que certains ajoutent une "quatrième base", qui n'existe pas au baseball, mais permet de désigner la sodomie.
(je sens qu'il va y avoir plein de gens qui vont atterrir ici après une recherche sur Google, et qui vont être très très déçus)
Il n'y a pas à ma connaissance de version un peu plus typique canadienne, basée par exemple sur le hockey. Mais ça que ça ne vous empêche pas de lancer la mode...
Notez qu'il y a de grands débats philosophiques, principalement aux Etats-Unis, sur la classification des différentes activités sexuelles vis à vis des 3 bases et du home run. Cela vient principalement du fait qu'on considère que la perte de la virginité s'effectue lors du home run. La fellation devrait-elle donc être déplacée de la troisième base au home run? Ca dépend évidemment de la personne à qui vous posez la question (indice: si la personne prend un air choqué quand vous dites le mot "fellation", il est fort probable que, pour elle, la perte de la virginité se place déjà en deuxième base de toutes façons, et qu'en plus, elle ne suit pas la saison de baseball, et ne sais du coup pas du tout de quoi vous parlez).
Moi, ce qui m'amuse dans cette histoire, c'est que les américains aient choisi le baseball pour leur métaphores sexuelles. Rien de plus approprié, si vous êtes francophone, vous ne trouvez pas?
1 Bon en fait si, ça m'amuse beaucoup.
2 Je vais encore me faire engueuler par ma copine parce que j'écris des phrases qui veulent rien dire, moi...
3 Hu hu hu.
samedi 23 février 2008
Loonie Tunes
Les anglo-saxons ont une tradition étrange: ils donnent des petits noms à leurs pièces de monnaie. Les mauvaises langues vont dire que c'est à cause des américains qui sont si amoureux de leur argent, mais la pratique vient en fait d'Angleterre, et remonte à assez loin.
Quand on habite dans un pays anglo-saxon, il est bon de connaître au moins vaguement le nom des pièces de monnaie car les commerçants locaux vont souvent vous parler en ces termes ("vous n'avez pas un quarter pour arrondir?"), plutôt qu'en termes de valeurs ("vous n'auriez pas 25 centimes pour arrondir?"). Voilà donc un petit guide illustré qui vous permettra de ne pas passer pour un touriste idiot à la caisse.
La pièce la plus commune, et la plus connue, est le "loonie", la pièce de 1 dollar. Elle tient son nom de l'oiseau représenté sur une des 2 faces, un Grand Plongeur du Nord (Gavia Immer de son nom scientifique), et plus communément appellé "Common Loon". On voit cet oiseau tout le temps dans le coin. C'est aussi un jeu de mots puisque "looney" en anglais désigne une personne mentalement déficiente, ou plus généralement quelque chose de complètement loufoque. Encore une preuve que les canadiens ne se prennent pas vraiment au sérieux, et une occasion de plus pour nos voisins du sud de se moquer...
Notez que le terme "loonie" est réellement institutionnel, à tel point que les journaux économiques font état du "cours du loonie" pour désigner la valeur courante du dollar canadien.
Les français canadiens parleront de "piastres" (prononcez "piasses"), même si le terme francophone officiel est le "huard".
De manière peu surprenante, la pièce de 2 dollars est appellée le "toonie", soit une fusion de "two" ("deux") et "loonie". On peut aussi apprécier la référence aux "toons" (diminutif de "cartoons", soit "dessin animés", et principalement utilisé pour désigner un personnage issu de ce médium), qui était déjà présente avec le "loonie", via les "looney tunes" qu'on ne présente plus. Le terme "toonie" est toutefois très rarement utilisé.
La pièce de 25 centimes de dollar est appellée le "quarter", ce qui est, vous avouerez, assez convenu étant donné sa valeur.
Les français canadiens ne doivent pas savoir compter puisqu'il parait qu'ils appellent cette pièce "trente sous" (pour des raisons historiques, soit)... mais je ne me souviens pas avoir entendu ça du temps ou on était à Montréal, donc je doute que ça soit vraiment utilisé. Les lecteurs résidant au Québec pourront confirmer ou infirmer tout ça dans les commentaires...
La pièce de 10 centimes de dollar est appellé "dime". Et personnellement, je trouve que le fait qu'elle soit plus petite que la pièce de 5 centimes est très déconcertant, surtout au début. De toutes façons, seule la taille des pièces permet de différencier le quarter, le dime et le nickel dans le porte-monnaie, ce qui est moins efficace que les pièces d'euro, qui utilisent aussi différentes épaisseurs et différentes textures de tranche.
