jeudi 18 octobre 2007

J'ai une réunion entre midi et deux

Dans la série des trucs que je mets en retard sur le blog, on peut compter le Festival International du Film de Vancouver, ou VIFF pour faire plus court, qui s'est terminé vendredi dernier après 3 semaines de projections non-stop.


Pour cette 26ème édition (ouah, je parle presque comme un vrai journaliste, moi) étaient attendues plus de 150.000 personnes, pour presque 600 diffusions de 350 films venus d'une cinquantaine de pays (et oui, comme un vrai journaliste, je me contente de paraphraser les infos du communiqué de presse, mais avec des erreurs et du biais1). Les diffusions sont réparties dans plusieurs cinémas de centre ville, dont le Granville Empire 7, l'IMAX de Canada Place, ou le Pacific Cinematheque.

Les films étaient cette année regroupés en plusieurs catégories:

Bon okay, je me moque, je me moque, c'est pas gentil. Mais j'aime bien me moquer du cinéma indépendant et des FAPs2.

En pratique j'ai été voir 4 films, la plupart du temps en m'eclipsant ni vu ni connu du bureau pendant 2 heures, et si la qualité est, comme toujours dans ce genre de festival, fortement aléatoire, je me dis que j'essaierai de voir plus de films l'année prochaine. Parce que mine de rien, dans une salle de cinéma, on est au sec...


Bon, maintenant, pour rattraper, il va falloir que j'aille voir un film avec des filles à gros seins, des explosions, et des effets spéciaux...


1 Il y a eu en pratique plus que les 575 diffusions annoncées, grâce aux nombreuses diffusions additionnelles de dernière minute.

2 Un FAP, c'est un film appartenant à cette catégorie très spéciale qui ne passe que dans les cinémas de quartier, pendant 2 jours, uniquement à 22h. L'archétype du FAP, c'est un film hongro-suédois en noir & blanc, entièrement filmé sur un tarmac d'aéroport, avec 3 personnages, dont l'un est muet. Il y a 4 répliques en tout, et la critique Télérama utilisera les termes "jouissif", "humour décalé" et "palimpseste", parfois dans la même phrase. Commencé en 1963, il faudra à l'auteur-réalisateur Ivan Boushiesky 5 longues années pour achever son chef-d'oeuvre, à cause du manque de budget, du suicide de son collaborateur et ami Vladimir Peroschpov en 1964, et d'une infection urinaire aggravée , suivie d'une diarrhée explosive, 6 mois plus tard. Enfin bref, vous voyez le genre.

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