25 avril 2007

Le jeu des différences pas importantes: le retour de la file d’attente

Vous vous rap­pel­lez peut-être que j’ai récem­ment abordé le pro­blème des files d’attentes Cana­diennes. Eh bien lors de notre der­nier week-end de glisse, j’ai pu consta­ter une dif­fé­rence cho­quante dans les files d’attentes aux remon­tées mécaniques.

En France, c’est simple, y’a des bar­rières qui concentrent les gens jusqu’à n’avoir plus que le nombre néces­saire de per­sonnes pour le télé-siège. En fonc­tion des gens qui grugent, et de ceux qui veulent res­ter en groupe, les télé-sièges sont plus ou moins remplis.

Par ici, dans un souci écoeu­rant d’optimisation mondialo-capitaliste du ren­de­ment des télé-sièges per­met­tant de mini­mi­ser l’attente de la clien­tèle et ainsi de maxi­mi­ser le fac­teur éco­no­mique de cette énorme machine mar­ke­ting qu’est une sta­tion de ski, on trouve une petite file d’attente sup­plé­men­taire sur le côté. Il s’agit de la file des “singles”, à savoir les gens tous seuls. Cette file rejoint la file prin­ci­pale à la fin, et per­met ainsi de com­plé­ter tous les télé-sièges, s’assurant de leur plé­ni­tude. Euh, de leur plein­ti­tude. Enfin du fait qu’ils soient pleins, quoi (c’est moi ou il manque des mots à la langue française?).

C’est hon­teux. Du coup on se retrouve à côté de gens qui vous sortent des “oh bah il fait beau aujourd’hui”, ou encore “c’est la pre­mière fois que je viens par ici, c’est sym­pa­thique”, voire même “eh, gars, ça te dit de s’amuser à cra­cher sur les gens qui passent en des­sous?”. Alors qu’on pour­rait se la cou­ler douce à 3 sur un truc pour 5, à se prendre en photo et à chan­ter des chan­sons Savoyardes. Mais non. Du coup, on est à 5 sur un truc pour 5, et, euh, on se prend en photo, et on chante des chan­sons Savoyardes. Bah, c’est pas plus mal, ça exporte la culture fran­çaise, tiens.

7 réponses à “Le jeu des différences pas importantes: le retour de la file d’attente”

  1. Pierre dit :

    Sans comp­ter sur tes­ter des incon­nus sur leur apti­tude à recréer l’orchestre du Mup­pets Show à la bouche…

  2. Bertrand dit :

    Et encore, le plus écoeu­rant est le petit Hit­ler d’opérette qui orchestre la file d’attente en com­po­sant les groupes pour s’assurer que tous les sièges soient rem­plis. Je ne parle même pas de la dis­ci­pline avi­lis­sante des skieurs qui se prêtent ser­vi­le­ment à ce petit jeu.
    C’est bien simple, depuis que j’habite ici, on ne m’a mar­ché sur les skis qu’une fois. Et encore, le type, pro­ba­ble­ment effrayé par la pers­pec­tive d’un pro­cès, m’a glissé un billet de $20 pour s’excuser…

  3. Axel dit :

    Com­plé­tude ;)

  4. Max dit :

    Wahoo, je suis inter­lo­qué par ton post.
    Je ne te suis pas trop quand tu parles “d’optimisation mondialo-capitaliste”. Il y a juste une file sup­plé­men­taire pour bou­cher les trous et faire en sorte que tu attendes moins dans la file d’attente.
    Aucun lien avec une “maxi­mi­sa­tion du fac­teur éco­no­mique” : tu as déjà acheté ton for­fait !
    Je trouve que c’est juste une bonne idée !
    PS : Pitié, au nom des fran­çais expa­triés, arrête de chan­ter des chan­sons de beauf sur les télé­sièges ou de par­ler trop fort dans la rue !

  5. stephanie dit :

    Non non Ludo vou­lait bien dire que ça le fai­sait super chier de ne plus attendre des heures aux télé­sièges et se peler en attendant.

  6. ludovic dit :

    Voila, ste­pha­nie, merci :)

    Et Max, rassure-toi, je ne chante pas des chan­sons Savoyardes, en vrai. Je chante des chan­sons du Nord-Pas-de-Calais, c’est vache­ment plus classe.

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