La pièce de 5 centimes de dollar est appellé "nickel", mais il n'y a presque plus de nickel dedans depuis le début du siècle1.
Enfin, la pièce de 1 centime de dollar est appellée "penny".
Notez que les termes "quarter", "dime", "nickel" ou "penny" se retrouvent dans la plupart des pays anglophones, de l'Angleterre à l'Australie en passant par l'Amérique du Nord.
Maintenant, avant qu'on me pose la question, non, à ma connaissance, les billets n'ont pas de petit nom. Par contre, il existe des termes comme "grand", qui désigne un multiple de 1000. Ainsi, si vous achetez 2kgs de cocaïne, ou louez les services de 3 prostituées de luxe pour la soirée, vous devrez aligner 12 grands, soit 12000 dollars. Enfin non pas que j'y connaisse quoique ce soit en drogue ou en prostituées, hein, c'était juste un exemple comme ça. Surtout qu'en plus, y'a toujours un gars qui vient vous tabasser à la fin de la soirée pour vous demander le double, juste comme ça, parce qu'il est méchant... alors bon, franchement...
Voilà, vous êtes maintenant parés pour faire l'appoint!
1 Le 21ème. Vous savez? Celui dans lequel on est maintenant?
jeudi 14 février 2008
Enchaînés
Spéciale dédicace "Saint Valentin".
Ouais, l'amour, c'est comme être enchaîné avec une grosse chaîne rouillée qui donne le thétanos. Je suis trop romantique, je sais, ça me perdra.
Si vous vouliez une image un peu plus romantique, c'est par ici que ça se passe. Ah non, merde, je voulais dire par là. Et puis oubliez pas les loutres de l'aquarium de Vancouver, aussi, elles sont toujours mimi comme tout.
Fais les baggages, chérie, c'est une ville de ploucs
Le Orpheum Theatre, c'est une salle de spectacle du centre ville polyvalente, hébergeant concerts de musique classique ou de trash-métal, pièces de théâtre, opéras, et les trucs où y'a des gens en tutu qui courent d'un bout à l'autre de la scène.
Enfin bref, l'Orpheum est doté à la fois d'un Starwalk et d'un Starwall. Le Starwalk, c'est un bout de trottoir dans lequel sont incrustées des plaques figurant des noms de gens célèbres. Enfin célèbres, c'est beaucoup dire, j'en connais aucun. Le Starwall, c'est la même chose, mais sur un mur.
Là où je veux en venir, c'est que le Starwall de l'Orpheum, il est planqué derrière le batiment, à côté de la sortie des artistes, avec 8 plaques censées récompenser les "Favoris de Vancouver" qui, je cite, "ont capturé le coeur des vancouverois à travers de fréquentes visites locales".
Le problème, c'est qu'on y trouve la plaque suivante:
Aaaaaaaarrgggh!
Bon, okay, ça ferait plaisir à mon papa et, rendons à César ce qui lui appartient, Nana Mouskouri serait de toutes façons l'artiste femme la plus vendue au monde, avec entre 250 et 350 millions de disques à son actif, devant Céline Dion, qui en a "seulement" 200 millions (ce qui n'empêche pourtant pas sa maison de disque de la déclarer artiste N°1 de toute l'histoire de l'univers).
Donc bref, Nana, elle peut bien avoir son nom sur un plaque sur un mur à côté d'une sortie incendie d'un théâtre perdu quelque part dans une forêt de l'ouest Canadien... mais pour un Français moyen ayant la trentaine, Nana Mouskouri, c'est quand même l'essence des "trucs nazes que mes parents écoutent", donc bon, ça fait un choc, quand même.
Allez hop, il faut combattre le feu par le feu. Et en allemand, histoire d'être sûr que ça marque.
lundi 11 février 2008
On s'en lasse pas
Enfin vous, vous allez peut être vous en lasser assez vite, mais re-voilà une série de photos prises pendant une récente journée à Cypress Mountain. J'en remets parce que comme on y accompagnait les grands débutants que sont Elodie et Sylvain, j'avais comme qui dirait plein de temps pour prendre des photos... (enfin moi j'dis ça, j'dis rien, hein!). Et puis en plus, ça vous rappelle pourquoi la fréquence et la profondeur des articles est dramatiquement en baisse depuis le début de la saison...
