3 août 2010

Stella Artois

Stella Artois

La plage désastreuse

L’été, quand il fait trop chaud, le plus facile pour se rafrai­chir c’est d’aller se foutre à poil sur la plage. Si, si, je vous assure, c’est le plus facile.

A Van­cou­ver, Wreck Beach, située à l’extrémité ouest de la ville juste der­rière l’Uni­ver­sité de Colom­bie Bri­tan­nique, vous offre une vue impre­nable sur l’Océan Paci­fique, les mon­tagnes alen­tours, et les fesses de vos voi­sins. C’est une des plus grosses plages nudistes d’Amé­rique du Nord, mais c’est aussi sur­tout une plage où les hip­pies sur le retour et les jeunes homo­sexuels aiment se libé­rer des contraintes de la société urbaine moderne. Com­prendre: vous ver­rez plus de bites flé­tries que de poi­trines gon­flées par le désir de vivre.

Pour y accé­der vous devrez des­cendre le long de l’un des divers sen­tiers qui des­cendent la falaise du cam­pus de UBC jusqu’au bord de mer. Et par “sen­tier”, je veux plu­tôt dire “escalier”.

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Après un bon nombre de marches, on arrive à la plage. L’escalier n’est pas énorme (j’veux dire, c’est pas le Grouse Grind, non plus), mais il est quand même assez long pour se dire que ça va être dur de se reta­per tout ça après la sieste.

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La plage est lité­ra­le­ment au pied de la falaise. C’est mignonnet.

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Je vous ai épar­gné les pho­tos de gens prises de près, mais je vous confirme, ils sont tous à poil. Le plus étrange c’est qu’on en a vu cer­tains qui sont certes à poil, mais qui gardent quand même leur sens pra­tique: des chaus­sures pour pas se faire mal aux pieds, un cha­peau et un court t-shirt pour pas crâ­mer au soleil, etc… bref, des gens habillés nor­ma­le­ment, à l’exception du slip. Dans un autre registre, men­tion spé­ciale au petit vieux à poil tout frippé qui vend des bois­sons fraiches.

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Comme vous pou­vez le voir, la plage s’enfonce très len­te­ment dans la mer, ce qui la rend très pro­pice au skim­board.

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Sur la plage, vous pour­rez aussi ache­ter diverses bri­coles auprès des quelques hip­pies hon­teu­se­ment capi­ta­listes qui y sont installés.

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Ah oui, petit aver­tis­se­ment: quand vous faites face à la mer, vous pou­vez aller vous bala­der soit à gauche, soit à droite (il y a de nom­breux che­mins de balade à tra­vers la foret de UBC). N’ALLEZ PAS A GAUCHE.

Sûr, à gauche, c’est joli, y’a des petites plages pri­vées et autres coins roman­tiques avec vue sur la mer… mais bon, moi j’dis ça, j’dis rien, y’a des chances de tom­ber sur des scènes inavouables. L’étiquette de la plage a beau offi­ciel­le­ment condam­ner ce genre de trucs (point numéro 4), on ne peut de toute évidence pas mettre l’amour en cage… enfin, sauf s’il est en string à l’intérieur de la cage et qu’il y a de la techno à fond la caisse, mais ça c’est une autre histoire.

17 juillet 2010

La pie qui pète

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Viva Espana

Oui, je sais, y’a pas beau­coup de nou­veaux articles ces temps-ci (trop de bou­lot!), mais pen­dant que c’est encore vague­ment d’actualité, voilà quelques pho­tos des gens qui regar­daient, sur un écran géant sur Gran­ville Street, la finale de la coupe du monde foot­ball – ou “soc­cer” comme ils disent ici, parce qu’apparemment y’a plus de bal­lon et de pied dans le foot­ball amé­ri­cain (où on trim­balle un truc ovale sous le bras) que dans le foot­ball du reste du monde (où on tape un bal­lon rond avec le pied)… aaaah là là, voilà encore un exemple de l’influence néfaste et inévi­table des Etats-Unis sur son pauvre voi­sin isolé du nord… enfin non pas que ça me sou­cie, hein. Moi, le foot­ball, je trouve ça inté­res­sant seule­ment quand Nietzsche joue, de toutes façons. Mais y’en a, ça les tra­vaille, on dirait.

Enfin bref , voilà, y’avait plein de monde sur Gran­ville Street, regar­dant un truc chiant sur un écran géant. Allez com­prendre… (de toutes façons, le foot­ball, c’est gay)

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Encore moins com­pré­hen­sible était le petit groupe de pho­to­graphes (y com­pris votre humble ser­vi­teur) qui fai­saient dos à l’écran et qui se cris­paient sur leurs appa­reils dès que la foule s’emballait…

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…parce que les fans de foot, ils sont presque aussi forts pour faire du cinéma que les joueurs professionels.

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Et tout aussi beaux-joueurs!

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Mais le truc le plus rigolo c’était quand, en début de pro­lon­ga­tions, le flux vidéo fourni par Bell s’est arrêté pen­dant plu­sieurs minutes.

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Les fans étaient pani­qués, et un mec bos­sant pour Rogers, debout à côté de moi, me disait “Toutes les pho­tos qui sont prises en ce moment? C’est la meilleure publi­cité dont je puisse rêver”.

