8 février 2010

Granville Street, la nuit

Parmi les nou­veau­tés urbaines que nous amènent les J.O., voilà des tubes lumi­neux sur Gran­ville Street.

Granville street lights

Et, euh… c’est tout.

Ah non, si, ouais, ils ont aussi mis un mec en slip sur un monocycle.

Un mec en slip sur un monocycle? C'est possible!

Voilà.

Je crois que c’est tem­po­raire, par contre, le mec en slip. Enfin j’espère.

Compte à rebours: on va pas y échapper

Pour les 3 du fond qui vivent sous un rocher au Groën­land, y’a un petit évène­ment sans grande impor­tance qui com­mence à la fin de la semaine et qui va très légè­re­ment bous­cu­ler les habi­tudes des van­cou­ve­rois. Et depuis quelques semaines, il com­mence à être évident qu’on va pas y échap­per (sauf rocher groën­lan­dais). Voyez par vous-mêmes… ça peut aller d’un rela­ti­ve­ment sub­til mot d’encouragement ou de bien­ve­nue à des façades entières recou­vertes de pro­pa­gande spor­tive ou com­mer­ciale canadienne.

Welcome world

Canada, allons-y

Au pas­sage, notez ci-dessus un phé­no­mène lin­guis­tique typique­ment cana­dien: la contrac­tion par symé­trie bila­té­rale bilingue. Il sur­vient lorsqu’une phrase en anglais se ter­mine par le même mot qui com­mence sa contre­par­tie française – dans ce cas, on a ten­dance à contrac­ter le tout en par­ta­geant le mot en ques­tion entre les 2 phrases. On en repar­lera lorsque j’aurai réuni assez de pho­tos pour illus­trer plus effi­ca­ce­ment ce phénomène.

CTV Building

TD Building

The Bay

Construction canadienne

Bref, voilà, ça devrait vous don­ner une idée de ce à quoi res­semble le centre-ville ces temps-ci… il faut savoir que toutes ces pho­tos sont prises à moins de 5 minutes à pied les unes des autres. Et je vous épargne tous les autres endroits où on trou­vera encore des men­tions des J.O. En fait, imaginez-vous juste avant Noël, mais rem­pla­cez les sapins et les Pères-Noël dans les maga­sins et autres lieux publics par des feuilles d’érable et des ath­lètes vague­ment méconnus.

Bus 2010

Allez, woo­hoo, on se met dans l’ambiance, Van­cou­ver 2010, woo­hoo, We were made for this, You gotta be here, allez Lille 2004… ah non, merde. Enfin bref, tout ça, tout ça.

Pfiou, ils ont bien du cou­rage les 12 qui pro­testent encore contre les jeux, dites donc.

2 février 2010

Souriez!

Souriez!

Alice?

Comme il pleut tout le temps en ce moment et que Pho­to­shop ça fait plein de trucs mais pas des miracles non plus, je vous res­sorts des pho­tos qui datent de quand il fai­sait beau, et que j’avais pas eu le temps de pos­ter à ce moment là… et puis ça vous chan­gera un peu des trucs sur les J.O.

Alices everywhere

Voilà. C’est des gens dégui­sés en Alice, de “Alice au pays des mer­veilles”, sur English Bay. Dingue, hein?

Il s’agit en fait d’une ren­contre pré­li­mi­naire pour le “Fes­ti­val d’Alice au pays des mer­veilles”, qui se déroule tous les ans depuis 15 ans à Van­cou­ver.

Mad Hatter and Alices

J’ai pas de pho­tos du fes­ti­val à pos­ter, mal­heu­reu­se­ment, mais je pense bien y aller cette année main­te­nant que j’aurai un gamin assez vieux à bala­der. Vous pou­vez ceci-dit regar­der des vidéos de l’évènement sur you­tube ou CNN… et ça a l’air d’être à peu près tout ce que vous pou­vez ima­gi­ner d’un fes­ti­val pareil: des cos­tumes étranges, du thé, des cha­peaux, des chats qui font peur, et des gens qui rigolent quand on essaie de vous déca­pi­ter. J’ai hâte d’y être, dites donc.

1 février 2010

C’est encore loin l’Amérique?

C'est encore loin l'Amerique?

Allez hop, c’est la fête du slip

Eh ouais, il fal­lait s’y attendre, avec l’arrivée immi­nente des jeux olym­piques on va avoir de plus en plus de vidéos “cheesy” sur Van­cou­ver et ses alen­tours sur fond de gui­mauve musi­cale. Oui, bon, d’accord, ici, c’est plu­tôt mignon­net en géné­ral, mais s’agirait pas trop non plus de le dire à tout le monde, après ça va être blindé. Tout ça pour vous pré­sen­ter les der­nières vidéos à la mode…

La pre­mière, c’est la vidéo offi­cielle de l’office de tou­risme de Colom­bie Bri­tan­nique, à grand ren­fort de stars cana­diennes. Enfin, “grand ren­fort”… on va dire qu’il y a 1 star et demi vague­ment connues, plus quelques autres pour com­bler (parce que bon, c’est pas comme si on avait Clint East­wood ou Arnold, nous, alors on fait avec ce qu’on a).