En plus, y'avait de la bonne neige fraiche...
Y'avait aussi des arbres morts, mais ça, on s'en fout un peu.
Et bien sûr, l'incontournable coucher de soleil...
A la prochaine!
samedi 9 février 2008
Etiquette Canadienne: Distances de sécurité
Vous le savez déjà probablement, mais les anglo-saxons ont des comportements sociaux grandement différents des comportements français. Le phénomène le plus connu est le "hug", cette embrassade que vous voyez régulièrement dans les films et séries américains. Y'en a même qui en offrent gratuitement dans la rue...
Mais bon, récapitulons d'abord la situation telle qu'elle est en France. Quand vous êtes un mec, et que vous dites bonjour, vous serrez la main aux mecs et vous faites la bises aux filles. Sauf pour les amis très proches et la famille, là vous faites la bise. Si vous êtes une fille, vous faites la bise à tout le monde. Sauf au bureau. Au bureau, tout le monde se serre la main. Sauf les collègues hommes/femmes qui sont assez proches pour se faire la bise, ce qui permet d'assister à ces petits moments légèrements tendancieux autour de la machine à café où une fille fera la bise à certains et serrera la main à d'autres. Rajoutez à cela les gens qui font 2, 3, voire (les fous) 4 bises, et c'est le bordel.
A Vancouver, c'est à la fois plus simple, et à la fois plus compliqué.
Entre le spectre du harcèlement sexuel qui plane au Sud du pays, la chaleureuse et gauloise tradition Anglaise comme parenté, les gens ont simplement tendance à se dire "Hey" de loin pour se dire bonjour au bureau. Les poignées de main sont rares, réservées aux occasions comme un retour de vacances ou un client important. Par contre, vous pouvez tout d'un coup vous retrouver embarqué dans un hug avec un ou une collègue pour les occasions exceptionnelles, genre la fête de Noël ou le Nouvel-An. Hop, interro surprise: votre chef revenu de vacances veut vous souhaiter la bonne année, que faites vous? Vous avez 2 secondes pour vous décider, tic tac tic tac!
En privé, c'est plus compliqué. Y'a les Canadiens vaguement Québecois sur les bords, ou les amoureux de la France, qui vont s'empresser de vous faire la bise. Y'a les anglo-saxons émotifs qui vont vous faire des hugs. Et y'a toutes les autres nationalités qui, de toutes façons, ne savent pas vraiment comment ça se passe dans votre culture et gardent donc leurs distances pour ne pas vous mettre mal à l'aise, se rendant compte 2 minutes plus tard qu'en fait, vous faites la bise comme chez eux. Interro surprise: votre ami Danois vous présente sa femme, que faites vous? Tic tac tic tac.
Maintenant, il s'agit de se rappeller comme fonctionne tout le monde...
Nos amis turcs ils font la bise ou ils serrent la main déjà? Merde, non, le Kenyan il serre la main, par contre, et ses copines elles font des hugs. Enfin seulement les Américaines. L'Israëlienne, non, je crois. Elle fait 3 bises. Ou 2. Merde. Bordel... Bon, écoute, on se ramène, on fait "Salut tout l'monde!" de loin, et on fonce sur les petits fours. On va pas s'emmerder non plus, de toutes façons les Français sont censés être malpolis, alors voilà.
Non sérieux, c'est compliqué la vie à Vancouver... surtout qu'en plus, on sait très bien comment il faudrait se dire bonjour...
vendredi 1 février 2008
Cypress by sunset
Cette 3ème et dernière partie de ma série d'articles sur le ski en journée à Cypress, j'aimerais la dédicacer à mon pote Pierre.
Pierre, c'est un gars qui aime faire des photos. Et quand il prend des photos, c'est bien souvent soit pour trouver de l'art abstrait dans la nature, soit pour prendre des couchers de soleil. Mais Pierre, aussi, il adore le ski. Il est donc normal que je lui dédicace cet article dédié aux couchers de soleils en faisant du ski1!
Lorsque les rayons de soleil s'infléchissent, Bowen Island se met à contre-jour, et les lumières des habitations apparaissent.
Puis la tranche de mauve, parfois presque rose, caractéristique des soirées vancouvéroises, fait son apparition.
