Nouveau bébé + famille à la maison + saison de ski = blog en panne.
Reprise prévue fin janvier. Envoyez-moi des insultes si je ne m’y remets pas.
Un autre blog de français à Vancouver
Bon, de toute évidence, c’est pas facile de tenir mon rythme d’écriture d’articles en ce moment, entre les bouleversements familiaux, le boulot, et mes autres projets personnels qui ont pris le dessus ces derniers temps… mais promis, dans 3 semaines, je me prendrai une bonne résolution de nouvelle année visant à poster plus régulièrement – vous savez, le genre de résolution qui tient 2 seamines.
Bref, aujourd’hui on va parler de parcs, ça faisait longtemps. Les parcs c’est bien, ça donne l’occasion de se balader, de prendre des photos, et y’a pas grand chose à dire dessus donc ça va vite à écrire. Tenez, par exemple, voilà Barnet Marine Park.
A une vingtaine de minutes de chez nous, c’est un parc avec une jolie vue sur le bras de mer de Burrard (au bord duquel on trouve Deep Cove, sur la gauche). Enfin on a surtout une vue sur les gros cargos mais c’est pas grave.
Les photos que je vous montre sont prises sur la Promenade de Drummond, qui vous pouvez emprunter en allant sur la gauche en arrivant au bord de l’eau. La promenade semble être très prisée par les propriétaires de chiens et les gens qui font du footing.
De l’autre côté (à droite en arrivant) on trouve une plage aménagée et des restes d’une scierie. Je posterai des photos dans un futur plus ou moins proche (en fonction de mes bonnes résolutions, donc).
Vous avez sûrement remarqué que la fréquence des articles n’est pas au top en ce moment (c’est que j’ai plein de trucs qui me prennent mon temps libre à la maison… le genre qui braille et qui fait caca, vous voyez), mais je n’allais pas passer l’occasion de vous parler de ma fête préférée: Halloween! (même si je le fais super en retard…)
Comme pour les années précédentes, l’attraction principale était la Marche des Esprits Secrets (anciennement Parade des Âmes Perdues). Ca commence dans un parc du quartier de Commercial Drive où les gens se réunissent pour admirer les costumes des uns et des autres, écouter un peu de musique, ou en faire eux-mêmes.
Les gens font ensuite la queue pour accéder à la “marche” elle-même: une déambulation à travers les ruelles du quartier où divers artistes se sont installés.
On aura droit à des présentations en tous genres: des spectacles de musique ou de poésie, des sculptures participatives, de la peinture publique, des mimes, des machines, des ombres Chinoises, etc.
Ce qui met toujours la Marche des Âmes Perdues à part c’est son aspect baroque, sa préférence de l’étrange plutôt que du gore – une sorte de Halloween bohème pour des bourgeois qui le sont tout autant.
A l’année prochaine!
Avec la fin récente des travaux de rénovation du BC Place, le gros stade de Vancouver, la ville a dévoilé une oeuvre d’art vaguement moche avec un mec qui se court après 3 fois de suite et avec une jambe artificielle… et si vous dites exactement ça à un Canadien, il va vous regarder de travers. Parce qu’au Canada, on rigole pas avec Terry Fox.
Ce mémorial, réalisé par Douglas Coupland, l’un des artistes Vancouvérois dont on arrive pas à se débarasser, est donc là en l’honneur de Terry Fox, un mec qui, euh, court avec une jambe artificielle. Il court même pas super vite, hein, mais bon, il a un mémorial.
Bon allez, j’arrête de me moquer, c’est moins rigolo quand y’a pas de Canadien à côté qui s’offusque… là à côté y’a juste mon chat qui ronfle et qui s’en branle totalement. Et c’est dommage parce que Terry Fox est l’un des grands acteurs de la lutte contre le cancer (quoique mon chat s’en foute aussi probablement bien… apparemment tout ce qui l’intéresse c’est de fumer des pétards et de jouer au babyfoot).
Amputé de sa jambe droite à 18 ans des suites d’un cancer, il décide 3 ans plus tard, en 1980, de commencer un “Marathon de l’Espoir” pour lever des fonds pour la recherche contre le cancer: partant de la côte Atlantique du Canada à Terre-Neuve, il prévoit de courir à travers tout le pays, jusqu’à la côte Pacifique en Colombie-Britannique. Malheureusement, après avoir parcouru plus de 5000 kilomètres, son cancer revient et le force à interrompre son projet. Quelques mois plus tard, il décède dans l’hôpital de New Westminster, dans la banlieue Vancouvéroise.
L’héritage de Terry Fox est énorme en ce qui concerne la lutte contre le cancer – son marathon à lui seul a levé 23 millions de dollars – et continue de nos jours avec notamment la “Course Terry Fox”, organisée annuellement dans de nombreux pays… mais pas en France, apparemment, ce qui explique pourquoi je ne connaissais pas du tout le monsieur (et puis c’est pas ma faute s’ils ne parlent pas de lui dans Spider-Man ou Call of Duty, mince).
