11 septembre 2007

Le jeu des différences pas importantes: le bus

Bus pour UBC

Ici, il y a plein de vieux bus moches. Ils sont pro­ba­ble­ment moins renou­ve­lés qu’en France à cause du manque de jeunes de ban­lieues éner­vés pour les brû­ler. Heu­reu­se­ment, avec les machins olym­piques de dans 3 ans, on va avoir plein de nou­veaux bus et plein de nou­velles lignes.

Enfin bref, l’une des dif­fé­rences pas impor­tantes, c’est la façon de deman­der l’arrêt du bus. On tire une corde qui court le long des parois.

Corde d'appel

Dans les bus récents, il y a aussi des bou­tons comme on a l’habitude dans l’hexagone, mais la corde est quand même là.

A part ça, ils sont super radins en termes de plans. Pas de plan aux arrêts de bus. Pas de plan dans le bus. Rien. Il faut soit avoir foi en son des­tin, soit connaitre un mini­mum de géo­gra­phie van­cou­ve­roise, soit, et c’est le plus cou­rant, se ren­sei­gner auprès du chauf­feur. Et Glo­ria Hosanna, à part quelques rares excep­tions, j’ai tou­jours vu des chauf­feurs sym­pa­thiques qui aident de manière fort pro­fes­sion­nelle les pas­sa­gers inquisiteurs.

  • Bou­din

    Ah, t’en as loupé une autre: les portes s’ouvrent auto­ma­ti­que­ment quand tu des­cends sur la marche. Ça occa­sionne de grands moments de soli­tude quand tu hurles au chauf­feur d’ouvrir la porte et qu’il t’explique avec un brin de las­si­tude dans la voix qu’il suf­fit de mar­cher des­sus pour que ça ouvre. Tu passes vrai­ment pour un bon tou­riste et tout le bus se fout de tagueule.

  • Ludo­vic

    Ah oui tiens, merde, je l’avais oublié celle-là.

    Dans mon cas, c’était un petit vieux qui s’est levé en fai­sant cra­quer ses genoux trem­blants, et qui m’a pointé d’un doigt décharné un pan­neau situé à peu près au niveau de mon front. Le pan­neau disait, en jaune quasi-fluo sur fond noir, “DESCENDEZ SUR LA PREMIERE MARCHE POUR QUE LA PORTE S’OUVRE”.

    Mon cer­veau avait dû effa­cer ce grand moment de soli­tude de ma mémoire.

  • gran’mama

    Comme quoi la grande mon­dia­li­sa­tion et son cor­tège d’uniformisation n’est pas encore pas­sée dans vancouver.

    La grande mode, en France, avec sa gen­tille touche éco­lo­gique, c’est de mettre des bus “propre”, c’est à dire rou­lant au GAZ NATUREL, ou le nec plus stu­pide, au “Bio” car­bu­rant( avec du colza et autres herbes). je ver­rais bien le canada se mettre aussi au “bio”, sous la pres­sion de son lobby agri­cole (les immenses céréa­liers des plaines centrales).

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