5 juillet 2008

Jazz, côté ouest

A Van­cou­ver, y’a pas grand chose à faire, il parait, et les gens regardent bien sou­vent les acti­vi­tés cultu­relles des villes des pro­vinces de l’est en sou­pi­rant. Mais de temps en temps, miracle, il se passe un truc.

Par exemple, mi-juin, il y a eu le Fes­ti­val d’Eté Fran­co­phone (et par “fran­co­phone”, on veut dire “qué­bé­cois”). Pas la peine d’en par­ler ici, Elo­die et Sté­pha­nie s’en sont déjà occupé. Par contre, juste après, c’était le Fes­ti­val Inter­na­tio­nal de Jazz de Van­cou­ver.

Five Alarm Funk

Comme tout le monde connait celui de Mont­réal (même s’il y en a plein d’autres), je vais vous faire un petit comparatif.

Comme à Mont­réal, ça dure à peu près 2 semaines (celui de Van­cou­ver est un poil plus court, et com­mence quelques jours plus tôt), et les orga­ni­sa­teurs ont ten­dance à consi­dé­rer une défi­ni­tion extrê­me­ment large du terme “jazz”. Il y a des scènes gra­tuites en plein air ou dans des bars, et des concerts payants dans des salles de spec­tacle ou des clubs. Dans les deux cas, ca fait envi­ron 30 ans que ça dure, et dans les deux cas, l’association qui s’occupe du fes­ti­val offre éga­le­ment tout un tas d’autres concerts (payants et gra­tuits) le reste de l’année.

Celui de Mont­réal est par contre beau­coup plus gros et renommé. 500 concerts cette année pour Mont­réal contre 400 pour Van­cou­ver, mais (et c’est ça qui nous inté­resse parce qu’on est des gros rapiats) 350 gra­tuits pour Mont­réal, contre seule­ment 150 gra­tuits à Van­cou­ver. Beau­coup plus de scènes en plein air à Mont­réal, éga­le­ment, et lit­té­ra­le­ment 5 fois plus de monde!

L’organisation est dif­fé­rente, éga­le­ment. A Mont­réal, toutes les scènes sont les unes à côté des autres en centre-ville. C’est un bor­del infâme et toutes les rues sont bou­chées, mais on peut se bala­der faci­le­ment d’une scène à l’autre. C’est aussi pra­tique de se dire “le fes­ti­val de jazz, c’est par là”, et ne plus se poser de ques­tion après.

A Van­cou­ver, le fes­ti­val de jazz est éclaté dans plu­sieurs endroits. C’est moins pra­tique puisque ça empêche les gens de pou­voir se bala­der sim­ple­ment d’une scène à l’autre à la recherche d’un truc écou­table. Mais de toutes façons, les scènes gra­tuites en plein air se suc­cèdent — elles ne sont actives que quelques jours cha­cune, donc pas de regrets, on ne peut même pas vrai­ment se bala­der voir s’il y a autre chose. On se pose, et si ce qui passe ne nous plait pas, il ne reste plus qu’à se ren­sei­gner sur les concerts en inté­rieur, ou à ren­trer chez soi. Par contre, les lieux choi­sis pour les scènes en plein air se lisent comme un guide tou­ris­tique de Van­cou­ver. Gas­town, Gran­ville Island, Yale­town, Cam­bie Vil­lage, West End, etc. Au moins, on est assis dans un grand parc ou dans un quar­tier avec un mini­mum de charme, là où à Mont­réal on est debout dans la rue au milieu de vieux immeubles moches. Par contre, il faut réflé­chir quand on part de chez soi pour savoir où aller en fonc­tion du jour, et ça, réfle­chir, moi j’aime pas.

Allez hop, l’année pro­chaine, j’essaierai de vous prendre plus de pho­tos. En atten­dant, Five Alarm Funk, c’est bon, mangez-en.

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