Au Canada, c’est un véritable héros national. Il vous suffira d’aller faire un tour sur sa page Wikipédia (en Français par ici) pour vous rendre compte que c’est probablement le gars le plus respecté du pays.
Bref, à moins de vouloir passer pour un gros barbare débile, vous n’aurez maintenant plus à demander: “c’est qui ces quadruplés unijambistes qui se courent après?” en pointant du doigt le mémorial. Parce que je vous assure, ça la fout mal en société.
On avait il y a longtemps abordé les grandes différences d’hygiène et d’organisation des toilettes entre la France et le Canada, et plus spécialement à quel point les toilettes publiques sont ici relativement peu privées (c’est con à dire comme ça mais c’est important!)… eh bien j’ai récemment trouvé les pires des toilettes possibles, dans un centre commercial de Seattle:
Vous voyez les portes? Ouaip, elles ne vont pas beaucoup plus haut qu’une hauteur d’épaule, et si vous êtes assez près, vous pouvez faire coucou au mec qui fait caca sans avoir besoin de vous mettre sur la pointe des pieds. Ca donne envie, non?
Pour donner un dernier aperçu de l’été qui s’est récemment achevé, je vous refais faire un petit tour dans les marchés fermiers de Vancouver… et pas un des moindres parce qu’aujourd’hui on va aller voir celui de Commercial Drive, l’un des plus bobos de la ville.
Commercial Drive, c’est le quartier qui se veut vaguement multi-culturel, avec des cafés, restaurants, salons de coiffure ou épiceries un peu plus authentiques et originaux qu’ailleurs. Un peu comme Gastown mais sans le côté “jeune célibataire urbain qui se la pète”, quoi. Plutôt familial et communautaire que branché et VIP. Plutôt robe de couturière locale que pantalon Lululemon taille basse. Plutôt iPhone 3GS que 4GS. Bon, vous voyez le topo. C’est là bas qu’on avait par exemple vu les sympathiques célébrations d’Halloween, ou l’un des divers marchés d’artisans locaux.
Tenu à côté de Trout Lake (le lac de la truite… avec probablement aucune truite dedans vu la tendance qu’ont les canadiens à mentir avec leur noms de lacs), ce marché fermier n’est finalement pas beaucoup différent des autres: des étalages de fruits et légumes sous des petites tentes, de la musique live,
des trucs intéressants (genre du chocolat ou des tartes), et des trucs dont on a rien à foutre (genre des céréales artisanales bio issues du commerce équitable et faites sans faire souffrir les grains de blé, dans un cuisine construite par un artisan local n’ayant utilisé que du ciment et du bois organiques et qui lui même est végétarien et vote à gauche… c’est très important, tout ça, ça change complètement le goût de la céréale, et en plus ça sauve la planète, me dit-on dans mon oreillette).
La vraie différence est plutôt dans le nombre de gens avec des chapeaux de paille et des tongs ou sandales en cuir – le signe de reconnaissance du vrai bobo.
Autre signe de bobo-itude, d’ailleurs: la forte présente de “heirloom tomatoes” (qu’on pourrait traduire par “tomates du terroir”), le légume favori du bobo (enfin il faut dire qu’il y en a des variétés qui sont super bonnes).
Et une fois votre petit tour au marché terminé, vous pouvez vous balader autour du lac, vous assoir au bord de l’eau ou faire un barbecue.
Y’a même une petite plage pour faire des pâtés de sable ou faire caca (selon ce que vous préférez faire dans le sable, je sais que ça varie selon les gens).
Allez, voilà, maintenant il reste plus qu’à tenir bon pendant tout l’automne jusqu’à ce que je vous remette des photos de ski!
On est déjà mi-octobre mais comme il fait encore vaguement beau de temps en temps, je me dis que j’ai le droit de vous poster des photos de plage, surtout si y’a des nuages dessus. En fait, j’ai le droit de poster ce que je veux, c’est mon blog, d’abord, mais bon, je prends les devants au cas où y’en a qui se mettent à râler dans les commentaires.
J’avais déjà brièvement mentionné Spanish Banks il y a quelques années, et j’avais pas re-posté dessus entre-temps puisque y’a pas grand chose à dire. Oui, la vue est magnifique, mais bon, hop, une ou deux photos et l’affaire est bouclée… mais comme j’ai pas grand chose d’intéressant à vous dire en ce moment (et en plus je suis “légèrement” occupé ces temps-ci), eh ben pouf, voilà d’autres photos.
L’intérêt de Spanish Banks, c’est que la plage est très grande comparée aux autres plages urbaines de Vancouver. Du coup, c’est beaucoup plus calme, et y’a plus de place… surtout quand il fait à moitié moche et que ça ressemble à une plage du Nord-Pas-de-Calais.
A marée basse, y’a des gens qui font du skimboard. Méga passionant à regarder, et sans doute tout aussi passionant à lire sur un blog.
Et, euh, y’a des gens qui font du kayak. Ouais. Je vous le disais qu’il y avait rien d’intéressant à dire sur le sujet… En fait les plages, c’est nul, il faudrait arrêter d’y aller.