J'ai une réunion entre midi et deux
Dans la série des trucs que je mets en retard sur le blog, on peut compter le Festival International du Film de Vancouver, ou VIFF pour faire plus court, qui s'est terminé vendredi dernier après 3 semaines de projections non-stop.
Pour cette 26ème édition (ouah, je parle presque comme un vrai journaliste, moi) étaient attendues plus de 150.000 personnes, pour presque 600 diffusions de 350 films venus d'une cinquantaine de pays (et oui, comme un vrai journaliste, je me contente de paraphraser les infos du communiqué de presse, mais avec des erreurs et du biais1). Les diffusions sont réparties dans plusieurs cinémas de centre ville, dont le Granville Empire 7, l'IMAX de Canada Place, ou le Pacific Cinematheque.
Les films étaient cette année regroupés en plusieurs catégories:
- Des trucs sur le climat et autres problèmes environnementaux, soit donc des documentaires déprimants qui vous donnent mauvaise conscience pour 2 semaines.
- Des essais, documentaires, et autres oeuvres non fictionnelles sur n'importe quel sujet, soit donc des trucs chiants qui parlent de machins dont on se fout complètement.
- Des long, moyen et court-métrages Canadiens, parce que bon, faut quand même avouer qu'à part dans des festivals canadiens, ils ne risquent pas vraiment d'être diffusés ailleurs...
- Une catégorie intitulée "Cinéma de notre temps", une poubelle pour tous les films indépendants obscurs produits ces 2 dernières années et qui manquent tellement de scénario qu'on peut même pas leur trouver une catégorie bien définie.
- Une catégorie intitulée "Tigres et Dragons", parce que les films indépendants obscurs asiatiques sans scénario sont tellement nombreux qu'il fallait une deuxième poubelle pour tous les mettre.
- Et enfin, mais non des moindres, "lumière sur la France", avec le fabuleux, l'unique, le controversial et profond cinéma français.
En pratique j'ai été voir 4 films, la plupart du temps en m'eclipsant ni vu ni connu du bureau pendant 2 heures, et si la qualité est, comme toujours dans ce genre de festival, fortement aléatoire, je me dis que j'essaierai de voir plus de films l'année prochaine. Parce que mine de rien, dans une salle de cinéma, on est au sec...

Bon, maintenant, pour rattraper, il va falloir que j'aille voir un film avec des filles à gros seins, des explosions, et des effets spéciaux...
1 Il y a eu en pratique plus que les 575 diffusions annoncées, grâce aux nombreuses diffusions additionnelles de dernière minute.
2 Un FAP, c'est un film appartenant à cette catégorie très spéciale qui ne passe que dans les cinémas de quartier, pendant 2 jours, uniquement à 22h. L'archétype du FAP, c'est un film hongro-suédois en noir & blanc, entièrement filmé sur un tarmac d'aéroport, avec 3 personnages, dont l'un est muet. Il y a 4 répliques en tout, et la critique Télérama utilisera les termes "jouissif", "humour décalé" et "palimpseste", parfois dans la même phrase. Commencé en 1963, il faudra à l'auteur-réalisateur Ivan Boushiesky 5 longues années pour achever son chef-d'oeuvre, à cause du manque de budget, du suicide de son collaborateur et ami Vladimir Peroschpov en 1964, et d'une infection urinaire aggravée , suivie d'une diarrhée explosive, 6 mois plus tard. Enfin bref, vous voyez le genre.
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