Et en voilà une autre avec moultes gens qui courent avec un truc moche qui crâme, ou qui agitent des dra­peaux cana­diens parce qu’ils sont trop contents de voir des trucs moches qui crâment pas­ser devant chez eux:

28 janvier 2010

Effacé

Effacé

Vidéos “time-lapse” de Vancouver

Cette vidéo com­mence à faire le tour de Van­cou­ver via Face­book, Twit­ter et com­pa­gnie, donc tant qu’à faire autant la repos­ter ici puisqu’elle vous mon­trera com­ment Van­cou­ver c’est jooo­liiiii. Notez égale­ment les quelques plans fai­sant figu­rer une couche d’inversion.

Si vous vou­lez encore plus de vidéos accé­lé­rées de Van­cou­ver, l’incontournable Miss 604 a un article juste pour vous.

26 janvier 2010

Vers l’oubli

Vers l'oubli

Pour les pigeons

Le down­town east­side, qu’on trouve dans la par­tie est du centre ville, est de loin le quar­tier le plus démuni de Van­cou­ver. Il est aussi l’un des quar­tiers les plus polé­miques avec l’arrivée immi­nente des jeux olym­piques… mais la mai­rie vient de faire taire (au moins tem­po­rai­re­ment) cer­taines mau­vaises langues en bou­clant les tra­vaux de Pigeon Park, une petite place tri­an­gu­laire sur Car­rall et Has­tings.

Pigeon Park (1)

Cette place était jusque récem­ment prin­ci­pa­le­ment occu­pée par des four­nis­seurs et consom­ma­teurs de drogues dures, et les bancs squat­tés par des sans-abris. Il n’était pas inha­bi­tuel de trou­ver des seringues usées ou des excré­ments humains par terre. Le pro­blème c’est qu’à un pâté de mai­son de là on trouve Gas­town, avec ses bars hup­pés et ses vieux immeubles indus­triels trans­for­més en lofts bobos, et Chi­na­town, avec ses jar­dins, ses mar­chés, et son fes­ti­val du nou­vel an qui tom­bera pile pen­dant les J.O. Et des tou­ristes qui, en se trom­pant de rue, peuvent tom­ber sur des dro­gués et des odeurs de caca, ça fait pas super classe.

Pigeon Park (2)

Lorsque la muni­ci­pa­lité avait annoncé le projet de revi­ta­li­sa­tion du down­town east­side il y a 3 ans, des gens avaient pré­dit que cer­tains tra­vaux trai­ne­raient en lon­gueur his­toire de gar­der les “indé­si­rables” en dehors des zones tou­ris­tiques. Mais au bout du compte, c’est la muni­ci­pa­lité qui a eu le der­nier mot… et si la théo­rie de la vitre bri­sée est un mini­mum vraie, ça pour­rait être le début d’une réha­bi­li­ta­tion pour un quar­tier mal­heu­reu­se­ment bien connu.

En retour­nant dans le down­town east­side avec mon appa­reil photo, j’ai pu encore une fois consta­ter que ses habi­tants sont pour­tant sym­pa­thiques et prompts à enga­ger la conver­sa­tion. Vous obtien­drez par exemple bien sou­vent des recom­men­da­tions de pho­tos ou de balades. J’en pro­fite d’ailleurs pour vous racon­ter cette ren­contre que j’ai eu l’année der­nière avec un barbu du quartier:

Le barbu

J’avais dis­cuté avec lui pen­dant une bonne demi-heure de pho­to­gra­phie, d’architecture et de sculp­ture. Il avait suivi, disait-il, les cours de l’Uni­ver­sité Emily Carr en art et design, mais avait ensuite enchainté les pro­blèmes… il ne s’est pas attardé sur le sujet mais avait men­tionné de rôle de la drogue, et un acci­dent qui l’a privé de sa main gauche, rem­pla­cée par un cro­chet méca­nique. Il sem­blait tou­te­fois toujours motivé par toute forme de créa­tion artis­tique. Après m’avoir indiqué des endroits inté­res­sants à prendre en photo, il m’a confié qu’il abor­dait par­fois des pho­to­graphes ama­teurs pour leur deman­der de prendre une photo spé­ci­fique. Il m’avait ainsi raconté, le sou­rire aux lèvres, com­ment il avait repéré une fois un man­nequin dans une vitrine de maga­sin récem­ment aban­donné. Il manquait une main au man­nequin. Il avait donc convaincu un pas­sant de le suivre, s’était glissé dans la vitrine à côté du man­nequin, enle­vant son cro­chet et pre­nant la même pose. Il aurait aimé voir la photo finale mais est sim­ple­ment content d’avoir eu l’idée.

Le truc con c’est que j’ai oublié de lui deman­der son nom.