Et enfin, le soleil se couche, faisant appraître clairement en contre-jour l'Ile de Vancouver, habituellement dissimulée par l'humidité de l'océan.
Pendant ces quelques minutes magiques, tous les skieurs sont arrêtés et prennent des photos, que ce soit avec un réflexe numérique haut de gamme, un vieil argentique, ou un téléphone portable. En l'espace d'une heure, jai bien dû avoir une demi-douzaine de personnes me demandant de les prendre en photo avec leur appareil. Le reste du temps, on échange commentaires et conseils entre photographes amateurs.
Une fois le soleil disparu, ça n'est pas tout à fait fini car on skie avec l'athmosphère très particulière de l'arrivée de la nuit. L'horizon flamboie encore d'un dégradé de couleurs vives alors que, localement, la luminosité est quasi-nulle, exception faite des endroits éclairés le long des pistes.
Je tiens quand même à préciser qu'il faisait particulièrement froid le jour où j'ai pris ces photos, et que j'ai dû souffrir pour vos beaux yeux... parce que pour faire des photos un tant soit peu jolies, il faut aller tout en haut de la montagne, là où y'a une vue dégagée mais un maximum de vent, et en plus il faut faire des réglages sur son appareil, ce qui requiert de courageusement enlever ses gants, ce qui vous glace les doigts en vous fissure la peau (j'ai un pansement pour le prouver, même si ma copine se moque de moi!). Enfin, vers la fin, j'ai arrêté de faire les réglages et je gardais les gants, non mais.
Eh ouais, c'est dur la vie du photographe amateur. Bou hou.
1 Pour les non-initiés, l'heure traditionnelle de fermeture pour les stations de ski est aux alentours de 16h, donc bien avant la nuit.
Cypress by day (2ème partie)
Après vous avoir montré les bases du ski de jour à Cypress dans un article précédent, j'aimerais m'attarder sur un petit détail que je trouve rigolo. Vous savez qu'on se tape plein de pluie et de neige par ici pendant l'hiver, et tout ça s'accumule sur les pauvres petits arbres.
Ca leur donne des formes, euh, qui font penser à des trucs...
Oui, j'ai une imagination débordante, et le niveau de maturité d'un gamin de 12 ans...
Mais surtout, ça donne des paysages bizarres, avec des sortes de colonnes de neige difformes.
Je trouve ça très irréel, personnellement, surtout quand la station est quasi-déserte.
Cypress by day
Ouais, encore un article sur le ski, je sais, mais bon, ne pas poster sur le ski à Vancouver, ça serait comme ne pas poster sur le surf à Sydney, ou les petites culottes à Tokyo. Et puis je vous avais seulement montré le ski de nuit, par temps dégagé et par temps couvert, donc il fallait bien que je vous poste les photos de jour.
Sans grande surprise, on a rapidement une vue sur la ville.
Par contre, l'intérêt du ski de jour, c'est surtout qu'on peut voir l'océan.
Franchement, skier avec une vue sur le Pacifique, c'est quand même la belle vie.
Mais la bonne surprise, c'est la vue qu'on a de l'autre côté, lorsqu'on est en haut des pistes. En effet, on y voit les Lions (Bowen Island, Gambier Island, et autres petites îles) dans le Détroit de Howe, c'est très mignon.
Et voilà ce qu'on voit quand on est tout en haut de la station.
C'est plus intéressant que l'océan, parce que bon, finalement, l'océan c'est vide est plat, quoi. Là y'a des trucs à regarder, c'est mieux.
Et puis sinon, je trouve que c'est aussi migon quand on est tout en bas.
Ah ça, non, on manque pas d'arbres dans la région.
Photos indisponibles
Comme vous pouvez le constater, la plupart des photos récentes sont indisponibles. Ces branquignoles de chez Zooomr sont en train de mettre à jour et de migrer leurs serveurs, et comme d'habitude il y a des problèmes. Comme les photos nouvellement rajoutées ne sont pas impactées, je vais vous balancer 3 articles à la suite qui poireautaient jusqu'à maintenant dans mes brouillons histoire de remplir la page d'accueil avec autre chose que des carrés blancs avec un "unavailable" au milieu.
Comme quoi, c'est sympa de soutenir les petites boites indépendantes qui utilisent des logiciels libres, mais au bout du compte, on serait mieux chez des gros capitalistes comme Flickr.






