Mais bon, fina­le­ment, l’image et le son ont été réta­blis, et peu de temps après les fans espa­gnols se sont mis debout en criant, pour une rai­son qui m’échappe.

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Et pen­dant ce temps-là, devant la gal­le­rie d’art, y’avait des pauvres gens qui essayaient de mani­fes­ter… triste, non?

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Vous trou­ve­rez quelques autres pho­tos de l’évènement dans mon album Fli­ckr. Enjoy!

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21 juin 2010

On est pas rendu

Le surf, ça se fait aussi debout avec une pagaie.

Surf debout (1)

Par contre, on est pas rendu.

Surf debout (2)

Hier matin, maman est allée au marché

Je vous par­lais dans le billet pré­cé­dent des acti­vi­tés prin­tan­nières van­cou­vé­roises, eh bien en voilà une autre: aller au marché.

Farmer's Market Today

A Van­cou­ver, avec tous les bobos qui deviennent végé­ta­riens et écolos après avoir vu des films où on tue des dau­phins, la pres­sion pour consom­mer des pro­duits locaux et bio est assez énorme. Du coup, nom­breux sont les gens qui, le prin­temps venu, vont faire leurs courses au mar­ché du coin. Bien sûr, le reste du temps on trouve des mar­chés cou­verts per­ma­nents comme celui de Gran­ville Island, mais les mar­chés de quar­tier sont beau­coup plus relax et convi­viaux, avec une petite touche esti­vale indéniable.

West End Farmers' Market (1)

Celui de notre quar­tier (le West End Far­mers Mar­ket, à quelques pâtés de mai­son de chez nous) res­semble à n’importe quel mar­ché de la côte ouest: des petits cha­pi­taux blancs au-dessus des étalages de pro­duits, et des musi­ciens qui s’occupent du fond sonore.

Musiciens au marché

On y trouve, comme vous pou­vez vous en dou­ter, des pro­duits frais, que ce soit des fruits et légumes, du pois­son ou de la viande (mais ça c’est plus rare, hein, rap­port aux bobos végétariens).

West End Farmers' Market (3)

West End Farmers' Market (4)

On trouve aussi divers pro­duits “faits mai­son”, du miel aux céréales en pas­sant par les tartes, gateaux et autres patis­se­ries, fro­mages, pains, et j’en passe.

West End Farmers' Market (5)

Miel

Fudge

Et il ne faut pas oublier l’incontournable crê­pe­rie fran­çaise, qui dis­tri­bue Nutella et bon­heur aux passants:

Crepes francaises

Bref, voilà, c’est le mar­ché du samedi matin. N’oubliez pas d’y aller en vélo avec vos sacs en tissu, hein… parce qu’il ne faut sur­tout pas frois­ser le bobo écolo, il pour­rait vous frap­per avec son iPhone.

West End Farmers' Market (7)

15 juin 2010

Restaurant afro-canadien

Oui oui, c’est pos­sible:

Afro Canadian Restaurant

La complainte de l’expat’ (le retour de la vengeance)

Au prin­temps, à Van­cou­ver, il se passe plein de trucs… non, en fait, je rigole, il se passe pas grand chose.

Mais parmi le peu qui se passe, les van­cou­vé­rois, et plus par­ti­cu­liè­re­ment les expa­triés, se mettent à râler de manière crois­sante sur la météo (un des grands sujets de dis­cus­sion récur­rents). Appa­rem­ment, ils prennent sur eux-mêmes pen­dant l’automne et l’hiver, mais à par­tir de fin avril c’est plus sup­por­table, il faut que ça sorte. Après deux jours de pluie consé­cu­tifs, tout le monde poste géné­ra­le­ment sur Face­book à quel point ils en ont marre de la pluie, et com­ment à Mont­réal ou à Bor­deaux ou à Triffouillix-Sur-Yvettes il fait soleil et 21 degrés, et com­ment vous avez de la chance là-bas parce qu’ici il pleut, et patati et patata. A croire que les gens n’ont rien à faire quand il pleut, quand il neige, quand il fait froid… comme s’il n’y avait d’activités inté­res­santes lorsqu’il fait soleil et chaud.

Mais sur­prise! Cette fois-ci, alors qu’il fai­sait tou­jours moche début juin (on a vrai­ment eu une météo “étrange” cette année), les gens sont deve­nus fata­listes, voire rela­ti­vistes. La râle­rie a fait place à des haus­se­ments d’épaules et quelques remarques sar­cas­tiques, le sou­rire en coin. Les occa­sio­nels jours de soleils sont accueuillis avec joie, et non plus avec des remarques du genre “ah ben c’est pas trop tôt”… bref, je sais pas si c’est la débacle géné­rale euro­péenne à la coupe du monde, ou le fait que même les fran­çais ont leurs limites en ce qui concerne l’endurance en râle­rie, mais les gens semblent être pas­sés à autre chose… ou alors ils se reservent pour l’automne?

9 juin 2010

Fais dodo

Fais dodo

Home sweet home, deuxième version

Au début de ce blog, je vous avais posté des pho­tos de notre pre­mier appar­te­ment. Depuis, on a démé­nagé, et voilà notre nou­velle vue (plus encom­brée mais plus intéressante):

Working in the living room